Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur)

Paris froid
Crédit photo Frédéric Palliet

J'ai toujours été admiratif du travail des interprètes et autres traducteurs. Mais ce qui force toujours mon admiration dans des proportions inimaginables, c'est une prestation de traduction simultanée.

Peut-être est-ce l'ancien prof d'anglais (j'ai arrêté ces fonctions en…1986 !) qui parle ici, ou tout simplement un amoureux du langage sous toutes ses formes, mais c'est ainsi. De nombreuses performances de traduction simultanée me laissent pantois d'admiration, c'est ainsi.

Une pointure

En l'occurrence, il s'agissait ici de la prestation d'un certain Monsieur Xavier Combe, interprète de conférence, traducteur, enseignant universitaire, membre fondateur de l'Association française des interprètes de conférence indépendants (AFICI) et directeur associé de la société Pourparlers. En outre, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "11 + 1 propositions pour défendre le français" (2011, L'Harmattan). Une pointure, donc, si je puis me permettre, à vue de nez… Ce n'est certes pas une raison pour minimiser sa performance, réalisée en direct live sous mes oreilles avec ce que faute de mieux j'appellerai une présence d'esprit époustouflante. Mais ceci mérite quelques explications :

Ah, ce délicieux décalage...

Lors d'une interview radio ou télé réalisée avec l'aide d'un traducteur interprète, il arrive assez souvent qu'on entende un très léger décalage – voulu, à mon avis, lorsque ce n'est pas du direct – entre la voix qui s'exprime dans la langue d'origine et celle qui s'en fait - au propre et au figuré – l'interprète. En pareil cas, celui qui connait un peu la langue d'origine peut capturer – au vol – quelques bribes de ce qui se dit. C'est quelquefois mon cas lorsque l'interviewé s'exprime en espagnol ou en anglais. Et pendant le bref laps de temps qui s'écoule (chez l'auditeur que je suis) entre la phrase "originale" et la phrase traduite, j'ai parfois l'impression de comprendre parfaitement ce qui se dit sans pour autant pouvoir mettre "les bons mots", pourtant issus de mon bagage linguistique natif.

Allez donc mettre des mots là-dessus, tiens !

chaussure crocodile pour rireC'est alors, pendant que je cherche fébrilement (et bien involontairement) mes mots, arrivent ceux de l'interprète amène tranquillement, pile au bon moment, comme si rien au monde n'était plus normal.

Ajoutez à cela la difficulté consistant pour l'officiant à écouter en même temps "en temps réel" la suite de la production vocale du locuteur (de l'interviewé, si vous préférez) dans sa langue d'origine pour pouvoir la reprendre ensuite, avec toujours le même léger décalage, contredisant admirablement la vieille rengaine qui prétend qu'il est impossible d'écouter quoi que ce soit tout en parlant en même temps !

En l'occurrence, cette fois-ci la personne interviewée était la ravissante productrice et actrice Salma Hayek interrogée par Augustin Trapenard dans l'émission "Boomerang" de ce jour sur France Inter, à propos du film d'animation "Le Prophète", adapté du chef d’œuvre de l’auteur libanais Khalil Gibran.

...Et à un moment de l'interview, Salma Hayek prononça ces quelques mots : "The main story is about..." avant que sa prose ne soit couverte par la traduction simultanée.

Comprendre est une chose, dire ce qu'on a compris en est une autre

Ces quelques mots semblent ultra faciles à comprendre : On pense tout de suite (enfin… J'AI pensé tout de suite serait plus exact) à quelque-chose de fatalement plaqué sur la construction d'origine, genre "L'histoire principale est au sujet de…" Et en même temps, un petit Jimminy Cricket intérieur vient faire tinter une clochette insistante pour me prévenir qu'à l'évidence c'est pauvre, court, maladroit, nettement insuffisant et pour tout dire inapproprié… Seulement voilà, que dire d'autre ?...

La réponse, droite, incisive, implacable, et pourtant prononcée avec la même intonation modeste et bienveillante que l'interlocutrice "d'origine" vint interrompre brutalement mes pauvres pensées oiseuses :

"Le fil principal du récit porte sur..."

Mais oui !!! Bien sûr ! Après coup cela sonne comme une tranquille évidence, sauf que…sauf qu'on n'y avait tout simplement pas pensé, voilà tout !

En pareil cas, systématiquement, le seul pauvre mot qui me vienne à l'esprit est "Chapeau !". Chapeau, en l'occurrence, pour avoir introduit la notion de "fil", pour l'emploi du verbe "porter", enfin bref, chapeau bas, pour tout, point.

Bon sang, mais c'est bien sûr !

Je me contenterai donc de tirer... mon chapeau, donc, à ce Monsieur Xavier Combe, que je ne connais absolument pas, pour sa présence d'esprit, pour sa compétence, et aussi pour sa hauteur de vue (en tendant l'oreille en fin d'émission j'ai pu capturer son nom, puis en fouinant un peu sur le net je me suis fait une – bien pâle – idée de ce dont il est capable par ailleurs, comme le montre cette archive sonore où il s'exprime sur des équivalents francophones possibles au mot "buzz")

Qu'il me soit juste permis, pour finir, de glisser un dernier mot : Merci. Merci à vous, Monsieur Combe, du fond du cœur, pour me réconcilier un tant soit peu, fût-ce involontairement, avec l'espoir naïf et indécrottable que je porte habituellement en tout ce qui touche à l'humain, après que cet espoir ait été sérieusement ébranlé par les événements tragiques que notre pays a connus récemment.

Ce n'est pas parce que le pire existe que le meilleur n'a pas droit de cité... Il ne manquerait plus que cela !

 

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Quand ça se passe tout près de chez moi et que c’est bourré de talent…

Ventrebleu de Cornegibouille... Quel talent !

J'espère ne pas vous lasser, mais que voulez-vous, en ce moment il pleut énormément de talent près de chez moi, je n'y suis pour rien, j'vous assure...

Bien au-delà des divers "pas mal" et autres tièderies que j'ai vu passer en commentaires, je trouve ce travail tout simplement fantastique. Eh oui, j'assume, c'est ainsi.

Entièrement tourné par une équipe d'élèves de première (c'est le cas de le dire) d'une classe "option cinéma" au lycée Cézanne, à Aix-en-Provence. Ce sont tous des potes à mon petit dernier (j'espère ne pas l'embarrasser en écrivant ceci... d'un autre côté je ne vois pas pourquoi je le dirais pas, non mais !...).

Un court métrage tout simplement hallucinant de professionnalisme (quand on pense à la modestie des moyens employés, ça laisse rêveur...).

Allez-y, je vous en conjure !

...Vous n'en reviendrez pas.

Ah oui : aux dernières nouvelles, le prof  leur a mis 20...

Bravo aussi à lui, donc. A quand une nouvelle mention
"...Peut PAS mieux faire !" dans les bulletins scolaires ?

...Il me semble que ça ferait du bien à pas mal de gens... élèves, mais aussi enseignants, hahaha !

Allez, j'rigole !  (ex-enseignant moi-même...)

 

Bien à vous,

Bernard

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Secouer la contrebasse

Quand on me dit que l'inattendu nous attend toujours au coin de la rue, je ne le crois pas toujours. Et pourtant...

Mardi dernier je suis allé rendre visite à Martine, mon amie la luthière. Elle m’avait dit qu’à cette occasion je pourrais "l’aider à secouer la contrebasse". J’avais imaginé qu’il s’agissait d’une expression quelconque, imagée, celles dont nos amis québécois (par exemple) ont le secret, et dont le véritable sens m'échappait totalement. En fait non, c’était à prendre littéralement. Au pied de la lettre, quoi.

Martine venait en effet de finir une intervention sur un de ces étranges instruments, et elle avait besoin de faire tomber par terre les quelques copeaux de bois qui s’étaient incrustés à l’intérieur pendant l’opération, tout simplement. Et le plus simple en pareil cas c’est apparemment de secouer l’instrument comme un prunier, en le tenant à l’horizontale, ouïes vers le bas, tout en effectuant de savants mouvements pendulaires pour persuader les copeaux de prendre gentiment le chemin de la sortie, par les ouïes donc.

Effectivement je peux témoigner qu’à deux c’est plus facile !

Martine Aguila, luthière à Pertuis (84)
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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur votre ordinateur et sur internet…

Ce type-là sait tout... c'est incroyable !

Il n’y a pas d’idée, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde.

Henri Bergson

 

Bonjour,

"C'est quoi TCP/IP ? Comment ça marche ?..."

"Comment ça marche un moteur de recherche ?..."

"C'est quoi un firewall ? Comment ça marche ?..."

"C'est quoi un virus, un ver ?..."

Je voudrais aujourd'hui vous parler d'une ressource particulièrement utile pour ceux qui souhaitent mieux comprendre comment fonctionnent les arcanes de l'informatique et d'internet.

Elle vous permettra en outre de répondre à un grand nombre de questions courantes (une cinquantaine  en tout) telles que celles énoncées ci-dessus, et que vous n'avez peut-être jamais osé poser...

Il s'agit d'une page conçue par Sébastien Sauvage, à qui je tiens à rendre un grand coup de chapeau pour son travail d'explication et de vulgarisation, dans le meilleur sens du terme. On voit tout de suite que ce monsieur sait très bien de quoi il parle, et comme tous les vrais pros il sait en parler en utilisant des termes simples qui parlent à tout le monde et donnent vraiment l'impression que les choses sont moins compliquées que nous le pensions au premier abord (…alors que tant d' enthousiastes à gros sabots nous donnent l'envie de nous enfuir à toutes jambes dès qu'ils tentent de nous expliquer quoi que ce soit…)

Personnellement, j'y ai appris des choses passionnantes que je ne connaissais pas. Quant à celles que je connaissais déjà (...ou croyais déjà connaître), j'y suis allé voir quand-même, juste pour le plaisir. Et j'ai bien été obligé de m'avouer que tout cela était décrit bien mieux que je n'aurais pu le faire moi-même. C'est comme la potion magique : il n'y a pas photo, ceux qui sont tombés dedans quand ils étaient petits font carrément la différence.

Pour vous donner une idée succincte de qui est Sébastien Sauvage, sachez seulement qu'il est employé d'un groupement d'intérêt public éditant un logiciel de gestion des patients pour hôpitaux, qu'il nage avec aisance dans un ensemble impressionnant de langages de programmation, et aussi qu'il est musicien (violoncelliste… et par ailleurs chanteur dans un groupe rock-funk…) Voilà qui nous fait donc quelques points communs, lui et moi. D'ailleurs je me demande si je ne vais pas carrément écrire un article sur le rapport qu'il y a entre aptitudes musicales et pédagogiques, un de ces jours…

Trêve de digressions, voici enfin LE lien :

http://sebsauvage.net/comprendre/

À faire figurer d'urgence en bonne place dans vos favoris, vos Pearltrees, et que sais-je encore…

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Bien à vous,

Bernard

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Un couple de cybernautes craquants à deux pas de chez moi

La rue de Josette et Guy Delvoye, à Peyrolles-en-Provence
La rue de Josette et Guy Delvoye, à Peyrolles-en-Provence

En quête de médailles

Il y a quelques jours, je cherchais à acheter une médaille pour ma chienne. Une médaille toute simple, avec juste un numéro de téléphone pour le cas où elle se ferait la malle (ça lui est déjà arrivé). Il faut préciser que j’habite une zone très rurale, loin de la ville et de ses tumultes. Me souvenant que je passais depuis plusieurs années par une rue de Peyrolles-en-Provence, le village voisin où (me semblait-il) il y avait une boutique du genre « clés minute », j’entreprends de les appeler pour voir s’ils pouvaient me fabriquer l’objet dont je voulais faire l’emplette.

Allez hop, les pages jaunes!

Sur PagesJaunes.fr je trouve un numéro qui semblait correspondre à l’adresse recherchée. Mais au lieu de le voir attribué la mention « clés minute, médailles pour chiens, etc. » je lis « articles vendus sur internet » ( ???).

Qu’importe, une dame répond illico à mon appel et me confirme que oui, je peux passer. Parole, on me fabriquera la médaille en question en moins de temps qu’il n’en faut à un bègue  pour réciter le code civil.

Deux adorables retraités comme on n'en fait plus...

Arrivé sur place, je suis accueilli par un adorable couple de retraités trop craquants comme on n’en trouve plus que dans nos belles campagnes. Dans leur petite boutique il y avait un panneau mural. On y voyait des gabarits de médailles de toutes sortes, réalisées  dans les matériaux les plus divers, avec un choix de coloris défiant l’imagination.

Ne nous fions pas  aux apparences, ni à nos préjugés

Lorsque mon objet fut terminé, je ne pus résister à la tentation de leur demander si l’histoire des « articles vendus sur internet » était bien réelle. A ma grande surprise ils m’ont répondu que oui. Je dois confesser humblement que je n’aurais jamais imaginé ces deux placides personnes se livrer à quelque cyber-activité que ce soit. Comme quoi nous devons toujours veiller à ne se fier ni aux apparences, ni à nos préjugés.

« Et que commercialisez-vous donc de beau, sur le net, donc ? » m’enquis-je une fois la transaction terminée.

- Ben, la même chose, me répondirent-ils. Et heureusement qu’internet est là, parce que ce n’est pas avec la zone de chalandise qui jouxte notre boutique que nous aurions pu survivre !

Au lieu de laisser décliner votre commerce de proximité, ouvrez donc un site marchand!

C’est alors que je découvris avec stupéfaction que ces deux adorables personnes s’étaient lancées, plutôt sur le tard, dans le maniement et la maîtrise d’internet. Jusqu’à acheter et faire vivre un site marchand. Deux cybernautes pur sucre! Aujourd’hui, leur clientèle leur commande des médailles pour chiens (et chats !) depuis le monde entier. D'ailleurs, si on cherche « médailles pour chiens » dans Google, ils arrivent dans les tout premiers (j’ai essayé !). Si vous voulez vous en rendre compte par vous-mêmes, ne vous gênez surtout pas, allez sur http://www.proclef-gravure-medaille-chien-chat.com Bien entendu, si vous avez une médaille à commander, je vous les recommande chaleureusement !

« Au début, j’avais la souris qui partait dans tous les sens »...

« Au début, j’avais la souris qui partait dans tous les sens », m’a avoué Josette Delvoye.

- Moi ça allait un peu mieux, puisque je fais partie des tout premiers utilisateurs d’Apple II a, renchéri Guy, son mari.

Celui qui déclare être trop vieux pour apprendre...

J’en suis resté tout baba… Quand je pense que j’ai passé vingt ans de ma vie à former des gens sur tout un tas de sujets, dont des cours d’initiation à l’informatique au cours desquels j’ai croisé une proportion non négligeable de personnes à la fois beaucoup plus jeunes et beaucoup plus timorées que ces deux cybernautes si étonnants !

C’est à ce moment-là qu’il m’est revenu en mémoire une citation de H.S. Haskins :

Celui qui déclare être trop vieux pour apprendre l’a probablement toujours été…

Chers Josette et Guy, je suis très heureux de vous connaître et vous souhaite bon vent !

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La lettre d’une dame de 86 ans à sa banque

Vieille dame malicieuse
Quand ça vient des anciens...

Source : http://www.france-jeunes.net/lire-la-lettre-d-une-dame-de-86-ans-a-sa-banque-26093.htm

Cher Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier. Selon mes calculs, trois nanosecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement. Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit ans. Il me faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débité mon compte des 30 Euros de frais pour le désagrément causé à votre banque. Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances. J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque.

A partir d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os. Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques, mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner. Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli consiste en une infraction au règlement postal. Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir. Il comporte huit pages, j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative. Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés. Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez-vous. Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres, mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque. Comme on dit : l'imitation est une flatterie des plus sincères. Laissez-moi développer cette procédure.

Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit : Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue.
Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi.
Le 2 pour toute question concernant un retard de paiement.
Le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais.
Le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais.
Le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où...
Le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison.
Le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de Contact autorisé mentionné plus tôt.
Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7.
Le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique.
Le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l'attente, mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps.
Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrais infliger le prélèvement de frais pour couvrir l'installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.
Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?

Respectueusement,

Votre humble cliente.

 

Ce texte a été repris par Philippe Meyer, le 14/11/2011, sur les ondes de France Culture.

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Alger, un livre, des musiques, et Hubert « comme là bas, comme avant »

Dans les années 80, j’avais un jour rencontré Hubert, un jeune homme d’à peu près mon âge, dans un tout petit coin du Centre Var ressemblant à s’y méprendre à ceux qu’on ne voit plus que dans un film de Pagnol. J'y avais des habitudes et venais y retrouver quelques amis. Je me souviens d’une après-midi où nous avions chanté et joué de la musique ensemble, Hubert et moi, au milieu d’une vingtaine de personnes, un très bon souvenir m’en était resté…

Bien plus tard, l’été dernier pour tout dire, je me promenais dans une grande surface spécialisée de ma région (en clair, la FNAC d’Aix-en-Provence) lorsque mon regard se porta sur un livre : « La petite fille qui venait d'Alger ».

J’ai été immédiatement attiré par l’objet, par le titre (...étant moi-même né dans cette ville). Le livre était signé Hubert Huertas, et j’ai cru reconnaître dans ce nom la personne de mon jeune camarade de chanson en compagnie des cigales… la 4e de couverture rappelait que l’auteur était également journaliste (c’est bien ça me suis-je dit, Hubert travaillait dans la presse écrite, au journal La Provence, à l’époque où je l’avais rencontré… et il me semblait bien l’avoir entendu causer dans le poste par la suite, sur France Inter puis France Culture, au cours des années qui ont passé à toute vitesse depuis lors).

J’ai donc fait l’acquisition de l’objet, et grand bien m’en a pris. J’ai - comment dire - pris ce livre en pleine figure comme un paquet de mer, qui m'a reconnecté avec tout un ensemble de sensations oubliées.

Je me suis même empressé de féliciter Hubert (après l'avoir retrouvé grâce à son site web). Nous avons même repris contact à cette occasion. Il est passé un samedi chez moi, et nous avons repris piano et guitare comme si de rien n’était, afin de pousser la chansonnette ensemble, et ce fut aussi sympa que la dernière fois ! Nous nous sommes d’ailleurs promis de renouveler l’expérience…au moins avant 2040…

Je vous recommande chaleureusement la lecture de son livre, cela va de soi.

LA PETITE FILLE QUI VENAIT D'ALGER

Dans ce deuxième roman sur l'Algérie, Hubert Huertas ne revient pas sur la guerre qui n'en finit pas, ni vraiment sur la séparation entre la France et l'Algérie, mais au contraire sur l'existence d'un pays tabou : La Françalgérie

Le thème : MARRE DE LA GUERRE !

Novembre 2010 : au moment où le narrateur achève le récit de cette histoire, on approche des cinquante ans de l'indépendance, une grande date de l'histoire collective, et partout l'Algérie fait la une de la France. L'Algérie ? Non, la guerre ! A lire tous ces écrits, à voir toutes ces photos, cette somme de livres, de reportages, de films, l'Algérie ne serait pas un pays mais une guerre jamais finie. Des bérets, des soldats, des souffrances et des haines. On dit même que cette guerre qui s'étale partout, à longueur de souvenirs, d'uniformes, de témoignages, de tortures, de massacres, cette guerre serait un tabou ! C'est rigolo comme concept, le tabou qu'on voit partout ! Aussi tabou que l'effigie de Staline à Moscou, pendant le stalinisme.

L'Algérie ne serait pas un pays comme les autres, avec des gens, des jeunes, des vieux, des amoureux, des malades, des génies, des crétins, un fond de l'air et des parfums. Pas un pays du vingt-et-unième siècle mais seulement un champ de bataille du vingtième. Ce pays c'est pourtant trois nations : L'ancienne colonie française, l'ancien colonisateur, et le mélange des deux, appelons ça la « Françalgérie », un pays sans frontières. Le vrai tabou n'est pas la guerre mais la Françalgérie, enfant bâtard, pelé, galeux, nation mise à l'index des deux côtés de la méditerranée, cachée comme une trahison, mais qui se promène dans les têtes et dans les rues, sous le soleil, de Dunkerque à Tamanraset. C'est dans ce pays que se faufile cette histoire.

L'histoire : UNE ADOPTION

« La petite fille qui venait d'Alger » raconte une adoption, donc une histoire intense. En 1997, les parents de la petite Sohane, une Algérienne âgée de 7 ans, sont massacrés par des terroristes. Son grand-oncle Omar, désespéré, appelle au secours l'un de ses amis d'enfance, Albert, et lui demande de recueillir l'orpheline, pour la mettre à l'abri, et l'éduquer en France.

Omar et Albert ont beaucoup rêvé jusqu'à l'âge de 20 ans, en 1962. Ils ont aussi combattu pour l'Algérie indépendante. Albert a même sauvé la vie d'Omar. En dépit des années et des déchirements intimes, ils ne se sont pas perdus de vue, mais restent convaincus d'appartenir à deux nations étrangères, dont les peuples se sont côtoyés de force, pendant cent trente ans, mais ne se sont jamais rencontrés. Omar est devenu pamphlétaire et auteur de théâtre, il se moque de son pays mais refuse de le quitter. Albert a écrit des ouvrages à succès sur la décolonisation, et dénonce le passé du sien. En 2010, après un voyage à Alger, la Petite fille va disparaître. Une fugue au bout du monde et à deux pas du périphérique, en banlieue. Sa recherche, par ses parents de Paris et son grand-oncle accouru d'Alger, va bousculer les habitudes et les idées reçues.

Pour la retrouver c'est eux-mêmes qu'ils devront découvrir.

Vous pouvez visionner ci-dessous une interview qu'Hubert a donnée dans le cadre de la semaine "Algérie, 50 ans après" qui est passée sur France Culture...

 

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Mon pote et le risque

Bonjour,

En ce moment le dernier film de Marc Esposito est l'affiche :

affiche du film mon pote

Date de sortie : 01 Décembre 2010
Réalisé par : Marc Esposito
Avec : Edouard Baer , Benoît Magimel
Dure : 1h45min
Synopsis : Victor est le patron d'un magazine automobile. Un jour, il va parler de son travail dans une prison. Il y rencontre un ancien braqueur, Bruno, fan de son magazine, qui lui demande de l'embaucher. Victor accepte. Une amitié naît entre les deux hommes.

Il se trouve que ce matin, j’écoutais France Inter, et que Marc Esposito était venu parler de son film. A ma grande surprise, il a annoncé qu’il s’agissait d’une histoire d'amitié qui s'inspire de la rencontre entre lui-même, alors qu’il était directeur du mensuel Première, et de Jean-Luc Levesque, ancien détenu qu'il engagea comme maquettiste, puis directeur artistique.

Il a même précisé que son ami Jean-Luc était venu déposer sur son blog un témoignage émouvant … Alors j’y suis allé voir aussitôt. Effectivement, le témoignage était bien là. Cela commence ainsi :

Marc,

A quelques câblées de la sortie de « Mon pote », je viens te remercier publiquement de m’avoir sorti de prison, il y a vingt ans. Tu as été providentiel pour ma famille et moi, juste providentiel... Tu dis que tu as juste été un homme, que tu ne prenais aucun risque, que tu aurais été une merde de ne pas m’aider, moi je te dis que tu es juste un bonhomme, un Mench, un Juste !

Il y a un risque à écouter son cœur, Marc, tu le sais très bien, c’est juste de se tromper, mais il y a aussi une récompense, c’est celle d’avoir raison. Raison de faire confiance, de se fier, juste de croire en l’autre […]

La suite se trouve sur http://www.marc-esposito.com/index.php?page=2

Ce témoignage (que Jean-Luc Levesque m'a autorisé à reproduire ici — qu'il en soit remercié) m'a tout simplement bouleversé. J'ai repensé au magnifique texte sur "Le Risque", écrit par Rudyard Kipling :

La croissance est l’un des besoins les plus urgents.

L’arbre perce la terre, la larve se transforme en papillon, l’enfant devient adolescent. On se doit de grandir et de répondre à ses besoins changeants si l’on veut se sentir pleinement vivant.

Les gens les plus heureux sont ceux qui ont le courage de croître et de prendre des risques pour vivre en fonction de leurs valeurs.

Et même si...

Rire, c'est risquer d’être ridicule...

Pleurer, c'est risquer d’avoir l’air sentimental...

Tendre la main vers l’autre, c'est risquer de s'impliquer...

Montrer ses sentiments, c'est risquer de dévoiler son Moi authentique.

Exprimer ses sentiments, c'est risquer de révéler sa véritable nature...

Exposer ses rêves et ses idéaux, c'est risquer de les perdre...

Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour...

Vivre, c'est risquer la mort...

Espérer, c'est prendre le risque du désespoir..

Essayer, c'est risquer l'échec...

...On doit risquer. Car le plus grand danger est de ne prendre aucun risque.

La personne qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien et n’est rien. Elle évite peut-être la souffrance et le chagrin, mais elle ne peut rien apprendre, rien ressentir, elle ne peut ni vivre, ni croître. Enchaînée dans ses certitudes, elle en est esclave et a perdu sa liberté.

Seule la personne qui prend des risques est libre.

En tout cas une chose est sûre : j'ai pris immédiatement la résolution d'aller voir le film "Mon Pote" dès que possible.

Cela s'est enfin passé dimanche dernier, dans un tout petit cinéma de campagne près de chez moi.

Le résultat a dépassé mes espérances : j'ai trouvé ce film extrêmement sensible dans le meilleur sens du terme, très bien tourné, et touchant très juste au niveau des sentiments, sans jamais tomber dans ce qu'il est convenu d'appeler les "bons sentiments" (encore que... j'aime mieux ça que les mauvais :-))). Une belle leçon de vie, en résumé.

Un passage a particulièrement retenu mon attention (et mon émotion 🙂

C'est au moment où Bruno exprime sa reconnaissance à Victor, pour l'avoir embauché et lui avoir accordé sa confiance (embaucher un taulard, c'est très gentil sur le papier, mais on peut imaginer que le passage à l'acte ne doit pas aller de soi). D'une manière un peu pataude et bourrue, il lui dit à  peu près ceci (je cite de mémoire) :

"Il y a une chose que je me suis retenue de te dire des milliers de fois depuis que tu m'as embauché, parce que je ne voulais pas t'embarrasser avec ça, mais maintenant il faut absolument que je te le dise, comme ça ce sera fait... Voilà, c'est tout simplement merci".

Cela m'a d'autant plus touché que je revenais d'un voyage à Venise, que j'ai pu effectuer grâce à mon ami Tony Baldo (leader de la compagnie Tiramisu, dont j'ai déjà parlé dans ce blog). Pendant tout le séjour, j'a eu envie d''exprimer mille fois ma reconnaissance à Tony, qui était mine de rien en train de me permettre de réaliser un rêve vieux de près de 30 années...

Alors voilà." Tony, si tu nous écoutes (ici, prendre une voix à la Michel Drucker)... il y a une chose que je me suis retenue de te dire des milliers de fois pendant ce séjour de rêve, parce que je ne voulais pas t'embarrasser avec ça, mais maintenant il faut absolument que je te le dise, comme ça ce sera fait... Voilà, c'est tout simplement merci".

Bien à vous,

Bernard

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Shakespeare (encore), Vérone, Schmitt et le Club des Juliette

L'article précédent évoquait la mémoire de Shakespeare, ravivée par des anglais sur les ondes de la BBC à l'occasion... du premier avril dernier.

Le hasard a voulu que je tombe quelques jours plus tard sur un texte d'Éric-Emmanuel Schmitt, texte qu'on peut trouver à la fin de son dernier recueil de nouvelles intitulé "Concerto à la mémoire d'un ange". Ce texte relate une anecdote intéressante à propos de Juliette, celle de Roméo, héroïne du même... Shakespeare.

Lisez plutôt :


À Vérone […] dans la première moitié du XXe siècle, un jardinier s'occupait d'entretenir le cimetière où se trouve le mausolée de Juliette. Les touristes venaient regarder sa tombe, les amoureux venaient s'y embrasser, et les malheureux y pleurer. Ému par les scènes auxquelles il assistait quotidiennement, le jardinier dressa des oiseaux pour que ceux-ci, à son ordre, viennent se poser sur l'épaule des âmes en peine, puis leur donnent, d'un coup de bec furtif, un baiser. Ce phénomène plut, intrigua, et, petit à petit, des lettres parvinrent du monde entier pour demander à Juliette des conseils amoureux.

Le jardinier prit l'habitude d'y répondre de sa belle plume en signant Juliette.

Lorsqu'il mourut, dans les années cinquante, les enveloppes continuèrent à s'amonceler avec, comme seule adresse, cette mention: «Juliette, Vérone, Italie». Certains Véronais décidèrent de perpétuer cette pratique et ils créèrent le Club des Juliette, un groupe de sept femmes qui rédigeraient des lettres à l'intention des malheureux ou esseulés exposant leurs problèmes.

Hier soir, j'ai rencontré les sept Juliette d'aujourd'hui, des intellectuelles, des psychologues, des sociologues, des avocates qui correspondent avec des condamnés à mort du Texas ou un gardien de phare en Chine ...

Étrange Vérone que les Italiens ont construite et qu'un anglais, Shakespeare, a rendue célèbre ...


Concerto à la méméoire d'un angeConcerto à la mémoire d'un ange
Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel, 2010
ISBN : 2226195912, 9782226195913
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Lez zippés (un texte de Philippe Supera)

pas le temps...Philippe Supera (dont j'ai parlé dans un article précédent) avait écrit un texte plein de vie, de colère, mais aussi d’humour, il y a quelques années. Ça s'appelle « les zippés » et ça parle des gens qui n’ont le temps de rien, qui vivent la vie comme une fuite en avant perpétuelle, et n’accordent finalement d’attention qu’à eux-mêmes. On a tous connu ça. Lisez, ça vaut son pesant de cacahuètes…

Parfois j'ai des idées qui me font rire. C'est incongru, voire déplacé vu l'époque à laquelle nous vivons, mais je ne peux pas m'en empêcher.

Une de mes dernières idées à la con est de faire un site sur les Zippés. Un truc où chacun pourrait raconter sa dernière anecdote vécue avec un ou une Zippée ou proposer des produits dérivés.

Mais, vous entends-je objecter, que sont les Zippés ? Eh, bien, ce sont des cons. Mais pas n'importe quels cons, les cons pressés. Vous savez, ceux qui arrivent derrière vous en bagnole et qui vous collent à 10 cm pour bien vous montrer l'a quel point vous les gênez en existant et en étant là, sur LEUR route où ils ont de bonnes raisons de rouler plus vite que vous parce que leur temps à eux est précieux, parce que ils sont importants et que "merde il peut pas la pousser sa tire de prolo au lieu de se traîner à 90 alors qu'on peut pas doubler en haut de côte ce connaaaaard ?".

Le Zippé ne peut pas rester à distance de sécurité, faut qu'il colle au point de vous souffler sa mauvaise haleine dans le cou, jusqu'à ce qu'il puisse faire rugir son moteur de Zippé et vous doubler de façon agressive en se rabattant entre vous et le camion qui vous précède, en vous obligeant à freiner pour vous mettre à distance de sécurité. P'tain, j'ai pas d'affinité particulière avec Sarkozy (j'aime manier l'euphémisme, parfois) mais quand même, je trouve qu'il a fait du bon boulot en réussissant à faire baisser les excès de vitesse. Il a traité les tomobilistes excités comme les abrutis qu'ils sont. Il a pas cherché à faire de la pédagogie. Les tomobilistes sont imperméables aux méthodes intelligentes. Sarko les mate à coup d’amendes, de radars automatiques, de flicages intensifs… Tout bien. On se sent mieux sur la route. Mais, il y a encore pas mal de Zippés en circulance.

L'autre jour, c'était une blondasse, bien entretenue, belle femme de 35-40 ans, au Mans, place de la Sirène. Au volant d'un 4x4 avec pare buffle au cas où elle en rencontrerait un entre la parfumerie et la boutique Fauchon. La place de la Sirène est prioritairement piétonnière. Des piétons y piétonnent. Cette conne qui accélérait déjà de manière agacée n'a pas pu s'empêcher de klaxonner pour faire s'écarter la vermine piétonnière qui avait l'indélicatesse de se trouver sur son chemin et lui faisait perdre ses chances de n’avoir que 15 mn de retard à son rendez-vous chez le coiffeur ou à son fitness.

Quinze mètres plus loin une bagnole avait le mauvais goût de choisir ce moment pour sortir d'un garage incommode et nécessitant une manoeuvre pour sortir. Vous croyez que la conne bourgeoise blondasse aurait attendu courtoisement que la manoeuvre se fasse sans stress ? Non, il a fallu qu'elle fasse sonner la trompe de sa chiotte en plein centre ville encore une fois.

Je ne sais pourquoi mais j'ai eu des envies de meurtre, lui foutre une grande baffe dans sa tartine de cosmétiques m'a d'un seul coup paru la chose la plus urgente que j'avais à faire. J’ai eu envie de foutre des grands coups de lattes dans sa carrosserie, de jouer des poings sur le capot pour qu’elle apprécie à quel point la rencontre entre la chair humaine et son tas de ferraille produit des effets intéressants, de tordre ses essuie-glaces (comme dans je ne sais plus quel film avec Jean Rochefort, Un éléphant… ? Peut-être). Par chance pour elle et pour moi elle est partie avant que j’arrive à son niveau... Y’a donc pas eu d’esclandre, on ne m’a pas interné et je suis toujours là pour raconter mes fadaises et la blondasse sévit probablement toujours au Mans avec arrogance.

Des Zippés, on en voit beaucoup, c'est effrayant. Dingue aussi le nombre de tarés qui trouvent urgent de rouler en 4x4 en ville pour griller 25 litres au cents au lieu de 8 ou 10, comme si le pétrole cramé ne foutait déjà pas assez vite la merde dans l'atmosphère (dans le sens écologique et politique mondiale du terme).

Je pense que faire chier les Zippés devrait devenir une priorité nationale, que des fonds européens devraient être affectés d’urgence. Qu’on crée un ministère pour ça et qu’on y colle Sarkozy à vie, spécialisé, entièrement dédié à ça. Si Chirac promet de faire ça, je vote pour lui aux prochaines élections (c’est même pas vrai mais faut pas le dire).

Philippe Supera

Voilà. Je sais que ce texte a été lu mardi 9 mars, au Mans, lors des funérailles de Philippe.

Pour toi, Philippe, qui n’es hélas plus de ce monde, comme on dit, mais qui fera à jamais partie de notre monde intérieur…

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