Goupil : Théâtre musical et langue des signes

Goupil - Théâtre musical
Goupil - Théâtre musical

Vendredi 7 avril 2017 je serai sur les planches, pour la toute dernière représentation de La Malédicion de St Marc (je vous en reparlerai). Du coup , je regrette amèrement de ne pas pouvoir me rendre à la représentation de "Goupil", qui se tiendra tout près de chez moi (en plus !), et dont j'aimerais bien faire un peu la promo, à mon modeste niveau. Continuer la lecture de « Goupil : Théâtre musical et langue des signes »

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Plus belle Marseille, un livre de Marie Agostini

Marie Agostini, jeune auteure que nous apprécions beaucoup, et dont nous avons déjà parlé dans ces colonnes, vient de publier son dernier roman (un polar pour enfants).

Plus belle Marseille, un livre de Marie Agostini

 

Résumé du livre:

Impossible pour Lou de se tenir tranquille !
Même lorsqu'il s'agit de visiter la Villa Méditerranée avec sa classe. Au lieu d'admirer bien sagement l'architecture du bâtiment, elle découvre un cadavre !
Et la jeune fille sait parfaitement par où commencer son enquête : les plateaux de tournage d'une série qui fait fureur et dont Lou est hyper-super-méga-fan ! Seulement, l'affaire se corse. Vol de tableau, tentative de chantage, jalousie, rivalités, corruption... Difficile d'y voir clair !
En même temps, les acteurs ne sont-ils pas les maîtres de l'illusion et du mensonge?
Lou et ses amis se chargent de démêler les fils de cette étrange histoire...

Ce livre est en vente dans toutes les bonnes librairies et sur Amazon.

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Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur)

Paris froid
Crédit photo Frédéric Palliet

J'ai toujours été admiratif du travail des interprètes et autres traducteurs. Mais ce qui force toujours mon admiration dans des proportions inimaginables, c'est une prestation de traduction simultanée.

Peut-être est-ce l'ancien prof d'anglais (j'ai arrêté ces fonctions en…1986 !) qui parle ici, ou tout simplement un amoureux du langage sous toutes ses formes, mais c'est ainsi. De nombreuses performances de traduction simultanée me laissent pantois d'admiration, c'est ainsi.

Une pointure

En l'occurrence, il s'agissait ici de la prestation d'un certain Monsieur Xavier Combe, interprète de conférence, traducteur, enseignant universitaire, membre fondateur de l'Association française des interprètes de conférence indépendants (AFICI) et directeur associé de la société Pourparlers. En outre, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "11 + 1 propositions pour défendre le français" (2011, L'Harmattan). Une pointure, donc, si je puis me permettre, à vue de nez… Ce n'est certes pas une raison pour minimiser sa performance, réalisée en direct live sous mes oreilles avec ce que faute de mieux j'appellerai une présence d'esprit époustouflante. Mais ceci mérite quelques explications :

Ah, ce délicieux décalage...

Lors d'une interview radio ou télé réalisée avec l'aide d'un traducteur interprète, il arrive assez souvent qu'on entende un très léger décalage – voulu, à mon avis, lorsque ce n'est pas du direct – entre la voix qui s'exprime dans la langue d'origine et celle qui s'en fait - au propre et au figuré – l'interprète. En pareil cas, celui qui connait un peu la langue d'origine peut capturer – au vol – quelques bribes de ce qui se dit. C'est quelquefois mon cas lorsque l'interviewé s'exprime en espagnol ou en anglais. Et pendant le bref laps de temps qui s'écoule (chez l'auditeur que je suis) entre la phrase "originale" et la phrase traduite, j'ai parfois l'impression de comprendre parfaitement ce qui se dit sans pour autant pouvoir mettre "les bons mots", pourtant issus de mon bagage linguistique natif.

Allez donc mettre des mots là-dessus, tiens !

chaussure crocodile pour rireC'est alors, pendant que je cherche fébrilement (et bien involontairement) mes mots, arrivent ceux de l'interprète amène tranquillement, pile au bon moment, comme si rien au monde n'était plus normal.

Ajoutez à cela la difficulté consistant pour l'officiant à écouter en même temps "en temps réel" la suite de la production vocale du locuteur (de l'interviewé, si vous préférez) dans sa langue d'origine pour pouvoir la reprendre ensuite, avec toujours le même léger décalage, contredisant admirablement la vieille rengaine qui prétend qu'il est impossible d'écouter quoi que ce soit tout en parlant en même temps !

En l'occurrence, cette fois-ci la personne interviewée était la ravissante productrice et actrice Salma Hayek interrogée par Augustin Trapenard dans l'émission "Boomerang" de ce jour sur France Inter, à propos du film d'animation "Le Prophète", adapté du chef d’œuvre de l’auteur libanais Khalil Gibran.

...Et à un moment de l'interview, Salma Hayek prononça ces quelques mots : "The main story is about..." avant que sa prose ne soit couverte par la traduction simultanée.

Comprendre est une chose, dire ce qu'on a compris en est une autre

Ces quelques mots semblent ultra faciles à comprendre : On pense tout de suite (enfin… J'AI pensé tout de suite serait plus exact) à quelque-chose de fatalement plaqué sur la construction d'origine, genre "L'histoire principale est au sujet de…" Et en même temps, un petit Jimminy Cricket intérieur vient faire tinter une clochette insistante pour me prévenir qu'à l'évidence c'est pauvre, court, maladroit, nettement insuffisant et pour tout dire inapproprié… Seulement voilà, que dire d'autre ?...

La réponse, droite, incisive, implacable, et pourtant prononcée avec la même intonation modeste et bienveillante que l'interlocutrice "d'origine" vint interrompre brutalement mes pauvres pensées oiseuses :

"Le fil principal du récit porte sur..."

Mais oui !!! Bien sûr ! Après coup cela sonne comme une tranquille évidence, sauf que…sauf qu'on n'y avait tout simplement pas pensé, voilà tout !

En pareil cas, systématiquement, le seul pauvre mot qui me vienne à l'esprit est "Chapeau !". Chapeau, en l'occurrence, pour avoir introduit la notion de "fil", pour l'emploi du verbe "porter", enfin bref, chapeau bas, pour tout, point.

Bon sang, mais c'est bien sûr !

Je me contenterai donc de tirer... mon chapeau, donc, à ce Monsieur Xavier Combe, que je ne connais absolument pas, pour sa présence d'esprit, pour sa compétence, et aussi pour sa hauteur de vue (en tendant l'oreille en fin d'émission j'ai pu capturer son nom, puis en fouinant un peu sur le net je me suis fait une – bien pâle – idée de ce dont il est capable par ailleurs, comme le montre cette archive sonore où il s'exprime sur des équivalents francophones possibles au mot "buzz")

Qu'il me soit juste permis, pour finir, de glisser un dernier mot : Merci. Merci à vous, Monsieur Combe, du fond du cœur, pour me réconcilier un tant soit peu, fût-ce involontairement, avec l'espoir naïf et indécrottable que je porte habituellement en tout ce qui touche à l'humain, après que cet espoir ait été sérieusement ébranlé par les événements tragiques que notre pays a connus récemment.

Ce n'est pas parce que le pire existe que le meilleur n'a pas droit de cité... Il ne manquerait plus que cela !

 

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Lectures sur la mer… Marseille, par un beau jour de septembre 2014

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Bonjour,

Ce message s'adresse plus particulièrement aux habitants de Marseille et de ses environs.

Il se trouve en effet que dimanche 21 septembre 2014, je participerai à un événement culturel qui se tiendra dans la ville où j'ai grandi (mais où je ne retourne pas aussi souvent que je le voudrais) : Marseille.

Cet événement, organisé par la FNCTA CD13, propose d'organiser des « Lectures sur la mer » dans tous les ports de Marseille de Callelongue à l'Estaque.

Cette  manifestation coproduite par la Ville De Marseille est réalisée en partenariat avec l’Office de la mer / la Mairie du 2/3 / le Théâtre du Gymnase / Le Théâtre de la Criée. Elle a pour but de valoriser Marseille et sa région au travers de la thématique de la Mer.

Plusieurs textes courts rassemblés autour de cette thématique seront lus par différents comédiens, provenant notamment des théâtres amateurs de la région.

C'est donc à ce titre (musicien et comédien dans la compagnie théâtrale Tiramisu) que votre serviteur vissera une de ses (nombreuses) casquettes sur la tête pour venir déclamer quelques lignes.

A cette occasion, j'aurai le plaisir de lire pour vous "Soir du Vieux Port" et/ou "Aube à ND de la Garde", deux textes écrits par Louis Brauquier, écrivain et poète français (dont l'oeuvre est consacrée au monde maritime), né et décédé à Marseille (1900/1976).

Cela se passera dans plusieurs lieux...

Vous pouvez également vous rendre sur la  Page Facebook de l'événement

Quoi qu'il en soit je vous espère nombreux (je pense en particulier à nombre de mes amis marseillais, plus ou moins perdus de vue depuis quelques années... Voilà qui pourrait nous "faire une occasion").

 

Bien à vous,

Bernard

 

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J’ai passé une semaine chez Brad Pitt et Angelina Jolie

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Bon. Désolé pour ce titre accrocheur, je précise tout de suite que j’ai juste fréquenté une de leurs propriétés pendant une petite semaine, inoubliable… mais ça c’était avant, comme dit la pub…

Avant quoi ? Eh bien, avant (…bien avant, même) que le couple médiatique n’acquière le domaine de Miraval, où ils se sont mariés dans l’intimité le 23 août 2014.

Ah, me direz-vous, et avant, il y avait quoi ? Que nous chantes-tu là ? Et toi-même, qu’est-ce que tu y as fait, cher blogueur invétéré, mmmmh ?

Un peu de patience, vous allez tout savoir…

Un peu d’histoire… et de géographie

Le château de Miraval est situé sur la commune de Correns, dans le centre Var, entre Brignoles et Barjols. Il a été construit au XVIIe siècle sur un domaine de 400 hectares (dont 30 de vignobles) fondé par les romains.

Ce domaine viticole a par la suite acquis une vocation supplémentaire, en 1977, année où il fut acheté par Jacques Loussier, célèbre pianiste de jazz, créateur du Play Bach Trio et compositeur de nombreuses bandes originales pour le cinéma et la télévision.

Le musicien y fit aménager (avec le preneur de son Patrice Quef, ex ingé son du Studio des Dames) un studio d’enregistrement de de niveau international de 300 m², ce qui en faisait un des plus grands d’Europe, et qu’il utilisa tout d’abord pour son propre usage (oui, c’est vrai quoi, c’est teeeeeeellement plus pratique ! Comment n’y avais-je pas pensé moi-même ?...). S’en suivit l’arrivée des premiers clients : Maxime Le Forestier et Pierre Vassiliu…

Miraval
Le fameux domaine... Le studio se trouve dans le bâtiment qui est à l'arrière-plan.

Ne partez pas, j’arrive…

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis un drôle d’oiseau un peu touche-à-tout, mais ne sont  pas forcément au courant de mon parcours de musicien...

En voici un tranche : Par un beau jour de 1978, un ami auteur compositeur interprète, m’envoie un étrange télégramme (eh oui, les sms n’étaient pas encore inventés, les téléphones portables encore moins !)  me demandant si j’étais disponible pour une semaine d’enregistrement dans un tout nouveau studio révolutionnaire. Vous l'aurez deviné, il s’agit bien de ce lieu magique. Mon ami avait en effet une opportunité pour y enregistrer son tout premier album, et à ses dires cette occasion unique ne se représenterait pas de si tôt… l’affaire était en quelque sorte "à saisir", il fallait décider dans l’urgence : y aller (en l’absence totale de toute préparation), ou laisser passer cette chance inespérée…

Album ArtémiseLe choix fut vite fait… Avec une bande de joyeux drilles jeunes musiciens, nous avons donc investi ce lieu magique. Vous auriez vu nos têtes… à côté, Alice au pays des merveilles c’est de la gnognote… Précisons qu’à cette époque, il m’arrivait d’accompagner Michel Melchionne  (l’ami au télégramme... cliquez sur son nom pour avoir un solide aperçu de sa discographie) dans nombre de représentations publiques et événements délirants. Je connaissais une grande partie de son œuvre  sur le bout des doigts. J’étais un peu guitariste, un peu bassiste, un peu choriste, un peu arrangeur, et très inconscient aussi (j’avais alors… 21 ans!). En bref, j’avais sur moi tout ce qu’il fallait pour m’embarquer sans préavis dans une aussi improbable aventure.

"Artémise était à moi, comme la brise est au lilas"…

C’est ainsi que fut enregistré au pied levé Artémise, le tout premier album de Michel Melchionne.

Il y avait là des gens étonnants, une alchimie de gentillesse, de bienveillance, de franche rigolade, de "non prise de tête", de générosité et  de talent que j’ai rarement retrouvés depuis.

A noter : Le percussionniste Jacob Devarieux était parmi nous. Il est devenu plus tard le leader du groupe  Kassav! je pense ne pas me tromper... Je me souviens que dans un morceau (disponible quelques lignes plus bas à l'écoute) il imitait à la perfection le son de la cuica brésilienne avec sa voix, et que dans un autre il avait même eu l'idée d'ajouter un effet de percussion en... se frottant les mains ! En fait, il utilisait tout son corps pour produire toutes sortes de sons, et ceci bien avant que cela devienne une mode !

Ci-dessous, la "distribution", telle qu'elle apparaît sur la pochette de l’album (vinyle, évidemment). Outre celui de votre serviteur, on peut y reconnaître les noms de plusieurs musiciens avec lesquels je me réjouis d’être encore (ou de nouveau) en contact aujourd’hui, comme Michel Melchionne, bien sûr, mais aussi Roger Nikitoff et Pierre Mullot.

Noms sur l'album Artémise

Au passage, je serais ravi de retrouver la trace des autres, comme Jean-Clément Bonifay, qui était alors professeur de musique dans un collège des alentours (Saint-Maximin, me semble-t-il)… Par un hasard extraordinaire, il se trouve que ce Jean-Clément vivait à l’époque dans le tout proche village de Bras, et qu’il avait bien voulu m’y héberger pour les quelques jours que durait l'enregistrement. Le reste de la troupe, réparti dans quelques voitures, arrivait en général tous les jours de Marseille, vers les 9, 10 heures du matin, enfin,  le temps de récupérer tout le monde, vous voyez un peu le topo...

De mon côté, grâce à l’hospitalité de Jean-Clément, j’avais le loisir d’arriver bien plus tôt, et comme le studio était réservé sur de grandes amplitudes horaires, j’ai pu m’y amuser comme un petit fou (Alice au pays des merveilles, je vous ai dit…) , et entre autres refaire de A à Z les premières mesures d'introduction d’un des morceaux (To California), qui ne comptait pas moins de... 9 guitares ! Je me souviens encore comme si c'était hier de l’ingé son (Patrice Quef) marquant à la craie un bout de bande magnétique super large (24 pistes parallèles, comme on disait), puis empoignant une paire de ciseaux tout bêtes  pour se livrer en sifflotant à une opération de "couper-coller" qui était tout ce qu’il y a de plus concret et ...périlleux !

Le studio en lui-même était mémorable… à l’époque, tous les équipements étaient bien entendu analogiques (ils ont été mis à jour depuis lors). Ce fut l’occasion pour moi de manipuler pour la première fois nombre d’instruments étonnants (une harpe, une épinette, et un magnifique piano à queue Bösendorfer…).

Entre autres curiosités incroyables, signalons qu’un effet de réverbération était produit  la demande par la résonance naturelle d’une… cave à vin (...une vraie !), dont le rendu est par la suite devenu célèbre dans le monde des musiciens et des ingénieurs du son, bien avant l’arrivée du numérique (il faut préciser qu’à l’époque, nombre d’effets de réverbération étaient tout simplement produits par… un ressort tout bête !).

Pendant que nous y sommes, vous trouverez sous ces lignes la liste de tous les titres que nous avons enregistrés et mixés en une semaine, à cette occasion. C'était une véritable performance, surtout si l'on garde à l'esprit que chaque titre était mixé deux fois,dans la foulée, toujours "à la main", à cause des versions playback, lesquelles présentaient forcément de subtiles petites différences avec les originaux, à l'époque... Rappelons qu'il n'existait encore aucun automatisme, tout reposait sur le feeling et le savoir-faire de l'ingénieur du son. Ah ma pauv'dame, en ces temps bénis, point n'était donc besoin de faire l'âne pour avoir du son... 😉

Liste des morceaux enregistrés (ordre de l'album)

Achète-toi une samba
Fric et flip
Je suis un pantin
Ma femme
Artémise
Le funambule argentin
Laisse-moi chanter ma peine
Attends
To California
Les amies de ma jeunesse
Temps de chien
Ma maison
Le jour où tu me quitteras

Depuis lors, de nombreux artistes (et non des moindres) ont enregistré un ou plusieurs albums dans ce lieu devenu mythique. Avis aux spécialistes : dès 1982, le studio hébergeait la toute première console SSL (Solid State Logic) française !  Quelques années après, en mai 2001 précisément, les studios Abbey Road à Londres s'équiperont à leur tour d'une console SSL 9000J à 96 voies, la plus grande console d'Europe à cette époque. (au passage, j'ignore totalement si le studio Miraval est aujourd'hui maintenu, ou s'il a été démantelé pour réserver les lieux à un autre usage...).

Studio Miraval : Artistes francophones...

 

ALAIN BASHUNGcoucher de soleil - international par excellence

BLANKASS

CHEB MAMI

INDOCHINE

JACQUES HIGELIN

L'AFFAIRE LOUIS TRIO

LES NEGRESSES VERTES

MAXIME LEFORESTIER

MIOSSEC

NATACHA ST PIER

OPHELIE WINTER

PATRICK FIORI

PIERRE VASSILIU

PAUL PERSONNE

TELEPHONE

ZEBDA

 

 

 

 

Studio Miraval : Artistes internationaux...

coucher de soleil - international par excellence

ACDC

CHRIS REA

COURTNEY LOVE

CRHIS REA

DAVID SYLVIAN

GARY MOORE

GERY RAFERTY

GIPSY KINGS

JIMMY BARNES

JULIA FORDAM

KELLY FAMILY

LITHHOUSE FAMILY

PINK FLOYD

POLO HOFER

RAMMSTEIN

SADE

SHIRLEY BASSEY

STEVE WINWOOD

TARKAN

THE CRANBERRIES

THE CURE

THE GO BETWEENS

UB40

WET WET WET

WHAM

YES

 

A noter :  En 1979,  le groupe Pink Floyd y enregistra une grande partie de l’album The Wall. Gag mémorable : la pochette mentionne dans une coquille le studio « Miravel » !

La boucle est bouclée…

Depuis lors, le musicien Jacques Loussier a continué à composer. Entre mille autres choses, notons le thème de "Inglorious Basterds", film de Quentin Tarantino sorti en 2009, avec en vedette masculine l’acteur… Brad Pitt ! Si ça se trouve, c’est à cette occasion qu’il lui a montré les photos du château ! En pareil cas, ça nous ferait un autre point commun : lui et moi appartiendrions donc à ce club très fermé de ceux qui entendent se passer des services des agences immobilières à chaque fois que c’est possible, et privilégient autant que faire se peut les transactions "de particulier à particulier"… Comme c’est géniââââl !  Tellement  post-moderne ! Et tellement plus simple !

Post-scriptum : Ah là là, la jet-set, décidément, on n’en sort pas ! 😉

vue aérienne d'une maisonDernière précision : le hasard a voulu que par la suite, ma propre mère achète à quelques encablures de cette propriété un terrain (infiniment plus petit et incomparablement moins cher, ne nous emballons pas !), et qu’elle y fasse construire une maison, où elle vécut, jusqu'à ses derniers jours. Pour l’anecdote, les plans avaient été mis au point à l’époque par un tout jeune architecte. Le frère d’un de mes copains de lycée (le lycée Marcel Pagnol, à Marseille). C’était là son tout premier permis de construire, me semble-t-il (il venait à peine de quitter l’école d’architecture de Luminy, à Marseille). Des années après des débuts pas toujours évidents, il se trouve que ce garçon a fini par acquérir une belle notoriété, et ainsi faire fortune en signant des constructions dans le monde entier, ce qui fait qu’il jouit aujourd’hui d’une renommée internationale. C’est entre autres l’archi d’exécution de l’ensemble de bureaux des Docks, à Marseille. Il s’appelle Eric Castaldi.

 

2 e post-scriptum : Depuis cet article, Michel Melchionne est venu jouer à la maison !

Petit souvenir ci-dessous :

 

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Êtes-vous un humain ?

 

 

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Voici un test pour voir si vous êtes un humain

Avez-vous déjà mangé une crotte de nez alors que vous n'étiez plus un enfant depuis longtemps ?

Avez-vous déjà émis un petit bruit bizarre (genre « humph ») à un moment où vous vous souveniez d'une chose embarrassante ?

Avez-vous déjà volontairement tapé en minuscule la première lettre d'un SMS pour apparaitre triste ou déçu ?

Avez-vous déjà fini un SMS par un point en signe d'agression ?

Avez-vous déjà ri ou souri quand quelqu'un vous a dit une chose pas vraiment drôle, et ensuite passé le reste de la journée à vous demander pourquoi vous avez eu cette réaction-là ?

Avez-vous déjà cru  perdre votre billet d'avion un millier de fois entre l’enregistrement et la porte d'embarquement ?

Avez-vous déjà enfilé un pantalon,  en vous rendant compte bien plus tard qu'il y avait une chaussette perdue scotchée contre votre cuisse ?

Avez-vous déjà tenté de deviner le mot de passe de quelqu'un tellement de fois de suite que vous avez bloqué son compte ?

Avez-vous déjà eu l'impression persistante qu'on s'apercevra un jour que vous êtes un imposteur ?

Avez-vous déjà espéré qu'il existait une compétence que vous n'aviez pas encore découverte pour laquelle vous étiez naturellement génial ?

Avez-vous déjà cassé quelque chose dans la vraie vie, et ensuite vous vous êtes retrouvé à chercher un bouton « Annuler » ?

Vous êtes vous déjà émerveillé du fait qu'une personne que vous trouviez si quelconque puisse d'un coup devenir si belle ?

Avez-vous déjà fixé votre téléphone du regard en souriant comme un idiot tout en envoyant un sms à quelqu'un ? Avez-vous déjà ensuite envoyé à cette personne la phrase « je regarde fixement le téléphone en souriant comme un idiot » ?

Avez-vous déjà été tenté, et ensuite cédé à la tentation, de regarder dans le téléphone de quelqu'un ?

Avez-vous déjà eu une conversation avec vous-même et ensuite, vous vous êtes rendu compte que vous vous traitiez vous-même comme un mufle ?

Votre téléphone est-il déjà tombé à court de batterie en plein milieu d'une dispute, et avez eu l'impression en pareil cas que le téléphone était en train de rompre avec vous deux ?

Avez-vous déjà pensé que travailler sur un problème entre vous et une personne aimée était futile parce que « …normalement ça devrait être plus facile que ça », ou encore « …se passer naturellement » ? Vous êtes vous déjà rendu compte qu'à la longue, très peu de choses se passent naturellement ?

Vous êtes vous déjà réveillé béat, puis l’esprit soudainement submergé par l'affreux souvenir que quelqu'un vous a quitté ?

Avez-vous déjà perdu la capacité d'imagier un avenir sans cette personne qui n'était plus dans votre vie ? Avez-vous déjà regardé en arrière cet événement avec un triste sourire d'automne en prenant conscience que l'avenir adviendra, quoi qu'il en soit ?

Félicitations. Vous avez terminé le test. Vous êtes un humain.

 

 

Transcription d’une conférence TED prononcée par Ze Frank en mars 2014

Portrait Ze Franck

 

Ze Frank: Humoriste, artiste du web.
zefrank.com

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Les pauvres n’aiment que les cartes bleues (!?)

Les pauvres n'aiment que les cartes bleues (!?)

C'était à Aix, hier, rue Bédarride, peu avant 16 heures. Une commerçante accorte m'avait offert un petit échantillon de glace au yaourt, que je n'avais pas eu le cœur de lui refuser, surtout qu'une dame (âgée, plutôt chic) qui passait par là m'encourageait à accepter (oui… il arrive souvent que des inconnus m'adressent la parole dans la rue !).

Bien embêté avec mon mini pot de glace (étant à quelques encablures du cabinet de ma diététicienne, j'aurais sans doute assez mal digéré ce présent, pour d'obscures et psychosomatiques raisons…), j'entrepris, quelques secondes plus tard, de l'offrir à la dame chic et âgée.

Celle-ci refusa aimablement mais, décidément bien en verve, elle me suggéra d'offrir ma glace à un SDF qui faisait la manche, assis sur une marche tout près de nous.

Le SDF refusa aussi, et c'est là que la dame chic et âgée me fit sa sortie mémorable "Eh oui, que voulez-vous, les pauvres n'aiment que les cartes bleues !..."

J'ai trouvé ça du plus haut comique… Au-delà du côté… disons pour le moins discutable d'une telle sentence attribuée de manière si définitive, j'ai trouvé que c'était là un signe flagrant (à mes yeux) de deux choses concomitantes :

      • Une panse bien nourrie…
      • Et une langue bien pendue.

Je n'ai après tout rien contre les premières, et j'avoue avoir un très fort petit faible pour les secondes !
Surtout que la dame disait ça avec l'œil qui pétille… ce qui change tout !

Une vieille dondon mal embouchée eut-elle dit la même chose, je lui aurais volé direct dans les plumes !

Bien à vous,

Bernard

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Promotion, personal branding : Thunderclap , l’arme fatale

...ou "Quand le crowdfunding se transforme en crowdspeaking"

champ de coquelicots, prolifération

L'idée part d'un constat tout simple : Les réseaux sociaux prennent souvent l'aspect d'une sorte de basse-cour remplie de millions de caquètements poussés dans un joyeux tintamarre parfois sympa, mais pour tout dire le plus souvent cacophonique. A l'usage, tous ces millions de petits bruissements, il faut bien le dire, sont (pour beaucoup d'entre eux) autant de coups d'épée dans l'eau, et beaucoup d'énergie pour rien , ou si peu…

Ainsi, donner réellement du poids à  un post sur Facebook, sur Google+, ou à un tweet se révèle le  plus souvent mission impossible pour Monsieur ou Madame Tout le Monde.

Le constat est en effet implacable : pour qui espère avoir la moindre chance de faire... sinon porter, du moins entendre sa petite voix au milieu de tout ce tumulte, mieux vaut avoir les moyens de faire appel à ces nouveaux prêtres des temps modernes que sont les community managers.

Oui, mais ça c'était avant… Avant Thunderclap !

Chez Thunderclap, ils ont très bien compris qu'avec la webosphère nous barbotons tous de concert dans un système où la viralité est optimisée au maximum et où seuls les pages et profils les plus suivis sont assurés de bénéficier d’un relais suffisamment significatif de leurs messages, likes, shares, re-tweets, etc.

C'est précisément dans ce sens que sont conçus les puissants algorithmes de ces mastodontes que sont Facebook, Google, Twitter et consorts pour faire "remonter" mécaniquement tout ce qui a l'air de faire le buzz, créant ainsi de manière automatique et programmée un phénomène d'amplification artificielle, de caisse de résonance, si on veut...

Quand nous contribuons involontairement aux  recettes publicitaires des mastodontes...

Pour quelle raison ? Élémentaire mon cher Watson, cela augmente mécaniquement les recettes publicitaires, quand le mastodonte décide d'agréger certaines publicités à certains résultats de requêtes, par exemple. Or, les divers  messages que nous tapotons les uns et les autres avec nos petites mains potelées étant fatalement étalés dans le temps, si peu que ce soit, même en cas d'engouement contagieux pour une idée, leurs impacts en sont forcément réduits…
bâtiment futuristeLe coup de génie des créateurs de Thunderclap (…du studio New Yorkais De-De, pour "Design-Develop") vient de ce que leur plateforme utilise un modèle «tout-ou-rien» similaire à des sites de crowdfunding tels que Kickstarter. En clair cela signifie que si la campagne n'a pas atteint son nombre désiré de supporters dans le laps de temps donné, l'organisateur ne reçoit aucun des "dons" (...la nature de ces "dons" particuliers est expliquée plus loin). Rien, nib, nada, le flop intégral. Un peu comme dans l'histoire de cendrillon, quand le carrosse se transforme en citrouille. C'est la règle du jeu !

Vous voulez du suspense ? Des rebondissements ? Des sueurs froides ? ...Ne vous tracassez pas, Thunderclap va s'en occuper, bien au-delà de vos espérances

Il découle du diabolique scénario de ces "design thinkers" un suspense toujours assuré, et des campagnes forcément à rebondissements (du style "Il faut absolument que je me démène pour trouver 10 supporters de plus à la cause que je soutiens, sinon dans 2 jours tout s'arrêtera…).

Il ne faut en effet jamais perdre de vue le fait qu'une fois la campagne arrivée à échéance (compter 1 à 2 mois), c'est un véritable tonnerre d'applaudissements qui déferle de manière synchrone sur les réseaux sociaux des 100, 250 ou 500 "supportes" visés, plus toutes les personnes qui auront été impactées (contacts cumulés de tous les supporters)...

Le principe :

Participer à une campagne Thunderclap revient à inviter l’ensemble de vos « friends » et autres « followers » à soutenir votre cause en vous autorisant à poster votre message via leurs comptes respectifs, le but étant de créer créer une vague de posts beaucoup plus visible qu’une cascade de re-partages ou re-tweets. Ainsi la portée de votre message est décuplée par le nombre de personnes atteintes dans un même temps.

A titre d'exemple, la campagne "The March for Innovation", lancée en mais 2013 aux états Unis, qui a permis d'atteindre un impact social de...  46 millions de personnes ! De belles surprises à la clé, donc...

...à moins que l'objectif visé ne sois pas atteint, auquel cas ce n'est qu'un pétard mouillé fera juste un petit plof tristounet en n'impactant même pas le bout de mare qui se trouve près de la citrouille de Cendrillon.

Ici on se constitue des trésors de guerre et des bombes à retardement sans argent, uniquement avec des "pouces en l'air" !

Car ici, les "dons" ne sont pas constitués de sommes d'argent destinées à s'agréger pour arriver à atteindre la somme nécessaire pour que Marcel, agriculteur retraité, puisse nourrir convenablement les deux chevaux cacochymes et attachants qu'il espère sauver de l'abattoir après une vie de dur labeur méritant…

Non. Avec Thunderclap, pas d'argent en lice. Ici, vous ne donnez que… votre soutien pour une cause ou un projet que vous entendez contribuer à encourager. Un peu comme une signature sur une pétition, si on veut…

Rassurez-vous : là, j'imagine déjà les mines défaites de quelques-uns d'entre vous., sur le mode "Ah, c'est tout ?… Bon, il faut qu'on y aille, là…". Attendez, ne partez pas ! Sachez que je suis totalement en phase ! Rien n'est plus sujet à caution que la question de savoir quel impact réel a notre signature au bas d'une pétition, fût-elle en ligne… Quelle raison ai-je en effet de penser que ma B.A. du jour aura réellement mis plus de chances du côté des deux chevaux du père Marcel, au-delà du sentiment de bonne conscience que cela m'aura procuré ?

D'une pierre deux coups

Imaginez le sentiment de celui ou celle qui peut se dire avec certitude "Ce en quoi je crois, mes valeurs en somme, tout cela est enfin défendu et encouragé avec efficacité!".

Il sait que non seulement il a pu faire entendre sa propre voix, mais que cette voix sera effectivement utile à quelque-chose, parce que mécaniquement prise en compte. Avec en prime le sentiment si enivrant et si répandu selon lequel "Ensemble, on fait beaucoup plus de bruit". Comme… je sais pas moi, comme… un coup de tonnerre !

Rappelez-moi : Comment dit-on "Coup de tonnerre", en anglais, déjà ?

 

Sources : http://histoiresdeweb.fr/thunderclap/
http://en.wikipedia.org/wiki/Thunderclap_(website)

 

 

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Quand ça se passe tout près de chez moi et que c’est bourré de talent…

Ventrebleu de Cornegibouille... Quel talent !

J'espère ne pas vous lasser, mais que voulez-vous, en ce moment il pleut énormément de talent près de chez moi, je n'y suis pour rien, j'vous assure...

Bien au-delà des divers "pas mal" et autres tièderies que j'ai vu passer en commentaires, je trouve ce travail tout simplement fantastique. Eh oui, j'assume, c'est ainsi.

Entièrement tourné par une équipe d'élèves de première (c'est le cas de le dire) d'une classe "option cinéma" au lycée Cézanne, à Aix-en-Provence. Ce sont tous des potes à mon petit dernier (j'espère ne pas l'embarrasser en écrivant ceci... d'un autre côté je ne vois pas pourquoi je le dirais pas, non mais !...).

Un court métrage tout simplement hallucinant de professionnalisme (quand on pense à la modestie des moyens employés, ça laisse rêveur...).

Allez-y, je vous en conjure !

...Vous n'en reviendrez pas.

Ah oui : aux dernières nouvelles, le prof  leur a mis 20...

Bravo aussi à lui, donc. A quand une nouvelle mention
"...Peut PAS mieux faire !" dans les bulletins scolaires ?

...Il me semble que ça ferait du bien à pas mal de gens... élèves, mais aussi enseignants, hahaha !

Allez, j'rigole !  (ex-enseignant moi-même...)

 

Bien à vous,

Bernard

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