Êtes-vous un humain ?

 

 

allégorie du travail avec playmobils (légendée) 500x332

Voici un test pour voir si vous êtes un humain

Avez-vous déjà mangé une crotte de nez alors que vous n'étiez plus un enfant depuis longtemps ?

Avez-vous déjà émis un petit bruit bizarre (genre « humph ») à un moment où vous vous souveniez d'une chose embarrassante ?

Avez-vous déjà volontairement tapé en minuscule la première lettre d'un SMS pour apparaitre triste ou déçu ?

Avez-vous déjà fini un SMS par un point en signe d'agression ?

Avez-vous déjà ri ou souri quand quelqu'un vous a dit une chose pas vraiment drôle, et ensuite passé le reste de la journée à vous demander pourquoi vous avez eu cette réaction-là ?

Avez-vous déjà cru  perdre votre billet d'avion un millier de fois entre l’enregistrement et la porte d'embarquement ?

Avez-vous déjà enfilé un pantalon,  en vous rendant compte bien plus tard qu'il y avait une chaussette perdue scotchée contre votre cuisse ?

Avez-vous déjà tenté de deviner le mot de passe de quelqu'un tellement de fois de suite que vous avez bloqué son compte ?

Avez-vous déjà eu l'impression persistante qu'on s'apercevra un jour que vous êtes un imposteur ?

Avez-vous déjà espéré qu'il existait une compétence que vous n'aviez pas encore découverte pour laquelle vous étiez naturellement génial ?

Avez-vous déjà cassé quelque chose dans la vraie vie, et ensuite vous vous êtes retrouvé à chercher un bouton « Annuler » ?

Vous êtes vous déjà émerveillé du fait qu'une personne que vous trouviez si quelconque puisse d'un coup devenir si belle ?

Avez-vous déjà fixé votre téléphone du regard en souriant comme un idiot tout en envoyant un sms à quelqu'un ? Avez-vous déjà ensuite envoyé à cette personne la phrase « je regarde fixement le téléphone en souriant comme un idiot » ?

Avez-vous déjà été tenté, et ensuite cédé à la tentation, de regarder dans le téléphone de quelqu'un ?

Avez-vous déjà eu une conversation avec vous-même et ensuite, vous vous êtes rendu compte que vous vous traitiez vous-même comme un mufle ?

Votre téléphone est-il déjà tombé à court de batterie en plein milieu d'une dispute, et avez eu l'impression en pareil cas que le téléphone était en train de rompre avec vous deux ?

Avez-vous déjà pensé que travailler sur un problème entre vous et une personne aimée était futile parce que « …normalement ça devrait être plus facile que ça », ou encore « …se passer naturellement » ? Vous êtes vous déjà rendu compte qu'à la longue, très peu de choses se passent naturellement ?

Vous êtes vous déjà réveillé béat, puis l’esprit soudainement submergé par l'affreux souvenir que quelqu'un vous a quitté ?

Avez-vous déjà perdu la capacité d'imagier un avenir sans cette personne qui n'était plus dans votre vie ? Avez-vous déjà regardé en arrière cet événement avec un triste sourire d'automne en prenant conscience que l'avenir adviendra, quoi qu'il en soit ?

Félicitations. Vous avez terminé le test. Vous êtes un humain.

 

 

Transcription d’une conférence TED prononcée par Ze Frank en mars 2014

Portrait Ze Franck

 

Ze Frank: Humoriste, artiste du web.
zefrank.com

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Les pauvres n’aiment que les cartes bleues (!?)

Les pauvres n'aiment que les cartes bleues (!?)

C'était à Aix, hier, rue Bédarride, peu avant 16 heures. Une commerçante accorte m'avait offert un petit échantillon de glace au yaourt, que je n'avais pas eu le cœur de lui refuser, surtout qu'une dame (âgée, plutôt chic) qui passait par là m'encourageait à accepter (oui… il arrive souvent que des inconnus m'adressent la parole dans la rue !).

Bien embêté avec mon mini pot de glace (étant à quelques encablures du cabinet de ma diététicienne, j'aurais sans doute assez mal digéré ce présent, pour d'obscures et psychosomatiques raisons…), j'entrepris, quelques secondes plus tard, de l'offrir à la dame chic et âgée.

Celle-ci refusa aimablement mais, décidément bien en verve, elle me suggéra d'offrir ma glace à un SDF qui faisait la manche, assis sur une marche tout près de nous.

Le SDF refusa aussi, et c'est là que la dame chic et âgée me fit sa sortie mémorable "Eh oui, que voulez-vous, les pauvres n'aiment que les cartes bleues !..."

J'ai trouvé ça du plus haut comique… Au-delà du côté… disons pour le moins discutable d'une telle sentence attribuée de manière si définitive, j'ai trouvé que c'était là un signe flagrant (à mes yeux) de deux choses concomitantes :

      • Une panse bien nourrie…
      • Et une langue bien pendue.

Je n'ai après tout rien contre les premières, et j'avoue avoir un très fort petit faible pour les secondes !
Surtout que la dame disait ça avec l'œil qui pétille… ce qui change tout !

Une vieille dondon mal embouchée eut-elle dit la même chose, je lui aurais volé direct dans les plumes !

Bien à vous,

Bernard

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Secouer la contrebasse

Quand on me dit que l'inattendu nous attend toujours au coin de la rue, je ne le crois pas toujours. Et pourtant...

Mardi dernier je suis allé rendre visite à Martine, mon amie la luthière. Elle m’avait dit qu’à cette occasion je pourrais "l’aider à secouer la contrebasse". J’avais imaginé qu’il s’agissait d’une expression quelconque, imagée, celles dont nos amis québécois (par exemple) ont le secret, et dont le véritable sens m'échappait totalement. En fait non, c’était à prendre littéralement. Au pied de la lettre, quoi.

Martine venait en effet de finir une intervention sur un de ces étranges instruments, et elle avait besoin de faire tomber par terre les quelques copeaux de bois qui s’étaient incrustés à l’intérieur pendant l’opération, tout simplement. Et le plus simple en pareil cas c’est apparemment de secouer l’instrument comme un prunier, en le tenant à l’horizontale, ouïes vers le bas, tout en effectuant de savants mouvements pendulaires pour persuader les copeaux de prendre gentiment le chemin de la sortie, par les ouïes donc.

Effectivement je peux témoigner qu’à deux c’est plus facile !

Martine Aguila, luthière à Pertuis (84)
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« Plus belle Venise » à Marseille, au Théâtre Toursky, mercredi 21 novembre à 20h30

La compagnie de commedia dell’arte TIRAMISU jouera une de ses créations : "Plus belle Venise" à Marseille, au Théâtre Toursky, mercredi 21 novembre à 20h30.

Vous êtes sommés de vous y précipiter... Cette pièce est tout à la fois tendre, drôle, et savoureuse. Un petit bijou d'évasion assurée !

Ce sont tout à la fois des potes à moi et des gens très talentueux (comme quoi ça n'empêche pas  🙂 ). En plus, vous ferez une bonne action puisqu'ils joueront au profit l'association 123 Soleil !

J'avais eu la chance d'assister à la première, eh bien ça vaut son pesant de cacahuètes !

Pour plus de détails, cliquez sur le lien dans la phrase ci-dessus 🙂

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J’aime pas danser, mais je me soigne…

Ce samedi-là, c'était l'anniversaire de ma copine Martine... elle m'a prévenu qu'il y aurait de la musique très fort et que les gens danseraient... mais moi, rien à faire, j'aime pas danser.

Je sais que je suis loin d'être le seul. Xavier Hanotte, par exemple, dans "Je suis un ours, soit dit entre nous", a écrit ceci :

DANSE
Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours. Pour nous l'enseigner, bon gré, mal gré, les hommes ont eu recours à la contrainte pendant des siècles, usant de méthodes aussi stupides que cruelles. Ils ont échoué. À quoi tient cette ancestrale répulsion? Je ne saurais dire. Dans mon cas personnel, un amour profond de la musique et une conscience de soi trop développée me rendent tout dandinement rythmique aussitôt intolérable. Dans mes jeunes années, seuls quelques rapprochements physiques avec les congénères du beau sexe me faisaient parfois déroger à la règle ursidée. Je m'en sortais à peu près. Mais la plupart du temps, ce type de configuration s'avérait problématique. Mon premier slow eut ainsi lieu avec une petite dame blaireau - déjà! […] - qui ne m'arrivait pas à l’épaule. L’exercice réclamait une souplesse qui n'était pas celle d’un ours. Je ne me suis pas obstiné.

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Je suis un ours, soit dit entre nous, Xavier Hanotte, éd. Le Castor Astral, 2012 (ISBN 978-2-85920-916-2), p. 17

 

Inutile de vous dire que je me reconnais à fond dans ce petit texte, auquel je ne changerais pas une virgule, et que je jurerais avoir été écrit pour moi... Pour ma part, j'écris des chansons, je joue de la musique, je parle souvent en public, et je fais du théâtre amateur, mais danser est tout simplement au-dessus de mes forces. Il y a très peu de gens que j'aime voir danser... et pour tous les autres (moi y compris) ce que je vois est à peu près comparable à ce qu'on peut voir dans ce clip, que je me suis amusé à réaliser ça à partir d'un simple appareil photo. Si vous voulez vous faire une idée... 

Ah oui, j'oubliais : la musique du clip est assurée par le génial Marin Mey (http://www.myspace.com/martinmey)

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Quand les policiers anglais rivalisent d’amabilité, ou encore utilisent leurs boucliers pour faire de la luge

étonnants bobbies...

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Décidément, les policiers anglais sont pour moi une éternelle source d’étonnement. Déjà, en 1974 (eh oui, ça ne date pas d’hier !), alors que je me rendais à un immense festival de musique dans la ville de Redding en compagnie de mon copain Yves, deux d’entre eux nous avaient demandé de vider le contenu de nos sacs sur le quai de la gare, sans doute influencés par nos mines aussi hirsutes que bronzées, puis encouragés dans leurs soupçons par le lieu de résidence figurant sur nos passeports (Marseille !). A la fin, n’ayant rien trouvé de spécial (comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences), ils se sont mis en devoir de tout ranger eux-mêmes dans nos sacs respectifs, cherchant visiblement à tout remettre à sa place, avec une maladresse touchante et un sens louable de l’effort (il faut dire qu’à l’époque, faire mon sac consistait pour moi à y entasser mon linge en boule, sans forcément distinguer le sale du propre…). Au moment de nous quitter, ils nous ont rendu nos passeports avec un grand sourire, l’un d’entre eux poussant même l’amabilité au point de nous adresser quelques mots dans notre langue maternelle, en nous appelant très gentiment par nos prénoms (« Au revouâââr Yvèssss, au revouâââr Beuuuurnrâârd ! »). Je me suis dit alors que je voulais bien être interpellé par de tels personnages tous les autres jours de mon existence si nécessaire… bonjour le contraste avec nos pandores nationaux, ou du moins ce que j’en avais aperçu. Du même coup, les "bobbies" étaient devenus dans mon imaginaires des gens particulièrement étonnants, dans le bon sens du terme... Ce souvenir m’est tout récemment resurgi à la figure lorsque j’ai consulté aujourd’hui l’étonnant article retranscrit à partir de  20 minutes.fr

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Que faire de son bouclier anti-émeute quand il neige et surtout qu'il n'y a pas d'émeute? Afin de rompre leur ennui et s'amuser un peu, des policiers britanniques avaient trouvé la solution en l'utilisant comme luge pour dévaler une pente enneigée ! Sauf qu'ils ont essuyé un blâme jeudi après que des images, filmées par un passant, aient fait le tour de l'Internet. Leur supérieur hiérarchique, le commissaire Andrew Murray, n'a pas vraiment apprécié cette utilisation détournée de leur outil de travail: «J'ai parlé aux policiers concernés et je leur ai rappelé sur un ton qui ne souffre aucune indulgence que faire de la luge quand on est en service, avec un équipement de la police et aux frais du contribuable est une très mauvaise idée s'ils ont l'intention de faire carrière sous mon commandement.»
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«N'oublie pas de sourire, quoi qu'il arrive» Sur la vidéo, on voit les policiers au pied d'une petite colline, proche d'Oxford. L'un d'eux, qui se juche sur son bouclier, conseille alors à un collègue de «s'agripper aux sangles». Le policier s'exécute, se faisant hisser au sommet de la pente par un confrère qui immortalise l'instant sur la caméra de son téléphone portable. «N'oublie pas de sourire, quoi qu'il arrive», lui lance-t-il.
Le lugeur en uniforme dévale alors la colline, sous les éclats de rire de trois collègues.
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