Quand un guerrier reprend des forces…

 

Screenshot_20181203-151741A l'aéroport de Lyon, en partance pour Rome. Croisé une petite troupe de bidasses en opération Vigipirate... Tous avec une tenue de Rambo, y compris gilet pare-balles et grosse automitrailleuse en bandoulière... Un détail singulier a attiré mon attention : l'un d'entre eux portait dans ses mains, en plus de tout son barda... un plateau repas !
Insolite et touchant. Je voulais le prendre en photo et puis réflexion faite je me suis dit que c'était un coup à me faire rater mon avion 🙂 🙂 🙂

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Pourquoi Isabelle Padovani m’a déçu

Introduction : Qui est Isabelle Padovani ?

Mzis qui est donc Isabelle Padovani ?

Isabelle Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l'impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® (CNV). Elle se distingue dans plusieurs autres domaines et champs de compétences… À ce jour, elle a diffusé près de 400 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Et un très grand nombre d'internautes (dont votre serviteur) suivent cette chaîne attentivement. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant l'humour et le "rire de soi", Isabelle Padovani a l'habitude de donner son point de vue sur un grand nombre de choses. Il s'agit principalement de situations de questionnements existentiels, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Mais elle y aborde également d'autres sujets, y compris son propre parcours, si cela vous intéresse...

Les rencontres au cœur du vivant

Isabelle Padovani anime également des sortes de rassemblements, mi-conférences, mi-séminaires, qu’elle appelle "Rencontres au cœur du vivant", et qu'elle dirige régulièrement en France, Suisse, et Belgique. En fait, le plus souvent, les vidéos qu’elle diffuse sur YouTube sont constituées d'extraits de ces fameuses rencontres. Le principe de ces vidéos est simple : un spectateur pose une question, et Isabelle Padovani donne sa réponse. Cette réponse (souvent éclairée) est le fruit de son expérience et de son inspiration du moment. Parfois, la dame utilise des récits issus de sa propre vie, qu’elle n’hésite pas à mettre en scène avec talent. Si vous n’avez jamais visionné une de ces vidéos, je vous recommande particulièrement l'extrait ci-dessous. Il y est question du "voisin d’à-côté qui fait du bruit avec son marteau", puis de la "voisine du dessus qui fait du bruit avec ses talons".

On peut constater qu’après avoir passé des dizaines d’années à s’abreuver à maintes sources du développement personnel et de la spiritualité, Isabelle est sans nul doute passée maître dans l’art de communiquer avec son public. Le plus souvent dans une sorte d’improvisation théâtrale visant à nous faire toucher du doigt sa façon d’être, de penser, de ressentir et j’en passe.

Qui suis-je, et comment les vidéos d’Isabelle Padovani m'ont séduit

J’exerce pour mon propre compte une activité de consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation. Je suis également musicien amateur, guitariste (tout comme Isabelle Padovani d'ailleurs !), théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je m’intéresse à tout ce qui touche à l’humain. C’est ainsi qu'il y a quelques années je suis tombé sur la chaîne YouTube d’Isabelle. Depuis lors, j’ai visionné un grand nombre de ses vidéos avec autant d’intérêt que d’émotion. Comme tant d’autres personnes, j’ai beaucoup appris en écoutant cette dame. J'ai même couvert un nombre considérable de pages avec les notes que j'ai prises en visionnant ses interventions filmées...

Ma décision d’aller à Toulouse pour assister à une de ces « Rencontres au cœur du Vivant ».

Certes, je ne partageais pas toutes ses options, loin de là. Notamment pour ce qui est de sa relation avec Dieu. Pour ma part je fais en effet partie de ceux qui aiment bien l’idée suivante « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une excuse valable » … Mais enfin bon, j’ai aussi tendance à penser que la foi en elle-même est plus belle que Dieu. Du coup j'ai pris le parti de ne pas me braquer là-dessus.

Ainsi, au fil des années l’envie de venir assister à une de ces rencontres a germé dans mon esprit. En juin 2017 j’ai franchi le pas. En consultant la liste des rencontres à venir, j’en ai repéré une qui m’attirait particulièrement. Celle qui se tenait à Toulouse pendant le week-end prolongé de Pentecôte 2018 (les 19, 20 et 21 mai).

Le Mas Tolosa, près de Toulouse

La ville de Toulouse n’est pas particulièrement près de chez moi (400 km environ). Mais je me suis dit que c’était l’occasion d’aller rendre visite à des personnes qui me sont chères. De plus, cette « Rencontre » durait exceptionnellement 3 journées (le format « classique » est de 2). Ainsi je me suis inscrit en ligne. Attendre 11 mois ne me dérangeait pas, du moment que "j'en prenais pour plus".

Samedi 19 mai. Premier choc : la dame dans son bunker tout en haut dans les cintres…

C'est vous dire si j’étais exalté, au tout premier matin de cette rencontre. Exalté à l’idée de rencontrer enfin cette personne à la dimension spirituelle si élevée. Sans parler de son esprit aussi ouvert (car elle m’avait prouvé maintes fois qu’elle savait rire d’elle-même, ce qui a toujours une influence positive sur moi).

Nous sommes donc arrivés au Mas Tolosa (un lieu magnifique qui accueille de nombreuses rencontres près de Toulouse). Oui, je dis « nous » parce qu’entre-temps j’avais parlé de cet événement à ma compagne. Et en des termes si enthousiastes que cela lui avait donné envie de se joindre à moi.

Après avoir trépigné à l’entrée de la salle au milieu de 550 personnes environ (oui, quand même, ça donne une idée de l’ampleur du phénomène…) nous sommes allés prendre nos places, au tout premier rang, afin de ne pas perdre une miette de l'événement à coup sûr exceptionnel auquel nous allions tous participer !

Mais au bout d’un moment, après avoir regardé un peu partout, ma compagne et moi, nous nous sommes aperçus d'une chose. Il y avait une autre personne qui ne perdait pas une miette de ce qui se passait là. Il s’agissait de Mâame Padovani herself, dominant le public. Elle le faisait depuis une sorte d'immense corniche surplombant la salle juste en-dessous du plafond (déjà très haut). Elle nous scrutait attentivement depuis les cintres, son poste d'observation, donc. Avec une expression que j'ai trouvée glaçante, et qui me donnait l’impression d’être dans la peau d’un papillon. Un papillon avec un panneau de liège dans le dos et une épingle à un cheveu de son propre thorax...
« Allons, ce n’est qu’une impression, me suis-je dit au bout d’un moment. La suite va certainement me donner tort ! ». Ma compagne, quant à elle, était nettement moins rassurée…

Deuxième choc : le « karaoké » du début

Quelque temps après, à dix heures et quelques grosses poussières, la dame fait enfin son entrée, et vient s’installer à sa tribune dans un silence quasi religieux. Naïvement, je m’attends à ce qu’elle prenne la parole, mais en lieu et place, voilà qu’une musique orientale se met à sortir des haut-parleurs de la sono, et que la dame entonne carrément une mélopée portée par la musique, façon karaoké ! Après coup, on nous informera (par mail) que c’était du japonais… Bon, pourquoi pas après tout ? Le seul hic c’est que tout au long de la rencontre, à chaque début de séance (c’est-à-dire 6 fois en tout) nous aurons droit au même traitement. Mais enfin bon, une grande partie de l’auditoire semblait apprécier, alors…

Troisième choc : le chant collectif « su-a-wa » …

Lorsque la dame prit enfin la parole, je me demandai quelle mouche venait de la piquer : Loin des paroles éclairantes auxquelles je m’attendais, j’entendis avec stupeur cette personne proférer un amas de platitudes consternantes, alternant avec des sorties à visée humoristique que – pour la plupart – je connaissais déjà par le truchement de ses vidéos. Quant au nouveau contenu auquel je m’attendais, ou encore pour ce qui est des points d’éclaircissement qui – du moins le croyais-je – ne manqueraient pas d'advenir... eh bien, rien.

Le point culminant fut atteint lorsqu’il nous fut demandé d’entonner un chant collectif à partir des trois syllabes « su-a-wa ». Je ne sais plus quel effet cela était censé produire sur nous, néanmoins j’ai entonné ce chant avec beaucoup de cœur, et même de la joie (j’adore chanter), mais sur le moment je n’ai absolument pas saisi l’intérêt de la chose, et à l’heure où j’écris ces lignes je ne le saisis toujours pas.

J2 tout en fin de journée : je vais trouver la dame en direct

Tout le reste fut à l’avenant : pendant les deux premières journées, je me suis dit « Non, ce n’est pas possible, nous allons vraiment finir par démarrer, Isabelle va enfin entrer dans le vif, et mes inquiétudes vont alors s’évanouir comme neige au soleil… »

Mais force fut de constater que cela ne s’est jamais produit.

Ces bracelets nous servaient, de "pass"...

Au soir du 2e jour, je décidai donc d’aller m'en ouvrir directement à l'intéressée, rejoignant pour cela l’immense file d’attente de ceux qui « voulaient dire un mot en particulier à la dame », à un moment apparemment consacré à cela…

Lorsque mon tour fut venu, je fis part à Isabelle de mon profond désarroi, ainsi que je l’avais décidé. En gros, je lui expliquai que ne m’y retrouvais pas du tout par rapport à tout ce que j’avais appris, ressenti et/ou intégré auparavant, en visionnant toutes ses vidéos.

Croyez-vous que la dame s’en soit émue ? Pas le moins du monde ! Elle a conservé un calme olympien, puis a lâché ceci d’un air satisfait :

« C’est normal que tu ne t'y retrouves pas, les vidéos les plus récentes ont trois ans, ce qui se passe maintenant c’est différent ».

Depuis, je suis retourné sur YouTube, pour voir… S’il est vrai qu’il y a un léger décalage technique entre la captation des vidéos en salle et leur diffusion sur YouTube, ce décalage est beaucoup moins important que cela. A l'heure où j'écris ces lignes, la plus récente de ces vidéos a bel et bien été tournée et diffusée en 2018. Vous pouvez la visionner ici.

Là où ma religion fut faite...

Toujours est-il que je me suis bel et bien trouvé devant une fin de non-recevoir. Je ne sais pas si vous vous souvenez de Coluche qui dans un sketch disait à peu près « C’est un mec qui nous vend de l'intelligence, et il n’en a pas un échantillon sur lui ». À ce moment précis, après la réponse lapidaire d’Isabelle Padovani, je me souviens très bien m’être dit – avec effarement « C’est une femme qui m'a parlé d'empathie et de compassion pendant des années, et en ce moment même, il me semble qu’elle n’en a pas un échantillon sur elle ».

Eh oui. C’est bien triste mais c’est ainsi… Cette personne m’a-t-elle donné à voir sa « véritable nature » en cette occasion, ou bien avait-elle été récemment atteinte par un syndrome de sur-dimensionnement des chevilles ? Ai-je été bien malgré moi le témoin d'une forme de dérive sectaire ?... Ou encore des ravages d'une forme de "star system" ?

Je ne le saurai sans doute jamais, mais le fait est là, je voulais en avoir le cœur net, je l'ai eu. Dès ce moment-là ma religion était faite, si l’on peut dire.

Isabelle Padovani et Bernard Lamailloux posant pour la photo
Votre serviteur posant avec la dame pour la photo. Mon désarroi est-il visible ? ...

Il y a quand même eu du contenu…

À la décharge de la dame, je me dois de préciser que lors de la troisième et dernière journée j’ai tout de même trouvé çà et là quelque matière ayant éveillé mon intérêt, mais hélas de mon côté le cœur n’y était plus.

…Or, l’effet de ce contenu a complètement été sabré par un pathétique numéro de cirque

Le 3e jour donc, un épisode en particulier m’a laissé pantois : après toutes les séances de karaoké qu'elle nous avait infligées, la dame a fait encore mieux, en se mettant à exécuter tout à trac un playback, carrément. Un playback humoristique de la chanson « Je n’attendais que vous », de Garou, pendant que la sono diffusait l'interprétation du chanteur. La dame s'en donnait à cœur joie, avec force gestes, mimiques et postures… L’idée, à ce que j’en ai compris, était de railler le côté fusionnel de ce texte qui – certes – ne vole guère haut. Isabelle nous donnait à voir et à entendre le contraste saisissant avec la démonstration qui précédait. Laquelle portait sur "les différents types d'amour". Le procédé m’a même tiré un sourire en coin pendant quelques secondes.

Le problème c’est que la dame, elle, a tiré sur la ficelle en prolongeant son sketch pendant toute la durée de la chanson, se taillant ainsi – il est vrai – un franc succès parmi l’auditoire plié en deux dans sa grande majorité. Sauf que là, on n'était plus du tout dans le "rire de soi". J'en ai conçu une certaine gêne. Décidément, le rire aux dépens de l'autre (quel que soit cet autre) a encore de beaux jours devant lui. Y compris dans des cénacles où on ne s'attend absolument pas à le côtoyer...

Autres choses qui m’ont dérangé...

Le non-respect des horaires

Quelle que soit l’heure à laquelle nous arrivons le matin (ou à la reprise de l’après-midi) les portes ouvrent plus tard que l’horaire prévu, et nous sommes contraints de faire la queue. Ainsi, le dernier matin, la dame (le terme "diva" serait plus approprié) arrivait, avec un retard royal, à sa tribune, après plusieurs allers-retours mystérieux dans son bunker du haut… Précisons que, curieusement, les horaires de fin, quant à eux, ont toujours été scrupuleusement respectés...

L’utilisation abusive du contexte (conditions matérielles) pour alimenter un propos déjà bien fumeux …

« J’ai réglé de son depuis là-haut, mais une fois ici je me rends bien compte que ce n’est pas pareil » … Voilà le type de considérations consternantes que nous avons dû endurer. À un autre moment, la dame est partie dans un développement interminable. Cela portait sur des problématiques de parking, puis de covoiturage... Je me  suis alors dit que pour ce genre de communication, la séance pourrait commencer 10 minutes avant l'horaire. Ou tout simplement à l'heure, au lieu de commencer 10 minutes après. Surtout qu'Isabelle Padovani a enchaîné immédiatement avec: « On est le dernier jour et j'ai 10 milliards de choses à vous partager » (… et donc, pas de temps à perdre. Quel aplomb !)

L’usage abusif du téléphone… par la conférencière !

…Notamment pour exprimer des requêtes concernant la climatisation, ou pour réagir à la demande d’un des participants gêné par la musique d’ambiance à l’extérieur du bâtiment.

Le côté "Non mais faut pas croire, hein ? Dans la vraie vie je suis comme tout le monde...

Dans ses vidéos, la dame emprunte volontiers de nombreuses digressions portant sur ses propres comportements "au premier degré" dans sa vie de tous les jours. Histoire de désacraliser un peu un contenu spirituel (qui - il est vrai - en a souvent besoin) et de nous montrer à quel point elle fonctionne "comme tout le monde" dans son quotidien. Ainsi, ce jour-là, nous avons eu droit à une tirade complètement surréaliste à propos d'une histoire de frustration qu'elle avait subie dans une file d'attente la veille, à l'aéroport.

En assistant en direct à ce numéro de "Dans la vraie vie je suis comme tout le monde...", j'ai eu cette fois-ci le sentiment qu'au-delà des apparences tout ce numéro de claquettes servait aussi un narcissisme que j'ai trouvé pathétique.

Quel gâchis que tout cela !

Madame Padovani me semble avoir carrément perdu le sens des réalités. Elle m'a semblé tout bonnement se prendre pour une élue des cieux. Notamment lorsqu’elle a lâché sans rire "Le don unique, je l'ai fait le premier jour. Dans la vibration (sic !)".

Quant à cette aptitude à rire de soi qui m'avait tellement emballé auparavant, je n'y ai vu à l'arrivée qu'un cabotinage de fort mauvais aloi. Quelle dérision !...

Du coup, j'ai depuis lors beaucoup de mal à retourner visionner les interventions de la dame dont la hauteur de vue m'avait tellement subjugué au départ. Sans doute le temps fera-t-il son œuvre, sans doute pourrai-je y retourner. Mais pour le moment j'avoue ne pas être encore complètement sorti de ma sidération. Nous verrons bien ce que cela donnera...

En guise de conclusion...

Aujourd'hui, plus d'un mois après les faits, j’ai le triste sentiment de m’être fait avoir dans les plus grandes largeurs. C’est sans doute tant pis pour moi. Je n'oublie pas que l'échec n'existe pas, qu'il n'y a que des occasions d'apprendre. Même si en l'occurrence la leçon est un peu cher payée (250 et quelques euros multipliés par deux personnes…). Bien entendu, ce que j’écris ici n’engage que moi. Je n'ai pas la prétention d'avoir un avis supérieur aux autres. Mais enfin il n’en vaut pas moins non plus, et je me dis que si ces quelques lignes peuvent amener d’autres personnes (si peu que ce soit) à se poser des questions avant d’aller s’enferrer comme moi dans un plan aussi douteux, eh bien cela aura eu au moins ce mérite-là.

Pour finir il me revient en mémoire cette citation de Jean Cocteau. Elle parle des acteurs qui sombrent dans le cabotinage. Qui « en font toujours des tonnes », comme on dit, sur les planches mais aussi dans leur vie quotidienne :

Méfiez-vous du théâtre dans la vie. Un grand acteur fait son métier sur les planches, un mauvais acteur joue dans la vie. Et savez-vous quel est le plus mauvais acteur qui existe ? C’est celui qui, pour jouer un rôle et retenir la vedette du monde n’hésite pas à faire tuer des millions d’hommes. La grandeur du théâtre c’est que les morts se relèvent à la fin, les victimes du théâtre de la vie ne se relèvent pas à la fin.

Voilà.

Bien à vous,

Bernard

 

 


Mise à jour du 02/07/2018

Je viens de tomber sur une vidéo d'Isabelle Padovani postée le 20 juin de cette année. La dame y  répond à une question (apparemment posée par sa propre organisation) dont le libellé est "Alors, quoi de neuf dans les rencontres 2018 / 2019 ? Qu'est-ce qui a changé ?"

Elle y évoque longuement sa "Rencontre" de Toulouse 2018. Quelque-chose me dit que je n'ai pas été le seul à "tousser" ce jour-là...

Quoi qu'il en soit, cette vidéo a le mérite d'exister, ainsi chacun pourra se faire sa propre opinion.

Vous pouvez voir cette vidéo ici.

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Le temps précieux de la maturité

Si la maturité était un paysage...
Paysage de Provence depuis la colline de la Quille (F13610)

Bonjour,

Une nouvelle année qui commence est traditionnellement une occasion de bonnes résolutions pour soi-même, et d'envoi de vœux aux autres. Aujourd'hui j'ai décidé de mêler les deux en partageant avec vous ce texte qui – comme par hasard – m'est tombé sous les yeux tout récemment.


J’ai compté mes années et j´ai découvert qu’à partir de maintenant, j’ai moins de temps à vivre que ce que j’ai vécu jusqu’à présent…

Je me sens comme ce petit garçon qui a gagné un paquet de friandises: la première il la mangea avec plaisir, mais quand il s’aperçut qu’il lui en restait peu, il commença réellement à les savourer profondément.

Je n’ai plus de temps pour des réunions sans fin où nous discutons de lois, des règles, des procédures et des règlements, en sachant que cela n’aboutira à rien.

Je n’ai plus de temps pour supporter des gens stupides qui, malgré leur âge chronologique n’ont pas grandi.

Je n’ai plus de temps pour faire face à la médiocrité.

Je ne veux plus assister à des réunions où défilent des égos démesurés.

Je ne tolère plus les manipulateurs et opportunistes.

Je suis mal à l´aise avec les jaloux, qui cherchent à nuire aux plus capables, à usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations.

Je veux l’essentiel, mon âme est dans l’urgence … il y a de moins en moins de friandises dans le paquet…

Je veux vivre à côté de gens humains, très humains, qui savent rire de leurs erreurs, qui ne se gonflent pas de leurs triomphes, qui ne se sentent pas élus avant l’heure, qui ne fuient pas leurs responsabilités, qui défendent la dignité humaine, et qui veulent marcher à côté de la vérité et l’honnêteté.

Je veux m´entourer de gens qui peuvent toucher le cœur des autres… des gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec de la douceur dans l’âme.

Oui … je suis pressé de vivre avec l’intensité que la maturité peut  m’apporter.

J’ai l’intention de ne pas perdre une seule partie des friandises qu´il me reste…

Je suis sûr qu’elles seront plus exquises que toutes celles que j´ai mangées jusqu’à présent.

Mon objectif est d’être enfin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience.

J’espère que le vôtre sera atteint, parce que de toute façon, vous y arriverez…


« Le temps précieux de la maturité »
Mário Raul de Morais Andrade,
poète, romancier et musicologue brésilien

(1893 – 1945).
Source :  https://lejardindejoeliah.com/2017/09/04/maturite/

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Autonomie et relation d’aide…

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur l'idée d'autonomie

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur l'idée d'autonomie...


Une bien étrange coutume

Dans certains coins particulièrement reculés de la Normandie profonde, on peut encore trouver des clôtures de champs agrémentées d’ornements bizarres.

En regardant de plus près, on peut y reconnaître des cadavres de rongeurs. En train de pourrir, en un parfait alignement. Ceux-ci sont habilement épinglés par la peau du dos, à même les barbelés. Continuer la lecture de « Autonomie et relation d’aide… »

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Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur)

Paris froid
Crédit photo Frédéric Palliet

J'ai toujours été admiratif du travail des interprètes et autres traducteurs. Mais ce qui force toujours mon admiration dans des proportions inimaginables, c'est une prestation de traduction simultanée.

Peut-être est-ce l'ancien prof d'anglais (j'ai arrêté ces fonctions en…1986 !) qui parle ici, ou tout simplement un amoureux du langage sous toutes ses formes, mais c'est ainsi. De nombreuses performances de traduction simultanée me laissent pantois d'admiration, c'est ainsi. Continuer la lecture de « Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur) »

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Les pauvres n’aiment que les cartes bleues (!?)

Les pauvres n'aiment que les cartes bleues (!?)

C'était à Aix, hier, rue Bédarride, peu avant 16 heures. Une commerçante accorte m'avait offert un petit échantillon de glace au yaourt, que je n'avais pas eu le cœur de lui refuser, surtout qu'une dame (âgée, plutôt chic) qui passait par là m'encourageait à accepter (oui… il arrive souvent que des inconnus m'adressent la parole dans la rue !).

Bien embêté avec mon mini pot de glace (étant à quelques encablures du cabinet de ma diététicienne, j'aurais sans doute assez mal digéré ce présent, pour d'obscures et psychosomatiques raisons…), j'entrepris, quelques secondes plus tard, de l'offrir à la dame chic et âgée.

Celle-ci refusa aimablement mais, décidément bien en verve, elle me suggéra d'offrir ma glace à un SDF qui faisait la manche, assis sur une marche tout près de nous.

Le SDF refusa aussi, et c'est là que la dame chic et âgée me fit sa sortie mémorable "Eh oui, que voulez-vous, les pauvres n'aiment que les cartes bleues !..."

J'ai trouvé ça du plus haut comique… Au-delà du côté… disons pour le moins discutable d'une telle sentence attribuée de manière si définitive, j'ai trouvé que c'était là un signe flagrant (à mes yeux) de deux choses concomitantes :

      • Une panse bien nourrie…
      • Et une langue bien pendue.

Je n'ai après tout rien contre les premières, et j'avoue avoir un très fort petit faible pour les secondes !
Surtout que la dame disait ça avec l'œil qui pétille… ce qui change tout !

Une vieille dondon mal embouchée eut-elle dit la même chose, je lui aurais volé direct dans les plumes !

Bien à vous,

Bernard

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Le raisonnable et l’insupportable. Un texte d’Hubert Huertas

Le 07.10.2011, à 07:36, Hubert Huertas (dont je vous ai parlé dans un article précédent) nous lisait sur l'antenne de France Culture ce texte très bien senti , à mes yeux fort judicieux, même que "plus d'actualité que, ça tu meurs" :

« L’économie se venge toujours », écrivait Raymond Barre dans son livre « l’expérience du Pouvoir » publié chez Fayard en 2007. L’ancien Premier Ministre racontait comment il avait découvert que la politique était punie quand elle ignorait le réel. Faites des promesses non budgétées, et chaque euro investi dans vos discours en coûtera vingt fois plus au moment de payer la note. Continuer la lecture de « Le raisonnable et l’insupportable. Un texte d’Hubert Huertas »

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