Apprendre Mieux & pédagogie  (51 articles)

Apprendre Mieux est une traduction française de l’expression anglophone ‘accelerative learning’. Il s’agit d’un ensemble de techniques, modèles et méthodes permettant à chacun d’apprend mieux, plus efficacement, plus rapidement et plus durablement… sans s’apercevoir qu’on apprend !



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Apprivoiser des animaux (ou encore les 7 nains) lors d’une prise de parole en public ?…

L'art consommé de la prise de parole...

Une drôle de ménagerie

Comme je l'ai déjà dit dans un livre, l'image ci-dessus provient d’un de ces visuels dont l’origine s'est perdue. Reproduits des milliers de fois (à la photocopieuse, le plus souvent), ces visuels se propagent souvent comme une traînée de poudre dans un grand nombre de bureaux, et lorsqu'ils "nous parlent', nous les affichons volontiers avec bonne humeur sur notre lieu de travail, histoire de ne pas oublier notre sens de l’humour.

Pour ce qui me concerne, je l'ai aperçue des dizaines de fois dans des instituts de formation. Et un jour, un de mes amis formateurs, voyant que je souriais face à ce dessin, m'a même dit "Tu vois, tous ces personnages existent et nous les connaissons bien… Mais si tu regardes attentivement, tu verras que non seulement ils existent, mais qu'en plus, ils sont le plus souvent disposés dans l'espace exactement comme sur le dessin". Par la suite, j'ai eu à de nombreuses reprises l'occasion de constater à quel point cette observation était fondée (je ne développerai pas ce point aujourd'hui, cela nous mènerait trop loin...).

Tous ces regards braqués sur vous, comme des projecteurs

Car il s'agit bien de cela : un moment où plusieurs personnes portent tout naturellement leur regard sur une seule, pendant un temps plus ou moins long. Cela peut être :

  • Dans une salle de classe : tout enseignant a, gravés dans sa mémoire, les tout premiers instants où il s'est trouvé livré à lui-même dans "la cage aux fauves"
  • Dans un spectacle, ou sur une scène de théâtre : au début d'une longue tirade, l'artiste, le comédien ressentent, même dans le noir, le poids du regard de tous les spectateurs en haleine, ou du moins en attente…
  • Dans une salle de formation : ici, les groupes sont plus restreints, mais les interactions sont (en principe) plus importantes…
  • Dans une salle de réunion : quand on vous donne la parole pour vous permettre d'exposer un projet, un point de vue, une position…
  • Lors d'une intervention publique : débat, table ronde, conférence, meeting…

Toutes ces situations ont en commun le fait que, pendant un temps, un seul être est censé à lui seul capter, puis retenir l'attention d'un groupe plus ou moins conséquent de personnes qui, d'une manière ou d'une autre, "l'attendent au tournant". Quiconque s'est trouvé en pareille situation, ne serait-ce qu'une fois, connaît ce petit moment de vertige, de saut dans le vide. Avec souvent le sentiment qu'il y a là une situation des plus asymétriques, que ce "seul contre tous" n'a rien de normal. En fait, c'est bel et bien le cas. D'où les si fréquentes sensations (de l'ordre du "syndrome de l'imposteur") que peut ressentir celui ou celle qui se trouve en cet instant précis sous les faux de la rampe.

On ne peut pas plaire à tout le monde, mais quand-même…

C'est que les autres, tous les autres, ceux d'en-face, sont susceptibles de produire une réaction, plus ou moins marquée, visible, audible, plus ou moins en-dehors des clous (d'ailleurs, qui a dit qu'il y en avait ?).

Ainsi, lors de votre prise de parole, vous courez donc un risque. Le risque que chacun de vos interlocuteurs se manifeste d'une façon ou d'une autre. Ce peut-être pour le meilleur, comme pour le pire. Selon les circonstances, des gens peuvent très bien, si cela se trouve, quitter la salle (de façon plus ou moins discrète), chercher à attirer l'attention vers eux en produisant des bruits divers, des mouvements d'humeur…, ou tout simplement ils peuvent très bien fermer les yeux, comme pour commencer un petit somme, auquel cas vous penserez à tort ou à raison que votre discours est soporifique…

Il est donc de votre intérêt de de votre responsabilité de faire sentir à votre auditoire que vous vous intéressez vraiment à chacun des membres qui le compose, puis de créer et maintenir une atmosphère d'attention détendue, plus connue sous le nom de flow.

Comment réussir ce tour de force ?

Comme souvent, il n'y a pas à proprement parler de recette miracle, mais tout simplement un certain nombre de pistes à explorer afin de vous permettre de mettre plus de chances de votre côté.

Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais commencé à animer une réunion ou une séance de formation sans avoir posé en tout début de séance un certain nombre de jalons permettant, disons de limiter les dégâts potentiels. Ces jalons sont connus sous le terme mnémotechnique de "Démarrage RAPIDOS". J'en parle notamment dans cet article

Encore plus loin que la ménagerie du début, voici… les contes de fée !

Certains auteurs ont eu l'idée de filer encore plus loin la métaphore du bestiaire des "animaux membres du groupe". C'est ainsi que Laurent Philibert, directeur pédagogique de l'institut de formation Personnalité, a écrit un article fort intéressant, intitulé "Comment apprivoiser les 7 nains pendant une prise de parole".

Il y fait appel au conte de fée (largement popularisé par les studios Disney) "Blanche Neige et les 7 nains". Ici, les différentes typologies de participants sont représentées par chacun des nains du conte, nains auxquels il prête des traits de caractère bien spécifiques. Ainsi, Prof [Doc] devient "celui qui sait tout", Grincheux [Grumpy] : "Celui qui râle", Timide [Bashful] : "Celui qui n'ose pas", Dormeur [Sleepy ] : "Celui qui lutte", Joyeux [Happy] : "Celui qui s'éclate", Atchoum [Sneezy] : "Celui qui perturbe", Simplet [Dopey] : "Celui qui percute moins vite". Quant à l'héroïne de l'histoire (Blanche Neige), l'auteur affirme que… c'est vous!

L'article regorge de conseils pertinents sur la conduite à tenir (autant que faire se peut) avec chacun de ces petits trublions (qui, ne l'oublions pas, peuvent constituer pour nous autant de grandes ressources – question de point de vue, encore une fois). Au passage, l'auteur en profite pour nous rappeler quelques règles élémentaires en matière de communication personnelle :

La "bonne question" et les dangers du "pourquoi"…

Ainsi, il nous invite à tordre le cou à l'idée qu'il puisse exister de "bonnes" et de "mauvaises" questions. La forme la plus pernicieuse de cette idée reçue étant peut-être le fameux "Ah, voilà une excellente question !" qui peut à lui seul représenter une énorme bourde.

Personnellement je ne puis qu'approuver. (On pourra se reporter à l'article "Confiance et bonne humeur en formation", à la section "TOUTES vos questions m'intéressent").

Les dangers du "pourquoi", maintenant : L'auteur nous rappelle que, lors d'un face-à-face (pédagogique ou non), il convient d'être particulièrement vigilant vis-à-vis du pourquoi "agressif", ou perçu comme tel. En particulier, n'oublions pas que dans nos métiers de communicants, lorsque nous questionnons nos participants sur leurs façons de procéder dans l'exercice de leur métier (par exemple), ils peuvent facilement se méprendre sur ce "pourquoi" qui cherche à retrouver une cause sous-jacente... Pour le transformer dans leur tête en un "pourquoi" qui peut ressembler à un jugement sur leur façon de faire, précisément. En pareil cas, il est souvent illusoire d'imaginer pouvoir faire émerger des idées de causes ou de solutions, car la personne interpellée se retrouvera à coup sûr dans une position de défense, et c'est précisément nous qui l'y aurons poussée…

Dans une telle situation, il est certainement plus productif (nous rappelle Laurent Philibert) de trouver des questions commençant par le mot interrogatif "Comment ?" qui, au lieu de fermer les portes, a souvent le pouvoir d'en ouvrir...

Pour conclure…

Ne nous faisons pas d'illusions : l'art de la prise de parole est et restera pour l'essentiel un exercice sans filet. Et ce n'est pas un rapide coup d'oeil portant sur une grille de lecture des différentes typologies d'interlocuteurs (si pertinente soit-elle) qui nous permettra de retomber sur nos pattes comme par magie en toutes circonstances, tel le héros de dessin animé repoussant à la vitesse de l'éclair des dizaines d'assaillants à l'aide d'un seul poing, pendant que son autre main feuillette en accéléré "Le Kung Fu en dix leçons".

Reste que l'article en question nous permet de réfléchir à un certain nombre de choses, notamment quant à notre propre posture. C'est toujours ça de pris, ce qui n'est pas une mince affaire…

L'auteur de l'article termine son exposé par une phrase que j'ai trouvée très inspirée, et que je me permets de reproduire ici :

Et c’est ainsi que votre objectif et leurs attentes se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.



Le Petit Abécédaire...

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis



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La fin du site ‘Former Plus Haut’ ?…

Cette vidéo reprend l'intégralité de l'article.

Le site Former Plus Haut arrête la plupart de ses activités dans les mois qui suivent, bien que certaines soient amenées à continuer, et d'autres… à se développer, comme nous allons le voir ci-après.

Qu'est-ce qui s'arrête et pourquoi ?

Mon offre de services aux entreprises et organisations s'arrête, pour raison de…retraite ! Le site "Former Plus Haut" va donc ralentir progressivement son activité, pour s'arrêter définitivement le 25 novembre 2022.

Je choisis ces temps de rentrée scolaire pour tirer ma révérence, rattrapé par la limite d'un âge que l'on dit vénérable. Fini donc de courir "…aux 4 coins de l'hexagone", si l'on peut dire, pour des activités de coaching, des conférences ou des formations de formateurs.

Le bateau rentre au port, donc, ce qui ne veut pas dire que j'y serai totalement immobile.

Qu'est-ce qui continue ?

1.      La chaîne YouTube "Former plus Haut"

Ce qui continue, c'est d'abord la chaîne YouTube "Former plus Haut". On pourra donc continuer à y trouver des ressources pédagogiques, des contes philosophiques, ainsi que d'autres surprises du même type, que je ne manquerai pas de publier régulièrement.

2.      Le blog

La plupart des articles de blog de Former Plus Haut, quant à eux, sont accessibles dès à présent, et le resteront bien entendu …sur mon site perso qui s'appelle tout simplement LAMAILLOUX.COM. Bien entendu, là aussi je publierai de nouveaux articles régulièrement.

Qu'est-ce qui se développe ?

Paradoxalement, il y a même plusieurs choses amenées à se développer. Tout d'abord la musique, puisque je vais avoir plus de temps pour en faire !

En effet, certains d'entre vous savent que je suis également musicien, guitariste au départ, et puis un peu touche à tout à l'arrivée, et que j'enregistre la plupart de mes compositions chez moi, dans mon home studio, pour les diffuser…

Enfin, je continuerai à écrire d'autres livres, tant à destination des formateurs et enseignants que pour un public plus large. J'ai en effet quelques projets en sommeil qui arriveront sans doute à maturation en leur temps.

Voilà. J'en profite pour dire merci ,du fond du cœur, à toutes les personnes que j'ai croisées, à celles et ceux que j'ai formés, à celles et ceux qui m'ont lu, et fait part de leurs encouragements.

Merci encore, une dernière fois, pour le travail aussi passionnant que fructueux que nous avons réalisé ensemble. À toutes et à tous, bon vent et je l'espère… à bientôt !



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Peut mieux faire : Allez les profs, encore un effort…

couverture du livre "Peut Mieux Faire"
Précision importante : Cet article est issu d'un de mes anciens blogs (2013)

Un livre est paru...

Ce livre s'appelle "Peut mieux faire" et porte la signature d'un artiste qui s'appelle Jean-Baptiste Alméras. Tout au long des pages, ce monsieur se souvient, en relisant ses bulletins scolaires, de la violence du système d'enseignement qui était encore en vigueur dans son enfance. D'ailleurs, le sous-titre est clair : "Mon enfance vue par l'Education nationale". Le contenu l'est encore plus, puisque l'auteur s'est contenté... d'un travail de recopie qui se suffit à lui-même ! "En fait, je ne suis pas l'auteur... juste le héros", précise-t-il même avec gourmandise et, de fait, aucune phrase n'est de lui. Pourtant, ce livre à peine sorti s'est déjà taillé son petit succès. C'était en d'autres temps, m'objectera-t-on. Aujourd'hui l'ambiance de l'école n'a plus rien à voir avec cela ! En êtes-vous si sûrs ?

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Un excellent moyen pour briser la glace

Une glace qu'on ne brise pas forcément...
Briser la glace ?...

Un icebreaker, qu'est-ce que c'est ?...

Icebraker (littéralement "brise-glace") est au départ un terme emprunté au domaine informatique. Il désigne un programme ou un dispositif destiné à contourner les défenses d'un ordinateur.

Il est également employé dans le monde de la formation et des ressources humaines. Ici, il s'agit d'une activité permettant à des personnes qui ne connaissent pas les unes les autres de se sentir plus détendues lorsqu'elles sont ensemble. Le but est en somme d'accélérer les processus de cohésion de groupe...

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Soyons congruents !


Schéma de la congruence

Congruence et cohérence

Je me suis toujours demandé pourquoi certaines personnes semblaient si à l'aise dans leur peau, tandis que d'autres paraissaient constamment en décalage. C'est en découvrant le concept de congruence que j'ai enfin compris la différence.

Dans le domaine de la psychologie et du comportement humain, le concept de congruence désigne l'harmonie entre les pensées, les émotions, les paroles et les actions d'une personne.

On dit qu'une personne est congruente lorsque ses comportements et ses actions sont en accord avec ses valeurs, ses croyances et ses sentiments intérieurs. En d'autres termes, il y a congruence lorsque ce que quelqu'un dit et fait est en cohérence avec ce qu'il ressent et pense réellement. Cela se traduit par une authenticité et une sincérité dans les interactions avec les autres, ce qui favorise un sentiment de confiance et de connexion.

Prenons l'exemple d'une personne qui prône l'importance de l'écologie mais qui continue à prendre l'avion plusieurs fois par an. Cette personne n'est pas congruente car ses actions ne correspondent pas à ses valeurs.

La congruence pédagogique

Quant à la congruence pédagogique, pour faire simple, c'est l’absence de distance entre les valeurs de l'enseignant en tant que professionnel et celles de l'enseignant en tant que personne.

Elle se traduit notamment par une harmonisation entre le fond et la forme de son intervention.

La non congruence est le phénomène le plus facile à percevoir pour un apprenant, ce qu’il traduit volontiers par l’expression, triviale mais réaliste, du « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! ».

En PNL, on dit qu'une personne est dans une situation congruente lorsque tous ses Niveaux Logiques sont alignés.




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Un enfant apprend par l’exemple

Un enfant apprend par l'exemple

Un enfant apprend par l’exemple.

S’il vit entouré de critiques, il apprend à blâmer.

S’il vit entouré d’hostilité, il apprend à être agressif.

S’il vit entouré de moqueries, il apprend à être timide.

S’il vit entouré de honte, il apprend à se sentir coupable.

S’il vit entouré de tolérance, il apprend à être patient.

S’il vit entouré d’encouragement, il apprend à agir.

S’il vit entouré d’éloges, il apprend à complimenter.

S’il vit entouré de probité, il apprend à être juste.

S’il vit entouré de sécurité, il apprend à faire confiance.

S’il vit entouré d’approbation, il apprend à s’accepter.

S’il vit entouré d’amitié, il apprend à aimer la vie.

L’éducation est une épée à double tranchant. Elle peut devenir dangereuse si elle n’est pas maniée correctement.

Wu Ting-Fang


Les "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" ne marchent pas avec les enfants. Ce qui les aide à grandir, c'est ce que nous SOMMES.

C'est juste une question de congruence. Ou, si vous préférez, de cohérence entre :

  • L’expérience d'un individu…
  • ...Et la prise de conscience de cette expérience par rapport à ce qu'il est en train de faire.



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Ce que les tests ne mesurent pas

Si vous saviez tout ce que les tests ne mesurent pas...

Pourquoi les tests ne vous disent pas ce que vous croyez

Les experts, les politiciens, les chefs d'entreprise ainsi que de nombreux leaders d'opinion vantent continuellement les mérites de ces tests standardisés et autres QCM… Il en résulte que dans les faits, les mérites de ces tests sont en définitive rarement contestés, tant ils sont en phase avec la croyance populaire, et également avec certaines théories sur la psychologie de la motivation humaine.

Mais la plus grande partie de ce que ces leaders d'opinion disent, et également ce que le public croit – à propos des tests sandardisés – est tout simplement infondée. Dans le grand public, ou encore parmi les personnes concernées par les tests (voire leurs parents, selon les cas), rares sont ceux qui disposent de suffisamment de temps ou de connaissances pour arriver à suivre les récentes conclusions des spécialistes, experts en tests, psychomotriciens, et autres chercheurs.

C'est là que le livre "The Myths of Standardized Tests" entre en jeu. Dans un langage simple et accessible, Phillip Harris, Bruce M. Smith et Joan Harris exposent les hypothèses sous-jacentes des tests standardisés, en faisant la part des choses entre ce ces tests peuvent réellement mesurer et ce qui relève tout simplement du mythe.

Non seulement ils démystifient de nombreuses hypothèses communément admises, mais ils proposent de surcroît de meilleures alternatives nous permettant de juger du succès de tel ou tel enseignement dont on prétend mesurer l'efficacité ou les acquis à l'aide de ces fameux tests.

Les auteurs nous proposent également quelques suggestions en vue de nous permettre d'alléger quelque peu le fardeau que ces tests font peser sur nous, ou sur nos enfants. Voici à titre indicatif quelques exemples de qualités et aptitudes très difficilement mesurables à l'aide de ces tests, selon nos auteurs états-uniens :

Les tests ne mesurent pas...

  • la créativité
  • la pensée critique
  • la résilience
  • la motivation
  • la persévérance
  • la curiosité
  • l'art de poser des questions
  • l'humour
  • l'endurance
  • la fiabilité
  • l'enthousiasme
  • le civisme
  • la conscience de soi
  • l'auto-discipline
  • l'empathie
  • le leadership
  • la compassion
  • le courage
  • le sens de la beauté
  • le sens de l'émerveillement
  • la débrouillardise
  • l'honnêteté
  • l'intégrité
  • la spontanéité
  • l'humilité.

Ça fait beaucoup, me semble-t-il… Et vous, qu'en pensez-vous ?


Si cet article vous a plu, vous pouvez consulter nos articles du même style...



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Éloge de la méthode Coué

Personnages disant "Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux."
Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux.

Il m'est arrivé plusieurs fois, lors d'une discussion, d'entendre une phrase du type "Ah oui mais ça, cela relève de la méthode Coué". Le plus souvent, elle est prononcée avec une tranquille assurance teintée d'un zeste de dédain. A la suite de quoi, l'argument semble porter, et l'on passe à autre chose, comme si l'affaire était entendue : Ainsi il paraît admis que la méthode Coué est associée à un manque de sérieux, un gadget stérile, et elle ne semble rien mériter de mieux que des sourires condescendants. Pourtant, à y regarder de plus près…

Tout le monde en a entendu parler

Émile Coué (1857 - 1926) a mis au point sa célèbre méthode d’autosuggestion consciente en 1910. Elle se fonde sur un le principe suivant : toute idée, bonne ou mauvaise, que l’on se met dans la tête d’une façon ou d’une autre, devient pour nous "une réalité dans le domaine des choses possibles". En quelque sorte, nous sommes ce que nous pensons.

Cette méthode, donc, consiste tout simplement  à répéter plusieurs fois, à voix haute, à des moments bien déterminés, une affirmation sur nous-mêmes qui nous semble positive et utile. Exemple: "Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux".

La méthode Coué n'a pas toujours bonne presse, pour au moins deux raisons :

D'abord, cela semble trop facile…

Nombreux sont les esprits chagrins qui décrètent que tout ce qui est simple est forcément entaché de manque de sérieux. "Allons quoi, il me suffirait de répéter ces choses-là pour qu'elles adviennent ?, Non, impossible, cela ne peut pas marcher !". Sauf que, comme toujours, il y a ceux qui n'essaient même pas… et les autres ! Surtout que, pour s'y mettre, nul besoin d'avoir recours à un thérapeute… C'est peut-être pour cela que certains la baptisaient "psychothérapie du pauvre" ?

Le Général lui-même...

Le Général de Gaulle lui-même, en son temps, le 14 décembre 1965, avait eu lors d'un entretien télévisé  cette célèbre sortie : "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe, l'Europe, l'Europe ! Mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien". On voit clairement que la simple répétition d'un mot ou d'une phrase peut être considérée par beaucoup comme synonyme d'entêtement stérile ou de politique de l'autruche...

Pour ne rien arranger, le fonctionnement même de la méthode peut prêter à rire… en effet; la répétition a toujours son effet comique. Tout le monde se souvient du célèbre sketch de Dany Boon, "Je vais bien, tout va bien".

Ensuite, il y a les heures sombres de l'Histoire de France (pendant la période de l'occupation)

La deuxième raison de la "mauvaise" réputation de la méthode Coué est beaucoup moins connue… Il se trouve qu'Alphonse de Châteaubriant, un des idéologues de la collaboration, a été en son temps un des plus fervents adeptes de la méthode Coué. En conséquence, comme il en va souvent avec les amalgames, cela a contribué à porter beaucoup de tort à la réputation de cette méthode.

Pourtant cela fonctionne !

C'est possible !...

Ce n'est pas parce qu'une idée est simple et accessible qu'elle doit être rejetée. En pareil cas, le moins que l'on puisse faire c'est de l'essayer, pour en avoir le cœur net.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le simple énoncé de pensées positives est à même d'impulser des changements significatifs dans notre vie… sous certaines conditions, toutefois. Il faut en effet jouer le jeu, le vouloir vraiment, y croire soi-même, fût-ce un tout petit peu, et enfin tâcher de se mettre dans une posture d'attente favorable. Sinon cela ne sert bien entendu à rien.

De plus Émile Coué ne préconisait pas que la répétition pour le succès de sa méthode. Il y a aussi la visualisation positive (à l'image du skieur qui ferme les yeux avant le départ en se déroulant mentalement le film de son parcours idéal). Émile Coué passe d'ailleurs pour en être l'un des précurseurs... Enfin la gestuelle peut jouer un rôle important. Pour s'en faire une idée, il suffit de penser à l'exemple des joueurs de tennis qui se donnent de l'énergie en pratiquant des mouvements courts des avant-bras tout en gardant leurs poings serrés (pour suggérer l'énergie, la gagne...).

Je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué

Personnellement je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué... Ce malheureux pharmacien est aujourd'hui encore l'objet de tous les quolibets, alors que sa méthode fonctionne à merveille... à condition de s'en servir pour soi-même ! Comme disait une des personnes qui m'ont le plus inspiré, "Ne croyez rien de ce que je vous dis. En revanche, essayez-le !".

Pour ma part, j'ai la certitude qu'en toutes circonstances nous sommes ce que nous croyons, et qu'en amont de cela nous finissons toujours par croire ce que nous disons... particulièrement concernant les propos que nous tenons nous-mêmes, même lorsqu'ils semblent anodins.

Si vous préférez les "Je suis nul...", libre à vous

Ainsi, je réagis systématiquement à des propos - tellement courus - de type "Ah, ce que je peux être bête, tout de même !", ou encore "Je suis nul !", ou tant d'autres, si courants, du même tonneau, proférés par des gens qui (bien entendu) parlent de leur propre cas. A tort ou à raison, je me dis que ces petites incantations inconscientes, souvent répétées, finissent par produire quelques dégâts...

En poussant le raisonnement plus loin, si cela fonctionne dans le sens négatif, il n'y a aucune raison de ne pas essayer "d'inverser la vapeur".

Ainsi, parmi les phrases d'autosuggestion proposées par Émile Coué, ma préférée est sans doute celle-ci :

"Je m'accepte tel que je suis, je me respecte profondément".

Et j'avoue que je la prononce régulièrement, à haute voix, à chaque fois que j'y pense, à toutes fins utiles. Franchement, quel risque y a-t-il à cela ?...

Quelques liens pour en savoir plus

http://www.methodecoue.com/
Le site officiel de la méthode Coué

http://coue.brest.free.fr/
Le Cercle Coué de Brest

Enfin, pour ceux qui le souhaitent, voici un enregistrement très émouvant de la voix d'Émile Coué lui-même :

Écoutez la voix d'Emile Coué...



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Illusion d’optique – La femme sans âge

La fameuse "femme sans âge"...
La fameuse "femme sans âge"…

Si par hasard vous ne la connaissez pas, demandez-vous quel âge vous donneriez à la femme ci-dessus, à 10 ans près... En fait, spontanément, certains y voient une jeune femme, presque de dos, et d'autres une vieille femme de profil. Si vous aviez quelque difficulté à apercevoir "l'autre" femme, pas de souci, vous allez tout voir dans un instant .

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Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent

figurine qui se marre
Ceux qui ne savent pas ...

Quand les spécialistes des sciences de l'éducation sont "à côté de la plaque"

Les spécialistes de la "Pédagogie Diafoirus" existent, je les ai rencontrés ! Dans les lignes qui suivent, je vais tenter d'expliquer comment certains pontes des sciences de l'éducation peuvent taper parfois "à côté de la plaque", du moins à mes yeux.

Il se trouve qu'en 2008, après avoir traîné derrière moi une expérience de plus de 20 ans de formateur "autodidacte baroudeur et tout-terrain" (…nous sommes beaucoup plus nombreux qu'on le croit) j'ai éprouvé le besoin de suivre un parcours universitaire, pour plusieurs raisons, la principale tenant dans ma volonté de donner une base théorique à mon propre parcours tout en le "légitimant" aux yeux de ce qu'on appelle la doxa (ou, si l'on préfère, les milieux autorisés, comme disait le regretté humoriste).

Étudiant (en alternance) à 50 ans

Pendant ces études-là, je menais alors une vie trépidante, dispensant (pour le compte de mon employeur d'alors) des séances de formation en "face-à-face" se tenant dans un rayon de plus de 300 kilomètres, pour un public de cadres et employés, et ceci 3 semaines sur 4. Un travail pas précisément "de tout repos", donc. Et très régulièrement, une semaine sur 4 donc, je quittais mes attributs de formateur pour aller changer d'activité en suivant les enseignements de l'université à laquelle je m'étais inscrit (j'ai même tenu un blog à cette époque, sorte de e-portfolio si on voudra).

Encore naïf à cet âge ?

Le pauvre naïf que j'étais encore s'attendait (c'est le minimum) à y apprendre un certain nombre de choses en rapport avec le métier de formateur (grilles de lectures des comportements humains, méthodologies, outils et ressources exploitables en situation… que sais-je encore ?) Certes, on m'avait prévenu mille fois que j'étais là pour trouver avant tout de quoi étayer ma démarche empirique en lui donnant une base théorique. Mais tout de même… Qu'ai-je appris au juste, au bout du compte ? Pour vous faire partager mon ressenti, tentons une métaphore :

Si un formateur montait des meubles...

Imaginez un jeune employé en période d'essai, fraîchement embauché chez IKEA pour installer des meubles, et à qui son nouvel entourage professionnel dit "Tu verras, c'est très simple, toutes nos notices sont accessibles partout : dans tous les magasins, dans nos usines, et même sur le net"... À la suite de cela, voulant réaliser le montage de son tout premier meuble, notre employé se met à chercher, chercher, pour finir par tomber sur tout un tas de publications tournant autour du pourquoi et du comment de l'art de rédiger une notice de montage, ou encore sur les différentes typologies de notices, voire sur l'évolution du concept de notice à travers l'histoire… et tout à l'avenant.

On n'y arrivera jamais...

Tout cela est bel et bon, se dirait l'impétrant, je vois bien qu’à l’évidence des tas de gens se sont doctement penchés sur le sujet en question, l’ont posé sur le billard, puis l'ont décortiqué dans ses moindres détails, si bien qu’à l'arrivée on voit bien qu'ils semblent tous surfer là-dedans avec aisance sans même se mouiller le maillot… Hélas, tout cela ne résout absolument pas mon propre problème, qui est beaucoup plus basique : Je suis en effet aux prises avec une situation très concrète, et – qui plus est – sous la douce pression de mes supérieurs, situation qui tient en quelques mots  : Comment dois-je m'y prendre pour monter ces foutus meubles ? Y a-t-il un mode d'emploi ? Une notice, toute simple, existe-t-elle, et si oui, où donc ? Au secours, y'a quelqu'un ?... 

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent »

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent », disait George Bernard Shaw. C'est un peu court, un peu brutal, très irrévérencieux mais hélas parfois vrai ! Aujourd’hui encore, le "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?" se porte à merveille, notamment chez une certain nombre de ceux qui se donnent pour objectif d'explorer les pourquoi et les comment des situations d'apprentissage… Le ridicule ne tuant – en principe – pas, il est parfois bien confortable pour certains de se réfugier dans l'analyse. Notamment lorsqu’au passage cela permet d'éviter de se mettre les mains dans le cambouis, ou d’éluder une question centrale, comme l'illustre la petite métaphore qui suit :

Histoire de l’homme tombé dans un trou

Un homme tomba dans un trou et se fit mal.

Un cartésien le vit et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez du voir ce trou ».

Un spiritualiste se pencha et dit  :« Vous avez du commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit :  « Vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

Puis un enfant passa et lui tendit la main pour l’aider à sortir..

Les médecins de Molière bougent encore, je les ai rencontrés

Voilà, j'espère vous avoir donné une idée de ce que j'ai appris, et surtout de ce qu'hélas je n'ai pas appris à cette occasion-là. Depuis, à chaque fois que je rencontre une situation (ou des personnes) de ce tonneau, cela a au moins l'occasion de me faire gagner un temps fou, en m'évitant de me fourvoyer dans des impasses, comme quoi, au bout du compte, d'une façon ou de l'autre on apprend toujours !  Quelque chose me dit que je suis loin d'être le seul dans ce cas. J'assume parfaitement la teneur de ces propos. De toute façon, comme le disait Marcel Gotlib, "Que celui qui me jette la première pierre vienne me le dire en face !".


Cette histoire a été reprise (sous un angle légèrement différent) par son auteur dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.



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Quand nous sommes « boostés » par les enfants…

La vraie petite Alice, qui inspira Lewis Carroll pour son Pays des Merveilles.

La petite Alice, qui inspira Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Dodgson)

Le 4 juillet 1862, profitant d'un voyage dans un bateau à rames sur la Tamise (entre Oxford et Godstow), la petite Alice Liddell alors âgée de dix ans demande à Charles Dodgson de la distraire en lui racontant une histoire. Pendant que le révérend Robinson Duckworth se charge de ramer, Charles Dodgson s'exécute en racontant à l'enfant et ses deux sœurs également embarquées, Edith (huit ans) et Lorina (treize ans), l'histoire fantastique d'une petite fille justement appelée Alice après qu'elle fut tombée dans le terrier d'un lapin. Quand il eut fini, Alice Liddell lui demande s'il est possible qu'il couche l'histoire sur le papier, insistant encore et encore, ce qu'il fait finalement.

Aujourd'hui, grâce à Alice Liddell (que Lewis Caroll a probablement remerciée pour son aimable insistance), le monde peut profiter de la célèbre histoire d'Alice au pays des merveilles...

Ce Caroll à Coelho...

Cette anecdote  m'a remis en mémoire un aphorisme de Paulo Coelho :

"Un enfant peut toujours enseigner trois choses à un adulte :

- être content sans raison,
- s'occuper toujours à quelque-chose,
- et savoir exiger – de toutes ses forces – ce qu'il désire".




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Apprendre Mieux : Les 11 grands principes de l’Accelerative Learning

balayeur de blablas
Apprendre Mieux ...

Le mental vit dans un cercle vicieux. Il créé lui-même les problèmes et essaie ensuite de les résoudre

Swami Prajnanpad

Bonjour, dans un article précédent, je vous ai présenté le phénomène de l'accelerative learning, également connu sous les vocables de Mieux Apprendre, ou Apprendre Mieux.

Je vais tenter aujourd'hui de vous donner une description plus détaillée de ce dont il s'agit.

Rappelons simplement que le but visé part de l'idée toute simple qu’on n’apprend jamais aussi bien que lorsqu’on ne s’aperçoit pas qu’on apprend.

Qu'il me soit permis de citer d'emblée le rôle essentiel joué par Bruno Hourst, sans qui je n'aurais jamais pu prendre connaissance de toutes ces choses-là (...et encore moins les appliquer !).

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Apprendre Mieux : la grande galaxie de l’accelerative learning

galaxie de l'accelerative learning (Apprendre Mieux)
Apprendre Mieux : En général, il y a du monde (et même DES mondes) dans une galaxie...

Bonjour,

J'aimerais vous parler du phénomène de l'accelerative learning, également connu sous le vocable de mieux-apprendre.

Quand on s’intéresse aux grands courants de la pédagogie, on a coutume de citer le cognitivisme, constructivisme, le socio constructivisme, le behaviorisme... que sais-je encore ?

Ces différents courants sont dûment répertoriés, homologués, labellisés et étiquetés… mais par qui ?

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Comment faire face à un surdoué

Arrêtez le monde, je veux descendre !

Bonjour

J’ai récemment pris connaissance de plusieurs cas de figure concernant certaines situations d’apprentissage. Celles dans lesquelles des enfants surdoués comprennent plus vite que d’autres que… disons, en termes diplomatiques, que l'enseignement qui leur est dispensé ne leur est pas forcément adapté 🙂 Quand ils s’en ouvrent à leurs enseignants, ils le font en général avec… la franchise qui caractérise leur âge, et avec les conséquences diverses que l’on peut imaginer… Cela me rappelle une histoire :

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Pour éviter que vos interventions entrent par une oreille et ressortent par l’autre, visez… le flux !

Captivé ou plein d'ennui ?...
Le flux, vu par nos amis Robert et Susan ...

Dans le cadre du mooc "eLearn²" que j'ai eu le plaisir de suivre il y a quelques années sous la houlette bienveillante du visionnaire et talentueux Marcel Lebrun, il nous a été proposé de visionner une série de trois vidéos mettant en scène deux apprenants aux profils caractéristiques et bien distincts :

  • Robert, qui est  essentiellement là pour obtenir une certification, mais dont les centres d'intérêt personnels sont à des années-lumière du cours proposé ;

  • Susan, très motivée par le contenu du cours, mais plus généralement par l'idée d'apprendre et de comprendre, d'une manière générale.

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Le formateur en contexte B to B : un véritable homme (…ou femme) orchestre !

Gag traité pour chef d'orchestre 408x527
Formateur en contexte B to B aux prises avec une directive inattendue...

 

Vous avez bien dit "Comment vais-je vérifier..." ?

Dans le document Slideshare diffusé dans le cadre d'un mooc, le technopédagogue Marcel Lebrun a pris la précaution de différencier les trois univers bien distincts  que sont l'enseignement, l'apprentissage et la formation.

Or, dans de nombreux contextes de formation, il est assez ardu de poser les choses dans des termes tels que décrits ci-dessous (dans cette image où j'ai juste rajouté le point d'interrogation) : Continuer la lecture de « Le formateur en contexte B to B : un véritable homme (…ou femme) orchestre ! »



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Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils

La lettre d’Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis

 

Les rapports entre parents, enseignants et élèves sont une chose qui ne va pas de soi. De plus en plus souvent, ils finissent par prendre la forme ce qu'on appelle un triangle dramatique. Force est de constater que de nos jours l'enseignement est de moins en moins sacralisé, et à plus forte raison les enseignants...

 

Sans nous en rendre compte, presque sans transition, nous nous sommes brutalement retrouvés plongés dans une époque singulière à bien des égards. Il n'est pas si loin de nous, ce temps où les parents d'élèves avaient pour habitude de "doubler le tarif" de la moindre sanction infligée à leur progéniture par le maître d'école sans même prendre la peine de savoir de quoi il retournait. Ils étaient mus par un réflexe de solidarité sans faille envers l'instituteur, qui se retrouvait de ce fait investi de tous les pouvoirs. Continuer la lecture de « Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils »



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Laissez tomber vos tours de table, préférez-leur la balle magique !

Vous n'aimez pas la monotonie, et vous ne connaisssez pas la balle magique ? Alors lisez ce qui suit, vous allez a-do-rer !

Pour recueillir les attentes des participants dans diverses circonstances, par exemple au début d'une réunion ou encore d'une session de formation, un usage aussi vieux que les conseils d'administration veut qu'on ait recours à ce qu'on appelle le tour de table. Vous qui lisez ces lignes, il est fort probable que vous ayez une expérience de cet exercice de style plutôt convenu, conçu pour permettre à des personnes présentes dans une assemblée de se présenter, et/ou de donner leur avis sur un point quelconque. Voilà comment cela se passe le plus souvent :

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Formation et humour

Formation et humour, pourquoi serait-ce incompatible ?

 


Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à se servir de Twitter et il oubliera de manger.

(Tweet de @florenzo84_).


Patient est le pompier, car il commence à chaque fois au bas de l’échelle.

(Lao-Tseu).

Bonjour,

Dans un contexte de formation, certains intervenants se réfugient dans une attitude très sérieuse, factuelle, centrée sur la tâche… alors que d'autres n'hésitent pas à employer tous les moyens pour favoriser une atmosphère détendue… C'est affaire de tempérament, me direz-vous…

C'est aussi une affaire de posture, et plus profondément de croyances à propos de soi et les autres. Si vous faites partie de ceux qui déclarent volontiers "Moi je pars du principe qu'on n'est pas là pour rigoler, je refuse donc catégoriquement de me transformer en pitre", eh bien, continuez sur cette voie, car comme nous le verrons plus loin rien n'est pire que le rire forcé. Et je vous rejoins sur un point : en pareilles circonstances il ne faut surtout pas agir contre nature, cela se sent immédiatement.

...Toujours est-il qu'il y a quelque-chose de bizarre, mystérieux, en tout cas indéniable : une personne n'est plus tout à fait la même après avoir ri. Ceci s'applique bien entendu aux formateurs comme à leurs apprenants !

Alors, que faut-il penser de tout ceci ? Continuer la lecture de « Formation et humour »



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Qu’est ce qui est le plus efficace : jeu pédagogique ou clip vidéo ?

fromage ou dessert ? Vraiment ?...

Une question récurrente

Qu’est ce qui est le plus efficace : un jeu pédagogique ou un clip vidéo ? Beaucoup de gens m'écrivent pour me demander de donner des preuves (issues de la recherche scientifique) que les jeux de formation sont meilleurs que tout autre type de stratégie de formation. Cette question ressemble beaucoup à une autre question : Qu’est-ce qui est le meilleur, les pommes ou les oranges ? À l’évidence, la réponse dépend d'un certain nombre de facteurs.

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Un rôle bien particulier…

Attends-moi, cher dauphin, j'arrive !
D'après Douglas Kennedy,

J'avais le trac, tout simplement. Comme toutes les formes de nervosité exacerbée, il naît d'une appréhension irrationnelle commune à tous les êtres humains, en particulier les adultes : celle d'être "démasqué", de trahir par quelques mots mal choisis l'intrinsèque supercherie de sa position d'autorité, de révéler au monde entier que l'on ne croit pas soi-même une minute à ce que l'on prétend être.

J'ai fermé les yeux une seconde en me disant que je devais continuer à tenir mon rôle sur scène, coûte que coûte, puis je me suis retournée pour faire face à ma classe.

— Bien, commençons.

Douglas Kennedy, "Quitter le monde", 2009, Belfond, p. 209




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Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

Des formateurs perfectionnistes, j'en ai connu, mais celui-ci était carrément hors concours...

Il y a un certain nombre d’années, j’intervenais quelquefois pour le compte d’un consultant formateur qui était très perfectionniste, et pour tout dire assez hyperactif. Quand il intervenait en formation (c’était de l’informatique) il louait le plus souvent un bureau dans un centre d’affaires, arrivait très tôt le matin, des micro-ordinateurs plein sa voiture (c'était encore l'époque des grosses tours, et des écrans bien lourds), puis installait tout son matériel dans la salle, câblait un réseau local monté pour la circonstance, courait chercher des croissants au point de vente le plus proche, puis revenait pour préparer un café d’accueil. Les moyens employés étaient plutôt simples (cafetière filtre, bouteille thermos, gobelets plastique) mais en général la collation était appréciée quand-même, ne serait-ce qu’à cause des croissants. Ensuite de quoi ce monsieur accueillait les participants, justement, leur offrait le café de bienvenue quand ils étaient à peu près tous arrivés… puis lançait sa (ou ses) journée(s) de cours, à la fin de laquelle il raccompagnait tout le monde à la porte, démontait tout le matériel, puis allait le ranger dans sa voiture avant de quitter les lieux pour une autre aventure après cette journée si sportive et si mouvementée.

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Guide conférencier : encore plus dingue que le métier de formateur…

"Guide conférencier" dites-vous ?...

Les formateurs, ces êtres étranges semblant venir d'une autre planète…

Ces être bizarres, semblant parfois venir d’ailleurs, exercent en effet une activité bien particulière qui les amène à être constamment au four et au moulin, avec de nombreux objectifs à atteindre en parallèle, tout en se trouvant en perpétuelle représentation, et en travaillant le plus souvent pour ainsi dire « sans filet » face à leur public, avec en prime l'obligation d'improviser sans cesse pour gérer les impondérables les plus inattendus, si l'on peut dire… Qu'il vous suffise de lire (ou de relire) un de nos derniers billets : Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

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Les démago-pédagogues

photo de vieux beau
Les démago-pédagogues...

« Vous n’avez pas obtenu ce que vous voulez ? Qu’importe, je vais vous aider à aimer ce que vous avez ! »

Les pédagogues "normaux"

Bonjour. Permettez-moi de préciser d'emblée que je fais partie des gens qui ont bâti tout un pan de leur vie sur la passion de transmettre, qu'on a l'habitude d'appeler pédagogie, en face-à-face ou à distance. Dans un ouvrage (…tout avait commencé par ce blog, en fait), je me suis même amusé à proposer une définition "impertinente" de ce terme :

Art de se gratter la tête en se demandant comment on va s’y prendre pour tenter de faire passer telle ou telle chose dans celle des participants […à nos sessions de formation], ou encore quelle bourde on a bien pu commettre pour qu’elle n’y soit apparemment pas passée.

"Construire et animer une session de formation (Transfert de compétences : les clés du succès)" – p. 6

Sans ergoter à l'infini, il semble communément admis qu'être un bon pédagogue, c'est arriver à bien "faire passer" une idée. Une idée, dites-vous ? Et quel genre d'idée ? Peut-on être plus précis ?

Continuer la lecture de « Les démago-pédagogues »


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La légende des deux oasis

Un bédouin voit la générosité où vous percevez la stérilité et trouve la poésie dans tout : c'est plus qu'un nom, c'est un mode de vie.

Deux oasis, deux tribus : les bédouins mélancoliques et les bédouins souriants. Et deux enseignements à tirer de cette histoire…

Chacun le sait au fond de lui, les contes n'enseignent pas des vérités. Ils posent seulement des questions. Mais ces questions sont plus riches de sens que toutes les certitudes du monde. Du coup, nos contes font en fait bien mieux que de nous enseigner des vérités: Ils nous permettent de découvrir par nous-mêmes les pensées qui nous sont positives. Et si chacun de nous découvre une vérité qui n'est pas celle du voisin, c'est très bien ainsi.

Nous ne connaissons pas l'origine de ce compte-là… elle nous vient simplement de la nuit des temps (…des milles et une nuits des temps, plutôt 🙂

Il en existe une version écrite au début du livre "Construire et aimer une session de formation", B. Lamailloux, DUNOD, 2e édition (2018).

S'agissant de celui-ci, nous avons voulu faire une exception en dévoilant non pas un, mais DEUX enseignements cachées au bout de l'histoire. Et si le premier coule pour ainsi dire de source dans cette oasis, le second est… disons plus inattendu 🙂

Installez-vous bien confortablement, puis lancez juste la vidéo ci-dessous...

Résumé de la vidéo :

Deux tribus aux destins opposés:

  • Les Bédouins souriants, avec une source d'eau abondante, sont toujours joyeux.
  • Les Bédouins mélancoliques, sans eau accessible, vivent dans la tristesse.

Baddûr, un jeune Bédouin mélancolique, tente de changer son destin:

  • Il vole le robinet des Bédouins souriants, mais sans le tuyau, l'eau ne coule pas.
  • Il est banni de son village et se résigne à son sort.

Un acte de courage et une leçon de vie:

  • Baddûr se rend chez les Bédouins souriants pour avouer ses actes.
  • Le chef, amusé par sa mésaventure, lui offre du matériel pour creuser un puits.
  • Baddûr découvre de l'eau dans son oasis et devient un héros.

La fin de la mélancolie:

  • Les Bédouins mélancoliques accèdent à l'eau et à la joie.
  • Baddûr est réhabilité et devient l'adjoint du chef.

Morale de l'histoire:

  • L'entraide et la persévérance permettent de surmonter les obstacles.
  • Le bonheur est à la portée de tous, il suffit pafois de le chercher au bon endroit.

Cette histoire a été intégralement publiée dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.



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E-learning : « Combien d’heures de travail personnel pour suivre ce cours…? »

homme suspendu à une horloge

Force nous est de constater que l'offre de formation en e-learning ne cesse de croître à une vitesse exponentielle. Que ce soit pour les MOOC, les SPOC, les cours via Zoom ou "sur étagère" (...et bien d'autres), les personnes intéressées par un dispositif de formation en ligne se posent en général la question de savoir quel investissement personnel cela leur demandera, en termes d'heures par semaine, par exemple. Quoi de plus légitime, en effet ?

La question que l'on peut alors se poser en tant que concepteur de formation en ligne est celle qui consiste à déterminer – et à annoncer, donc – une "durée théorique" consacrée à une formation en e-learning donnée pour un apprenant donné.

Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour découvrir qu'il existe une durée classiquement affichée, qui est "…De 4 à 8 heures par semaine". Curieusement, on la retrouve un peu partout…

Pourquoi retrouve-ton cette constante un peu partout en e-learning ?

Pourquoi cette constante ? Et surtout, pourquoi un tel écart, du simple au double ? Eh bien, dans la pratique, il y a de nombreux facteurs qui interviennent dans la durée en question. Car une formation en ligne permet précisément, lorsqu'elle est bien conçue,  un temps d'appropriation plus adapté au rythme de chacun, et au fonctionnement de notre cerveau. Les rythmes en question étant par définition propres à chaque apprenant, les durées consacrées par un individu à un même apprentissage, pour un même matériau de départ, seront donc variables, et beaucoup plus « élastiques » que pour un cours présentiel, par la force des choses !

"Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos"…

Salman Khan, le génial mathématicien (et pédagogue) créateur de la célèbre Khan Academy, déclarait lors d’une de ses premières interviews qu’il avait fait ses premières armes de "e-professeur" en donnant des éléments de cours particuliers de mathématiques à ses neveux, tout d’abord classiquement, en face-à-face, puis en utilisant comme support additionnel des vidéos, éléments de cours qu’il donnait lui-même très sobrement face caméra, et qu’il diffusait ensuite sur YouTube à leur intention. Il raconte ainsi que ses neveux lui avaient fait un jour une bien curieuse remarque, disant en substance "Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos plutôt qu’en écoutant tes explications en direct…". Et lorsqu’il s’en étonna, touché dans son ego, ses neveux lui répondirent tout simplement "Ben oui, quand tu parles en direct on n’ose pas trop t’interrompre… te faire répéter les choses… alors qu’en vidéo nous pouvons nous repasser en boucle autant de fois que nous voulons, ensemble ou encore chacun de notre côté, les différents passages qui ne sont pas encore assez clairs pour nous !". Allez donc mesurer des temps d’assimilation dans ces conditions-là…

Ceci explique, entre autres, l’existence de la fameuse fourchette, classiquement annoncée. Sachez que dans la pratique, plus vous vous situez près de la limite inférieure de la fourchette ("De 4 à 8 heures par semaine"), plus vous vous prenez (toutes choses inégales par ailleurs 🙂 le risque d’aboutir à un apprentissage dit "de surface" (cette notion est étudiée au cours de la semaine 4), dont les effets risquent de s’étioler avec le temps.

Pas de limite haute !

Sachez en outre qu’au-delà de la limite haute de cette fourchette, votre ticket est toujours valable ! 🙂 De nombreux apprenants, en effet, pris de passion par les contenus proposés, et disposant de suffisamment de temps (…et de ressources pour en trouver ) témoignent de ce qu’à partir des sections de cours facultatives de type "pour en savoir plus", ils ont fini par récolter, de proche en proche, au gré de leur "butinage", comme disent nos amis québécois, une masse incroyable de ressources sur le sujet. Le fameux aphorisme affirmant que "…l’enseignement n’est pas un seau qu’on remplit, mais un feu qu’on allume" prend alors ici tout son sens !

Et si le connectivisme pointe le bout de son nez, alors…

Imaginez maintenant que ces apprenants-là se mettent, en plus, à communiquer entre eux, à partager les ressources en question avec leurs pairs (et, pourquoi pas, leurs enseignants…), vous obtiendrez un effet boule de neige, démultiplicateur en efficacité (c’est le phénomène qu’on appelle parfois le « connectivisme », de nombreux pédagogues n’hésitent pas à théoriser abondamment là-dessus depuis le développement de la formation en ligne). Et, partant, vous aurez du même coup fait « exploser les compteurs » au niveau du temps consacré par les personnes concernées !

C'est dire s'il est illusoire de prétendre annoncer des "durées" standard. Tout ce que l'on peut faire, c'est recueillir de statistiques (plutôt auprès des apprenants qu'à partir des données de la plateforme… elles ne veulent pas dire grand-chose…), et s'en servir pour annoncer une estimation réaliste… après quelques sessions écoulées.

En attendant, le plus prudent est sans doute d'annoncer, "comme tout le monde", la sacro-sainte fourchette  "…De 4 à 8 heures par semaine".


Si cet article vous a plu, venez donc visiter tous les articles du même style...



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30 exemples croyances limitantes communément répandues

Ou "Comment user son moteur en appuyant à fond sur les freins"…

Cliquez sur l'image pour l'agrandir ou la télécharger

L'infographie ci-dessus nous permet d'explorer les 30 croyances limitantes les plus répandues en les classifiant comme suit :

  • Les freins à la réussite, au succès
  • Les freins à l'argent, à la richesse
  • Les freins à l'abondance
  • Les freins à la chance


Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

Vous pouvez visionner une vingtaine de contes philosophiques en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…




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Nous naissons tous avec un génie créatif naturel. C’est après que ça se gâte…

Vous avez dit "génie créatif" ?... Lors d'une conférence TEDxTucson , le Dr George Land a lancé une véritable bombe en livrant le résultat d'un test. Ce test de créativité, développé à l'origine pour la NASA, a ensuite été utilisé sur des écoliers. La NASA avait contacté deux scientifiques (le Dr George Land et Beth Jarman) pour développer un test hautement sophistiqué. Ceci afin de se donner les moyens de mesurer efficacement le potentiel créatif de ses scientifiques et ingénieurs. Le test s'est révélé très fructueux pour la NASA, mais les scientifiques se sont posé certaines questions : D'où vient la créativité ? Certaines personnes sont-elles nées avec ou est-ce acquis ? Ou encore cela vient-il de notre expérience ? Continuer la lecture de « Nous naissons tous avec un génie créatif naturel. C’est après que ça se gâte… »



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Comment bien démarrer une formation : Le démarrage RAPIDOS

Cet article présente le fameux "Démarrage RAPIDOS" tel qu'on le connaît parfois dans le domaine de la formation d'adultes ou de l'animation de réunions.

illustration gag "démarrage rapidos"

Quand j'anime une formation, je ne sais pas par où commencer…"

En situation de formation, mais aussi lors d'une réunion de travail, les premières minutes de face-à-face sont déterminantes pour la suite de la session à venir. Il convient donc de les soigner particulièrement.

Il existe mille façons de démarrer une session de formation. Celle que nous vous proposons ici a le mérite de laisser le moins de choses possible dans l'ombre.

Rien de plus fâcheux en effet que d'avoir à traiter un aspect matériel, par exemple en réponse à une question du type «…Au fait, à quelle heure s'arrête-t-on pour la pause de midi ? » en plein milieu d'une séquence nécessitant particulièrement l'attention de l'auditoire ! Continuer la lecture de « Comment bien démarrer une formation : Le démarrage RAPIDOS »



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Une autre vision du mensonge (grâce à la CNV)

Cet article propose un éclairage original sur la question du mensonge (tel qu'il peut être vu sous le prisme de la CNV).

Main devant la bouche, comme pour ravaler nos paroles...

 

Quand nous étions petits, on nous a asséné certaines choses comme étant vérités ou mensonges. Or, ce que nous appelons communément "mensonge" n'est qu'une étiquette morale que nous plaquons sur les paroles d'un autre à chaque fois que ce qu'il dit ne me semble pas correspondre à ce qui est, ou tout au moins à la perception que nous en avons. Voici sous ces lignes une vision du mensonge plutôt différente : Continuer la lecture de « Une autre vision du mensonge (grâce à la CNV) »



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Formation et relation d’aide

La relation d'aide peut-elle et doit-elle être une affaire de formateurs ?

Quand on pense à la relation d'aide, les professions les plus souvent citées sont celles de conseiller d’orientation, infirmier, psychoéducateur, psychologue, psychothérapeute ou travailleur social. Les professionnels du champ de l'enseignement ou de la formation, eux, sont beaucoup plus rarement cités.

Pourtant il y a (à mes yeux) largement matière à… du moins pour une partie d'entre nous autre formateurs, dans une très large part de notre activité. Continuer la lecture de « Formation et relation d’aide »



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Et si (pour changer) nous regardions là où l’information ne se trouve pas ?…

Il serait grand temps d'utiliser les statistiques intelligemment. Pour vous en convaincre, lisez ce qui suit.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Abraham Wald était employé au SRG (Statistical Research Group). Le SRG consistait en un programme classifié qui s’employait à associer la puissance réunie des statisticiens américains à l'effort de guerre.

Quand des statisticiens examinent les impacts de balles ennemies sur les bombardiers US…

L'un des problèmes sur lesquels Abraham Wald a eu à travailler consistait à examiner la répartition des dommages causés aux bombardiers revenant après des missions de vol afin de fournir des conseils sur la façon de renforcer le blindage de ces avions de manière optimale. Le but recherché étant de minimiser les pertes de bombardiers lors des tirs ennemis.

Son unité de recherche avait identifié l'emplacement des impacts laissés par les balles ennemies sur un grand nombre d'appareils. À chaque fois, le moteur était l'endroit le moins touché, alors que le fuselage était bien plus exposé. D’après son équipe, la conclusion qu’il fallait en tirer était celle-ci : c'est le fuselage qu'il fallait renforcer en priorité.

Un autre point de vue…

Mais Abraham Wald présenta un autre point de vue, en proposant la métaphore suivante : Si vous vous rendez à la salle de réveil d’un hôpital, vous verrez beaucoup plus de personnes avec des balles dans les jambes que des personnes avec des balles dans la poitrine. Mais il faut bien se garder d’en conclure que les gens ne se font jamais tirer une balle dans la poitrine. En fait, si les gens qui se font tirer une balle dans la poitrine n’encombrent pas les urgences, c'est tout simplement parce qu’en général ils ne s'en remettent pas, tout simplement. Il en va de même pour les bombardiers. Si les relevés d'impact étaient si peu fréquents sur les moteurs des avions touchés, c’était tout simplement… parce que les avions touchés à cet endroit étaient assez systématiquement abattus, et ne revenaient donc pas à la base !

La décision qui s’en suivit fut donc de renforcer le blindage les avions au niveau du moteur.

Disposer de données, mais aussi savoir les lire, c'est bien. Évaluer leur importance et chercher à comprendre ce qu'elles ne disent PAS, c'est beaucoup mieux !


Vous voulez découvrir d'autres aspects de mon cabinet de curiosités ? C'est par ici que ça se passe…



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Nouvelle ressource pédagogique : les 5 qualités…

Nous avons publié  sur YouTube une vidéo dont le titre est 5 qualités chez un adulte, 5 défauts chez un enfant.

Y sont évoqués en revue cinq traits de caractère qui – curieusement – sont le plus souvent considérés comme des qualités chez un adulte, mais comme des défauts chez un enfant.. Il s'agit de :

  • La passion...
  • La créativité...
  • La pensée orientée objectifs...
  • La curiosité.....
  • Et la sociabilité.

(Pour visionner la vidéo, cliquez simplement sur l'image ci-dessus.)


Si cet article vous a plu, vous pouvez consulter nos articles du même style...



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Confiance et bonne humeur en formation

En formation, ça ne se décrète pas, mais d'une certaine façon cela s'impose…

Confiance et bonne humeur sont des ressources importantes à mes yeux, en ceci qu’elles sont connectées à des valeurs auxquelles je suis tout particulièrement attaché. Ainsi, mon instinct m’a toujours poussé à créer, puis entretenir un climat de confiance et de bonne humeur lors de la totalité de mes interventions en formation.

La confiance – pas plus que la bonne humeur – n’est une chose qui se décrète. Et c’est bien là le problème. Alors au début de chacune de mes interventions, dès les premières minutes (qui sont, à mes yeux, absolument déterminantes), j'annonce un certain nombre de choses à mes apprenants, parmi lesquelles ceci : Continuer la lecture de « Confiance et bonne humeur en formation »



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Apprendre mieux : pédagogie et développement personnel font-ils bon ménage ? (2/2)

Pédagogie, développement personnel : cherchez l'erreur ? Pas forcément ! Voici sous ces lignes la deuxième partie de ce dossier.

La face cachée du ciel

L'avenir dépend non pas de ceux qui cumulent le savoir, mais de ceux qui le partagent (origine inconnue)

Bonjour,

Avant toute chose, je tiens à remercier tous les commentateurs de ce blog, et à préciser que leurs témoignages, remarques, réactions, suggestions, et propositions sur ce qu'on pourrait y aborder ne tomberont jamais dans l'oreille d'un sourd 🙂

Dans l'article précédent j'ai tenté de présenter une approche du développement personnel à destination des formateurs, enseignants et autres pédagogues intéressés ou simplement intrigués par telle ou telle de ces techniques (l’analyse transactionnelle, l’art-thérapie, le coaching, la communication non violente, l’ennéagramme, l’hypnose, la méthode Coué, la programmation neurolinguistique (PNL), le qi gong, la relaxation, le rêve éveillé, la scénothérapie, la sophrologie, le training autogène, le yoga, et des dizaines d'autres).

Continuer la lecture de « Apprendre mieux : pédagogie et développement personnel font-ils bon ménage ? (2/2) »


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Apprendre mieux : pédagogie et développement personnel font-ils bon ménage ? (1/2)

Comment sortir de la bouteille

Pédagogie, développement personnel : cherchez l'erreur ? Pas forcément ! Lisez donc ce qui suit…

L’éducation est une épée à double tranchant. Elle peut devenir dangereuse si elle n’est pas maniée correctement. (Wu Ting-Fang)

Comme nous commençons à le voir, le mieux-apprendre est tout sauf une science. Cette « discipline pédagogique de l’action » repose plutôt sur le bon sens, mais aussi sur notre propre capacité à oser nous remettre en question et tenter quelque chose de nouveau. Il est aisé de comprendre que sur ce registre-là, une grande partie du succès ou de l’échec d’une démarche d’apprentissage tient aux représentations mentales que les uns et les autres se font de l’apprendre, de « l’idée qu’ils s’en font », en quelque sorte. L’acte d’enseigner, de former, n’étant pas de tout repos, il est naturel qu’en pareil cas nous ne mettions pas toujours le plus grand empressement à sortir du connu pour aller vers ce qui ne l’est pas…

En outre, pour accepter ne serait-ce que l’idée d’apprendre (dans le sens « enseigner ») en s’amusant, il est indispensable d’être au clair avec nos propres croyances et émotions. En général, plus on possède un bagage intellectuel conséquent, plus on est en mesure d’invoquer – à juste titre – de raisons pour expliquer que notre propre conduite ne doit pas se laisser guider par nos émotions.

Les croyances limitantes, ça limite, mais d'un autre côté, les croyances portantes, ça porte... 🙂

J'ai abordé plusieurs fois ici la notion de "croyance", en particulier pour ce qui concerne les croyances en nos propres capacités. Nous savons qu'une croyance limitante a pour effet de diminuer de facto nos performances dans la matière étudiée. Mais il faut également bien considérer qu'à l'inverse, une croyance diamétralement  opposée (qu'on peut appeler croyance portante) aura pour effet... de les augmenter ! En d'autre termes, nous ne savons jamais avec exactitude jusqu'où nous pouvons aller, mais ce qui est sûr, c'est que si nous "n'y croyons pas", nous irons moins loin... et que si nous "y croyons", nous irons plus loin ! D'où les nombreux aphorismes du style "Ils ne savaient pas que c'était impossible, du coup ils l'ont fait".

Les émotions sont de très mauvais maîtres, mais…

Quant aux émotions, si nous savons tous instinctivement qu'elles sont de très mauvais maîtres, on ignore parfois – jetant inconsidérément le bébé avec l’eau du bain – à quel point elles peuvent se révéler d’excellents auxiliaires, à condition toutefois que nous ayons acquis une capacité à « arbitrer » de manière satisfaisante nos éventuels conflits intérieurs en la matière. Faute de quoi la solution – et c’est bien compréhensible – que nous adoptons le plus souvent consiste tout simplement à nous couper purement et simplement de nos émotions pendant l’exercice de nos fonctions (ce qui me paraît dommageable pour tout le monde, surtout en situation de formation). Or, on sait confusément qu’il est illusoire de vouloir les accrocher, ces satanées émotions, au mur, à côté de notre manteau en arrivant le matin, pour les récupérer le soir en partant. Mais bon, faute de mieux, on fait comme si…

Se couper de ses émotions, est-ce rédhibitoire ?

Celui qui « se coupe de ses émotions »  pourra peut-être accéder à toutes les connaissances livresques et théoriques qu’il voudra (...dans certains cas, ce sera même pour lui un salvateur refuge), mais il prendra – de ce fait – le risque de passer à côté de phénomènes (beaucoup plus nombreux qu’il n’y paraît) se prêtant peu, voire pas du tout à l’analyse intellectuelle. Et il passera – vis-à-vis de ses connaissances moins lettrées que lui – comme quelqu’un de très brillant, mais en même temps, ce faisant, il risque fort d'être perçu comme quelqu'un « qui passe à côté de l’essentiel », ce qui ne manquera d’ailleurs pas de l’irriter au plus haut point. L’évidence, pas plus que l’essentiel, ne se prêtant volontiers à l’explication (« si tu ne comprends pas ce qui est évident, nous ne pouvons rien pour toi ») nous nous dirigeons encore vers un dialogue de sourds, et notre fameux lettré, déconfit et frustré par cet état de choses, n’aura de cesse que de se réfugier auprès de ses pairs, nettement plus "civilisés" que tous les goujats  !

L’histoire d’un formateur en informatique qui rêvait de donner des cours de ressources humaines…

rêve

Je me souviens très bien qu'il y a bien longtemps, alors que j'étais un jeune formateur en informatique, très à l'aise dans le domaine de « la logique », du « démontrable »,du «  factuel »… j’étais en même temps très intrigué et très attiré par le contenu de tous les catalogues de stages de formation tournant autour des ressources humaines, de l'animation et du management d'équipe, et plus généralement du comportement. Je me demandais bien à partir de quoi on pouvait arriver à dire quoi que ce soit de pertinent… et – surtout – faire face aux attentes et réactions des participants, sur des sujets aussi vastes que la manière de communiquer en situation difficile ou hostile, l’accompagnement au changement, la gestion de son propre stress, la prise en compte de celui des autres, les attitudes appropriées en situation d’entretien, de réunion, de conflit, la préparation de sa retraite, la dynamisation des équipes, le renforcement de sa propre performance managériale, l’animation d’une équipe de travail en situation non hiérarchique, ou à distance, et j’en passe…

Dis-moi, cher ami, comment fais-tu, toi ?

A un de mes amis, qui exerçait cette activité (et semblait d’ailleurs s’en tirer parfaitement indemne), je me souviens même m’être ouvert de mon attirance pour ces sujets, et en même temps de l’angoisse qu’ils suscitaient en moi. Par exemple je me souviens parfaitement avoir formulé mes craintes d’alors à peu près en ces termes : « Comment diable pourrais-je me passer de la présence physique des ordinateurs, présence qui m’a toujours rassuré lorsque un de mes participants, manifestant des états d’âme inattendus, semblait vouloir amener le groupe vers des rivages ne faisant pas vraiment partie du programme prévu… comment, disais-je, imaginer pouvoir me passer de cette présence si salvatrice pour moi (…celle des ordinateurs), puisqu’il m’a toujours suffi d’un effort minime, parfois d’un simple geste désignant les ordinateurs de la salle, pour que les choses rentrent très vite dans l’ordre, parfois à ma grande surprise, et – toujours – pour mon plus vif soulagement ? »

 

S’il vous manque un élément… inventez-le !

Capturons nos rêves...

…Après avoir entendu le récit de mes inquiétudes d'alors, mon ami  éclaté d’un rire sonore, puis m’a répondu quelque-chose dans ce goût-là : « Eh bien, qu’à cela ne tienne, si tu n’as plus d’ordinateur dans ta salle pour te rassurer, tu n’auras qu’à t’en inventer un et faire comme s’il y était ! Pour y arriver facilement, va donc suivre une formation en développement personnel, et si c’est bien fait, tu verras, tout marchera comme sur des roulettes ! ».

Sur le moment j’ai trouvé cette idée totalement incongrue… et pourtant, j’ai mis un point d’honneur à suivre le même cursus de développement personnel que mon ami (en effet, j’avais entièrement confiance en son témoignage... Du coup, j'en ai pris pour deux ans, à raison d'un weekend par mois !). Et je suis en mesure d'affirmer aujourd'hui qu'entre ça et je ne sais quelle démarche épistémologique (je pouffe...) il n'y a vraiment pas photo pour qui veut vraiment apprendre à "retomber sur ses pattes"...

Tout est dans la tête…

Par la suite, l’expérience m’a montré qu’effectivement TOUT était dans ma tête, et que j’étais en quelque sorte « mon pire ennemi » à chaque fois qu’il s’agissait d’adopter des postures, des attitudes, ou des comportements… auxquels je ne parvenais pas.

Peut-être ai-je eu besoin quelque temps d’imaginer la présence d’un ordinateur lors des premières interventions en communication (que j’ai dispensées par la suite, quelques années plus tard, et que je continue à dispenser aujourd’hui) ? Très franchement je ne m’en souviens plus. Il est probable que non.

Car la formation en développement personnel que j’ai suivie, donc, m’a également montré que j’avais également un meilleur ami… et que là aussi il s’agissait… de moi-même ! La différence c’est que maintenant j’ai beaucoup plus de choix ! Libre de suivre les injonctions de mon pire ennemi ou de mon meilleur ami, il m’arrive rarement d’hésiter. Je peux donc désormais maîtriser un éventail de situations infiniment plus grand qu’à l’époque. Encore une fois, il n’y a pas photo, pour moi c’est donc « Merci le développement personnel ! »

Comment peut-on présenter le développement personnel ?

Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances (sic !), le développement personnel vise à harmoniser les rapports du conscient avec l'inconscient et ayant pour but le développement de la personnalité de l’individu pour une meilleure connaissance de soi, des autres, et des mécanismes de relations interpersonnelles. Il a favorisé l'émergence du concept de « scénario de vie », qu’il définit comme une approche personnelle de la vie, où chacun peut se forger sa  propre image de soi et sa manière de faire face aux problèmes. Ce concept  a été repris par plusieurs  théories managériales (avec le MBTI) qui l’ont traduit (avec plus ou moins de bonheur) par la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

équilibre de vie

Tout en puisant ses origines chez des psychanalystes (notamment Carl Gustav Jung et Alfred Adler), le développement personnel se place dans une optique résolument pragmatique, à l'anglo-saxonne : Plutôt que d'entrer dans une (parfois très longue ) période d'analyse introspective (un peu comme on entre en religion), le développement personnel  nous permet plus prosaïquement de modifier, parmi  nos habitudes, représentations et schémas de comportement, ceux que nous jugeons inadaptés (...aux autres, au contexte, aux circonstances, que sais-je encore ?).

Quels concepts abordés (et surtout travaillés) en développement personnel peuvent-ils être utiles en situation d’enseignement et d’apprentissage ?

Un éléphant ça peut aider...

Là aussi, je donnerai une liste forcément subjective, et forcément incomplète…

Les croyancesElles tournent autour de tout ce qui nous permet ou nous interdit de faire quelque chose.
  
La confiance en soiUn cuisant déficit chez beaucoup d'entre nous… Si nous n’en sommes pas suffisamment pourvus, nos apprenants le sentent forcément ! Comment pouvons-nous prétendre les aider efficacement, dans ces conditions-là ?
  
Les facultés sensorielles : auditives, kinesthésiques (le toucher), gustatives, olfactivesLeur étude nous montre à quel point chacun de nous perçoit la réalité d'une manière qui lui est propre (d'où des notions telles que les intelligences multiples, ou le "mode préférentiel d'apprentissage"…)
  
Les métaphoresD'une puissance extraordinaire (parce que s'adressant directement à nos perceptions), elles sont à la base même de toute activité pédagogique.
  
La communication interpersonnelleSavoir décortiquer son fonctionnement permet incontestablement d’être beaucoup plus efficace, notamment par les techniques d'écoute active et de reformulation.
  
La congruenceCorrespondance exacte entre l'expérience et la prise de conscience
(…cohérence interne, si on veut)
  
La gestion des objectifs personnelsPour mettre en place des stratégies qui tiennent la route
  
La gestion du changementOu comment progresser sans se renier…
  
Les pièges du langageNous accordons à la parole des vertus magiques… pour le meilleur, mais aussi pour le pire !
  
La ligne du tempsNos différentes façons de gérer et cadrer le temps
  
Éléments de dynamique des groupesÉtude de plusieurs mécanismes courants (comme celui de la pression de conformité)
  
Les émotionsTrès mauvais maîtres, mais excellents auxiliaires, comme on l’a vu…
  

Citons quelques méthodes...

On peut aujourd’hui dénombrer les méthodes de développement par dizaines (faisant un choix forcément subjectif, je citerai simplement ici l’analyse transactionnelle, l’art-thérapie, le coaching, la communication non violente, l'ennéagramme, l’hypnose, la méthode Coué, la programmation neurolinguistique, le qi gong, la relaxation, le rêve éveillé, la scénothérapie, la sophrologie, le training autogène et le yoga).

Bon. C'est bien gentil tout ça, mais que choisir ? Et que faut-il éviter ?

J'imagine qu'à ce stade, une personne intéressée par tout ça ne saura pas forcément "par quel bout l’attraper"... ce qui est parfaitement compréhensible 🙂

Surtout que ces techniques (et leurs inévitables débordements) charrient inévitablement avec elles comme une odeur de soufre, tant il est vrai que dans l'imaginaire collectif, on y associe souvent des histoires de manipulation, ou de dérives sectaires, de gourous... parfois à juste titre !

Manipulations

Encore une fois, gardons-nous bien de jeter le bébé avec l'eau du bain. Pour comprendre comment tout cela fonctionne, prenons un exemple qui vous surprendra peut-être, celui des pédophiles : on sait que ceux-ci sont naturellement enclins à choisir des activités - ou même une profession - les mettant en contact avec les enfants. D'où le syllogisme courant : La plupart des pédophiles travaillant avec la petite enfance, certaines personnes en concluent un peu hâtivement que la plupart des travailleurs de la petite enfance seraient pédophiles (?!), sur le modèle archi-connu de "Tous les chats sont mortels. Or Socrate est mortel, donc Socrate est un chat".

Eh bien il en va de même avec la question du développement personnel et des gourous. Il est évident que tout gourou qui se respecte (...façon de parler, hein ?) ira tôt ou tard s'intéresser aux techniques de développement personnel ! De là à en conclure que "ça marche dans les deux sens", c'est aller un peu vite en besogne. Mieux, même : Plus nous serons nombreux à connaître ces techniques-là, plus nous serons armés pour nous défendre (et défendre les nôtres) contre les manipulateurs et les gourous. Par exemple, je peux vous dire que lorsque l'occasion m'en est donnée, j'assiste toujours avec une joie sans mélange aux joutes oratoires auxquelles les hommes politiques aiment tant se livrer sur les médias audiovisuels... incontestablement, ils ont été abreuvés à des sources que je peux très souvent identifier, et je suis très heureux de pouvoir ainsi décrypter nombre de leurs mécanismes... Plus nous serons nombreux à le faire, et mieux ce sera, ne serait-ce que pour des "raisons démocratiques" !

Excès et dérives

empreinte de pied dans le sable

Bien entendu, le développement personnel connaît quelques excès et autres dérives. Dans certains cas on peut y voir une énorme porte d'entrée au charlatanisme, j'ai même écrit un article portant précisément sur cette question.

Mais enfin il serait caricatural de el résumer à ça. Et j'ai remarqué que parmi les pourfendeurs de développement personnel, peu me semblent véritablement savoir de quoi ils parlent.

Voilà. Si après ces lignes, vous êtes toujours tentés par la question de savoir comment vous initier à tout ça, je me propose de vous amener des billes sur cette question, mais aussi sur les points communs qu'on peut trouver  – du moins de mon point de vue – à la plupart des techniques de développement personnel, et ceci dans l'article suivant :


Le Petit Abécédaire...

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis



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Décidément, vous en avez une mémoire extraordinaire !

Les capacités d'un être humain sont en général bien supérieures à l'idée qu'on s'en fait. Exemple : Nous avons tous une mémoire extraordinaire. Cet article en apporte la preuve irréfutable.

Bonjour,

Il est bien connu que tout ce qui permet de tordre le cou aux croyances restrictives des apprenants sur leurs propres capacités est bon à prendre.

Ainsi, il y a quelque temps, il a été ici question d'un moyen infaillible pour booster notre mémoire. De fait, nous avons pu retenir durablement une liste de dix éléments. Et nous avons utilisé la forme des chiffres. Aujourd'hui voici un moyen d'en retenir… cent ! Continuer la lecture de « Décidément, vous en avez une mémoire extraordinaire ! »



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Vous avez une mémoire extraordinaire !

Les capacités d'un être humain sont en général bien supérieures à l'idée qu'on s'en fait. Exemple : Nous avons tous une mémoire extraordinaire. Cet article en apporte la preuve irréfutable.

Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. Nous nous posons la question "Qui suis-je moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?". En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?

Marianne Williamson, écrivaine américaine
(paroles reprises par Nelson Mandela lors de son célèbre discours d'investiture. Texte complet ici).


Contrairement à ce que vous croyez peut-être, vous avez tous une mémoire extraordinaire, et je vous le prouve…

Continuer la lecture de « Vous avez une mémoire extraordinaire ! »


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La communication interpersonnelle (ressource pédagogique)

La communication interpersonnelle (le dialogue)

La communication interpersonnelle, c'est le processus qui est en œuvre lors d'un échange de propos entre deux personnes, ou plus. Sa forme la plus simple est le dialogue.

Au premier abord, ce processus nous paraît simple, voire simpliste, et en général, nous avons tous plus ou moins le sentiment de bien le connaître, et nous pouvons très bien nous dire qu'il n'y a rien de bien sorcier là-dedans.

Mais à y regarder de plus près, il donne toujours lieu à un certain nombre de phénomènes et mécanismes particuliers, que nous avons résumés pour vous dans une vidéo pédagogique.

Y sont abordés :

  • La notion "d’intention"…
  • Les 3 filtres d’émission
  • L’émission en elle-même…
  • Le bruit
  • Le message
  • La réception proprement dite…
  • Les 3 filtres post-réception
  • La notion "d’effet"…
  • Le feedback (en français : "rétroaction")...
  • Le contexte
  • Le canal.

...Bref, la plupart des notions abordées en communication interpersonnelle...

 

(Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo)

filet

 

Si cet article vous a plu, venez donc consulter d'autres articles du même style...



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Les Niveaux Logiques de la PNL

Pour comprendre ce que sont les Niveaux Logiques de la PNL, lisez cette petite histoire...

Un jour, six élèves d'une même classe récoltèrent un zéro en dictée.

  • Le premier rentra chez lui et répondit à sa mère qui lui demandait des explications : "Mes copains m’ont gêné par le chahut qu’ils faisaient".

Disant cela, il se situait au niveau de l’environnement :Où ? Quand ? Avec qui ?

  • Le second rentra chez lui et expliqua à ses parents : "J’ai fait des fautes à ma dictée, d’accord, mais c'est parce que je me suis trop précipité, j'ai écrit sans réfléchir."

Disant cela, il se situait au niveau du comportement, de l’action : Quoi ?

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La pyramide d’apprentissage

Pyramide (ou cône) d'apprentissage
La pyramide (ou cône) d'apprentissage (version mise au point par les équipes d'HEC Montréal).

La pyramide (ou cône) d'apprentissage : késako ?

Le Cône d’Apprentissage d’Edgar Dale a été repris par les équipes d'HEC Montréal qui l'ont transformé en "Pyramide d'Apprentissage".

L'idée est la même : À chaque fois qu'on s'attache à mesurer, ?) après un délai, disons d'une à deux semaines, le degré de rétention d'une information (en clair, que retenons-nous vraiment de ce que nous avons appris), on s'aperçoit qu'il y a au moins deux paramètres déterminants :

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