Choses en soie : une chanson de Jean-Michel Philibert

Jean-Michel Philibert à la guitare

Jean-Michel Philibert est un des meilleurs auteurs composeurs interprètes que je connaisse. Je le connais depuis l'enfance, depuis les kilomètres et le temps ont mis quelques barrières entre nous, mais nous faisons de notre mieux pour nous efforcer de les abolir, à de trop rares moments.

J'ai le plaisir de vous transmettre ci-dessous une interprétation toute personnelle que j'ai faite d'une de mes préférées parmi ses chansons (ce garçon en a écrit et composé des tonnes !).

Vous trouverez ça sur le lien suivant :


Les paroles :

 

Choses en soie (Paroles et musique : Jean-Michel PHILIBERT)

Avant de te connaître
J’étais pas du tout comme ça
C’est comme pour les lettres
L’enveloppe ça me laissait froid

Mais quand tu t’habilles
Te déshabilles
Mes yeux s’amusent
Et avec mes doigts

Toutes ces ficelles
Ces drôles de bretelles
J’vois bien qu’c’est pas
Une mauvaise chose en soi
Choses en soie
En satin
Si petit
Si malin

« Satin » du miracle
Cette intimité
Ça tient ou ça craque
Pour c’qui est de craquer
Toutes ces ficelles
Ces drôles de bretelles
C’est comme une guitare
Ça vous lâche pas les doigts

Ça tient du miracle
A côté d’la plaque

J’ai été quand j’méprisais
Les dessous féminins
Dessous chics
Prisunic
Je méprise
Plus rien du tout…

Toutes ces dentelles
Cela va de soi
Ne masquent pas celle
Qui me va tout droit

Au cœur, toi ma belle
Ta peau m’ensorcelle
Je soupire après
Le satin de tes bras

Lorsque tu m’appelles
Rondeurs et sourire
Pour la p’tite agrafe
Qui ne veut pas s’ouvrir
Choses en soie
En satin
Si petit
Si malin

Avant de te connaître
J’étais pas du tout comme ça
Y’a toujours moyen
D’un peu devenir « soie »


Voilà. Bien à vous,

Bernard

 


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Pourquoi Isabelle Padovani m’a déçu

Introduction : Qui est Isabelle Padovani ?

Mzis qui est donc Isabelle Padovani ?

Isabelle Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l'impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® (CNV). Elle se distingue dans plusieurs autres domaines et champs de compétences… À ce jour, elle a diffusé près de 400 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Et un très grand nombre d'internautes (dont votre serviteur) suivent cette chaîne attentivement. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant l'humour et le "rire de soi", Isabelle Padovani a l'habitude de donner son point de vue sur un grand nombre de choses. Il s'agit principalement de situations de questionnements existentiels, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Mais elle y aborde également d'autres sujets, y compris son propre parcours, si cela vous intéresse...

Les rencontres au cœur du vivant

Isabelle Padovani anime également des sortes de rassemblements, mi-conférences, mi-séminaires, qu’elle appelle "Rencontres au cœur du vivant", et qu'elle dirige régulièrement en France, Suisse, et Belgique. En fait, le plus souvent, les vidéos qu’elle diffuse sur YouTube sont constituées d'extraits de ces fameuses rencontres. Le principe de ces vidéos est simple : un spectateur pose une question, et Isabelle Padovani donne sa réponse. Cette réponse (souvent éclairée) est le fruit de son expérience et de son inspiration du moment. Parfois, la dame utilise des récits issus de sa propre vie, qu’elle n’hésite pas à mettre en scène avec talent. Si vous n’avez jamais visionné une de ces vidéos, je vous recommande particulièrement l'extrait ci-dessous. Il y est question du "voisin d’à-côté qui fait du bruit avec son marteau", puis de la "voisine du dessus qui fait du bruit avec ses talons".

On peut constater qu’après avoir passé des dizaines d’années à s’abreuver à maintes sources du développement personnel et de la spiritualité, Isabelle est sans nul doute passée maître dans l’art de communiquer avec son public. Le plus souvent dans une sorte d’improvisation théâtrale visant à nous faire toucher du doigt sa façon d’être, de penser, de ressentir et j’en passe.

Qui suis-je, et comment les vidéos d’Isabelle Padovani m'ont séduit

J’exerce pour mon propre compte une activité de consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation. Je suis également musicien amateur, guitariste (tout comme Isabelle Padovani d'ailleurs !), théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je m’intéresse à tout ce qui touche à l’humain. C’est ainsi qu'il y a quelques années je suis tombé sur la chaîne YouTube d’Isabelle. Depuis lors, j’ai visionné un grand nombre de ses vidéos avec autant d’intérêt que d’émotion. Comme tant d’autres personnes, j’ai beaucoup appris en écoutant cette dame. J'ai même couvert un nombre considérable de pages avec les notes que j'ai prises en visionnant ses interventions filmées...

Ma décision d’aller à Toulouse pour assister à une de ces « Rencontres au cœur du Vivant ».

Certes, je ne partageais pas toutes ses options, loin de là. Notamment pour ce qui est de sa relation avec Dieu. Pour ma part je fais en effet partie de ceux qui aiment bien l’idée suivante « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une excuse valable » … Mais enfin bon, j’ai aussi tendance à penser que la foi en elle-même est plus belle que Dieu. Du coup j'ai pris le parti de ne pas me braquer là-dessus.

Ainsi, au fil des années l’envie de venir assister à une de ces rencontres a germé dans mon esprit. En juin 2017 j’ai franchi le pas. En consultant la liste des rencontres à venir, j’en ai repéré une qui m’attirait particulièrement. Celle qui se tenait à Toulouse pendant le week-end prolongé de Pentecôte 2018 (les 19, 20 et 21 mai).

La ville de Toulouse n’est pas particulièrement près de chez moi (400 km environ). Mais je me suis dit que c’était l’occasion d’aller rendre visite à des personnes qui me sont chères. De plus, cette « Rencontre » durait exceptionnellement 3 journées (le format « classique » est de 2). Ainsi je me suis inscrit en ligne. Attendre 11 mois ne me dérangeait pas, du moment que "j'en prenais pour plus".

Samedi 19 mai. Premier choc : la dame dans son bunker tout en haut dans les cintres…

C'est vous dire si j’étais exalté, au tout premier matin de cette rencontre. Exalté à l’idée de rencontrer enfin cette personne à la dimension spirituelle si élevée. Sans parler de son esprit aussi ouvert (car elle m’avait prouvé maintes fois qu’elle savait rire d’elle-même, ce qui a toujours une influence positive sur moi).

Nous sommes donc arrivés au Mas Tolosa (un lieu magnifique qui accueille de nombreuses rencontres près de Toulouse). Oui, je dis « nous » parce qu’entre-temps j’avais parlé de cet événement à ma compagne. Et en des termes si enthousiastes que cela lui avait donné envie de se joindre à moi.

Après avoir trépigné à l’entrée de la salle au milieu de 550 personnes environ (oui, quand même, ça donne une idée de l’ampleur du phénomène…) nous sommes allés prendre nos places, au tout premier rang, afin de ne pas perdre une miette de l'événement à coup sûr exceptionnel auquel nous allions tous participer !

Mais au bout d’un moment, après avoir regardé un peu partout, ma compagne et moi, nous nous sommes aperçus d'une chose. Il y avait une autre personne qui ne perdait pas une miette de ce qui se passait là. Il s’agissait de Mâame Padovani herself, dominant le public. Elle le faisait depuis une sorte d'immense corniche surplombant la salle juste en-dessous du plafond (déjà très haut). Elle nous scrutait attentivement depuis les cintres, son poste d'observation, donc. Avec une expression glaçante qui me donnait l’impression d’être dans la peau d’un papillon. Un papillon avec un panneau de liège dans le dos et une épingle à un cheveu de son propre thorax...
« Allons, ce n’est qu’une impression, me suis-je dit au bout d’un moment. La suite va certainement me donner tort ! ». Ma compagne, quant à elle, était nettement moins rassurée…

Deuxième choc : le « karaoké » du début

Quelque temps après, à dix heures et quelques grosses poussières, la dame fait enfin son entrée, et vient s’installer à sa tribune dans un silence quasi religieux. Naïvement, je m’attends à ce qu’elle prenne la parole pour nous accueillir, mais en lieu et place, voilà qu’une musique orientale se met à sortir des haut-parleurs de la sono, et que la dame entonne carrément une mélopée portée par la musique, façon karaoké ! Après coup, on nous informera (par mail) que c’était du japonais… Bon, pourquoi pas après tout ? Le seul hic c’est que tout au long de la rencontre, à chaque début de séance (c’est-à-dire 6 fois en tout) nous aurons droit au même traitement. Mais enfin bon, une grande partie de l’auditoire semblait apprécier, alors…

Troisième choc : le chant collectif « su-a-wa » …

Lorsque la dame prit enfin la parole, je me demandai quelle mouche venait de la piquer : Loin des paroles éclairantes auxquelles je m’attendais, j’entendis avec stupeur cette personne proférer un amas de platitudes consternantes, alternant avec des sorties à visée humoristique que – pour la plupart – je connaissais déjà par le truchement de ses vidéos. Quant au nouveau contenu auquel je m’attendais, ou encore pour ce qui est des points d’éclaircissement qui – du moins le croyais-je – ne manqueraient pas d'advenir... eh bien, rien.

Le point culminant fut atteint lorsqu’il nous fut demandé d’entonner un chant collectif à partir des trois syllabes « su-a-wa ». Je ne sais plus quel effet cela était censé produire sur nous, néanmoins j’ai entonné ce chant avec beaucoup de cœur, et même de la joie (j’adore chanter), mais sur le moment je n’ai absolument pas saisi l’intérêt de la chose, et à l’heure où j’écris ces lignes je ne le saisis toujours pas.

J2 tout en fin de journée : je vais trouver la dame en direct

Tout le reste fut à l’avenant : pendant les deux premières journées, je me suis dit « Non, ce n’est pas possible, nous allons vraiment finir par démarrer, Isabelle va enfin entrer dans le vif, et mes inquiétudes vont alors s’évanouir comme neige au soleil… »

Mais force fut de constater que cela ne s’est jamais produit.

Ces bracelets nous servaient, de "pass"...

Au soir du 2e jour, je décidai donc d’aller m'en ouvrir directement à l'intéressée, rejoignant pour cela l’immense file d’attente de ceux qui « voulaient dire un mot en particulier à la dame », à un moment apparemment consacré à cela…

Lorsque mon tour fut venu, je fis part à Isabelle de mon profond désarroi, ainsi que je l’avais décidé. En gros, je lui expliquai que ne m’y retrouvais pas du tout par rapport à tout ce que j’avais appris, ressenti et/ou intégré en visionnant toutes ses vidéos.

Croyez-vous que la dame s’en soit émue ? Pas le moins du monde ! Elle a conservé un calme olympien, puis a lâché ceci d’un air satisfait :

« C’est normal que tu ne t'y retrouves pas, les vidéos les plus récentes ont trois ans, ce qui se passe maintenant c’est différent ».

Depuis, je suis retourné sur YouTube, pour voir… S’il est vrai qu’il y a un léger décalage technique entre la captation des vidéos en salle et leur diffusion sur YouTube, ce décalage est beaucoup moins important que cela (la plus récente des vidéos a bel et bien été tournée et diffusée en 2018. Vous pouvez la visionner ici).

Là où ma religion fut faite...

Toujours est-il que je me suis bel et bien trouvé devant une fin de non-recevoir. Je ne sais pas si vous vous souvenez de Coluche qui dans un sketch disait à peu près « C’est un mec qui nous vend de l'intelligence, et il n’en a pas un échantillon sur lui ». À ce moment précis, après la réponse lapidaire d’Isabelle Padovani, je me souviens très bien m’être dit – avec effarement « C’est une femme qui nous a vendu de l'empathie et de la compassion pendant des années, et en ce moment même, il me semble qu’elle n’en a pas un échantillon sur elle ».

Eh oui. C’est bien triste mais c’est ainsi… M’a-t-elle donné à voir sa « véritable nature » en cette occasion, ou bien avait-elle été récemment atteinte par un syndrome de sur-dimensionnement des chevilles ? Ai-je été bien malgré moi le témoin d'une forme de dérive sectaire ?... Ou encore des ravages du "star system" ?

Je ne le saurai sans doute jamais, mais le fait est là, je voulais en avoir le cœur net, je l'ai eu. Dès ce moment-là ma religion était faite, si l’on peut dire.

Isabelle Padovani et Bernard Lamailloux posant pour la photo
Votre serviteur posant avec la dame pour la photo. Mon désarroi est-il visible ? ...

Il y a quand même eu du contenu…

À la décharge de la dame, je me dois de préciser que lors de la troisième et dernière journée j’ai tout de même trouvé çà et là quelque matière ayant éveillé mon intérêt, mais hélas de mon côté le cœur n’y était plus.

…Or, l’effet de ce contenu a complètement été sabré par un pathétique numéro de cirque

Le 3e jour donc, un épisode en particulier m’a laissé pantois : après toutes les séances de karaoké qu'elle nous avait infligées, la dame a fait encore mieux, en se mettant à exécuter tout à trac un playback, carrément. Un playback humoristique de la chanson « Je n’attendais que vous », de Garou, pendant que la sono diffusait l'interprétation du chanteur. La dame s'en donnait à cœur joie, avec force gestes, mimiques et postures… L’idée, à ce que j’en ai compris, était de railler le côté fusionnel de ce texte qui – certes – ne vole guère haut. Contraste saisissant avec la démonstration qui précédait  (et qui portait sur "les différents types d'amour").

Le procédé m’a même tiré un sourire en coin pendant quelques secondes. Le problème c’est que la dame, elle, a tiré sur la ficelle en prolongeant son sketch pendant toute la durée de la chanson, se taillant ainsi – il est vrai – un certain succès parmi l’auditoire plié en deux dans sa majorité. Sauf que là, on n'était plus du tout dans le "rire de soi", et j'en ai conçu une certaine gêne. Décidément, le rire aux dépens de l'autre (quel que soit cet autre) a encore de beaux jours devant lui. Y compris dans des cénacles où on ne s'attend absolument pas à le côtoyer...

Autres choses qui m’ont dérangé...

Le non-respect des horaires

Quelle que soit l’heure à laquelle nous arrivons le matin (ou à la reprise de l’après-midi) les portes ouvrent plus tard que l’horaire prévu, et nous sommes contraints de faire la queue. Ainsi, le dernier matin, la dame (le terme "diva" serait plus approprié) arrivait, avec un retard royal, à sa tribune, après plusieurs allers-retours mystérieux dans son bunker du haut… Précisons que, curieusement, les horaires de fin, quant à eux, ont toujours été scrupuleusement respectés...

L’utilisation abusive du contexte (conditions matérielles) pour alimenter un propos déjà bien fumeux …

« J’ai réglé de son depuis là-haut, mais une fois ici je me rends bien compte que ce n’est pas pareil » … Voilà le type de considérations consternantes que nous avons dû endurer. À un autre moment, la dame est partie dans un développement interminable. Cela portait sur des problématiques de parking, puis de covoiturage... Je me  suis alors dit que pour ce genre de communication, la séance pourrait commencer 10 minutes avant l'horaire. Ou tout simplement à l'heure, au lieu de commencer 10 minutes après. Surtout qu'Isabelle Padovani a enchaîné immédiatement avec: « On est le dernier jour et j'ai 10 milliards de choses à vous partager » (… et donc, pas de temps à perdre. Quel aplomb !)

L’usage abusif du téléphone… par la conférencière !

…Notamment pour exprimer des requêtes concernant la climatisation, ou pour réagir à la demande d’un des participants gêné par la musique d’ambiance à l’extérieur du bâtiment.

Le côté "Non mais faut pas croire, hein ? Dans la vraie vie je suis comme tout le monde...

Dans ses vidéos, la dame emprunte volontiers de nombreuses digressions portant sur ses propres comportements "au premier degré" dans sa vie de tous les jours. Histoire de désacraliser un peu un contenu spirituel (qui - il est vrai - en a souvent besoin) et de nous montrer à quel point elle fonctionne "comme tout le monde" dans son quotidien. Ainsi, ce jour-là, nous avons eu droit à une tirade complètement surréaliste à propos d'une histoire de frustration qu'elle avait subie dans une file d'attente la veille, à l'aéroport.

En assistant en direct à ce numéro de "Dans la vraie vie je suis comme tout le monde...", j'ai eu cette fois-ci le sentiment qu'au-delà des apparences tout ce numéro de claquettes était en fait au service d'un narcissisme pathétique.

Quel gâchis que tout cela !

Madame Padovani me semble avoir carrément perdu le sens des réalités. Elle m'a semblé tout bonnement se prendre pour une élue des cieux. Notamment lorsqu’elle a lâché sans rire "Le don unique, je l'ai fait le premier jour. Dans la vibration (sic !)".

Quant à cette aptitude à rire de soi qui m'avait tellement emballé auparavant, je n'y ai vu à l'arrivée qu'un cabotinage de fort mauvais aloi. Quelle dérision !...

Du coup, j'ai depuis lors beaucoup de mal à retourner visionner les interventions de la dame dont la hauteur de vue m'avait tellement subjugué au départ. Sans doute le temps fera-t-il son œuvre, sans doute pourrai-je y retourner. Mais pour le moment j'avoue ne pas être encore complètement sorti de ma sidération. Nous verrons bien ce que cela donnera...

En guise de conclusion...

Aujourd'hui, plus d'un mois après les faits, j’ai le triste sentiment de m’être fait avoir dans les plus grandes largeurs. C’est sans doute tant pis pour moi. Je n'oublie pas que l'échec n'existe pas, qu'il n'y a que des occasions d'apprendre. Même si en l'occurrence la leçon est un peu cher payée (250 et quelques euros multipliés par deux personnes…). Bien entendu, ce que j’écris ici n’engage que moi. Je n'ai pas la prétention d'avoir un avis supérieur aux autres. Mais enfin il n’en vaut pas moins non plus, et je me dis que si ces quelques lignes peuvent amener d’autres personnes (si peu que ce soit) à se poser des questions avant d’aller s’enferrer comme moi dans un plan aussi douteux, eh bien cela aura eu au moins ce mérite-là.

Pour finir il me revient en mémoire cette citation de Jean Cocteau. Elle parle des acteurs qui sombrent dans le cabotinage. Qui « en font toujours des tonnes », comme on dit, sur les planches mais aussi dans leur vie quotidienne :

Méfiez-vous du théâtre dans la vie. Un grand acteur fait son métier sur les planches, un mauvais acteur joue dans la vie. Et savez-vous quel est le plus mauvais acteur qui existe ? C’est celui qui, pour jouer un rôle et retenir la vedette du monde n’hésite pas à faire tuer des millions d’hommes. La grandeur du théâtre c’est que les morts se relèvent à la fin, les victimes du théâtre de la vie ne se relèvent pas à la fin.

Voilà.

Bien à vous,

Bernard

 

 


Mise à jour du 02/07/2018

Je viens de tomber sur une vidéo d'Isabelle Padovani postée le 20 juin de cette année. La dame y  répond à une question (apparemment posée par sa propre organisation) dont le libellé est "Alors, quoi de neuf dans les rencontres 2018 / 2019 ? Qu'est-ce qui a changé ?"

Elle y évoque longuement sa "Rencontre" de Toulouse 2018. Quelque-chose me dit que je n'ai pas été le seul à "tousser" ce jour-là...

Quoi qu'il en soit, cette vidéo a le mérite d'exister, ainsi chacun pourra se faire sa propre opinion.

Vous pouvez voir cette vidéo ici.


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De « Plaisir d’amour » à « En amour avec toi »

Histoire d'un voyage de 234 ans…

La chanson dont il est ici question prend sa source dans le célèbre "Plaisir d'amour", celui qui ne dure qu'un moment, vous savez? alors qu'un chagrin d'amour dure toute une vie...

Cette très ancienne chanson est de Jean-Paul-Égide Martini (1741 – 1816). C'était un musicien francophone d'origine allemande qui s'est évertué à composer tout un tas de trucs, mais bon, la postérité n'a retenu pratiquement que celui-là, écrit en 1784…

Bien plus tard, au début des années 1960, outre-Atlantique, Elvis Presley réutilise cette mélodie, qu'il trafique un peu, et dont il réécrit les paroles comme suit:

Wise men say only fools rush in
But I can't help falling in love with you
Shall I stay?
Would it be a sin
If I can't help falling in love with you?
Like a river flows surely to the sea
Darling so it goes
Some things are meant to be
Take my hand, take my whole life too
For I can't help falling in love with you

Cela donnera le succès planétaire "Can't help falling in love" qui sera finalement enregistré en 1961 (Éditions Gladys Music Elvis Presley Enterprises). On peut retrouver très facilement cette version en recherchant par exemple "Can't help falling in love Elvis" sur YouTube. Mais si on enlève le nom d'Elvis de notre requête, on s'apercevra alors que le titre a été repris par une foultitude d'artistes internationaux dont Bob Dylan, Céline Dion, U2, UB 40, Haley Reinhart, Andrea Bocelli, Michael Buble, Pentatonix et de très nombreux autres artistes.

Pour ma part j'apprécie particulièrement les interprétations de Pentatonix et de Céline Dion.

Tout récemment un ami m'a remis en mémoire cette chanson. Le titre signifie littéralement "Je ne peux pas m'empêcher de tomber amoureux de toi". Je me suis souvenu alors que nos amis québécois, lorsqu'ils sont amoureux, utilisent pour décrire leur état une construction complètement calquée de l'anglais, puisqu'ils disent "Chuis en amour"…

Cela m'a donné envie d'écrire une adaptation francophone de "Falling in love with you" qui s'appellerait tout simplement "Tomber en amour avec toi".

Le texte donne ceci :

Chuis bien parti
Et j'n'en reviens pas
Depuis qu'chuis tombé
En amour avec toi

Une folie
Une erreur sûrement pas
Je suis bien tombé
En amour avec toi

Comme une rivière
Descend vers la mer
Chacun de mes pas
Me rapproche de toi

Prends ma main
Ne la lâche pas
Je suis tombé
En amour avec toi

Dans la foulée, j'ai écrit quelques petits arrangements et j'ai enregistré le tout.
Vous en trouverez le résultat ci-dessous...

 


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Une caricature de la pensée positive – à hurler de rire

Une caricature de la pensée positive proposée par l'humoriste Constance

Bonjour

 

Vite fait en passant, je voudrais partager avec vous mon enthousiasme pour une comique : Constance, et son one woman show "Partouze sentimentale".

Le lien suivant pointe sur un sketch où l'artiste fait une caricature de la pensée positive, lorsque celle-ci est mal assimilée.

Mais en bricolant un peu vous pourrez sûrement visionner le spectacle en entirerr si le coeur vous en dit.

Bien à vous,

 

Bernard

 


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Amour, amitié

 

Pierre Vassiliu et Bernard Lamailloux en 1980

 

Cette année-là, j'avais eu la chance d'être invité pour quelques jours au centre de vacances de Clermoulins, dans le Doubs. Le dernier soir, Pierre Vassiliu y donnait un concert.

Au moment de chanter son dernier titre, l'artiste demande aux musiciens qui l'accompagnent de quitter la scène, puis propose aux spectateurs qui le souhaitent de venir carrément sur scène s'emparer d'un des instruments laissés disponibles, pour venir improviser avec lui un accompagnement pour le  dernier morceau de son tour de chant.

Mes amis m'ont alors littéralement poussé sur la scène (en fait ils n'ont pas eu beaucoup à insister), et l'un d'eux a même immortalisé la scène sur un cliché !

Ensuite nous sommes allés dîner en petit comité avec le monsieur et son équipe (rappelons que j'étais pote avec les organisateurs). Le repas fut mémorable, et Vassiliu s'est montré aussi sympa et humain en petit comité qu'il l'avait été sur scène auparavant.

Aujourd'hui ce monsieur n'est plus, et j'ai eu l'idée de reprendre une des chansons qu'il chantait à l'époque, en s'accompagnant lui-même à la guitare. J'adore ce texte et cet accompagnement beaucoup plus subtil qu'il n'y paraît à première ouïe…

 


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Le temps précieux de la maturité

Si la maturité était un paysage...
Paysage de Provence depuis la colline de la Quille (F13610)

Bonjour,

Une nouvelle année qui commence est traditionnellement une occasion de bonnes résolutions pour soi-même, et d'envoi de vœux aux autres. Aujourd'hui j'ai décidé de mêler les deux en partageant avec vous ce texte qui – comme par hasard – m'est tombé sous les yeux tout récemment.


J’ai compté mes années et j´ai découvert qu’à partir de maintenant, j’ai moins de temps à vivre que ce que j’ai vécu jusqu’à présent…

Je me sens comme ce petit garçon qui a gagné un paquet de friandises: la première il la mangea avec plaisir, mais quand il s’aperçut qu’il lui en restait peu, il commença réellement à les savourer profondément.

Je n’ai plus de temps pour des réunions sans fin où nous discutons de lois, des règles, des procédures et des règlements, en sachant que cela n’aboutira à rien.

Je n’ai plus de temps pour supporter des gens stupides qui, malgré leur âge chronologique n’ont pas grandi.

Je n’ai plus de temps pour faire face à la médiocrité.

Je ne veux plus assister à des réunions où défilent des égos démesurés.

Je ne tolère plus les manipulateurs et opportunistes.

Je suis mal à l´aise avec les jaloux, qui cherchent à nuire aux plus capables, à usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations.

Je veux l’essentiel, mon âme est dans l’urgence … il y a de moins en moins de friandises dans le paquet…

Je veux vivre à côté de gens humains, très humains, qui savent rire de leurs erreurs, qui ne se gonflent pas de leurs triomphes, qui ne se sentent pas élus avant l’heure, qui ne fuient pas leurs responsabilités, qui défendent la dignité humaine, et qui veulent marcher à côté de la vérité et l’honnêteté.

Je veux m´entourer de gens qui peuvent toucher le cœur des autres… des gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec de la douceur dans l’âme.

Oui … je suis pressé de vivre avec l’intensité que la maturité peut  m’apporter.

J’ai l’intention de ne pas perdre une seule partie des friandises qu´il me reste…

Je suis sûr qu’elles seront plus exquises que toutes celles que j´ai mangées jusqu’à présent.

Mon objectif est d’être enfin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience.

J’espère que le vôtre sera atteint, parce que de toute façon, vous y arriverez…


« Le temps précieux de la maturité »
Mário Raul de Morais Andrade,
poète, romancier et musicologue brésilien

(1893 – 1945).
Source :  https://lejardindejoeliah.com/2017/09/04/maturite/


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Tarte au saumon

C'est un de mes grands classiques, transmis il y a fort longtemps par Claudine Contet. Qu'elle en soit ici chaleureusement remerciée.

 

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 30 minutes

 

Ingrédients :

  • 250 g de pâte feuilletée ou brisée
  • 4 œufs
  • 4 échalotes
  • 4 biscottes
  • 200 g de crème fraîche ou de lait
  • 300 g de saumon frais (ou 2 boîtes de 250 g)

Matériel :

Prévoir un moule à tarte de 24 cm de diamètre

Préparation :

  1. Préchauffez votre four au thermostat 7 à 8. Pour un four à chaleur tournante compter 220 degrés.
  2. Détaillez la chair du saumon en petits morceaux. Hacher les échalotes, écraser les biscottes et la chair du saumon. Ajouter les œufs entiers, la crème.
  3. saler, poivrer, assaisonner au goût.
  4. Mélanger avec soin.
  5. Foncer le moule à tarte. Remplir avec la préparation.
  6. Cuire pendant 30 minutes dans le four déjà préchauffé (voir point 1 🙂 )

 

Voilà. Si vous utilisez un robot mixer, privilégier l'ordre suivant :

  • échalotes
  • saumon + crème
  • œufs + biscottes

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Cheesecake

Cette recette du cheescake m'a été transmise par mon ami Tony Baldo. Je me suis régalé à la faire, et à déguster le résultat. De nombreux amis m'en ont fait compliment, alors je suis heureux de la partager à mon tour.

Temps de préparation : 30 minutes

Temps de cuisson : 55 minutes

 

Ingrédients (pour 8 personnes) :

Pour la croûte :

- 250 g de biscuits (petits bruns) émiettés [1]

- 125 g de beurre fondu

- 1/2 cuillères à café de muscade râpée (si on aime [2])

Pour la garniture :

- 500 g de fromage blanc (type faisselle, ou enocre ricotta, ou brousse…)

- 150 g de sucre

- 2 cuillères à soupe de farine

- 3 œufs

- 25 cl de crème fraîche

- parfum au choix (1 cuillère à café d'extrait de vanille ou d'orange ou zeste de citron ...)

Préparation :

    1. Préchauffez le four à 180°C. Tapissez de papier sulfurisé beurré un moule de 23 cm de diamètre. Idéalement, le fond du moule doit être amovible, sinon, bien laisser dépasser le papier pour démouler le gâteau en tirant dessus (n'empêche : le moule en silicone c'est le top pour ça).
    2. Mélangez les biscuits, la muscade et le beurre fondu. Tapissez le fond du moule de ce mélange en tassant bien avec le dos d'une cuillère. Mettre au réfrigérateur.
    3. Battez la faisselle au fouet jusqu'à ce qu'elle soit lisse, puis ajoutez le sucre et la farine, puis les œufs un par un. Ajoutez ensuite la crème et le parfum. Versez sur la croûte (si la croute "dépasse" de la crème, enlevez le surplus à la cuillère, cela risque de brûler).

    4. Cuire au four (180°C) 50-55 min jusqu'à ce que ce soit ferme au toucher. Laissez refroidir, démoulez et servir frais.

Notes :

[1] Pour ma part, je mets 125g de Petits BRUN et 125g de Speculoos)

[2] Et si on n'aime pas on apprend à aimer, non mais… J


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La collection d’Yves Dauteuille

Yves dAuteuille est un monsieur absolument normal (en apparence).

Les greniers sont les cales des navires terrestres. Ils abritent tout ce qui a été nécessaire pour réussir la traversée du temps, comme les vraies cales sont pleines de tout ce qu'il faut pour réussir la traversée de la mer.

Pierre MAGNAN, "Les courriers de la mort".

 

Yves Dauteuille vit à Annecy. Il n'a pas de grenier, mais, plus prosaïquement un garage, où il entrepose tout un tas de vieilleries, qui se sont accumulées, ainsi qu'il le dit lui-même, "comme les sédiments dans le delta du Nil". C'est un peu son grenier à lui, si vous voulez...

Des petites annonces bien... particulières

Soucieux de "[...] ne pas imposer à [s]es héritiers, lors de [s]on décès, des trajets à la déchetterie qui viendraient altérer la solennité du moment", ce monsieur a eu l'idée toute bête de tenter sa chance en publiant des petites annonces sur "Le Bon Coin" dans le but de les vendre à qui en voudrait, ce  qui, à bien y réfléchir, est encore plus profitable aux héritiers si on n'a pas tout dépensé d'ici-là...

Il a fini par les réunir dans... un livre !

Couverture du livre "La Collection", écrit par Yves Dauteuille, publié chez Flammarion

Pourquoi faire une compil de petites annonces dans un livre ? Quel éditeur accepterait de publier une liste aussi incongrue, me direz-vous ?

Ce à quoi je répondrai avec un sens de la répartie qui m'étonne moi-même : "C'est que vous ne connaissez pas le style loufoque, poétique, drolatique et inattendu du monsieur !". En effet, faisant preuve d'une imagination débordante, il entreprend de casser complètement les règles de cet exercice de style convenu pour nous inviter, à chaque fois, à un voyage des plus inattendus.

Je fais moi-même partie des fans de ce monsieur (ayant été atteint, à l'époque de ces annonces, par l'incroyable buzz qui s'en est suivi) et vous invite chaleureusement à faire l'emplette du livre que je me suis empressé d'acquérir dès que j'en ai eu connaissance.

Avertissement : à ne pas lire la nuit...

Attention toutefois, cet ouvrage fait partie de ceux "...à ne pas lire la nuit". Rassurez-vous, il n'a rien du thriller... non, c'est tout simplement parce que, pour ce qui me concerne, je n'ai pas pu m'empêcher de rire à gorge déployée toutes les  trois lignes au moins. Si vous avez une petite famille, des animaux de compagnie, voire des voisins, vous voilà prévenus.

J'ai sélectionné quatre annonces, pour vous donner envie...

  • La table à langer.
  • Faire son pain est à la mode.
  • Arrosoir surpuissant
  • Deux pneus hiver (jamais portés)

Il s'agit de quatre annonces qui étaient parvenues sur mon écran, telles quatre bouteilles à la mer, et qui déjà m'avaient bien plu à l'époque. Cela vous donnera déjà une idée (tout le reste est à l'avenant).

Pour en prendre connaissance, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.

J'espère que cela vous donnera envie d'acheter le livre, tout comme je viens de la faire...

Régalez-vous bien !

Dernière minute : Je viens de découvrir que le hasard (?) a tenu à se joindre à cette facétieuse ambiance, puisque ce livre, qui a pour titre "La Collection" est paru chez Flammarion... hors collection !

 

 


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Quand tu danses

Quand mes enfants étaient tout petits, j'avais l'habitude de leur chanter des chansons tous les soirs (avec ma guitare) pour les endormir. En mélangeant des airs célèbres, avec d'autres, beaucoup moins, et pour cause : c'était mes propres compositions.

Mais les enfants ne faisaient pas toujours la différence, à cet âge-là... quelle importance, après tout ? C'est ainsi que des années plus tard il leur est parfois arrivé de découvrir avec stupeur que tel morceau n'avait pas DU TOUT été écrit par leur papa.

Par exemple, ma fille qui vivait au Mexique à l'âge de 21 ans a été un jour interpellée par des amis qui s'écriaient, "Vite, écoute la radio, ils passent un chanteur français, il s'appelle Jean-Jacques Goldman !".

Le monsieur chantait en effet "Quand tu danses", et ma fille s'est aussitôt mise à protester, sur un ton véhément et outragé : "Non mais quel toupet ! Cette chanson a été inventée par mon papa, tout spécialement en mon honneur; alors que je faisais mes toutes premières pointes sur les planches de la salle polyvalente de notre village !".

C'est-y pas mignon à craquer, tout ça ? Franchement. Je vous le demande...


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