Pourquoi Isabelle Padovani m’a déçu

Introduction : Qui est Isabelle Padovani ?

Mzis qui est donc Isabelle Padovani ?

Isabelle Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l'impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® (CNV). Elle se distingue dans plusieurs autres domaines et champs de compétences… À ce jour, elle a diffusé près de 400 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Et un très grand nombre d'internautes (dont votre serviteur) suivent cette chaîne attentivement. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant l'humour et le "rire de soi", Isabelle Padovani a l'habitude de donner son point de vue sur un grand nombre de choses. Il s'agit principalement de situations de questionnements existentiels, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Mais elle y aborde également d'autres sujets, y compris son propre parcours, si cela vous intéresse...

Les rencontres au cœur du vivant

Isabelle Padovani anime également des sortes de rassemblements, mi-conférences, mi-séminaires, qu’elle appelle "Rencontres au cœur du vivant", et qu'elle dirige régulièrement en France, Suisse, et Belgique. En fait, le plus souvent, les vidéos qu’elle diffuse sur YouTube sont constituées d'extraits de ces fameuses rencontres. Le principe de ces vidéos est simple : un spectateur pose une question, et Isabelle Padovani donne sa réponse. Cette réponse (souvent éclairée) est le fruit de son expérience et de son inspiration du moment. Parfois, la dame utilise des récits issus de sa propre vie, qu’elle n’hésite pas à mettre en scène avec talent. Si vous n’avez jamais visionné une de ces vidéos, je vous recommande particulièrement l'extrait ci-dessous. Il y est question du "voisin d’à-côté qui fait du bruit avec son marteau", puis de la "voisine du dessus qui fait du bruit avec ses talons".

On peut constater qu’après avoir passé des dizaines d’années à s’abreuver à maintes sources du développement personnel et de la spiritualité, Isabelle est sans nul doute passée maître dans l’art de communiquer avec son public. Le plus souvent dans une sorte d’improvisation théâtrale visant à nous faire toucher du doigt sa façon d’être, de penser, de ressentir et j’en passe.

Qui suis-je, et comment les vidéos d’Isabelle Padovani m'ont séduit

J’exerce pour mon propre compte une activité de consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation. Je suis également musicien amateur, guitariste (tout comme Isabelle Padovani d'ailleurs !), théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je m’intéresse à tout ce qui touche à l’humain. C’est ainsi qu'il y a quelques années je suis tombé sur la chaîne YouTube d’Isabelle. Depuis lors, j’ai visionné un grand nombre de ses vidéos avec autant d’intérêt que d’émotion. Comme tant d’autres personnes, j’ai beaucoup appris en écoutant cette dame. J'ai même couvert un nombre considérable de pages avec les notes que j'ai prises en visionnant ses interventions filmées...

Ma décision d’aller à Toulouse pour assister à une de ces « Rencontres au cœur du Vivant ».

Certes, je ne partageais pas toutes ses options, loin de là. Notamment pour ce qui est de sa relation avec Dieu. Pour ma part je fais en effet partie de ceux qui aiment bien l’idée suivante « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une excuse valable » … Mais enfin bon, j’ai aussi tendance à penser que la foi en elle-même est plus belle que Dieu. Du coup j'ai pris le parti de ne pas me braquer là-dessus.

Ainsi, au fil des années l’envie de venir assister à une de ces rencontres a germé dans mon esprit. En juin 2017 j’ai franchi le pas. En consultant la liste des rencontres à venir, j’en ai repéré une qui m’attirait particulièrement. Celle qui se tenait à Toulouse pendant le week-end prolongé de Pentecôte 2018 (les 19, 20 et 21 mai).

Le Mas Tolosa, près de Toulouse

La ville de Toulouse n’est pas particulièrement près de chez moi (400 km environ). Mais je me suis dit que c’était l’occasion d’aller rendre visite à des personnes qui me sont chères. De plus, cette « Rencontre » durait exceptionnellement 3 journées (le format « classique » est de 2). Ainsi je me suis inscrit en ligne. Attendre 11 mois ne me dérangeait pas, du moment que "j'en prenais pour plus".

Samedi 19 mai. Premier choc : la dame dans son bunker tout en haut dans les cintres…

C'est vous dire si j’étais exalté, au tout premier matin de cette rencontre. Exalté à l’idée de rencontrer enfin cette personne à la dimension spirituelle si élevée. Sans parler de son esprit aussi ouvert (car elle m’avait prouvé maintes fois qu’elle savait rire d’elle-même, ce qui a toujours une influence positive sur moi).

Nous sommes donc arrivés au Mas Tolosa (un lieu magnifique qui accueille de nombreuses rencontres près de Toulouse). Oui, je dis « nous » parce qu’entre-temps j’avais parlé de cet événement à ma compagne. Et en des termes si enthousiastes que cela lui avait donné envie de se joindre à moi.

Après avoir trépigné à l’entrée de la salle au milieu de 550 personnes environ (oui, quand même, ça donne une idée de l’ampleur du phénomène…) nous sommes allés prendre nos places, au tout premier rang, afin de ne pas perdre une miette de l'événement à coup sûr exceptionnel auquel nous allions tous participer !

Mais au bout d’un moment, après avoir regardé un peu partout, ma compagne et moi, nous nous sommes aperçus d'une chose. Il y avait une autre personne qui ne perdait pas une miette de ce qui se passait là. Il s’agissait de Mâame Padovani herself, dominant le public. Elle le faisait depuis une sorte d'immense corniche surplombant la salle juste en-dessous du plafond (déjà très haut). Elle nous scrutait attentivement depuis les cintres, son poste d'observation, donc. Avec une expression que j'ai trouvée glaçante, et qui me donnait l’impression d’être dans la peau d’un papillon. Un papillon avec un panneau de liège dans le dos et une épingle à un cheveu de son propre thorax...
« Allons, ce n’est qu’une impression, me suis-je dit au bout d’un moment. La suite va certainement me donner tort ! ». Ma compagne, quant à elle, était nettement moins rassurée…

Deuxième choc : le « karaoké » du début

Quelque temps après, à dix heures et quelques grosses poussières, la dame fait enfin son entrée, et vient s’installer à sa tribune dans un silence quasi religieux. Naïvement, je m’attends à ce qu’elle prenne la parole, mais en lieu et place, voilà qu’une musique orientale se met à sortir des haut-parleurs de la sono, et que la dame entonne carrément une mélopée portée par la musique, façon karaoké ! Après coup, on nous informera (par mail) que c’était du japonais… Bon, pourquoi pas après tout ? Le seul hic c’est que tout au long de la rencontre, à chaque début de séance (c’est-à-dire 6 fois en tout) nous aurons droit au même traitement. Mais enfin bon, une grande partie de l’auditoire semblait apprécier, alors…

Troisième choc : le chant collectif « su-a-wa » …

Lorsque la dame prit enfin la parole, je me demandai quelle mouche venait de la piquer : Loin des paroles éclairantes auxquelles je m’attendais, j’entendis avec stupeur cette personne proférer un amas de platitudes consternantes, alternant avec des sorties à visée humoristique que – pour la plupart – je connaissais déjà par le truchement de ses vidéos. Quant au nouveau contenu auquel je m’attendais, ou encore pour ce qui est des points d’éclaircissement qui – du moins le croyais-je – ne manqueraient pas d'advenir... eh bien, rien.

Le point culminant fut atteint lorsqu’il nous fut demandé d’entonner un chant collectif à partir des trois syllabes « su-a-wa ». Je ne sais plus quel effet cela était censé produire sur nous, néanmoins j’ai entonné ce chant avec beaucoup de cœur, et même de la joie (j’adore chanter), mais sur le moment je n’ai absolument pas saisi l’intérêt de la chose, et à l’heure où j’écris ces lignes je ne le saisis toujours pas.

J2 tout en fin de journée : je vais trouver la dame en direct

Tout le reste fut à l’avenant : pendant les deux premières journées, je me suis dit « Non, ce n’est pas possible, nous allons vraiment finir par démarrer, Isabelle va enfin entrer dans le vif, et mes inquiétudes vont alors s’évanouir comme neige au soleil… »

Mais force fut de constater que cela ne s’est jamais produit.

Ces bracelets nous servaient, de "pass"...

Au soir du 2e jour, je décidai donc d’aller m'en ouvrir directement à l'intéressée, rejoignant pour cela l’immense file d’attente de ceux qui « voulaient dire un mot en particulier à la dame », à un moment apparemment consacré à cela…

Lorsque mon tour fut venu, je fis part à Isabelle de mon profond désarroi, ainsi que je l’avais décidé. En gros, je lui expliquai que ne m’y retrouvais pas du tout par rapport à tout ce que j’avais appris, ressenti et/ou intégré auparavant, en visionnant toutes ses vidéos.

Croyez-vous que la dame s’en soit émue ? Pas le moins du monde ! Elle a conservé un calme olympien, puis a lâché ceci d’un air satisfait :

« C’est normal que tu ne t'y retrouves pas, les vidéos les plus récentes ont trois ans, ce qui se passe maintenant c’est différent ».

Depuis, je suis retourné sur YouTube, pour voir… S’il est vrai qu’il y a un léger décalage technique entre la captation des vidéos en salle et leur diffusion sur YouTube, ce décalage est beaucoup moins important que cela. A l'heure où j'écris ces lignes, la plus récente de ces vidéos a bel et bien été tournée et diffusée en 2018. Vous pouvez la visionner ici.

Là où ma religion fut faite...

Toujours est-il que je me suis bel et bien trouvé devant une fin de non-recevoir. Je ne sais pas si vous vous souvenez de Coluche qui dans un sketch disait à peu près « C’est un mec qui nous vend de l'intelligence, et il n’en a pas un échantillon sur lui ». À ce moment précis, après la réponse lapidaire d’Isabelle Padovani, je me souviens très bien m’être dit – avec effarement « C’est une femme qui m'a parlé d'empathie et de compassion pendant des années, et en ce moment même, il me semble qu’elle n’en a pas un échantillon sur elle ».

Eh oui. C’est bien triste mais c’est ainsi… Cette personne m’a-t-elle donné à voir sa « véritable nature » en cette occasion, ou bien avait-elle été récemment atteinte par un syndrome de sur-dimensionnement des chevilles ? Ai-je été bien malgré moi le témoin d'une forme de dérive sectaire ?... Ou encore des ravages d'une forme de "star system" ?

Je ne le saurai sans doute jamais, mais le fait est là, je voulais en avoir le cœur net, je l'ai eu. Dès ce moment-là ma religion était faite, si l’on peut dire.

Isabelle Padovani et Bernard Lamailloux posant pour la photo
Votre serviteur posant avec la dame pour la photo. Mon désarroi est-il visible ? ...

Il y a quand même eu du contenu…

À la décharge de la dame, je me dois de préciser que lors de la troisième et dernière journée j’ai tout de même trouvé çà et là quelque matière ayant éveillé mon intérêt, mais hélas de mon côté le cœur n’y était plus.

…Or, l’effet de ce contenu a complètement été sabré par un pathétique numéro de cirque

Le 3e jour donc, un épisode en particulier m’a laissé pantois : après toutes les séances de karaoké qu'elle nous avait infligées, la dame a fait encore mieux, en se mettant à exécuter tout à trac un playback, carrément. Un playback humoristique de la chanson « Je n’attendais que vous », de Garou, pendant que la sono diffusait l'interprétation du chanteur. La dame s'en donnait à cœur joie, avec force gestes, mimiques et postures… L’idée, à ce que j’en ai compris, était de railler le côté fusionnel de ce texte qui – certes – ne vole guère haut. Isabelle nous donnait à voir et à entendre le contraste saisissant avec la démonstration qui précédait. Laquelle portait sur "les différents types d'amour". Le procédé m’a même tiré un sourire en coin pendant quelques secondes.

Le problème c’est que la dame, elle, a tiré sur la ficelle en prolongeant son sketch pendant toute la durée de la chanson, se taillant ainsi – il est vrai – un franc succès parmi l’auditoire plié en deux dans sa grande majorité. Sauf que là, on n'était plus du tout dans le "rire de soi". J'en ai conçu une certaine gêne. Décidément, le rire aux dépens de l'autre (quel que soit cet autre) a encore de beaux jours devant lui. Y compris dans des cénacles où on ne s'attend absolument pas à le côtoyer...

Autres choses qui m’ont dérangé...

Le non-respect des horaires

Quelle que soit l’heure à laquelle nous arrivons le matin (ou à la reprise de l’après-midi) les portes ouvrent plus tard que l’horaire prévu, et nous sommes contraints de faire la queue. Ainsi, le dernier matin, la dame (le terme "diva" serait plus approprié) arrivait, avec un retard royal, à sa tribune, après plusieurs allers-retours mystérieux dans son bunker du haut… Précisons que, curieusement, les horaires de fin, quant à eux, ont toujours été scrupuleusement respectés...

L’utilisation abusive du contexte (conditions matérielles) pour alimenter un propos déjà bien fumeux …

« J’ai réglé de son depuis là-haut, mais une fois ici je me rends bien compte que ce n’est pas pareil » … Voilà le type de considérations consternantes que nous avons dû endurer. À un autre moment, la dame est partie dans un développement interminable. Cela portait sur des problématiques de parking, puis de covoiturage... Je me  suis alors dit que pour ce genre de communication, la séance pourrait commencer 10 minutes avant l'horaire. Ou tout simplement à l'heure, au lieu de commencer 10 minutes après. Surtout qu'Isabelle Padovani a enchaîné immédiatement avec: « On est le dernier jour et j'ai 10 milliards de choses à vous partager » (… et donc, pas de temps à perdre. Quel aplomb !)

L’usage abusif du téléphone… par la conférencière !

…Notamment pour exprimer des requêtes concernant la climatisation, ou pour réagir à la demande d’un des participants gêné par la musique d’ambiance à l’extérieur du bâtiment.

Le côté "Non mais faut pas croire, hein ? Dans la vraie vie je suis comme tout le monde...

Dans ses vidéos, la dame emprunte volontiers de nombreuses digressions portant sur ses propres comportements "au premier degré" dans sa vie de tous les jours. Histoire de désacraliser un peu un contenu spirituel (qui - il est vrai - en a souvent besoin) et de nous montrer à quel point elle fonctionne "comme tout le monde" dans son quotidien. Ainsi, ce jour-là, nous avons eu droit à une tirade complètement surréaliste à propos d'une histoire de frustration qu'elle avait subie dans une file d'attente la veille, à l'aéroport.

En assistant en direct à ce numéro de "Dans la vraie vie je suis comme tout le monde...", j'ai eu cette fois-ci le sentiment qu'au-delà des apparences tout ce numéro de claquettes servait aussi un narcissisme que j'ai trouvé pathétique.

Quel gâchis que tout cela !

Madame Padovani me semble avoir carrément perdu le sens des réalités. Elle m'a semblé tout bonnement se prendre pour une élue des cieux. Notamment lorsqu’elle a lâché sans rire "Le don unique, je l'ai fait le premier jour. Dans la vibration (sic !)".

Quant à cette aptitude à rire de soi qui m'avait tellement emballé auparavant, je n'y ai vu à l'arrivée qu'un cabotinage de fort mauvais aloi. Quelle dérision !...

Du coup, j'ai depuis lors beaucoup de mal à retourner visionner les interventions de la dame dont la hauteur de vue m'avait tellement subjugué au départ. Sans doute le temps fera-t-il son œuvre, sans doute pourrai-je y retourner. Mais pour le moment j'avoue ne pas être encore complètement sorti de ma sidération. Nous verrons bien ce que cela donnera...

En guise de conclusion...

Aujourd'hui, plus d'un mois après les faits, j’ai le triste sentiment de m’être fait avoir dans les plus grandes largeurs. C’est sans doute tant pis pour moi. Je n'oublie pas que l'échec n'existe pas, qu'il n'y a que des occasions d'apprendre. Même si en l'occurrence la leçon est un peu cher payée (250 et quelques euros multipliés par deux personnes…). Bien entendu, ce que j’écris ici n’engage que moi. Je n'ai pas la prétention d'avoir un avis supérieur aux autres. Mais enfin il n’en vaut pas moins non plus, et je me dis que si ces quelques lignes peuvent amener d’autres personnes (si peu que ce soit) à se poser des questions avant d’aller s’enferrer comme moi dans un plan aussi douteux, eh bien cela aura eu au moins ce mérite-là.

Pour finir il me revient en mémoire cette citation de Jean Cocteau. Elle parle des acteurs qui sombrent dans le cabotinage. Qui « en font toujours des tonnes », comme on dit, sur les planches mais aussi dans leur vie quotidienne :

Méfiez-vous du théâtre dans la vie. Un grand acteur fait son métier sur les planches, un mauvais acteur joue dans la vie. Et savez-vous quel est le plus mauvais acteur qui existe ? C’est celui qui, pour jouer un rôle et retenir la vedette du monde n’hésite pas à faire tuer des millions d’hommes. La grandeur du théâtre c’est que les morts se relèvent à la fin, les victimes du théâtre de la vie ne se relèvent pas à la fin.

Voilà.

Bien à vous,

Bernard

 

 


Mise à jour du 02/07/2018

Je viens de tomber sur une vidéo d'Isabelle Padovani postée le 20 juin de cette année. La dame y  répond à une question (apparemment posée par sa propre organisation) dont le libellé est "Alors, quoi de neuf dans les rencontres 2018 / 2019 ? Qu'est-ce qui a changé ?"

Elle y évoque longuement sa "Rencontre" de Toulouse 2018. Quelque-chose me dit que je n'ai pas été le seul à "tousser" ce jour-là...

Quoi qu'il en soit, cette vidéo a le mérite d'exister, ainsi chacun pourra se faire sa propre opinion.

Vous pouvez voir cette vidéo ici.


– Commentaires Facebook –

15 réponses sur “Pourquoi Isabelle Padovani m’a déçu”

  1. J’ai participé à cette même Rencontre à Toulouse comme à d’autres auparavant et depuis et je suis touchée de lire de quelle manière tu l’as vécue de ton côté…
    Pour ma part comme pour celle des dizaines de personnes avec lesquelles j’ai échangé pendant ces trois jours mais aussi de manière assez globale dans l’assistance, j’ai vraiment vécu que les gens étaient ravis de ce qu’ils vivaient.
    Je suis désolée de savoir que ça a été rude pour toi et en même j’ai l’impression aussi que tu as pu interprété des trucs car tu ne les comprenais pas…
    Quand tu dis que la dame était dans son bunker, en fait la haut, au-dessus de la salle, c’était le seul endroit où se trouvait la sono et où elle pouvait aussi se poser pour préparer ses demi-journées, et si tu te demandes comment je le sais c’est parce que je lui ai posé la question…
    Ensuite pour les chants dont tu parles, oui c’est bien du japonais, c’est de l’Onsei-Do, une pratique de Son ancestrale dont elle est enseignante et dont elle propose un stage chaque année auquel j’adore participer car c’est très puissant…
    Quant aux horaires, de mon côté j’en n’ai pas observé de bug particulier… le 1er matin il y avait eu du retard oui, mais elle avait ensuite rallonger la durée de la matinée…
    Et puis moi j’ai vraiment été touchée qu’elle prenne en compte les demandes des participants concernant la clim, il faisait chaud et elle demandait au gérant du lieu de baisser là température de la salle…. pour au final que le gérant face venir un réparateur car la clim était défectueuse…
    Ce qui est vrai aussi c’est qu’elle est humaine et donc en évolution permanente comme chacun et que ce qu’elle propose pendant ses rencontres est toujours très en lien avec son vivant…
    Je suis triste de lire ce que tu écris même si je peux comprendre que tu as été très decu… et je voudrais dire quand même que tellement la majorité des gens était vraiment extatique…
    Je me rappelle d’ailleurs que tu avais pris la parole en public, je crois le 2ème jour ( tu n’étais en tous cas pas devant) pour exprimer ton inconfort par rapport au décalage que tu vivais entre les vidéos que tu avais l’un voir sur internet et la rencontre en live…. et c’est vrai qu’Isabelle ne publie que très rarement maintenant des vidéos récentes filmées en Rencontres…
    Pour ma part, aller à des Rencontres est t

  2. J’ai participé à cette même Rencontre à Toulouse comme à d’autres auparavant et depuis et je suis touchée de lire de quelle manière tu l’as vécue de ton côté…
    Pour ma part comme pour celle des dizaines de personnes avec lesquelles j’ai échangé pendant ces trois jours mais aussi de manière assez globale dans l’assistance, j’ai vraiment vécu que les gens étaient ravis de ce qu’ils vivaient.
    Je suis désolée de savoir que ça a été rude pour toi et en même j’ai l’impression aussi que tu as pu interprété des trucs car tu ne les comprenais pas…
    Quand tu dis que la dame était dans son bunker, en fait la haut, au-dessus de la salle, c’était le seul endroit où se trouvait la sono et où elle pouvait aussi se poser pour préparer ses demi-journées, et si tu te demandes comment je le sais c’est parce que je lui ai posé la question…
    Ensuite pour les chants dont tu parles, oui c’est bien du japonais, c’est de l’Onsei-Do, une pratique de Son ancestrale dont elle est enseignante et dont elle propose un stage chaque année auquel j’adore participer car c’est très puissant…
    Quant aux horaires, de mon côté j’en n’ai pas observé de bug particulier… le 1er matin il y avait eu du retard oui, mais elle avait ensuite rallonger la durée de la matinée…
    Et puis moi j’ai vraiment été touchée qu’elle prenne en compte les demandes des participants concernant la clim, il faisait chaud et elle demandait au gérant du lieu de baisser là température de la salle…. pour au final que le gérant face venir un réparateur car la clim était défectueuse…
    Ce qui est vrai aussi c’est qu’elle est humaine et donc en évolution permanente comme chacun et que ce qu’elle propose pendant ses rencontres est toujours très en lien avec son vivant…
    Je suis triste de lire ce que tu écris même si je peux comprendre que tu as été très decu… et je voudrais dire quand même que tellement la majorité des gens était vraiment extatique…
    Je me rappelle d’ailleurs que tu avais pris la parole en public, je crois le 2ème jour ( tu n’étais en tous cas pas devant) pour exprimer ton inconfort par rapport au décalage que tu vivais entre les vidéos que tu avais l’un voir sur internet et la rencontre en live…. et c’est vrai qu’Isabelle ne publie que très rarement maintenant des vidéos récentes filmées en Rencontres…
    Pour ma part, aller à des Rencontres est toujours très nourrissant pour moi, j’en ressors à chaque fois ravie et regonflée à bloc…

  3. Waow, ça c’est du « tir à vue » carabiné !
    Je suis époustouflé en voyant comment tu la descends de A à Z, particulièrement à partir d’éléments qui n’ont rien à voir avec ce qu’elle transmet !
    Donc, pour reprendre du début : j’étais à Toulouse pour ces 3 jours et je n’ai pas tout apprécié… mais je prends ma part, je vois les endroits où ce qu’elle partageait est venu me chercher dans des zones où je n’aime pas aller me regarder !
    A part ça, je te trouve rude et pas très objectif… et je ne trouve pas ça cool dans une publication que tu balances sur Internet comme s’il s’agissait de faits…
    D’abord tu parles d’elle en haut de son « bunker », « regardant la salle avec une expression glaçante » : on a pas dû voir la même, parce que moi je lui ai fait « coucou » de la main et elle m’a répondu avec le sourire ! J’ai bien vu qu’elle nous observait attentivement, mais visiblement parce qu’elle regardait si tout se passait bien pour tout le monde, vu le nombre : elle a même demandé à ce qu’on remette des chaises ici ou là, bref, moi je l’ai juste vu s’occuper de ses participants.
    Après, t’as eu l’air choqué par ce qu’elle chante au début : visiblement, ton coeur n’a pas été touché par ces temps qu’elle offre au début de chaque demi-journée… moi j’aime et ça fait partie des choses que je viens chercher pendant ces stages… parce que ça me fait vibrer quelque part, à un endroit où les vidéos ne me font pas cet effet.
    Evidemment, les goûts et les couleurs sont dans la nature, mais comment te dire : si tu n’aimes pas, pourquoi chercher à en dégoûter les autres ?
    Ensuite, je ne vais pas reprendre tout ce que tu dis dans ton article, mais juste témoigner que je n’ai pas du tout le même vécu que toi : moi j’ai été super nourri par ces trois jours, par un contenu dense, varié, où des moments puissants dans la transmission étaient allégés par des moments de franche déconnade.
    Tu sais quoi ? Moi à une époque, j’étais pas mal nourri intellectuellement par ce qu’elle transmettait et moi, ce que j’ai vécu pendant cette Rencontre à Toulouse, c’est qu’elle a pris un virage dans ce qu’elle partage, qui s’adresse davantage au coeur et le mien a été bouleversé à plusieurs reprises (comme celui de nombreux participants autour de moi).
    Je me dis que t’as vraiment pas dû apprécier qu’elle ne te donne pas ce que tu voulais, pour que, plutôt que de juste parler de toi, dans cet article, tu écrives tout sous forme de jugements sur elle : et c’est toi qui parle de compassion et lui jette la pierre ? « Regarde la poutre dans ton oeil avant de regarder la paille dans l’oeil du voisin » j’ai envie de te dire ! En tout cas, je me demande où était passé ton coeur pendant ces 3 jours, pour qu’il entre aussi peu en résonance avec tout ce qu’elle a donné !
    Le pompon c’est comment tu la descends parce qu’elle n’a pas été en empathie avec toi quand tu lui as parlé : allo, ça te vient à l’idée que ça pouvait être juste parce qu’elle n’en avait pas les moyens à ce moment-là ?
    Moi en tout cas, je l’ai vu dans plusieurs rencontres accueillir avec beaucoup d’empathie des réactions pourtant fortes de personnes qui s’adressaient à elle : mais c’est un être humain, alors comme moi, comme toi, elle n’est pas parfaite… est-ce une raison pour la fustiger comme tu le fais et balancer toute ta colère et ta frustration sur Internet, plutôt que de lui écrire à elle ? Tu cherches quoi au fond ? A te prouver que tu as raison ? Moi en tout cas, je suis juste choqué par ce que tu as écrit, qui ne fait juste pas honneur à la qualité de ce qu’elle transmet dans ses Rencontres au coeur du Vivant, depuis des années et à la force de ce que j’ai vécu pendant ces 3 jours à Toulouse en mai dernier !

  4. Eh bien il semblerait que cet article ait déchaîné les passions, celles d’une personne au moins 🙂

    J’ai pourtant attendu plus d’un mois après la rencontre de Toulouse pour l’écrire, en m’efforçant d’être précis et pondéré, sans me laisser emporter par des jugements hâtifs. J’ai même écrit à un moment qu’il y avait quand même eu du contenu lors de cette rencontre…

    Et j’ai aussi pris la peine de préciser « Ce que j’écris ici n’engage que moi. Je n’ai pas la prétention d’avoir un avis supérieur aux autres. » Cela étant, j’entends bien que cet avis soit respecté tout autant que les autres, même s’il n’est pas partagé.

    Je me rends bien compte que j’ai pu choquer, voire blesser (sans intention aucune) quelques inconditionnels ou aficionados d’Isabelle en écrivant cet article, mais je ne vais tout de même pas m’empêcher de ressentir ce que je ressens !

    J’aimerais d’ailleurs soulever la question suivante : En quoi le fait que l’écrasante majorité des participants aient été satisfaits de la prestation de Toulouse devrait disqualifier mon propre ressenti ? Tout d’abord j’ai été loin d’être le seul, et quand bien même cela serait, je vous assure que cela ne changerait rien.

    Aujourd’hui, plus de 5 mois après cette rencontre, je suis enfin parvenu à visionner les dernières livraisons d’Isabelle sur le net, en tâchant, comment dire, de faire « la part des choses ». Voici un lien :

    Comment faire face à l’agressivité ? (vidéo ajoutée sur YouTube le 20 sept. 2018)

    Ironie du sort, cette vidéo m’a aidé à voir un certain nombre de choses sous un autre jour… à commencer par les différents commentaires de cet article ! 🙂
    Par ailleurs, la dame y dit notamment « Nous vivons dans un monde où l’on ne nous a pas appris à exprimer la gratitude, ni à la recevoir. » Pour ma part je partage totalement ce point de vue, comme tant d’autres d’ailleurs…

    Dans cette vidéo, en réponse à la question d’un participant travaillant dans la relation d’aide, et contraint de faire face à diverses formes d’agressivité ou d’appréciations négatives, elle a notamment ces mots :

    « Quand tu es dans un rôle de ressource, tu as besoin d’empathie pour tous les moments où l’adulte en toi se retrouve en face d’enfants qui n’ont pas trouvé les moyens d’accueillir le cadeau de ce que tu leur offrais. »

    Et je suis allé jusqu’à me demander si moi-même je n’étais pas un de ces « enfants qui n’ont pas trouvé les moyens d’accueillir le cadeau de ce [qu’Isabelle] m’a offert » ce jour-là…

    Mais peut-être aussi qu’à force de voir dans ses contradicteurs (si peu nombreux soient-ils) des enfants qui ne trouvent pas le moyen d’accueillir ses cadeaux, la dame a plus ou moins entamé ses propres facultés de remise en question, tout en infantilisant de facto tous ceux qui ne seraient pas en accord avec elle !

    Il est vrai qu’apparemment, Isabelle reçoit une immense majorité de témoignages tels que « Merci pour ce que vous faites, ça m’a donné du soutien dans ma vie quotidienne, et ça m’a aidé à faire quelque chose que je n’aurais pas réussi à faire jusque-là. » (Toujours extrait de sa vidéo citée ci-dessus). Si tel est bien le cas, je n’ai aucune envie de jeter la pierre (quelle horreur !) à cette personne qui se met si souvent en scène, et dont l’ego a – plus ou moins – fini par s’en trouver surdimensionné à mes yeux (car oui, qu’il me soit permis de répéter ici que j’ai le très net sentiment que tel est bien le cas). Après tout, j’ignore totalement si, pour ma part, je n’aurais pas attrapé une tête au moins aussi grosse, sous le feu incessant de tant de témoignages de satisfaction, d’admiration et que sais-je encore, exprimés sur une aussi longue durée ?

    Alors oui, je retourne avec intérêt regarder les vidéos d’Isabelle Padovani sur sa chaîne YouTube, mais dans un état d’esprit assez différent : Oui, cette dame continue – tout comme par le passé – à m’apprendre des choses que j’écoute avec autant d’intérêt et… disons un peu plus de recul.

    Reste que je mesure avec effroi à quel point certains me dénient le droit d’être en désaccord avec eux, ou alors, s’ils daignent me l’octroyer, c’est avec la certitude que je n’ai rien compris.

    Cela étant, je reste avec joie à votre écoute, comme dit la Dame…

    1. Bonjour,
      Comme vous j’ai beaucoup écouté et j’écoute toujours Isabelle, comme vous j’etais à Toulouse à la Pentecôte.
      Je n’ai pas vécu la même rencontre que vous. Je ne suis pas la seule.
      Cela ne vous enlève pas le droit de dire que vous n’y avez pas trouvé ce que vous-même alliez y chercher, ni celui d’être triste et déçu.
      Mais dans votre article, vous faites « pisser le chacal », me semble-t-il…😉

  5. Bonjour Bernard,
    Pour avoir adoré les vidéos d’Isabelle, j’ai toujours été effrayée par l’effet « groupie » autour de sa personne, qui s’avère dans les commentaires que tu as reçus. Je n’ai pas assisté aux derniers événements, pas faut d’avoir envie mais au dernier moment, trop de mauvais pub, ou « venez me rencontrer en personne », m’ont découragée, et les publications web me donnent le même sentiment d' »égo qui gonfle ».
    J’aime beaucoup le fait que tu aies attendu pour répondre aux commentaires, soit dit en passant. Et puisque du coup, je me sens en confiance, j’en profite pour lâcher la déception que je ressens face aux formations cnv en France et à la cooptation/copinage qui s’instaure, et je ne parle pas que du nombre de places saturées, mais aussi d’un usage « étrange » des « techniques » de cnv. En gros, derrière des formules pleines de peusdo bienveillance, on retrouve un joli égo prêt à bondir, mais enrobé de « est-ce que tu pourrais me dire quel est ton besoin? » un peu agressif. Il y a quelques années, Marshall Rosenberg avait arrêté les formations de formateurs car l’esprit qu’il souhaitait insuffler n’en faisait plus partie, et j’ai l’impression que la même dérive revient en ce moment, ce qui me fait fuir. Ce n’est que mon avis, et j’ajoute que la plupart de ces formation m’ont énormément nourrie , donc je n’ai aucun regret.
    Bref, je suis assez heureuse de lire quelqu’un qui sait prendre ce qu’il y a de bon, tout en conservant son esprit critique. Merci.

    1. Bonjour à toi, échalote blogueuse.

      Ah quand-même, quelqu’un qui me donne l’impression d’être autre chose qu’un non-comprenant ou un Schtroumpf grognon ! Merci pour ton commentaire qui me va droit au coeur 🙂

  6. Ton article aussi m’a fait du bien. Allez, soyons cnv : je pense que ton besoin d’authenticité n’a pas été nourri ;-). Je plaisante (quoique!).
    Je retrouve dans les commentaires les formules qui me font maintenant bondir quand on applique les formules cnv sans être connecté à l’autre. Je suis affreusement déçue, je le reconnais par le système qui se met en place, et qui me fait peur, rien de moins. On parle de communication, et comme toute « technique » de communication, elle peut-être manipulatoire. Car pratiquée sans le lien, la cnv n’est qu’une technique. Il suffit de voir l’usage du mot bienveillance dans la publicité. Les discours des populistes qui soi disant viennent du cœur et emportent les foules.
    Mais je sais que si je veux retrouver cette authenticité, il reste les vidéos de Rosenberg, celles de Padovani.
    Une phrase fondamentale pour moi en cnv, et qui est trop souvent oubliée est : Connect before correct.
    Je vois bien trop de gens qui veulent corriger avant de se connecter. C’est normal. Le besoin d’empathie est trop grand. Mais je refuse de me faire corriger à grands coups de pseudo bienveillance.
    Se connecter, ça vient du cœur. Si je ne peux pas me connecter à l’autre totalement, je ne prononce pas une seule formule de cnv, je sais que je serai dans le faux, je vais donner des conseils, ou formuler un jugement. Bref, ça sera violent pour tout le monde.

    Et comme on vit chacun dans une réalité différente, je ne peux pratiquer ça que quand c’est vraiment trop inconfortable, et donc nécessaire. Le reste du temps, regarder ce qui se passe pour moi est largement suffisant. Et la cnv m’a aussi permis d’être beaucoup plus assertive et de couper la relation quand je n’ai pas les moyens (ça aussi, ça choque pas mal de de monde).
    Tu as exprimé ta déception avec des faits, et je ne la comprends que trop bien je crois. Évidemment, il est facile de se connecter dans ces cas là :–)
    Mais heureusement qu’on ne passe pas son temps à essayer de comprendre des gens avec qui on est en désaccord, on a qu’une vie quand même, et le droit d’aller là où c’est confortable de temps en temps! Et à mon sens la première chose à apprendre, c’est à se guérir soi-même, se donner de l’empathie, être chez soi. C’est le plus difficile, sans aucun doute.
    Encore une fois, la seule phrase, à mon sens, qu’on devrait afficher en gros, énorme et gras dans toutes les formations et événements cnv, c’est « Connect before correct ». Je ne l’ai pas entendue souvent à bien y réflechir. Pourtant, ça éviterait bien des dérives et des conseils qu’on a pas demandés. C’est la base pourtant.

  7. Bonjour Bernard,

    Quelqu’un m’a parlé de ton post, alors je suis venue le lire, car tous les feed-backs sont toujours précieux pour moi.
    Je mesure, en lisant la teneur de ton article, combien tu as été déçu lors de cette Rencontre : du coup, je vois que tout ce que tu écris se colore de cette déception, en s’éloignant d’une vision objective de ce qui se passe…
    Ce que je vois le plus dans ce que tu écris, c’est combien tu as été choqué que je ne sois pas davantage en empathie avec toi lorsque tu es venu me parler, alors même que je parle tellement des vertus de l’empathie dans tout ce que je transmets.
    Du coup, tu en conclus que « j’ai pris la grosse tête » ou que je ne suis pas congruente, etc.
    La réalité est autre, et toute simple : je suis un être humain. J’ai des aspirations. Et j’ai des limites. Et je n’ai pas toujours les moyens d’incarner mes aspirations. Alors lorsque je suis dans une Rencontre, que je donne tout le meilleur de moi pendant la journée, que je prends le temps pendant les pauses d’écouter chaque personne qui vient me parler, tant qu’il y en a une (restant ainsi souvent 1h à 2h sur place après la fin de la Rencontre), il m’arrive parfois de ne pas avoir les moyens de l’accueillir à la mesure de ce que à quoi j’aspire et de ce dont il aurait besoin.
    Et il semble que cela a été le cas avec toi.
    J’en suis désolée.
    Cela ne fait pas pour autant de moi l’être que tu décris dans ton article.
    Mais je reçois que ton expression dans cet article est à la mesure de ta déception et de ta colère que je n’ai pas été celle que tu attendais…
    Je le reçois.
    J’aimerais te dire que je n’ai jamais prétendu incarner à chaque seconde tout ce dont je parle : je suis réaliste, je me connais et je témoigne souvent de mes limites. Je comprends aussi que celles et ceux qui viennent à moi aimeraient que je n’en ai pas. Mais ce n’est pas ma réalité.
    Depuis là, je t’envoie un sourire du coeur, avec l’espoir qu’il touchera le tien, à l’endroit peut-être où il t’arrive aussi parfois, en tant qu’être humain, de ne pas avoir les moyens à chaque instant d’incarner tes valeurs et aspirations.
    Du coeur,
    Isabelle Padovani

  8. Wow je suis un peu scotchée. Pour avoir vu toutes ses vidéos et assisté à une Rencontre C est bien l une des rares personnes où je n ai jamais ressenti de besoin de se mettre « au dessus »… Je n ai jamais trouvé autant de bienveillance chez quelqun dans les milieux spirituels et développement perso… D ailleurs depuis que je connais son travail et que je me suis habituée à son sens de l empathie je suis devenue intolérante à toute forme de violence que j observe ailleurs chez certains éveillés. concernant les estrades et le fait d être en hauteur c est toujours quelque chose qu elle tourne en dérision, sur le fait qu elle aimerait ne pas être en hauteur mais que les moyens techniques l y obligent . Comme quoi, quoi qu on fasse on va toujours decevoir, parce que ça ne prendra pas soin des besoins de tout le monde… En espérant que vous trouverez d autres personnes/approches qui comblent plus vos attentes. Belle journée

  9. Bonjour à chacun d’entre vous.
    Comme beaucoup je ne connais Isabelle qu’au travers des vidéos présentes sur youtube.
    Ses exposés ont une certaine préciosité pour qui se sent appelé à leur introspection intérieure. Mais assez rapidement je me suis posé la question de savoir qui est réellement cette Isabelle qui s’exprime en un langage connu de ceux qui eurent un jour à accoster les rivages de ce monde fascinant de la connaissance de soi.
    Isabelle est-elle une véritable éveillée comme ont pu l’être un Arnaud Desjardins , un Douglas Harding , un Richard Alpert ( Ram Dass ) ou encore l’exquis Stephen Jourdain pour ne me cantonner qu’à des Occidentaux exceptionnels.
    Personnellement je ne saurais répondre à cette question.
    Je ne connais pas suffisamment le parcours d’Isabelle.
    Mais je sais qu’un parcours authentique peut être long et astreignant. Ainsi en est-il pour nombre de chercheurs rigoureux et qui sont parvenu au bout de leur quête insatiable. Qu’il me soit permis de rendre hommage par exemple à cet être magnifique ( le Français Vishwananda ) qui n’hésita pas à tout quitter pour demeurer auprès de l’immense Sage hindoue Ma Ananda Mayi.
    Qui est Isabelle Padovani ? Je ne sais pas.
    Mais je sais que la Voie ne se résume nullement dans la participation à des stages à 250 euros × par 500 participants par-ci et 300 par là.
    Isabelle peut avoir le verbe des discoureurs et n’être elle-même que coquille vide.
    Je ne saurais le dire…
    J’ai lu avec grande attention le témoignage de notre ami qui s’est rendu à ce stage de Toulouse et qui nous livre ici avec toute la ferveur du pèlerin sincère ses impressions. Elles méritent d’être accueillies et non rejetées comme ce fut le cas dans nombre de témoignages de ceux qui apparamment côtoient Isabelle depuis des années et dans les écrits desquels- je suis au regret de le dire- je discerne beaucoup d’agressivité…
    Notre ami a le droit de témoigner et nous savons que si un véritable Maître met souvent le disciple à l’épreuve , un vrai Disciple peut aussi mettre un Maître authentique à l’épreuve.
    C’est cela me semble t-il que s’instaure une vraie relation qui peut – et doit- n’être pas infantilisante et être dans l’exigence.
    Un vrai Disciple est exigeant envers lui-même s’il ne veut pas être dans la pâle imitation de ces foules d’ésotouristes qui affluent aux pieds des maîtres comme des vautours ou de débiles ignares tout juste bons à vénérer le gourou comme ils iraient en bigots le dimanche à l’église en parfaits petits saints qui ne font de mal à personne et qui ne pêchent que par omission.
    N’en déplaise à de chastes oreilles en définitive notre ami qui a osé témoigner de son vécu durant ces trois jours à Toulouse est peut-être le seul qui s’est élevé en disciple véritable.
    Il aurait pu s’asseoir, faire le canard , et glousser comme sans doute nombre de dindons présents à chacune des envolées d’Isabelle.
    Et non ! Il a osé défier le correctement pensable.
    Cette expérience lui sera sans doute salvatrice demain ou après-demain.
    Breton d’origine j’aime les crêpes. Et je revois encore ma grand-mère les faire se retourner dans la poêle en un geste rapide mais précis.
    Voilà le sens de la conversion véritable qui est metanoïa.
    Et que celui qui n’a décidément rien compris quant à ce que peut être un engagement dans la Voie continue à n’envisager le réel que dans son seul regard au risque de la cécité…

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