A tout ce qui nous lie

Il y a des chansons comme ça, dont je me dis que j'aurais vraiment aimé les avoir écrites. S'agissant de celle-ci, j'adore tout : la paroles, la musique, l'arrangement... La partie de guitare n'est pas forcément spectaculaire, mais elle est particulièrement sophistiquée. C'est pour moi une pure merveille... et si je vous dis qu'elle m'a donné pas mal de fil à retordre, vous pouvez me croire 🙂

 

Avec mes respectueux hommages aux deux créatrices de la chanson : Aurélie Tyszblat, pour le texte, Véronique Lherm (une vieille connaissance... ex-membre du duo Les Cosmopaulettes) pour la musique.

Vous pouvez écouter leurs morceaux et vous procurer leurs albums sur aurelieverioca.com. Je vous y invite très chaleureusement.

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Jour de lessive…

Sur un texte de Gaston Couté

Une musique de Gabriel Yacoub

Voici pour vos oreilles un morceau arrangé, enregistré, mixé, joué, chanté, masterié et pasteurisé par Bernard Lamailloux, avec la participation de Paul Lamailloux dans les refrains.

 


 

Je suis parti ce matin même
Encore saoul de la nuit mais pris
Comme d´écœurement suprême
Crachant mes adieux à Paris
Et me voilà, ma bonne femme,
Oui, foutu comme quatre sous
Mon linge est sale, aussi mon âme
Me voilà chez nous

(Refrain 🙂
Ma pauvre mère est en lessive
Maman, maman
Maman, ton mauvais gars arrive
Au bon moment
Maman, ton mauvais gars arrive
Au bon moment

Voici ce linge où goutta maintes
Et maintes fois un vin amer
Où des garces aux lèvres peintes
Ont torché leurs bouches d´enfer
Et voici mon âme plus grise
Des mêmes souillures, hélas!
Que le plastron de ma chemise
Gris, rose et lilas (Au refrain)

Au fond du cuvier où l´on sème
Parmi l´eau, la cendre du four
Que tout mon linge de bohème
Repose durant tout un jour
Et qu´enfin mon âme, pareille
A ce déballage attristant,
Parmi ton âme, ô bonne vieille,
Repose un instant (Au refrain)

Tout comme le linge confie
Sa honte à la douceur de l´eau
Quand je t'aurai conté ma vie
Malheureuse d´affreux salaud
Ainsi qu'on rince à la fontaine
Le linge au sortir du cuvier
Mère, arrose mon âme en peine
D´un peu de pitié (Au refrain)

Et lorsque tu viendras étendre
Le linge d´iris parfumé
Tout blanc parmi la blancheur tendre
De la haie où fleurit le mai
Je veux voir mon âme encore pure
En dépit de ce long sommeil
Dans la douleur et dans l´ordure
Revivre au soleil (Au refrain)

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Puisque vous partez en voyage…

Mireille et ses amis - Puisque vous partez en voyage

Bonjour, j'ai eu l'idée d'enregistrer un instrumental, repris à partir d'un vieux souvenir.

Il s'agit d'une chanson écrite et composée à l'origine en 1936, puis enregistrée à de nombreuses reprises depuis lors.

Une des versions les plus célèbres est celle chantée par Mireille et Jean Sablon.

Bien plus tard, Georges Brassens himself y est allé aussi de sa propre interprétation, dans son album N° 12 qu'il intitulait (déjà à l'époque) "Les chansons de ma jeunesse".

Une des dernières reprises en date est celle de Françoise Hardy et Jacques Dutronc en 2009.

Voila. Pour entendre ce que ça donne, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessus.

Bien à vous,

Bernard

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Mes petits Invités & My Blue Light Dream – Deux clips vidéo (qualité HD) enregistrés pour vous…

Bonjour,

Le 3 octobre 2010 était publié ici l'enregistrement sonore d'une de mes toutes dernières chansons "Mes petits invités".

Aujourd'hui (avril 2011), à l'occasion d'une semaine de villégiature chez mes amis ET beaux frères et soeurs Laurent et Cristina,  j'ai eu l'idée d'enregistrer un clip vidéo de cette chanson, avec la Normandie pour décor.

...Qualité HD, siouplaît !


Le plus drôle dans l'histoire c'est que j'ai écrit cette chanson en hommage à mes adorables enfants, et que sur le clip, c'est l'un d'entre eux (Alice, celle "du milieu") qui tient la caméra... Alice s'est parfaitement acquittée de cette tâche. Or, il se trouve que tout à fait à la fin de la chanson, on entend son rire et sa voix quand elle avait 5 ans... la boucle est bouclée, en quelque sorte 🙂

A l'origine, l'idée d'écrire cette chansons m'était venue lorsqu'une collègue de bureau était venue me montrer une minuscule paire de chaussures Kickers qu'elle venait de recevoir  (oui, au bureau c'est plus pratique pour les colis...) pour sa fille de 2 ans (je crois).

Les miens ont aujourd'hui respectivement 14, 16 et 21 ans, mais sur le coup, la vision de cette toute petite paire de pompes m'a replongé d'un trait dans des souvenirs bien nets, si lointains et si proches en même temps... que j'en ai été tout "esbaudi" et que la chanson est venue pour ainsi dire toute seule à la suite de cet événement somme toute bien anodin.

Pour ceux qui voudraient lire les paroles, c'est toujours le même lien.

Tiens, pendant que j'y étais, j'ai aussi eu l'idée de rendre hommage à NUNGAN (c'est-à-dire mes amis Annie Francheteau et Benjamin Corson) en interprétant également un de leurs titres : "My Blue Light Dream".

Si le coeur vous en dit, vous pouvez retrouver ces jeunes gens bourrés de talent sur nungan.com, tout simplement.

Bien à vous,

Bernard

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La libellule de Marc Bourthoumieu…

La Libellule de Marc Bourthoumieu est une des chansons que je préfère au monde. J'aime tout : l'idée, les paroles pleines de clins d'oeil qui font immanquablement penser à l'auteur, et la musique, inoubliable, positive, pleine de vitalité, à la fois simple et riche de mille ressources harmoniques... Là, on ne peut s'empêcher de penser au compositeur, qui est... le même bonhomme !

J'ai eu l'idée d'en enregistrer une version uniquement avec des voix, plus quelques bruits de bouche et de claquement de doigts, en hommage à un très très grand monsieur que je ne suis pas près d'oublier...

Pour écouter ça cliquer sur le bidule ci-dessous...

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Mademoiselle l’aventure

Ah, l'été, c'est toujours pareil : dans ma maison ensoleillée se croisent amis, famille, amis de la famille, famille des amis et tutti quanti... et sans le faire exprès, toutes les années, comme si rien au monde n'était plus normal, on joue de la musique et on chante (si vous fouillez parmi les articles précédents vous en aurez la preuve...).

Eh bien cette année a été à la hauteur, et je me réjouis (avec tous les miens) d'avoir fait la connaissance d'Ophélie.

Elle n'a pas encore 20 ans, une voix magnifique qui me donne la chair de poule, et par dessus le marché est dotée d'une gentillesse exceptionnelle.

Elle a accepté d'enregistrer une reprise de Cabrel avec moi. Le morceau s'appelle "Mademoiselle l'Aventure", c'est une chanson qui traite du thème de l'abandon et de l'adoption, avec des mots très justes, et des notes qui vont bien avec.

Voici les paroles :

Mademoiselle l'aventure
Vous avez posé sans bruit
Roulé dans sa couverture
Un petit ange endormi
On arrivait de nulle part
On l'a serré contre nous
Ce qui ressemble au hasard
Souvent est un rendez vous

Mademoiselle le mystère
Évanoui pour toujours
Vous serez toujours la mère
Nous serons toujours l'amour
C'est le livre qu'on partage
Et nous voila réunis
Au matin de chaque page
On vous remercie

Vous avez l'âge où l’on s'amuse
De tout, de rien, de son corps
Pas de témoin je présume
Juste la lune et encore
Et ce trésor cette colombe
Qui vous avait ralentie
Vous l'avez posée dans l'ombre
Et l'ombre vous a reprise

Cette petite âme blanche
Elle sera née deux fois
La première entre vos hanches
La seconde entre nos bras
La force que cela lui donne
C'est de l'éclat de diamant
On veut le dire à personne
A vous seulement

Vous qui avez l'âge où l’on s'amuse
De tout, de rien, de son corps
Pas de témoin je présume
Juste la lune et encore
Et ce trésor cette colombe
Qui vous avait ralentie
Vous l'avez posée dans l'ombre
Et l'ombre vous a reprise

Vous êtes sûrement très belle
Comme ce petit miroir de vous
Qui s'endort contre mon aile
C’est tout ce que je sais de vous
Mademoiselle

Cabrel dit "nous", tout au long du morceau, à l'évidence c'est l'histoire d'un couple, et curieusement j'ai toujours imaginé entendre ce morceaux avec deux voix, une d'homme et une de femme, un peu comme dans les émissions de variétés quand le chanteur et la chanteuse reprennent un morceau en duo, en se donnant la réplique, un  coup monsieur, un coup madame, un p'tit passage à l'unisson, un autre en harmonie, etc. Vous voyez le genre ?

Je rêvais d'enregistrer ce truc-là (en remplaçant le piano de la version originale par une guitare) dès que j'aurais mis la main sur une chanteuse qui accepte de s'y coller, le hic c'est que je ne croise pas forcément tous les jours le chemin de trois millions de chanteuses depuis pas mal d'années (Annie si tu lis ces lignes je t'imagine avec des envies de meurtre... je fais bien entendu une ÉNOOOOOOORME exception pour toi 🙂

Et puis Ophélie est arrivée. Non seulement elle a accepté, mais j'ai l'impression que ça lui a fait vraiment plaisir... Du coup ça a fait deux heureux d'un seul coup, c'est un peu ça la magie de la musique.

Si vous voulez écouter ce que ça a donné, vous pouvez cliquer sur le bidule ci-dessous...

Ce qui ressemble au hasard, souvent, est un rendez-vous...

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J’aime pas danser, mais je me soigne…

Ce samedi-là, c'était l'anniversaire de ma copine Martine... elle m'a prévenu qu'il y aurait de la musique très fort et que les gens danseraient... mais moi, rien à faire, j'aime pas danser.

Je sais que je suis loin d'être le seul. Xavier Hanotte, par exemple, dans "Je suis un ours, soit dit entre nous", a écrit ceci :

DANSE
Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours. Pour nous l'enseigner, bon gré, mal gré, les hommes ont eu recours à la contrainte pendant des siècles, usant de méthodes aussi stupides que cruelles. Ils ont échoué. À quoi tient cette ancestrale répulsion? Je ne saurais dire. Dans mon cas personnel, un amour profond de la musique et une conscience de soi trop développée me rendent tout dandinement rythmique aussitôt intolérable. Dans mes jeunes années, seuls quelques rapprochements physiques avec les congénères du beau sexe me faisaient parfois déroger à la règle ursidée. Je m'en sortais à peu près. Mais la plupart du temps, ce type de configuration s'avérait problématique. Mon premier slow eut ainsi lieu avec une petite dame blaireau - déjà! […] - qui ne m'arrivait pas à l’épaule. L’exercice réclamait une souplesse qui n'était pas celle d’un ours. Je ne me suis pas obstiné.

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Je suis un ours, soit dit entre nous, Xavier Hanotte, éd. Le Castor Astral, 2012 (ISBN 978-2-85920-916-2), p. 17

 

Inutile de vous dire que je me reconnais à fond dans ce petit texte, auquel je ne changerais pas une virgule, et que je jurerais avoir été écrit pour moi... Pour ma part, j'écris des chansons, je joue de la musique, je parle souvent en public, et je fais du théâtre amateur, mais danser est tout simplement au-dessus de mes forces. Il y a très peu de gens que j'aime voir danser... et pour tous les autres (moi y compris) ce que je vois est à peu près comparable à ce qu'on peut voir dans ce clip, que je me suis amusé à réaliser ça à partir d'un simple appareil photo. Si vous voulez vous faire une idée... 

Ah oui, j'oubliais : la musique du clip est assurée par le génial Marin Mey (http://www.myspace.com/martinmey)

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