Mademoiselle l’aventure

Ah, l'été, c'est toujours pareil : dans ma maison ensoleillée se croisent amis, famille, amis de la famille, famille des amis et tutti quanti... et sans le faire exprès, toutes les années, comme si rien au monde n'était plus normal, on joue de la musique et on chante (si vous fouillez parmi les articles précédents vous en aurez la preuve...).

Eh bien cette année a été à la hauteur, et je me réjouis (avec tous les miens) d'avoir fait la connaissance d'Ophélie.

Elle n'a pas encore 20 ans, une voix magnifique qui me donne la chair de poule, et par dessus le marché est dotée d'une gentillesse exceptionnelle.

Elle a accepté d'enregistrer une reprise de Cabrel avec moi. Le morceau s'appelle "Mademoiselle l'Aventure", c'est une chanson qui traite du thème de l'abandon et de l'adoption, avec des mots très justes, et des notes qui vont bien avec.

Voici les paroles :

Mademoiselle l'aventure
Vous avez posé sans bruit
Roulé dans sa couverture
Un petit ange endormi
On arrivait de nulle part
On l'a serré contre nous
Ce qui ressemble au hasard
Souvent est un rendez vous

Mademoiselle le mystère
Évanoui pour toujours
Vous serez toujours la mère
Nous serons toujours l'amour
C'est le livre qu'on partage
Et nous voila réunis
Au matin de chaque page
On vous remercie

Vous avez l'âge où l’on s'amuse
De tout, de rien, de son corps
Pas de témoin je présume
Juste la lune et encore
Et ce trésor cette colombe
Qui vous avait ralentie
Vous l'avez posée dans l'ombre
Et l'ombre vous a reprise

Cette petite âme blanche
Elle sera née deux fois
La première entre vos hanches
La seconde entre nos bras
La force que cela lui donne
C'est de l'éclat de diamant
On veut le dire à personne
A vous seulement

Vous qui avez l'âge où l’on s'amuse
De tout, de rien, de son corps
Pas de témoin je présume
Juste la lune et encore
Et ce trésor cette colombe
Qui vous avait ralentie
Vous l'avez posée dans l'ombre
Et l'ombre vous a reprise

Vous êtes sûrement très belle
Comme ce petit miroir de vous
Qui s'endort contre mon aile
C’est tout ce que je sais de vous
Mademoiselle

Cabrel dit "nous", tout au long du morceau, à l'évidence c'est l'histoire d'un couple, et curieusement j'ai toujours imaginé entendre ce morceaux avec deux voix, une d'homme et une de femme, un peu comme dans les émissions de variétés quand le chanteur et la chanteuse reprennent un morceau en duo, en se donnant la réplique, un  coup monsieur, un coup madame, un p'tit passage à l'unisson, un autre en harmonie, etc. Vous voyez le genre ?

Je rêvais d'enregistrer ce truc-là (en remplaçant le piano de la version originale par une guitare) dès que j'aurais mis la main sur une chanteuse qui accepte de s'y coller, le hic c'est que je ne croise pas forcément tous les jours le chemin de trois millions de chanteuses depuis pas mal d'années (Annie si tu lis ces lignes je t'imagine avec des envies de meurtre... je fais bien entendu une ÉNOOOOOOORME exception pour toi 🙂

Et puis Ophélie est arrivée. Non seulement elle a accepté, mais j'ai l'impression que ça lui a fait vraiment plaisir... Du coup ça a fait deux heureux d'un seul coup, c'est un peu ça la magie de la musique.

Si vous voulez écouter ce que ça a donné, vous pouvez cliquer sur le bidule ci-dessous...

Ce qui ressemble au hasard, souvent, est un rendez-vous...

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Brooke Miller, vous connaissez ?

Attention les yeux et les oreilles... la dame est aussi agréable à entendre qu'à regarder ! C'est une des meilleures guitaristes façon "open tuning" que j'aie jamais entendue de ma vie... et en plus elle chante divinement des textes absolument poignants. Après toutes ces raisons de fondre comme un glaçon dans un verre sur ma terrasse en plein mois d'août, si vous êtes encore entiers je ne peux plus rien pour vous 🙂

je l'ai découverte par hasard sur le net tout récemment, grâce à FaceBook...

L'île Prince Edward Brooke Miller, canadienne anglophone qui réside en Ontario, est née et a grandi sur l'île Prince Edward (en rouge sur la carte), où elle a été inspirée par des amoureux de la musique qui se trouvaient autour d'elle, à commencer par ses parents, mais aussi des artistes éclectiques et eux-mêmes musiciens. Elle fait une tournée dans les îles Maritimes dans le cadre d'un trio ("Bleek"), remportant de nombreux concours, puis elle a entamé une carrière solo et enregistré son premier album.

Vous retrouverez très facilement ses chansons sur youTube,.

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Deux reprises d’un coup (pour moi c’est sûr il est tailleur…)

Bonjour,

Vous vous souvenez peut-être de cette chanson :

SOMERSET MAUGHAN
Compositeur : VOULZY LAURENT
Auteur : Alain SOUCHON
Editeur : UNIVERSAL MUSIC PUBLISHING MGB FRANCE
Interprète : Alain SOUCHON, MICHEL KOCHMANN
ISWC : T-003.036.972.2

Je me souviens l'avoir entendue dans une version à plusieurs voix, interprétée par les Enfoirés...

J'ai voulu remettre la main sur ce morceau, mais je n'y suis jamais arrivé. Du coup l'envie m'a pris de l'enregistrer tout seul, avec un accompagnement très simple.

Normalement elle devrait démarrer dans le bidule ci-dessous (il suffit de cliquer au bon endroit...)

Pendant que j'y étais, j'en ai enregistré une autre dans la foulée...

"Au bois de mon cœur"

Le célèbre titre de Georges Brassens revisité façon Bernard (trois voix en harmonie, piano, guitares, percussions diverses et bonne humeur en prime).

En bidouillant un peu dans les boutons, les amateurs (s'il y en a) pourront même télécharger les morceaux... (petite flèche vers le bas das chaque player)

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J’aime pas danser, mais je me soigne…

Ce samedi-là, c'était l'anniversaire de ma copine Martine... elle m'a prévenu qu'il y aurait de la musique très fort et que les gens danseraient... mais moi, rien à faire, j'aime pas danser.

Je sais que je suis loin d'être le seul. Xavier Hanotte, par exemple, dans "Je suis un ours, soit dit entre nous", a écrit ceci :

DANSE
Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours. Pour nous l'enseigner, bon gré, mal gré, les hommes ont eu recours à la contrainte pendant des siècles, usant de méthodes aussi stupides que cruelles. Ils ont échoué. À quoi tient cette ancestrale répulsion? Je ne saurais dire. Dans mon cas personnel, un amour profond de la musique et une conscience de soi trop développée me rendent tout dandinement rythmique aussitôt intolérable. Dans mes jeunes années, seuls quelques rapprochements physiques avec les congénères du beau sexe me faisaient parfois déroger à la règle ursidée. Je m'en sortais à peu près. Mais la plupart du temps, ce type de configuration s'avérait problématique. Mon premier slow eut ainsi lieu avec une petite dame blaireau - déjà! […] - qui ne m'arrivait pas à l’épaule. L’exercice réclamait une souplesse qui n'était pas celle d’un ours. Je ne me suis pas obstiné.

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Je suis un ours, soit dit entre nous, Xavier Hanotte, éd. Le Castor Astral, 2012 (ISBN 978-2-85920-916-2), p. 17

 

Inutile de vous dire que je me reconnais à fond dans ce petit texte, auquel je ne changerais pas une virgule, et que je jurerais avoir été écrit pour moi... Pour ma part, j'écris des chansons, je joue de la musique, je parle souvent en public, et je fais du théâtre amateur, mais danser est tout simplement au-dessus de mes forces. Il y a très peu de gens que j'aime voir danser... et pour tous les autres (moi y compris) ce que je vois est à peu près comparable à ce qu'on peut voir dans ce clip, que je me suis amusé à réaliser ça à partir d'un simple appareil photo. Si vous voulez vous faire une idée... 

Ah oui, j'oubliais : la musique du clip est assurée par le génial Marin Mey (http://www.myspace.com/martinmey)

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La chanson en entier ?

Bon. Plusieurs amis timides n'ont pas voulu réagir sur le blog, mais m'ont contacté par mail (ou même de vive voix... si !) pour me demander s'il y avait moyen d'écouter la chanson qu'on pouvait entendre dans mes voeux animés (article précédent), mais en entier.

Voici ma réponse (cliquez juste sur l'image) :
pas de lézard !

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