Choses en soie : une chanson de Jean-Michel Philibert

Jean-Michel Philibert à la guitare

Jean-Michel Philibert est un des meilleurs auteurs composeurs interprètes que je connaisse. Je le connais depuis l'enfance, depuis les kilomètres et le temps ont mis quelques barrières entre nous, mais nous faisons de notre mieux pour nous efforcer de les abolir, à de trop rares moments.

J'ai le plaisir de vous transmettre ci-dessous une interprétation toute personnelle que j'ai faite d'une de mes préférées parmi ses chansons (ce garçon en a écrit et composé des tonnes !).

Vous trouverez ça sur le lien suivant :


Les paroles :

 

Choses en soie (Paroles et musique : Jean-Michel PHILIBERT)

Avant de te connaître
J’étais pas du tout comme ça
C’est comme pour les lettres
L’enveloppe ça me laissait froid

Mais quand tu t’habilles
Te déshabilles
Mes yeux s’amusent
Et avec mes doigts

Toutes ces ficelles
Ces drôles de bretelles
J’vois bien qu’c’est pas
Une mauvaise chose en soi
Choses en soie
En satin
Si petit
Si malin

« Satin » du miracle
Cette intimité
Ça tient ou ça craque
Pour c’qui est de craquer
Toutes ces ficelles
Ces drôles de bretelles
C’est comme une guitare
Ça vous lâche pas les doigts

Ça tient du miracle
A côté d’la plaque

J’ai été quand j’méprisais
Les dessous féminins
Dessous chics
Prisunic
Je méprise
Plus rien du tout…

Toutes ces dentelles
Cela va de soi
Ne masquent pas celle
Qui me va tout droit

Au cœur, toi ma belle
Ta peau m’ensorcelle
Je soupire après
Le satin de tes bras

Lorsque tu m’appelles
Rondeurs et sourire
Pour la p’tite agrafe
Qui ne veut pas s’ouvrir
Choses en soie
En satin
Si petit
Si malin

Avant de te connaître
J’étais pas du tout comme ça
Y’a toujours moyen
D’un peu devenir « soie »


Voilà. Bien à vous,

Bernard

 

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De « Plaisir d’amour » à « En amour avec toi »

Histoire d'un voyage de 234 ans…

La chanson dont il est ici question prend sa source dans le célèbre "Plaisir d'amour", celui qui ne dure qu'un moment, vous savez? alors qu'un chagrin d'amour dure toute une vie...

Cette très ancienne chanson est de Jean-Paul-Égide Martini (1741 – 1816). C'était un musicien francophone d'origine allemande qui s'est évertué à composer tout un tas de trucs, mais bon, la postérité n'a retenu pratiquement que celui-là, écrit en 1784…

Bien plus tard, au début des années 1960, outre-Atlantique, Elvis Presley réutilise cette mélodie, qu'il trafique un peu, et dont il réécrit les paroles comme suit:

Wise men say only fools rush in
But I can't help falling in love with you
Shall I stay?
Would it be a sin
If I can't help falling in love with you?
Like a river flows surely to the sea
Darling so it goes
Some things are meant to be
Take my hand, take my whole life too
For I can't help falling in love with you

Cela donnera le succès planétaire "Can't help falling in love" qui sera finalement enregistré en 1961 (Éditions Gladys Music Elvis Presley Enterprises). On peut retrouver très facilement cette version en recherchant par exemple "Can't help falling in love Elvis" sur YouTube. Mais si on enlève le nom d'Elvis de notre requête, on s'apercevra alors que le titre a été repris par une foultitude d'artistes internationaux dont Bob Dylan, Céline Dion, U2, UB 40, Haley Reinhart, Andrea Bocelli, Michael Buble, Pentatonix et de très nombreux autres artistes.

Pour ma part j'apprécie particulièrement les interprétations de Pentatonix et de Céline Dion.

Tout récemment un ami m'a remis en mémoire cette chanson. Le titre signifie littéralement "Je ne peux pas m'empêcher de tomber amoureux de toi". Je me suis souvenu alors que nos amis québécois, lorsqu'ils sont amoureux, utilisent pour décrire leur état une construction complètement calquée de l'anglais, puisqu'ils disent "Chuis en amour"…

Cela m'a donné envie d'écrire une adaptation francophone de "Falling in love with you" qui s'appellerait tout simplement "Tomber en amour avec toi".

Le texte donne ceci :

Chuis bien parti
Et j'n'en reviens pas
Depuis qu'chuis tombé
En amour avec toi

Une folie
Une erreur sûrement pas
Je suis bien tombé
En amour avec toi

Comme une rivière
Descend vers la mer
Chacun de mes pas
Me rapproche de toi

Prends ma main
Ne la lâche pas
Je suis tombé
En amour avec toi

Dans la foulée, j'ai écrit quelques petits arrangements et j'ai enregistré le tout.
Vous en trouverez le résultat ci-dessous...

 

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Amour, amitié

 

Pierre Vassiliu et Bernard Lamailloux en 1980

 

Cette année-là, j'avais eu la chance d'être invité pour quelques jours au centre de vacances de Clermoulins, dans le Doubs. Le dernier soir, Pierre Vassiliu y donnait un concert.

Au moment de chanter son dernier titre, l'artiste demande aux musiciens qui l'accompagnent de quitter la scène, puis propose aux spectateurs qui le souhaitent de venir carrément sur scène s'emparer d'un des instruments laissés disponibles, pour venir improviser avec lui un accompagnement pour le  dernier morceau de son tour de chant.

Mes amis m'ont alors littéralement poussé sur la scène (en fait ils n'ont pas eu beaucoup à insister), et l'un d'eux a même immortalisé la scène sur un cliché !

Ensuite nous sommes allés dîner en petit comité avec le monsieur et son équipe (rappelons que j'étais pote avec les organisateurs). Le repas fut mémorable, et Vassiliu s'est montré aussi sympa et humain en petit comité qu'il l'avait été sur scène auparavant.

Aujourd'hui ce monsieur n'est plus, et j'ai eu l'idée de reprendre une des chansons qu'il chantait à l'époque, en s'accompagnant lui-même à la guitare. J'adore ce texte et cet accompagnement beaucoup plus subtil qu'il n'y paraît à première ouïe…

 

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Quand tu danses

Quand mes enfants étaient tout petits, j'avais l'habitude de leur chanter des chansons tous les soirs (avec ma guitare) pour les endormir. En mélangeant des airs célèbres, avec d'autres, beaucoup moins, et pour cause : c'était mes propres compositions.

Mais les enfants ne faisaient pas toujours la différence, à cet âge-là... quelle importance, après tout ? C'est ainsi que des années plus tard il leur est parfois arrivé de découvrir avec stupeur que tel morceau n'avait pas DU TOUT été écrit par leur papa.

Par exemple, ma fille qui vivait au Mexique à l'âge de 21 ans a été un jour interpellée par des amis qui s'écriaient, "Vite, écoute la radio, ils passent un chanteur français, il s'appelle Jean-Jacques Goldman !".

Le monsieur chantait en effet "Quand tu danses", et ma fille s'est aussitôt mise à protester, sur un ton véhément et outragé : "Non mais quel toupet ! Cette chanson a été inventée par mon papa, tout spécialement en mon honneur; alors que je faisais mes toutes premières pointes sur les planches de la salle polyvalente de notre village !".

C'est-y pas mignon à craquer, tout ça ? Franchement. Je vous le demande...

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Evidemment…

Cette chanson a été écrite et composée par Michel Berger pour France Gall suite au décès de leur ami Daniel Balavoine. Elle a été interprétée pour la première fois en 1987 (album "Babacar"... non, il ne maque pas un L 🙂 ).

 

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Les cairotes sont cuites…

 

Franck Houdoire - Alias Monsieur Copain, auteur de la version originale de la chanson "Les cairotes sont cuites".

Mon ami Franck aime bien dire de sornettes...
Ensuite il flaque tous ces trucs sur internet...

En fait l'histoire est un peu plus compliquée : Franck Houdoire (alias Monsieur Copain) est un auteur compositeur interprète que j'ai connu sur... Myspace, un réseau social aujourd'hui oublié (ou presque) qui était très prisé des musiciens, à l'époque. On y mettait nos morceaux en ligne en un rien de temps (audio seulement, la plupart du temps), et on attendait tous plus ou moins fébrilement les avis des autres (sur un mode "J'ai bien apprécié tes morceaux, maintenant si jamais tu veux écouter les miens c'est par là..."). Ah là là ma pauv'dame, c'était toute une époque" 🙂 Continuer la lecture de « Les cairotes sont cuites… »

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A tout ce qui nous lie

Il y a des chansons comme ça, dont je me dis que j'aurais vraiment aimé les avoir écrites. S'agissant de celle-ci, j'adore tout : la paroles, la musique, l'arrangement... La partie de guitare n'est pas forcément spectaculaire, mais elle est particulièrement sophistiquée. C'est pour moi une pure merveille... et si je vous dis qu'elle m'a donné pas mal de fil à retordre, vous pouvez me croire 🙂

 

Avec mes respectueux hommages aux deux créatrices de la chanson : Aurélie Tyszblat, pour le texte, Véronique Lherm (une vieille connaissance... ex-membre du duo Les Cosmopaulettes) pour la musique.

Vous pouvez écouter leurs morceaux et vous procurer leurs albums sur aurelieverioca.com. Je vous y invite très chaleureusement.

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Jamais su danser mais ça va venir…

Jamais su danser...

Bonjour,

Danser ??? Il y a quelques années j'avais pondu un petit post intitulé "J’aime pas danser, mais je me soigne" pour vous dire tout le bien que je pensais du petit livre de Xavier Hanotte intitulé "Je suis un ours". Il y proposait entre autres une définition très personnelle du verbe "danser" qui commençait ainsi...

"Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours."

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Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432…

 

440 façons de diriger un orchestre. Ici : le doigt mouillé...

440, avez-vous dit ? Qu’est-ce ?...

Beaucoup de musiciens le savent : le la donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz.  Plus précisément, il s'agit du  "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments. Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il faisait office de diapason de secours, si l’on peut dire. Voilà qui rappellera  quelques bons souvenirs à certains…

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Goupil : Théâtre musical et langue des signes

Goupil - Théâtre musical
Goupil - Théâtre musical

Vendredi 7 avril 2017 je serai sur les planches, pour la toute dernière représentation de La Malédicion de St Marc (je vous en reparlerai). Du coup , je regrette amèrement de ne pas pouvoir me rendre à la représentation de "Goupil", qui se tiendra tout près de chez moi (en plus !), et dont j'aimerais bien faire un peu la promo, à mon modeste niveau. Continuer la lecture de « Goupil : Théâtre musical et langue des signes »

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