A tout ce qui nous lie

Il y a des chansons comme ça, dont je me dis que j'aurais vraiment aimé les avoir écrites. S'agissant de celle-ci, j'adore tout : la paroles, la musique, l'arrangement... La partie de guitare n'est pas forcément spectaculaire, mais elle est particulièrement sophistiquée. C'est pour moi une pure merveille... et si je vous dis qu'elle m'a donné pas mal de fil à retordre, vous pouvez me croire 🙂

 

Avec mes respectueux hommages aux deux créatrices de la chanson : Aurélie Tyszblat, pour le texte, Véronique Lherm (une vieille connaissance... ex-membre du duo Les Cosmopaulettes) pour la musique.

Vous pouvez écouter leurs morceaux et vous procurer leurs albums sur aurelieverioca.com. Je vous y invite très chaleureusement.

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Jamais su danser mais ça va venir…

Jamais su danser...

Bonjour,

Danser ??? Il y a quelques années j'avais pondu un petit post intitulé "J’aime pas danser, mais je me soigne" pour vous dire tout le bien que je pensais du petit livre de Xavier Hanotte intitulé "Je suis un ours". Il y proposait entre autres une définition très personnelle du verbe "danser" qui commençait ainsi...

"Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours."

En guise d'illustration j'avais même ajouté un petit clip d'animation réalisée à l'aide d'un magnet aimanté sur mon frigo...

L'article se trouve ici...

Aujourd'hui c'est pas pareil...

Pourquoi ? Ben d'une part il y a de plus en plus de gens que j'aime qui aiment danser, et ça m'encourage à soigner mon "ourserie"...

Par ailleurs il se trouve que je viens de tomber sur "Jamais su danser", une chanson écrite par un chanteur qui s'appelle "Ours" (je vous jure que c'est vrai ! Il avait déjà attiré mon attention avec son "Cafard des fanfares"...), et que je suis tombé immédiatement amoureux du texte, de la musique, de tout... au point de m'essayer à en enregistrer une version de mon cru.

Si le coeur vous en dit, vous pouvez la visionner (et l'entendre) à partir du lien ci-dessous.

 

"Bien à vours"  😉

Bernard

 

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Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432…

 

440 façons de diriger un orchestre. Ici : le doigt mouillé...

440, avez-vous dit ? Qu’est-ce ?...

Beaucoup de musiciens le savent : le la donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz.  Plus précisément, il s'agit du  "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments. Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il faisait office de diapason de secours, si l’on peut dire. Voilà qui rappellera  quelques bons souvenirs à certains….

Que vient faire la fréquence 432 là-dedans ?

Pendant longtemps j’ai entendu dire que dans l'histoire, le la n’avait pas toujours correspondu à la fréquence de 440. Jusqu’à une période relativement récente, il était, me disait-on, réglé sur 432. Je supposais alors (à tort) qu’il s’agissait là d’un subtil glissement du type "différence entre Nord magnétique et Nord géographique". Glissement naturellement destiné à évoluer avec le temps qui passe, enfin quelque-chose dans le genre… J'entendais aussi parler d’orchestres baroques utilisant des instruments d’époque, en les accordant d’une façon différente, et en y trouvant maints avantages. Mais quand je cherchais à savoir quels avantages précisément, je recevais de mes interlocuteurs des réponses plutôt évasives. Du type « C’est comme tout le reste, c’était mieux aaaaaavant », ce qui ne me satisfaisaient absolument pas.

Tout récemment, une jeune musicienne au talent fort prometteur (et à la curiosité particulièrement aiguisée), m’a posé la question du la 440. Elle m’a même indiqué quelques liens donnant de manière détaillée des éléments d’explication sur le pourquoi du comment. Cela m’a donné l’envie d’aller y voir de plus près pour me forger une opinion. Une opinion qui vaut ce qu’elle vaut (et vice versa), et que je vous livre dans les lignes qui suiventsans plus tarder.

Ah,ma pauv'dame, on trouve de tout sur internet !

Comme c'est souvent le cas, j'ai pu constater que sur une grande partie de la blogosphère, ce sujet est...

  • Soit traité de manière simpliste en assénant des affirmations lapidaires dont on ne comprend pas grand-chose...
  • Soit traité de manière détaillée mais trop complexe, décourageant parfois les curieux qui souhaiteraient en apprendre davantage.

Bref, il faut s'accrocher, ce que je me suis efforcé de faire...

En fait, il existait beaucoup plus d’étalons que ces deux-là…

Première découverte : avant que le 440 ne s'impose, il existait en fait pléthore de fréquences de référence :

« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz. Pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est déjà le la 440 Hz. Pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz. Pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz ! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, réglé sur 423 Hz, le diapason Mozart, 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, et celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz. »

Et contrairement à ce qu'on peut lire un peu partout, Le la 440 est loin d'être une nouveauté. Il aurait (comme nous venons de le voir) déjà été utilisé (parmi tous les autres) à la période Baroque. Y compris aux côtés d'autres variantes encore plus élevées !

Apparemment la nécessité de normaliser tout cela s'est faite sentir pour plusieurs raisons concomitantes. Notamment pour faciliter le commerce des instruments de musique dans le monde qui s’industrialisait. Dans un même temps, la pratique des musiciens d’orchestre qui voyageaient d’un pays à l’autre se trouvait entravée par toutes ces disparités. Un peu à la manière des trains qui doivent franchir plusieurs pays où l’écartement des rails est différent… Tous ces problèmes-là se posent de manière croissante avec le temps qui passe et les progrès du progrès comme on dit.

Le match Verdi, Litz, Wagner et Cie…

Historiquement, un des premiers européens à chercher à légiférer en la matière fut apparemment le compositeur italien Giuseppe Verdi.

En 1884, il obtient de la commission musicale du gouvernement italien un décret de loi normalisant le diapason à un la à 432 vibrations par seconde.

Ainsi, le la 432 n'est aucunement une "ancienne et unique façon d'accorder les instruments".  Mais tout simplement la première tentative de normalisation en la matière qui ait historiquement réussi à aboutir, puisqu'apparemment ce nouveau standard s'est répandu, notamment en France.

Il semble d'ailleurs que cela ait fait grincer quelques dents à l'époque, au vu des intérêts en jeu. Pour prendre l'exemple des facteurs d'orgues, on peut imaginer qu'ils étaient obligés de repartir de zéro pour construire des instruments compatibles avec ce qui était désormais devenu une nouvelle norme. Sans compter la question de la valeur marchande de leur stock existant...

Ainsi, les "heureux élus" comme d'habitude ont fait une majorité de frustrés, ce qui me paraît inéluctable. La même tragédie se joue d’ailleurs à chaque fois qu’on doit faire un choix (exemple ; les élections 🙂 )

Dans les années 1830 à 1840 (soit 50 ans avant la démarche de Verdi en Italie), Franz Liszt et Richard Wagner avaient déjà œuvré de leur côté. Favorisant ainsi l’adoption du la à une fréquence plus élevée que celle en vigueur dans leur pays, en l'étalonnant à 440 Hz et même au-dessus.

Impermance des choses, en 1939, changement de braquet:

1939 : A Londres, la Fédération internationale des associations nationales de standardisation décide d’un diapason étalon étalonné à 440 Hz. Cette décision sera entérinée quelques années plus tard, lors d’une conférence internationale (toujours à Londres) en 1953. Les protestations des Italiens et des Français, attachés au la 432 Hz de Verdi, sont restées lettre morte. En 1975, le diapason la 440 Hz deviendra une norme ISO. Ceci imposera par la suite son utilisation dans tous les conservatoires de musique. Aujourd'hui la fréquence 440 Hz a donc gagné la bataille institutionnelle, s’érigeant aujourd'hui en standard international.

Cette nouvelle hégémonie, et surtout la période à laquelle elle s'est solidifiée, n’a pas manqué de provoquer de nombreuses réactions. En effet, la promulgation en 1939 du la 440 au détriment du la 432 a été assimilée par certains à un coup d’état musical des nazis – les Allemands ayant alors opté pour le 440 Hz. Qu’ils l’aient fait depuis fort longtemps, et bien avant les nazis, n'entrera hélas pas en ligne de compte. Pendant qu'on y est, pourquoi ne pas avancer que la France était dans le camp des fascistes, en défendant le la 432 aux côtés des italiens ? Ce serait tout aussi inepte.

 Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose...

Cet aphorisme (attribué à Beaumarchais) se porte encore à merveille de nos jours. Dans une même idée, vous pouvez vous reporter au sort regrettable qui est fait à la méthode Coué depuis qu'un célèbre collaborationniste a eu le malheur de s'y intéresser. Que voulez-vous, apparemment nous avons tendance à tomber facilement dans le piège des amalgames... Il suffit pour s'en convaincre de consulter cet article, publié sur mon blog pro.

La vraie pomme de discorde

Et voilà. C’est aussi simple que cela. Entre le « Ils nous détraquent tout avec leur modernisme » et « 1939 ? C’est forcément un coup des allemands », le tour fut joué, et la fréquence de 440 Hertz se retrouva entachée de mille maux pour certains esprits chafouins.

Des invraisemblances à foison

Vous n’imaginez pas les énormités que j’ai pu lire sur ce sujet en surfant sur le net. J'ai pu y découvrir des thèses dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles me paraissent fondées sur des postulats pour le moins contestables. Ainsi, le nombre 432 ne serait rien de moins que...

"[...] Le réglage qui fait vibrer la raison dorée de l’univers PHI et unifie les propriétés de la lumière, du temps, de l’espace, de la matière, de la gravité et du magnétisme avec biologie, du code de l’ADN et de la conscience. Quand nos atomes et ADN commencent à résonner en harmonie avec le schéma en spirale de la nature, notre sens de connexion à la nature est dit être "agrandi". Le nombre 432 est également reflété dans les rapports du Soleil, de la Terre, de la Lune, de la précession des équinoxes, de la Grande Pyramide d’Égypte, Stonehenge, le Sri Yantra et beaucoup d’autres sites sacrés».

Quand les hurluberlus s’en mêlent à ce point, les écrans de fumée finiraient presque par masquer l’essentiel

Ailleurs on peut également lire que des "scientifiques" (sans autre précision) ...ont calculé les fréquences de résonance des atomes et molécules dans la nature (???), et que cela semble militer très fortement pour un retour au 432... Selon les mêmes sources, tous les éléments à l'origine de la vie se retrouvent être une harmonique d'une note dans l'accordage en 432 Hz. Rien de moins !

Je suis même tombé sur des histoires de rapports entre le nombre 432 et les ondes cérébrales, ou encore le ratio entre les anneaux de Saturne et la distance Saturne / Terre. Pour moi, tout cela ne peut pas tenir la route. Même en prêtant toutes les facultés qu'on veut au nombre 432. Car il y a beaucoup trop d'arbitraire là-dedans. Voyons pourquoi:

Déjà, les instruments de musique ont la faculté de produire un grand nombre de sons. Par exemple, mon piano standard de 88 touches produit des notes allant en gros de 32 à 4186 Hz. Pour que d'autres instruments s'accordent avec lui, il serait fastidieux de comparer les notes une à une. Partant, il faut bien s'entendre sur une note de référence. Déjà, choisir le "la 4" (le la de la 4e octave du piano) est un acte arbitraire en soi. Même s'il est ordinairement fait pour des raisons de commodité (cette note étant commune à de nombreux instruments de l'orchestre).

Tout le monde le sait : un bon dessin vaut mieux...

schéma tessitures et fréquences de plusieurs instruments
Vous pouvez cliquer sur ce schéma pour l'agrandir...

Il suffit de regarder le schéma ci-dessus (qui donne les correspondances entre les notes et les fréquences) pour comprendre qu’on aurait tout aussi bien pu choisir pour référence n’importe laquelle des notes qui y sont affichées… Le 440 n'est jamais que la fréquence d'un la. Et le la n'est jamais que la note sur laquelle on s'accorde (au propre et au figuré 🙂 ). Même en restant dans un intervalle qui soit commun à un maximum d’instruments, le do situé sur la même octave que le la 400, qui correspond à 261 Hertz dans la norme actuelle, fonctionnerait tout aussi bien. En le prenant pour base, on arriverait ex-ac-te-ment au même résultat ! Et là, mon intuition me dit que des hurluberlus iraient à coup sûr trouver des explications incontestables pour condamner ce 261, et revenir au "258 d'avant". A coup sûr ils trouveraient dans la chimie moléculaire ou l’observation des constellations le même type de signes allant dans le sens de leurs élucubrations.

Sans compter que les étalons choisis pour mesurer le temps et l'espace (la seconde, le mètre, l'année-lumière...) sont tout aussi arbitraires que le choix du la et de la fréquence (432 ou 440).

Soyons tout de même un peu l'avocat du diable…

L'effet de la fréquence sur le corps humain est un fait admis. Nul ne songerait à le mettre en doute aujourd’hui. Surtout pas les musiciens ! Mais de là à vouloir y discerner un diapason supérieur à tous, la ficelle est trop grossière à mes oreilles.

Allons plus loin. Aucune de ces fréquences du diapason, qu’il s’agisse du 440 Hz ou d'une autre, n'est absolue dans la pratique. Dans l'idéal, il faudrait moduler et modifier en permanence une fréquence selon les lieux, les saisons, et de nombreux autres facteurs physiques et biologiques pour pouvoir nous rapprocher d’une fréquence de "vibration parfaite". Mais à chaque fois, cela serait le sujet de "casse-têtes" énormes pour de nombreux musiciens, sur un plan tout bêtement pratique.

Un exemple

Un exemple ? Le son émis par un instrument varie aussi en fonction de la température et le type d’instrument utilisé : Prenons le cas d’un instrument à vent sur lequel on joue une même note, et pour lequel on mesure la fréquence à des températures ambiantes différentes. Voilà ce que cela peut donner dans certains cas :

– à 10°C = 433 Hz
– à 20°C = 440 Hz
– à 25°C = 444 Hz

Vous comprenez peut-être pourquoi certains d’entre vous ont pu observer des flûtistes « dévisser » et démancher légèrement leur instrument en début de représentation, « le temps qu’elle chauffe », disent-ils, ce qui est parfaitement exact ! Or, tous les instruments n'offrent pas cette possibilité... et certains déphasages interviennent inéluctablement (ce que n'importe quel ingé son vous confirmera).

Encore une fois, en supposant qu'une fréquence de vibration parfaite existe, 432 Hz pourrait très bien (pourquoi pas ?) devenir la fréquence majoritaire un jour, mais certainement pas universelle. Pour étayer une telle théorie, il faudrait nier que tout est en perpétuelle évolution. Et ne pas tenir compte des peuples qui se fondent sur leur mode traditionnel pour chanter et jouer de leurs instruments en rapport direct avec leurs sens, leur culture. Et certainement pas sur un diapason normalisé à 432, à 440 Hz ou que sais-je encore...

Il ne faudrait pas non plus nous prendre pour des billes…

Affirmer (comme j'ai pu le lire) que le 440 Hz est une "fréquence nazie" est fallacieux, puisque cette fréquence existait déjà avant bien avant que ce régime ne l’adopte et ne veuille, effectivement, en faire une référence absolue.

Si plusieurs artistes contemporains ont calé leurs fréquences à 432 Hz comme Janis Joplin ou John Lennon (notamment pour "Imagine"), gardons un peu les pieds sur terre. Leurs choix ne dérivaient vraisemblablement pas d’une obsession pour la pureté, la perfection ou la soi-disant supériorité d’un diapason sur l’autre, mais tout simplement d’une recherche, d’une curiosité artistique qui expérimente et décloisonne les normes pour mieux en embrasser la diversité.

Voici quelques-unes des sources sur lesquelles je me suis appuyé pour écrire ces lignes :

Slate.fr
Accordepiano.fr
Davidbonnin.fr


 
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Goupil : Théâtre musical et langue des signes

Goupil - Théâtre musical
Goupil - Théâtre musical

Vendredi 7 avril 2017 je serai sur les planches, pour la toute dernière représentation de La Malédicion de St Marc (je vous en reparlerai). Du coup , je regrette amèrement de ne pas pouvoir me rendre à la représentation de "Goupil", qui se tiendra tout près de chez moi (en plus !), et dont j'aimerais bien faire un peu la promo, à mon modeste niveau.

Présentation de la pièce "Goupil" par Les Compagnons de Pierre Ménard

Alors voilà. Goupil est un spectacle où se mêlent théâtre, musique, mime et langue des signes. À travers cette réécriture pleine d’humour du Roman de Renart, les Compagnons de Pierre Ménard proposent de redécouvrir les aventures du rusé Goupil, jamais à court d’idées pour ridiculiser le loup Ysengrin.

Infos pratiques :

Où et quand ? : Le vendredi 7 avril 2017 à la Salle des fêtes de Venelles (plan Google Maps ci-dessous).
Tarifs Mon Echappée Belle : 8 € / 4 €
Public familial à partir de 6 ans
Renseignements et réservations : SMAC : 04 42 54 93 10 / resa.culture@venelles.fr

Toutes les autres infos pratiques sur ce spectacle sont ici.

Mais c'est quoi ce Goupil au juste ?...

Ben, c'est  du très bon Théâtre Gestuel et Musical
Pour tout public à partir de 6 ans
Théâtre en salle, et adaptable à l'espace public
Durée : 45 min

La Compagnie

Mise en scène et voix : Nicolas Fagart
Corps et Langue des Signes : Isabelle Florido et Sabrina Dalleau
Musique et sons : Maxime Dupuis, violoncelle

Et pour en savoir plus sur la compagnie c'est par là.

 

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J’ai passé une semaine chez Brad Pitt et Angelina Jolie

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Bon. Désolé pour ce titre accrocheur, je précise tout de suite que j’ai juste fréquenté une de leurs propriétés pendant une petite semaine, inoubliable… mais ça c’était avant, comme dit la pub…

Avant quoi ? Eh bien, avant (…bien avant, même) que le couple médiatique n’acquière le domaine de Miraval, où ils se sont mariés dans l’intimité le 23 août 2014.

Ah, me direz-vous, et avant, il y avait quoi ? Que nous chantes-tu là ? Et toi-même, qu’est-ce que tu y as fait, cher blogueur invétéré, mmmmh ?

Un peu de patience, vous allez tout savoir…

Un peu d’histoire… et de géographie

Le château de Miraval est situé sur la commune de Correns, dans le centre Var, entre Brignoles et Barjols. Il a été construit au XVIIe siècle sur un domaine de 400 hectares (dont 30 de vignobles) fondé par les romains.

Ce domaine viticole a par la suite acquis une vocation supplémentaire, en 1977, année où il fut acheté par Jacques Loussier, célèbre pianiste de jazz, créateur du Play Bach Trio et compositeur de nombreuses bandes originales pour le cinéma et la télévision.

Le musicien y fit aménager (avec le preneur de son Patrice Quef, ex ingé son du Studio des Dames) un studio d’enregistrement de de niveau international de 300 m², ce qui en faisait un des plus grands d’Europe, et qu’il utilisa tout d’abord pour son propre usage (oui, c’est vrai quoi, c’est teeeeeeellement plus pratique ! Comment n’y avais-je pas pensé moi-même ?...). S’en suivit l’arrivée des premiers clients : Maxime Le Forestier et Pierre Vassiliu…

 

Le fameux domaine... Le studio se trouve dans le bâtiment de droite (voitures en stationnement)

 

Ne partez pas, j’arrive…

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis un drôle d’oiseau un peu touche-à-tout, mais ne sont  pas forcément au courant de mon parcours de musicien...

En voici un tranche : Par un beau jour de 1978, un ami auteur compositeur interprète, m’envoie un étrange télégramme (eh oui, les sms n’étaient pas encore inventés, les téléphones portables encore moins !)  me demandant si j’étais disponible pour une semaine d’enregistrement dans un tout nouveau studio révolutionnaire. Vous l'aurez deviné, il s’agit bien de ce lieu magique. Mon ami avait en effet l’occasion d’y enregistrer son tout premier album, et à ses dires cette occasion unique ne se représenterait pas de si tôt… l’affaire était en quelque sorte "à saisir", il fallait décider dans l’urgence : y aller (en l’absence totale de toute préparation), ou laisser passer cette chance inespérée…

Album ArtémiseLe choix fut vite fait… Avec une bande de joyeux drilles jeunes musiciens, nous avons donc investi ce lieu magique. Vous auriez vu nos têtes… à côté, Alice au pays des merveilles c’est de la gnognote… Précisons qu’à cette époque, il m’arrivait d’accompagner Michel Melchionne  (l’ami au télégramme... cliquez sur son nom pour avoir un solide aperçu de sa discographie) dans nombre de représentations publiques et événements délirants. Je connaissais une grande partie de son œuvre  sur le bout des doigts. J’étais un peu guitariste, un peu bassiste, un peu choriste, un peu arrangeur, et très inconscient aussi (j’avais alors… 21 ans!). En bref, j’avais sur moi tout ce qu’il fallait pour m’embarquer sans préavis dans une aussi improbable aventure.

"Artémise était à moi, comme la brise est au lilas"…

C’est ainsi que fut enregistré au pied levé Artémise, le tout premier album de Michel Melchionne.

Il y avait là des gens étonnants, une alchimie de gentillesse, de bienveillance, de franche rigolade, de "non prise de tête", de générosité et  de talent que j’ai rarement retrouvés depuis.

A noter : Le percussionniste Jacob Devarieux était parmi nous. Il est devenu plus tard le leader du groupe  Kassav! je pense ne pas me tromper... Je me souviens que dans un morceau (disponible quelques lignes plus bas à l'écoute) il imitait à la perfection le son de la cuica brésilienne avec sa voix, et que dans un autre il avait même eu l'idée d'ajouter un effet de percussion en... se frottant les mains ! En fait, il utilisait tout son corps pour produire toutes sortes de sons, et ceci bien avant que cela devienne une mode !

Ci-dessous, la "distribution", telle qu'elle apparaît sur la pochette de l’album (vinyle, évidemment). Outre celui de votre serviteur, on peut y reconnaître les noms de plusieurs musiciens avec lesquels je me réjouis d’être encore (ou de nouveau) en contact aujourd’hui, comme Michel Melchionne, bien sûr, mais aussi Roger Nikitoff et Pierre Mullot.

Noms sur l'album Artémise

Au passage, je serais ravi de retrouver la trace des autres, comme Jean-Clément Bonifay, qui était alors professeur de musique dans un collège des alentours (Saint-Maximin, me semble-t-il)… Par un hasard extraordinaire, il se trouve que ce Jean-Clément vivait à l’époque dans le tout proche village de Bras, et qu’il avait bien voulu m’y héberger pour quelques jours. Le reste de la troupe, réparti dans quelques voitures, arrivait en général tous les jours de Marseille, vers les 9, 10 heures du matin, enfin,  le temps de récupérer tout le monde, vous voyez un peu le topo...

De mon côté, grâce à l’hospitalité de Jean-Clément, j’avais le loisir d’arriver bien plus tôt, et comme le studio était réservé sur de grandes amplitudes horaires, j’ai pu m’y amuser comme un petit fou (Alice au pays des merveilles, je vous ai dit…) , et entre autres refaire de A à Z les premières mesures d'introduction d’un des morceaux (To California), qui ne comptait pas moins de... 9 guitares ! Je me souviens encore comme si c'était hier de l’ingé son (Patrice Quef) marquant à la craie un bout de bande magnétique super large (24 pistes parallèles, comme on disait), puis empoignant une paire de ciseaux tout bêtes  pour se livrer en sifflotant à une opération de "couper-coller" qui était tout ce qu’il y a de plus concret et de plus périlleux !

Le studio en  lui-même était mémorable… à l’époque, tous les équipements étaient bien entendu analogiques (ils ont été mis à jour depuis lors). Ce fut l’occasion pour moi de manipuler pour la première fois nombre d’instruments fantastiques (une harpe, une épinette, un piano à queue Bösendorfer…).

 

Réverb du studo Miraval en 1978 : une cave à vin !
La cave à vins : une "reverb" unique au monde...

Une cave à vins pas comme les autres

Entre autres curiosités incroyables, signalons qu’un effet de réverbération était produit  la demande par la résonance naturelle d’une… cave à vin (authentique !), dont le rendu est par la suite devenu célèbre dans le monde des musiciens et des ingénieurs du son, bien avant l’arrivée du numérique (il faut préciser qu’à l’époque, nombre d’effets de réverbération étaient tout simplement produits par… un ressort tout bête !).

Pendant que nous y sommes, vous trouverez sous ces lignes la liste de tous les titres que nous avons enregistrés et mixés en une semaine, à cette occasion. C'était une véritable performance, surtout si l'on garde à l'esprit que chaque titre était mixé deux fois,dans la foulée, toujours "à la main", à cause des versions playback, lesquelles présentaient forcément de subtiles petites différences avec les originaux, à l'époque... Rappelons qu'il n'existait encore aucun automatisme, tout reposait sur le feeling et le savoir-faire de l'ingénieur du son. Ah ma pauv'dame, en ces temps bénis, point n'était donc besoin de faire l'âne pour avoir du son... 😉

Liste des morceaux enregistrés (ordre de l'album)

Achète-toi une samba
Fric et flip
Je suis un pantin
Ma femme
Artémise
Le funambule argentin
Laisse-moi chanter ma peine
Attends
To California
Les amies de ma jeunesse
Temps de chien
Ma maison
Le jour où tu me quitteras

Depuis lors, de nombreux artistes (et non des moindres) ont enregistré un ou plusieurs albums dans ce lieu devenu mythique. Avis aux spécialistes : dès 1982, le studio hébergeait la toute première console SSL (Solid State Logic) française !  Quelques années après, en mai 2001 précisément, les studios Abbey Road à Londres s'équiperont à leur tour d'une console SSL 9000J à 96 voies, la plus grande console d'Europe à cette époque. (au passage, j'ignore totalement si le studio Miraval est aujourd'hui maintenu, ou s'il a été démantelé pour réserver les lieux à un autre usage...).

Studio Miraval : Artistes francophones...

 

ALAIN BASHUNGcoucher de soleil - international par excellence

BLANKASS

BLANKASS

CHEB MAMI

INDOCHINE

JACQUES HIGELIN

L'AFFAIRE LOUIS TRIO

LES NEGRESSES VERTES

MAXIME LEFORESTIER

MIOSSEC

NATACHA ST PIER

OPHELIE WINTER

PATRICK FIORI

PIERRE VASSILIU

PAUL PERSONNE

TELEPHONE

ZEBDA

 

 

 

 

Studio Miraval : Artistes internationaux...

coucher de soleil - international par excellence

ACDC

CHRIS REA

COURTNEY LOVE

CRHIS REA

DAVID SYLVIAN

GARY MOORE

GERY RAFERTY

GIPSY KINGS

JIMMY BARNES

JULIA FORDAM

KELLY FAMILY

LITHHOUSE FAMILY

PINK FLOYD

POLO HOFER

RAMMSTEIN

SADE

SHIRLEY BASSEY

STEVE WINWOOD

TARKAN

THE CRANBERRIES

THE CURE

THE GO BETWEENS

UB40

WET WET WET

WHAM

YES

 

A noter :  En 1979,  le groupe Pink Floyd y enregistra une grande partie de l’album The Wall. Gag : la pochette mentionne le studio « Miravel » !

La boucle est bouclée…

Depuis lors, le musicien Jacques Loussier a continué à composer. Entre mille autres choses, notons le thème de "Inglorious Basterds", film de Quentin Tarantino sorti en 2009, avec en vedette masculine l’acteur… Brad Pitt ! Si ça se trouve, c’est à cette occasion qu’il lui a montré les photos du château ! En pareil cas, ça nous ferait un autre point commun : lui et moi appartiendrions donc à ce club très fermé de ceux qui entendent se passer des services des agences immobilières à chaque fois que c’est possible, et privilégient autant que faire se peut les transactions "de particulier à particulier"… Comme c’est géniââââl !  Tellement  post-moderne ! Et tellement plus simple !

Post-scriptum : Ah là là, la jet-set, décidément, on n’en sort pas ! 😉

vue aérienne d'une maisonDernière précision : le hasard a voulu que par la suite, ma propre mère achète à quelques encablures de cette propriété un terrain (infiniment plus petit et incomparablement moins cher, ne nous emballons pas !), et qu’elle y fasse construire une maison, où elle vécut, jusqu'à ses derniers jours. Pour l’anecdote, les plans avaient été mis au point à l’époque par un tout jeune architecte. Le frère d’un de mes copains de lycée (le lycée Marcel Pagnol, à Marseille). C’était là son tout premier permis de construire, me semble-t-il (il venait à peine de quitter l’école d’architecture de Luminy, à Marseille). Des années après des débuts pas toujours évidents, il se trouve que ce garçon a fini par acquérir une belle notoriété, et ainsi faire fortune en signant des constructions dans le monde entier, ce qui fait qu’il jouit aujourd’hui d’une renommée internationale. C’est entre autres l’archi d’exécution de l’ensemble de bureaux des Docks, à Marseille. Il s’appelle Eric Castaldi.

 

2 e post-scriptum : Depuis cet article, Michel Melchionne est venu jouer à la maison !

Petit souvenir ci-dessous :

 

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MusicienCreation.net

Bien installé dans votre petit home studio ou tout simplement devant votre ordinateur, par passion ou amusement, vous créez (tout comme moi) des pièces musicales dans un but précis ou par plaisir avec votre instrument favori. Votre morceau est plutôt à votre goût; encore que...

Vous n'avez pas nécessairement la capacité de produire une piste originale avec l'instrument (et surtout le feeling) idéal qui pourrait révolutionner radicalement la teneur de votre morceau ?...

...Eh bien, tout cela pourrait très bien être fait avec l'aide d'une personne qui maîtrise l'instrument que vous avez envie d'entendre. Cette personne est peut-être à l'autre bout du monde... qu'importe ? A l'époque où nous vivons, vous savez bien que tout est possible... y compris pour le meilleur 🙂

Tentez votre chance, jetez-vous à l'eau, qui sait, le résultat sera peut être d'une très grande qualité, en outre cela permet de faire des rencontres virtuelles , joignant l'utile et l'agréable !

Le site Musicien Création est un réseau (entièrement gratuit) de musiciens souhaitant partager entre eux leurs talents. Il est dédié aux musiciens qui veulent créer une pièce musicale et/ou souhaitent profiter du talent de d'autres musiciens pour ajouter une piste d'instrument live (acoustique ou pas) afin de donner une meilleure dimension à leur composition.

Voici un aperçu de ce qui y est proposé :

  • Soumission de votre projet dans la "salle d'écoute"
  • Les musiciens écoutent votre projet et téléchargent votre pièce pour enregistrer l'instrument demandé
  • Les musiciens vous soumettent leur piste mixée à votre projet (ou encore séparée)
  • Vous choisissez la piste qui vous convient afin de construire votre pièce
  • Espace de téléchargement gratuit pour tous vos projets
  • Plusieurs logiciels à votre portée
  • Tutoriel pour débutants
  •  Forum de discussion asynchrone et chat en live

Ce site est conçu à la fois pour les amateurs et les pros, le but étant de construire une pièce musicale dans l'harmonie des sons "live". Il est entièrement libre et gratuit. À vos créations et amusez-vous!

Inscription gratuite ici...

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Jour de lessive…

Sur un texte de Gaston Couté

Une musique de Gabriel Yacoub

Voici pour vos oreilles un morceau arrangé, enregistré, mixé, joué, chanté, masterié et pasteurisé par Bernard Lamailloux, avec la participation de Paul Lamailloux dans les refrains.

 


 

Je suis parti ce matin même
Encore saoul de la nuit mais pris
Comme d´écœurement suprême
Crachant mes adieux à Paris
Et me voilà, ma bonne femme,
Oui, foutu comme quatre sous
Mon linge est sale, aussi mon âme
Me voilà chez nous

(Refrain 🙂
Ma pauvre mère est en lessive
Maman, maman
Maman, ton mauvais gars arrive
Au bon moment
Maman, ton mauvais gars arrive
Au bon moment

Voici ce linge où goutta maintes
Et maintes fois un vin amer
Où des garces aux lèvres peintes
Ont torché leurs bouches d´enfer
Et voici mon âme plus grise
Des mêmes souillures, hélas!
Que le plastron de ma chemise
Gris, rose et lilas (Au refrain)

Au fond du cuvier où l´on sème
Parmi l´eau, la cendre du four
Que tout mon linge de bohème
Repose durant tout un jour
Et qu´enfin mon âme, pareille
A ce déballage attristant,
Parmi ton âme, ô bonne vieille,
Repose un instant (Au refrain)

Tout comme le linge confie
Sa honte à la douceur de l´eau
Quand je t'aurai conté ma vie
Malheureuse d´affreux salaud
Ainsi qu'on rince à la fontaine
Le linge au sortir du cuvier
Mère, arrose mon âme en peine
D´un peu de pitié (Au refrain)

Et lorsque tu viendras étendre
Le linge d´iris parfumé
Tout blanc parmi la blancheur tendre
De la haie où fleurit le mai
Je veux voir mon âme encore pure
En dépit de ce long sommeil
Dans la douleur et dans l´ordure
Revivre au soleil (Au refrain)

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Sur la pointe des pieds

violoncelle

Une chanson toute fraîchement écrite sur la pointe des pieds, comme son nom l'indique... A la mémoire d'un mec super... à qui je dois beaucoup 🙂

Pour l'écouter, cliquer ci-dessous, sur le bidule approprié, comme d'hab...


Sur la pointe des pieds

comme si ça pouvait l’aider

à atterrir sans bruit

il est entré dans la vie

il a ouvert les yeux

je crois qu’il était heureux

de dire bonjour

à tous ceux qui étaient autour

Sur la pointe des pieds

comme s’il voulait arriver

à embrasser la vie

l’a grandi p’tit à petit

a brûlé les étapes

s’est aussi pris quelques tapes

sur le bout des doigts

faut dire qu’il comptait sur ça

 
Sur la pointe des pieds

pour ne pas te déranger

presqu’en catimini

il est entré dans ta vie

et sans que rien n’y fasse

il a pris toute la place

tu t’es dit, ma foi,

que c’est beaucoup mieux comme ça

 

 

Sur la pointe des pieds

comme si ça pouvait l’aider

à faire moins de bruit

il a traversé la vie

et comme ça, mine de rien

il en a fait du chemin

c’est pas tous les jours qu’on voit

qu’on voit un type comme ça

 
Sur la pointe des pieds

Pour ne pas nous réveiller

Sans faire de bruit

Il est sorti de la vie

Il a fermé les yeux

Je crois qu’il était heureux

parti sans un mot

comme pour nous dire « à bientôt »

 

 

Sur la pointe des pieds

ce silence à nos côtés

c’est un énorme bruit

comme un grand trou dans nos vies

et quand c’est difficile

quand la vie est trop amère

quand c’est trop débile

quand il n’y a plus rien à faire

pour ne pas perdre le Fil

je pense à ce mec Super

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Chansons de ce mois de juin

Bonjour,

Deux chansons fraîchement enregistrées  cette fois-ci. Si vous voulez entendre ce que ça donne vous pouvez cliquer sur les bidules appropriés, comme d'hab...

  • Tout c'qu'est dégueulasse porte un joli nom

    Morceau de Romain DIDIER et Allain LEPREST, repris il y a quelques année par Olivia Ruiz...  j'ai découvert tout récemment cette chanson et ça m'a donné envie de la réorchestrer et de l'interpréter à ma sauce.
  • Toi mon enfant du bout du monde

    C'est ma toute dernière composition perso, inspirée par mon cadeau de fête des pères (un Ukulélé).
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Encore une chanson ??? Non !!! Si !

Encore une !

Voici "My Sweet Caroline", une chanson que j'ai écrite (en anglais, une fois n'est pas coutume 🙂 et composée, en hommage à Caroline Perks, compositrice australienne, amie de la nature et des animaux, avec qui j'avais pas mal échangé sur MySpace il y a quelques années...

Normalement le clip vidéo devrait s'afficher ci-dessous dans votre navigateur... Il ne vous reste plus qu'à cliquer sur le petit bouton "play"...

Avec une mention spéciale à Bertand Thomas pour son joli tableau, et pour l'ensemble de son oeuvre...

My sweet Caroline

She’s always online

When I go to MySpace

I can see her pretty face

 

My sweet Caroline

Will you ever be mine?

I feel I’ve no other choice

When I hear your sunny voice

 

She’s in love with earth and

All animals too

A million miles from her

Feel like being a roo

 

My sweet Caroline

Will you ever be mine?

I feel I’ve no other choice

When I hear your sunny voice

 

Paroles et musique : Bernard LAMAILLOUX – 9 juillet 2008

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