Tarte au saumon

C'est un de mes grands classiques, transmis il y a fort longtemps par Claudine Contet. Qu'elle en soit ici chaleureusement remerciée.

 

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 30 minutes

 

Ingrédients :

  • 250 g de pâte feuilletée ou brisée
  • 4 œufs
  • 4 échalotes
  • 4 biscottes
  • 200 g de crème fraîche ou de lait
  • 300 g de saumon frais (ou 2 boîtes de 250 g)

Matériel :

Prévoir un moule à tarte de 24 cm de diamètre

Préparation :

  1. Préchauffez votre four au thermostat 7 à 8. Pour un four à chaleur tournante compter 120 degrés.
  2. Détaillez la chair du saumon en petits morceaux. Hacher les échalotes, écraser les biscottes et la chair du saumon. Ajouter les œufs entiers, la crème.
  3. saler, poivrer, assaisonner au goût.
  4. Mélanger avec soin.
  5. Foncer le moule à tarte. Remplir avec la préparation.
  6. Cuire pendant 30 minutes dans le four déjà préchauffé (voir point 1 🙂 )

 

Voilà. Si vous utilisez un robot mixer, privilégier l'ordre suivant :

  • échalotes
  • saumon + crème
  • œufs + biscottes
///////

Cheesecake

Cette recette du cheescake m'a été transmise par mon ami Tony Baldo. Je me suis régalé à la faire, et à déguster le résultat. De nombreux amis m'en ont fait compliment, alors je suis heureux de la partager à mon tour.

Temps de préparation : 30 minutes

Temps de cuisson : 55 minutes

 

Ingrédients (pour 8 personnes) :

Pour la croûte :

- 250 g de biscuits (petits bruns) émiettés [1]

- 125 g de beurre fondu

- 1/2 cuillères à café de muscade râpée (si on aime [2])

Pour la garniture :

- 500 g de fromage blanc (type faisselle, ou enocre ricotta, ou brousse…)

- 150 g de sucre

- 2 cuillères à soupe de farine

- 3 œufs

- 25 cl de crème fraîche

- parfum au choix (1 cuillère à café d'extrait de vanille ou d'orange ou zeste de citron ...)

Préparation :

    1. Préchauffez le four à 180°C. Tapissez de papier sulfurisé beurré un moule de 23 cm de diamètre. Idéalement, le fond du moule doit être amovible, sinon, bien laisser dépasser le papier pour démouler le gâteau en tirant dessus (n'empêche : le moule en silicone c'est le top pour ça).
    2. Mélangez les biscuits, la muscade et le beurre fondu. Tapissez le fond du moule de ce mélange en tassant bien avec le dos d'une cuillère. Mettre au réfrigérateur.
    3. Battez la faisselle au fouet jusqu'à ce qu'elle soit lisse, puis ajoutez le sucre et la farine, puis les œufs un par un. Ajoutez ensuite la crème et le parfum. Versez sur la croûte (si la croute "dépasse" de la crème, enlevez le surplus à la cuillère, cela risque de brûler).

    4. Cuire au four (180°C) 50-55 min jusqu'à ce que ce soit ferme au toucher. Laissez refroidir, démoulez et servir frais.

Notes :

[1] Pour ma part, je mets 125g de Petits BRUN et 125g de Speculoos)

[2] Et si on n'aime pas on apprend à aimer, non mais… J

///////

La collection d’Yves Dauteuille

Yves dAuteuille est un monsieur absolument normal (en apparence).

Les greniers sont les cales des navires terrestres. Ils abritent tout ce qui a été nécessaire pour réussir la traversée du temps, comme les vraies cales sont pleines de tout ce qu'il faut pour réussir la traversée de la mer.

Pierre MAGNAN, "Les courriers de la mort".

 

Yves Dauteuille vit à Annecy. Il n'a pas de grenier, mais, plus prosaïquement un garage, où il entrepose tout un tas de vieilleries, qui se sont accumulées, ainsi qu'il le dit lui-même, "comme les sédiments dans le delta du Nil". C'est un peu son grenier à lui, si vous voulez...

Des petites annonces bien... particulières

Soucieux de "[...] ne pas imposer à [s]es héritiers, lors de [s]on décès, des trajets à la déchetterie qui viendraient altérer la solennité du moment", ce monsieur a eu l'idée toute bête de tenter sa chance en publiant des petites annonces sur "Le Bon Coin" dans le but de les vendre à qui en voudrait, ce  qui, à bien y réfléchir, est encore plus profitable aux héritiers si on n'a pas tout dépensé d'ici-là...

Il a fini par les réunir dans... un livre !

Couverture du livre "La Collection", écrit par Yves Dauteuille, publié chez Flammarion

Pourquoi faire une compil de petites annonces dans un livre ? Quel éditeur accepterait de publier une liste aussi incongrue, me direz-vous ?

Ce à quoi je répondrai avec un sens de la répartie qui m'étonne moi-même : "C'est que vous ne connaissez pas le style loufoque, poétique, drolatique et inattendu du monsieur !". En effet, faisant preuve d'une imagination débordante, il entreprend de casser complètement les règles de cet exercice de style convenu pour nous inviter, à chaque fois, à un voyage des plus inattendus.

Je fais moi-même partie des fans de ce monsieur (ayant été atteint, à l'époque de ces annonces, par l'incroyable buzz qui s'en est suivi) et vous invite chaleureusement à faire l'emplette du livre que je me suis empressé d'acquérir dès que j'en ai eu connaissance.

Avertissement : à ne pas lire la nuit...

Attention toutefois, cet ouvrage fait partie de ceux "...à ne pas lire la nuit". Rassurez-vous, il n'a rien du thriller... non, c'est tout simplement parce que, pour ce qui me concerne, je n'ai pas pu m'empêcher de rire à gorge déployée toutes les  trois lignes au moins. Si vous avez une petite famille, des animaux de compagnie, voire des voisins, vous voilà prévenus.

J'ai sélectionné quatre annonces, pour vous donner envie...

  • La table à langer.
  • Faire son pain est à la mode.
  • Arrosoir surpuissant
  • Deux pneus hiver (jamais portés)

Il s'agit de quatre annonces qui étaient parvenues sur mon écran, telles quatre bouteilles à la mer, et qui déjà m'avaient bien plu à l'époque. Cela vous donnera déjà une idée (tout le reste est à l'avenant).

Pour en prendre connaissance, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.

J'espère que cela vous donnera envie d'acheter le livre, tout comme je viens de la faire...

Régalez-vous bien !

Dernière minute : Je viens de découvrir que le hasard (?) a tenu à se joindre à cette facétieuse ambiance, puisque ce livre, qui a pour titre "La Collection" est paru chez Flammarion... hors collection !

 

 

///////

Quand tu danses

Quand mes enfants étaient tout petits, j'avais l'habitude de leur chanter des chansons tous les soirs (avec ma guitare) pour les endormir. En mélangeant des airs célèbres, avec d'autres, beaucoup moins, et pour cause : c'était mes propres compositions.

Mais les enfants ne faisaient pas toujours la différence, à cet âge-là... quelle importance, après tout ? C'est ainsi que des années plus tard il leur est parfois arrivé de découvrir avec stupeur que tel morceau n'avait pas DU TOUT été écrit par leur papa.

Par exemple, ma fille qui vivait au Mexique à l'âge de 21 ans a été un jour interpellée par des amis qui s'écriaient, "Vite, écoute la radio, ils passent un chanteur français, il s'appelle Jean-Jacques Goldman !".

Le monsieur chantait en effet "Quand tu danses", et ma fille s'est aussitôt mise à protester, sur un ton véhément et outragé : "Non mais quel toupet ! Cette chanson a été inventée par mon papa, tout spécialement en mon honneur; alors que je faisais mes toutes premières pointes sur les planches de la salle polyvalente de notre village !".

C'est-y pas mignon à craquer, tout ça ? Franchement. Je vous le demande...

///////

Evidemment…

Cette chanson a été écrite et composée par Michel Berger pour France Gall suite au décès de leur ami Daniel Balavoine. Elle a été interprétée pour la première fois en 1987 (album "Babacar"... non, il ne maque pas un L 🙂 ).

 

/////// ///////

L’écologie serait-elle conservatrice ?

Extrait d'un échange très intéressant lors de l'émission "L'Esprit Public" diffusée sur France Culture le 19 novembre 2017.

Intervention de François-Xavier Bellamy (homme politique, philosophe et enseignant) :

François-Xavier Bellamy Nous ne sommes pas assez conservateurs. Nous avons construit notre économie sur l'idée du progrès, sur l'idée de l'accélération, sur l'idée du mouvement... nous ne cessons de remplacer en permanence les produits de consommation que nous achetons, auquel nous substituant petit à petit des versions nouvelles.

Une économie du remplacement permanent

Notre économie de la croissance et de l'invention et dans fait une économie du remplacement permanent, et de ce point de vue-là c'est en fait une anti-économie. C'est une économie qui c'est retournée contre elle-même puisque l'économie au sens le plus classique du terme consiste à économiser. Or on ne peut plus rien économiser aujourd'hui.

On ne peut plus rien économiser aujourd'hui...

Si vous acheter un smartphone et que vous décidez pour l'économiser de ne pas en faire trop usage, que vous le mettez dans un rangement et que vous ne vous en servez pas, même si vous n'en faites rien, deux ans plus tard il ne vaut plus rien. Sa valeur marchande s'est effondrée. Donc ce culte du progrès nous appauvrit terriblement puisqu'il fait faner dans nos mains tout ce que nous avons construit et tout ce que nous avons acheté. L'économie de la consommation et une économie de la destruction, littéralement, puisque consommer c'est détruire.

Comment notre économie aboutit à la crise écologique que nous connaissons aujourd'hui

Une économie qui mesure son taux de croissance à l'intensité de la destruction de biens qu'elle produits, c'est une économie qui ne peut pas aboutir à autre chose qu'à la crise écologique que nous connaissons aujourd'hui. Mais l'idéal de la conservation ne me paraît pas suffisant. Ce qui importe pour nous c'est de transmettre ce que nous avons reçu, et de transmettre un monde qui soit encore vivable par des êtres humains demain.

Ce qui est certain, c'est que pour pouvoir le transmettre nous gagnerions beaucoup à pouvoir devenir un peu plus conservateurs. 


Réponse de Thierry Pech (directeur général du groupe de réflexion Terra Nova) :

Thierr Pour conserver le patrimoine naturel (...et de ce point de vue-là il faut certainement être conservateur), il va falloir changer beaucoup de choses. Il va falloir procéder à une démarche progressiste. Prenons un exemple : Parmi les principaux facteurs d'émission de gaz à effet de serre, il y a l'agriculture, et l'élevage. On mange beaucoup trop de viande, et il va nous falloir en manger beaucoup moins. Pour cela, il va falloir manger autre chose, et par exemple des légumineuses.

Pas d'inquiétude pour les progressistes...

Or les légumineuses posent des problèmes de digestion. Rassurez-vous, la machine du progrès a du grain à moudre pour 100 ans ! Les progressistes ont de l'avenir, précisément pour conserver le patrimoine naturel. 

 


François-Xavier Bellamy :

Ce que conservatisme et progressisme ne sont pas :

 Le conservatisme ne consiste pas à dire qu'il ne faut rien changer. Et le progressisme ne se définit pas par le fait qu'il est nécessaire de faire des progrès. Faire des progrès, tout le monde est d'accord pour que ça, ce n'est pas le propos. Le progressisme considère que le monde ancien et moins bien que le monde nouveau. Le conservatisme consiste à aimer le monde tel qu'il est, à considérer que parce qu'il est beau, parce que le monde tel qu'il est mérité d'être transmis, il faut tout changer pour parvenir à Le transmettre.

Défi climatique vs défi écologique

C'est l'amour du réel qui caractérise une forme du conservatisme. Comme le disait Hans Jonas, l'humanité n'a pas le droit au suicide, et de ce point de vue-là le défi écologique est bien plus grand que le défi climatique puisqu'il englobe bien d'autres dimensions qui touchent aux vivants dans sa généralité. 

 

Extrait de l'émission présentée sur France Culture par Émilie Aubry, diffusée en direct et en public du studio 105 de la maison de la Radio dimanche 19 novembre 2017, avec Christine Ockrent, Gilles Finchelstein, François-Xavier Bellamy et Thierry Pech

/////// ///////

Et toi, tu habites où ?…


Si on n'y réfléchit pas trop, on peut croire que pour que le facteur trouve notre maison, les types de voie qui figurent dans une adresse tournent autour de rue, avenue, boulevard et une toute petite poignée d’autres… Que nenni !

Aujourd’hui, j’ai découvert (en me baladant sur le site d’une administration) qu’on peut aussi habiter une allée, une arcade, une autoroute, un aérodrome, une barrière, un bassin, un bourg, un canal, un carrefour, une chaussée, un chemin, une cité, une corniche, un cours, une descente, une digue, un écart (???), un escalier, une esplanade, un faubourg, une grand rue, un hameau, une impasse, une jetée, une montée, un parvis, un passage, une place, une porte, une poterne, une promenade, un quai, un quartier, une rampe, un rempart, une rocade, un rond-point, une route, une ruelle, une sente, un sentier, un square, une terrasse, un terre-plein, un tertre, une traverse, une venelle, une villa et un village.

///////

Les cairotes sont cuites…

 

Franck Houdoire - Alias Monsieur Copain, auteur de la version originale de la chanson "Les cairotes sont cuites".

Mon ami Franck aime bien dire de sornettes...
Ensuite il flaque tous ces trucs sur internet...

En fait l'histoire est un peu plus compliquée : Franck Houdoire (alias Monsieur Copain) est un auteur compositeur interprète que j'ai connu sur... Myspace, un réseau social aujourd'hui oublié (ou presque) qui était très prisé des musiciens, à l'époque. On y mettait nos morceaux en ligne en un rien de temps (audio seulement, la plupart du temps), et on attendait tous plus ou moins fébrilement les avis des autres (sur un mode "J'ai bien apprécié tes morceaux, maintenant si jamais tu veux écouter les miens c'est par là..."). Ah là là ma pauv'dame, c'était toute une époque" 🙂 Continuer la lecture de « Les cairotes sont cuites… »

///////