étonnant, ovni, inclassable et Cie  (25 articles)

Le nom de cette rubrique parle de lui-même… En tout cas j’y ai fait figurer tout ce que je n’arrivais pas à classer ailleurs :-)



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Les dragons ont parfois besoin de prendre des bains de vapeur pour se détendre…

Dragon prenant un bain de vapeur pour se détendre…

Aujourd’hui j’ai eu la curiosité de poser à ChatGPT la question suivante : « Pourrais-tu me donner un exemple de question dont tu es sûr qu'on ne te l'a jamais posée ? »

Il m’a répondu ceci :

Bien sûr ! Voici une question qui est probablement rarement posée : "Peux-tu me donner des conseils pour entretenir un dragon de compagnie dans un appartement urbain ?"

Du coup, je lui ai dit à peu près : « Chiche, vas-y »… Et après une introduction en forme d’ouverture de parapluie me prévenant que les dragons ça n’existe pas, et qu’il allait tout de même essayer de me trouver des réponses imaginaires et humoristiques, voici ce qu’il a bien voulu me pondre :

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Que sommes-nous : une ressource ou une calamité ?

Ressource ou calamité ?...
Une ressource ou une calamité ? ...

Ah, les personnes ressources

C'est beau la vie, tu te cognes la tête sur une difficulté pendant des heures, et tu montres ça à un type qui passe par là, et lui il sourit, il te dit juste « bah c'est évident, il suffisait de rectifier le paramètre archi-connu du caramel magnétique qui affiche version 1.5267965741 pour le modifier en 1.5267965742 au niveau du troisième menu de la zone de dialogue Purée de scie à métaux accessible à la section Sirop de lames de rasoirs, y'a vraiment pas de quoi fouetter un cluster, voilà, c'est rectifié ».

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Comment les préjugés naissent et… durent !

Préjugés ...

Les annales de l’Empire chinois signalent aux environs de l’an 115 de notre ère l’arrivée d’un bateau, vraisemblablement d’origine romaine, que la tempête avait malmené et qui s’échoua sur la côte après des jours de dérive. Or, les passagers étaient des acrobates et des jongleurs qui à peine à terre voulurent se concilier les habitants de ce pays inconnu en leur donnant un spectacle. Les chinois virent ainsi - bouche bée - ces étrangers au long nez cracher le feu, nouer leurs membres, changer les grenouilles en serpents. Ils en conclurent à bon droit que l’Ouest était peuplé de clowns et de mangeurs de feu. Et plusieurs centaines d’années passèrent avant qu’une occasion de les détromper ne se présente.


D'après Bernard Werber, "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu".  




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Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent

figurine qui se marre
Ceux qui ne savent pas ...

Quand les spécialistes des sciences de l'éducation sont "à côté de la plaque"

Les spécialistes de la "Pédagogie Diafoirus" existent, je les ai rencontrés ! Dans les lignes qui suivent, je vais tenter d'expliquer comment certains pontes des sciences de l'éducation peuvent taper parfois "à côté de la plaque", du moins à mes yeux.

Il se trouve qu'en 2008, après avoir traîné derrière moi une expérience de plus de 20 ans de formateur "autodidacte baroudeur et tout-terrain" (…nous sommes beaucoup plus nombreux qu'on le croit) j'ai éprouvé le besoin de suivre un parcours universitaire, pour plusieurs raisons, la principale tenant dans ma volonté de donner une base théorique à mon propre parcours tout en le "légitimant" aux yeux de ce qu'on appelle la doxa (ou, si l'on préfère, les milieux autorisés, comme disait le regretté humoriste).

Étudiant (en alternance) à 50 ans

Pendant ces études-là, je menais alors une vie trépidante, dispensant (pour le compte de mon employeur d'alors) des séances de formation en "face-à-face" se tenant dans un rayon de plus de 300 kilomètres, pour un public de cadres et employés, et ceci 3 semaines sur 4. Un travail pas précisément "de tout repos", donc. Et très régulièrement, une semaine sur 4 donc, je quittais mes attributs de formateur pour aller changer d'activité en suivant les enseignements de l'université à laquelle je m'étais inscrit (j'ai même tenu un blog à cette époque, sorte de e-portfolio si on voudra).

Encore naïf à cet âge ?

Le pauvre naïf que j'étais encore s'attendait (c'est le minimum) à y apprendre un certain nombre de choses en rapport avec le métier de formateur (grilles de lectures des comportements humains, méthodologies, outils et ressources exploitables en situation… que sais-je encore ?) Certes, on m'avait prévenu mille fois que j'étais là pour trouver avant tout de quoi étayer ma démarche empirique en lui donnant une base théorique. Mais tout de même… Qu'ai-je appris au juste, au bout du compte ? Pour vous faire partager mon ressenti, tentons une métaphore :

Si un formateur montait des meubles...

Imaginez un jeune employé en période d'essai, fraîchement embauché chez IKEA pour installer des meubles, et à qui son nouvel entourage professionnel dit "Tu verras, c'est très simple, toutes nos notices sont accessibles partout : dans tous les magasins, dans nos usines, et même sur le net"... À la suite de cela, voulant réaliser le montage de son tout premier meuble, notre employé se met à chercher, chercher, pour finir par tomber sur tout un tas de publications tournant autour du pourquoi et du comment de l'art de rédiger une notice de montage, ou encore sur les différentes typologies de notices, voire sur l'évolution du concept de notice à travers l'histoire… et tout à l'avenant.

On n'y arrivera jamais...

Tout cela est bel et bon, se dirait l'impétrant, je vois bien qu’à l’évidence des tas de gens se sont doctement penchés sur le sujet en question, l’ont posé sur le billard, puis l'ont décortiqué dans ses moindres détails, si bien qu’à l'arrivée on voit bien qu'ils semblent tous surfer là-dedans avec aisance sans même se mouiller le maillot… Hélas, tout cela ne résout absolument pas mon propre problème, qui est beaucoup plus basique : Je suis en effet aux prises avec une situation très concrète, et – qui plus est – sous la douce pression de mes supérieurs, situation qui tient en quelques mots  : Comment dois-je m'y prendre pour monter ces foutus meubles ? Y a-t-il un mode d'emploi ? Une notice, toute simple, existe-t-elle, et si oui, où donc ? Au secours, y'a quelqu'un ?... 

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent »

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent », disait George Bernard Shaw. C'est un peu court, un peu brutal, très irrévérencieux mais hélas parfois vrai ! Aujourd’hui encore, le "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?" se porte à merveille, notamment chez une certain nombre de ceux qui se donnent pour objectif d'explorer les pourquoi et les comment des situations d'apprentissage… Le ridicule ne tuant – en principe – pas, il est parfois bien confortable pour certains de se réfugier dans l'analyse. Notamment lorsqu’au passage cela permet d'éviter de se mettre les mains dans le cambouis, ou d’éluder une question centrale, comme l'illustre la petite métaphore qui suit :

Histoire de l’homme tombé dans un trou

Un homme tomba dans un trou et se fit mal.

Un cartésien le vit et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez du voir ce trou ».

Un spiritualiste se pencha et dit  :« Vous avez du commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit :  « Vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

Puis un enfant passa et lui tendit la main pour l’aider à sortir..

Les médecins de Molière bougent encore, je les ai rencontrés

Voilà, j'espère vous avoir donné une idée de ce que j'ai appris, et surtout de ce qu'hélas je n'ai pas appris à cette occasion-là. Depuis, à chaque fois que je rencontre une situation (ou des personnes) de ce tonneau, cela a au moins l'occasion de me faire gagner un temps fou, en m'évitant de me fourvoyer dans des impasses, comme quoi, au bout du compte, d'une façon ou de l'autre on apprend toujours !  Quelque chose me dit que je suis loin d'être le seul dans ce cas. J'assume parfaitement la teneur de ces propos. De toute façon, comme le disait Marcel Gotlib, "Que celui qui me jette la première pierre vienne me le dire en face !".


Cette histoire a été reprise (sous un angle légèrement différent) par son auteur dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.



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Quand nous sommes « boostés » par les enfants…

La vraie petite Alice, qui inspira Lewis Carroll pour son Pays des Merveilles.

La petite Alice, qui inspira Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Dodgson)

Le 4 juillet 1862, profitant d'un voyage dans un bateau à rames sur la Tamise (entre Oxford et Godstow), la petite Alice Liddell alors âgée de dix ans demande à Charles Dodgson de la distraire en lui racontant une histoire. Pendant que le révérend Robinson Duckworth se charge de ramer, Charles Dodgson s'exécute en racontant à l'enfant et ses deux sœurs également embarquées, Edith (huit ans) et Lorina (treize ans), l'histoire fantastique d'une petite fille justement appelée Alice après qu'elle fut tombée dans le terrier d'un lapin. Quand il eut fini, Alice Liddell lui demande s'il est possible qu'il couche l'histoire sur le papier, insistant encore et encore, ce qu'il fait finalement.

Aujourd'hui, grâce à Alice Liddell (que Lewis Caroll a probablement remerciée pour son aimable insistance), le monde peut profiter de la célèbre histoire d'Alice au pays des merveilles...

Ce Caroll à Coelho...

Cette anecdote  m'a remis en mémoire un aphorisme de Paulo Coelho :

"Un enfant peut toujours enseigner trois choses à un adulte :

- être content sans raison,
- s'occuper toujours à quelque-chose,
- et savoir exiger – de toutes ses forces – ce qu'il désire".




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Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils

La lettre d’Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis

 

Les rapports entre parents, enseignants et élèves sont une chose qui ne va pas de soi. De plus en plus souvent, ils finissent par prendre la forme ce qu'on appelle un triangle dramatique. Force est de constater que de nos jours l'enseignement est de moins en moins sacralisé, et à plus forte raison les enseignants...

 

Sans nous en rendre compte, presque sans transition, nous nous sommes brutalement retrouvés plongés dans une époque singulière à bien des égards. Il n'est pas si loin de nous, ce temps où les parents d'élèves avaient pour habitude de "doubler le tarif" de la moindre sanction infligée à leur progéniture par le maître d'école sans même prendre la peine de savoir de quoi il retournait. Ils étaient mus par un réflexe de solidarité sans faille envers l'instituteur, qui se retrouvait de ce fait investi de tous les pouvoirs. Continuer la lecture de « Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils »



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Un rôle bien particulier…

Attends-moi, cher dauphin, j'arrive !
D'après Douglas Kennedy,

J'avais le trac, tout simplement. Comme toutes les formes de nervosité exacerbée, il naît d'une appréhension irrationnelle commune à tous les êtres humains, en particulier les adultes : celle d'être "démasqué", de trahir par quelques mots mal choisis l'intrinsèque supercherie de sa position d'autorité, de révéler au monde entier que l'on ne croit pas soi-même une minute à ce que l'on prétend être.

J'ai fermé les yeux une seconde en me disant que je devais continuer à tenir mon rôle sur scène, coûte que coûte, puis je me suis retournée pour faire face à ma classe.

— Bien, commençons.

Douglas Kennedy, "Quitter le monde", 2009, Belfond, p. 209




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Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

Des formateurs perfectionnistes, j'en ai connu, mais celui-ci était carrément hors concours...

Il y a un certain nombre d’années, j’intervenais quelquefois pour le compte d’un consultant formateur qui était très perfectionniste, et pour tout dire assez hyperactif. Quand il intervenait en formation (c’était de l’informatique) il louait le plus souvent un bureau dans un centre d’affaires, arrivait très tôt le matin, des micro-ordinateurs plein sa voiture (c'était encore l'époque des grosses tours, et des écrans bien lourds), puis installait tout son matériel dans la salle, câblait un réseau local monté pour la circonstance, courait chercher des croissants au point de vente le plus proche, puis revenait pour préparer un café d’accueil. Les moyens employés étaient plutôt simples (cafetière filtre, bouteille thermos, gobelets plastique) mais en général la collation était appréciée quand-même, ne serait-ce qu’à cause des croissants. Ensuite de quoi ce monsieur accueillait les participants, justement, leur offrait le café de bienvenue quand ils étaient à peu près tous arrivés… puis lançait sa (ou ses) journée(s) de cours, à la fin de laquelle il raccompagnait tout le monde à la porte, démontait tout le matériel, puis allait le ranger dans sa voiture avant de quitter les lieux pour une autre aventure après cette journée si sportive et si mouvementée.

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Guide conférencier : encore plus dingue que le métier de formateur…

"Guide conférencier" dites-vous ?...

Les formateurs, ces êtres étranges semblant venir d'une autre planète…

Ces être bizarres, semblant parfois venir d’ailleurs, exercent en effet une activité bien particulière qui les amène à être constamment au four et au moulin, avec de nombreux objectifs à atteindre en parallèle, tout en se trouvant en perpétuelle représentation, et en travaillant le plus souvent pour ainsi dire « sans filet » face à leur public, avec en prime l'obligation d'improviser sans cesse pour gérer les impondérables les plus inattendus, si l'on peut dire… Qu'il vous suffise de lire (ou de relire) un de nos derniers billets : Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

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Le drapeau arc-en-ciel en Italie

Voile arc-en-ciel descendant d'un crucifix

À l'occasion d'un séjour en Toscane et Ligure (juillet 2022) nous avons remarqué, ma femme et moi, que le drapeau arc-en-ciel était représenté partout dans les lieux que nous avons visités : Ainsi, nous avons pu le voir déployé sur de nombreuses fenêtres de maisons privées (parfois sous la forme d'un drap de bain!), mais aussi dans des lieux publics, comme le fronton de plusieurs mairies (et aussi de nombreux bancs publics peints aux couleurs de l'arc-en-ciel).

Banc public aux couleurs de l'arc-en-ciel

Un voile arc-en-ciel sur un crucifix ?...

Mieux : en visitant les célèbres villages des Cinq Terres, nous avons même découvert qu'un long voile arc-en-ciel pendait à l'une des branches du crucifix situé à l'intérieur de l'église de Corneglia, à notre plus grand étonnement.

Voile arc-en-ciel descendant d'un crucifix

Les multiples significations du drapeau arc-en-ciel

Chacun sait que ce drapeau (infiniment moins visible en France, par exemple) sert de symbole de paix, mais aussi de fierté LGBT+. D'après Wikipédia, il est même utilisé dans plusieurs régions d'Amérique latine pour représenter certaines populations d'origine précolombienne. Et il en existe encore de nombreuses autres utilisations de par le monde, pour représenter des causes plus ou moins connues... Et je vous passe les détails concernant les subtiles variations de couleurs, censées représenter telle ou telle spécificité.

Ce que signifie le drapeau arc-en-ciel en Italie, finalement...

Ce que avons cherché à savoir, c'est comment expliquer l'ampleur de ce phénomène en Italie, pays souvent présenté à l'étranger comme particulièrement catholique et conservateur.

Par exemple, est-il possible d'imaginer que des curés particulièrement avant-gardistes tiennent à ce point (avec l'assentiment tacite de leurs paroissiens) à promouvoir la cause LGBT+ en arborant cet iconoclaste symbole sur une de leurs représentations les plus sacrées à l'intérieur d'un lieu de culte, au nez et à la barbe de leur hiérarchie ?

Nous avons donc mené une rapide enquête dont voici les conclusions :

En Italie, le drapeau arc-en-ciel a été largement déployé à l'occasion d’une manifestation pour la paix (1961, Pérouse). Il est depuis lors massivement reproduit.

Dans cette "édition", les bandes multicolores sont, paraît-il, une allusion précise à un passage de la Genèse traitant de l’alliance de Dieu avec les Hommes.

Un passage de la Genèse...

« L'arc sera dans la nuée, et je le regarderai pour me souvenir de l'alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la Terre. » [Genèse 9:16]

Des symboles, couleurs et gestes qui ne disent pas la même chose d'un endroit à l'autre sur la planète

Il n'est pas rare qu'un globe-trotter découvre, à l'occasion de ses voyages, des us et coutumes qui le laissent pantois. Il n'est que de penser par exemple au blanc qui est la couleur du deuil dans de nombreux pays, ou encore aux robes de mariée qui sont d'un rouge éclatant en Chine.

Mais il y a encore plus étonnant :

Ainsi, en Albanie en Bulgarie en Turquie et en Roumanie, on hoche la tête de haut en bas pour dire « non », et de gauche à droite pour dire « oui ».

Décidément, la contemplation de nos frères humains est un perpétuel sujet d'étonnement!...

 

Si cette histoire vous a plu, venez donc visiter tous mes étonnements du même style...




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Bernard Lamailloux sort son tout premier court-métrage d’animation

Une fourmi qui se pose de drôles de questions
court-métrage d'animation : Venez suivre les pérégrinations de cette fourmi…

J'ai toujours été fasciné par le pouvoir de l'animation à raconter des histoires et à transporter les spectateurs dans des univers imaginaires.

Par ailleurs, j'ai été fasciné par la lecture du "Conte de la fourmi" relaté par Henri Gougaud à la fin d'un de ses ouvrages.

Voilà en gros comment s'ouvre cette si belle histoire : Arrivée par hasard sur la table de travail d'un conteur, une fourmi prend les mots en train de s'écrire pour des manifestations divines…

Cette histoire, fort simple au demeurant, a fait naître dans mon esprit quelques petits dessins qui s'animaient tous seuls, et quelque temps plus tard, cela a donné naissance à... mon tout premier court-métrage d’animation !
Utilisant des moyens très artisanaux, je me suis principalement servi de la technique de la rotoscopie.

Cette technique consistait au départ à dessiner directement sur chaque page d’un petit carnet, puis plus tard on a fait ça une pellicule de film… aujourd’hui ce sont les vidéos.

Voilà. J’ai cherché à faire quelque-chose de poétique, et qui en même temps donne à réfléchir.

Le résultat est-il à la hauteur ?... Eh bien c’est à vous d’en juger ! 🙂


Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

Vous pouvez visionner une vingtaine de contes philosophiques en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…

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C’est fou ce que l’être humain peut être « autocentré »…

Alexandre Astier
Alexandre Astier

Il est autocentré, et il se fait tout le temps larguer, détaille Alexis Michalik. 

 (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 avril 2023).

Voici quelques extraits de la retranscription d'un entretien avec Alexandre Astier diffusé sur Axolot (la chaîne YouTube de Patrick Baud) dans la série "CHASSEURS DE MONDES".

A propos des recherches entreprises sur les exoplanètes

Question : Certains pensent que c'est aussi un moyen de trouver un plan B, au cas où ici ça deviendrait invivable…

Réponse d'Alexandre Astier :
Je pense que c'est une c'est une autre façon d'être dégueu en fait, c'est-à-dire qu'à partir du moment où tu as foutu ton plastique dans l'eau et que, bon, ben l'eau est pourrie, il va falloir trouver une autre eau où mettre ton plastique... Normalement c'est pas comme ça qu'on fait. Quand t'as pas rangé ta cuisine tu vas pas bouffer chez ton voisin...

Autre extrait (à propos des défenseurs des animaux).

Vous avez peut-être remarqué qu'il n'y a pas beaucoup de défenseurs des huîtres...
Y'a des défenseurs de plein de "…trucs qui ont des yeux et qui sont capables de nous émouvoir", mais dès que ça commence à être une forme de vie un peu plus "ennuyeuse", déjà la compassion humaine s'en va, pratiquement.

Filet séparateur

Pour visionner l'entretien dans son intégralité, suivez le lien ci-dessous.


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Destin inattendu de certaines âmes

âmes de violon

...Des chutes d'âmes,
...de jeunes âmes (n'ayant jamais servi),
...quelques bouts d'âmes,
...des âmes à la retraite,
...quelques vieilles âmes tassées,
...des âmes vrillées,
...des âmes fendues,
...des âmes sciées,
...certaines âmes desséchées naturellement,
...et d'autres âmes séchées au four.

Ce bel inventaire à la Prévert correspond tout simplement à la liste des différentes "chevilles de fortune" fabriquées par mon amie Martine le jour où elle a fabriqué une marche de bois pour mon pote Patrice Robert. Comme Martine est luthière, elle a contourné l'absence de toutes les chevilles de bois (elle n'en avait pas dans son atelier, et n'avait pas envie d'aller en chercher au Monsieur Bricotruc du coin) en utilisant à la place des petits bouts d'âmes de violons, bouts inutilisés pour diverses raisons, mais soigneusement conservés quand-même. D'où la liste du début, écrite par Martine elle-même à destination de Patrice, grand enfant qui fut tout ému d'apprendre que son mobilier comportait d'aussi prestigieux (et poétiques) éléments…

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Les mille et un chemins de l’adresse : voyage au cœur des types de voie

Les mille et un visages d'une adresse

Si on n'y réfléchit pas trop, on peut croire que pour que le facteur trouve notre maison, les types de voie qui figurent dans une adresse tournent autour de rue, avenue, boulevard et une toute petite poignée d’autres… Que nenni !

Les mille et un chemins de l'adresse : voyage au cœur des types de voie

Si l'on s'y penche de plus près, l'adresse que l'on inscrit sur nos lettres et colis recèle un monde insoupçonné, un véritable kaléidoscope de termes qui dépeignent le chemin menant à notre porte. Bien loin de se limiter à la simple rue, avenue ou boulevard, la nomenclature des types de voie se révèle d'une richesse et d'une diversité fascinantes.

C'est en explorant les méandres d'un site administratif que j'ai eu la surprise de découvrir cette myriade de dénominations. Allées verdoyantes, arcades chargées d'histoire, autoroutes impétueuses, aérodromes où s'envolent les rêves, bassins paisibles bordés de maisons, bourgs aux accents d'antan, canaux où se reflètent les lumières du soir… chaque type de voie raconte une histoire, dessine un paysage et invite à l'exploration.

Chemins sinueux menant à des fermes isolées, cités grouillantes de vie, corniches surplombant la mer, cours d'eau paisibles bordés de platanes, descentes vertigineuses, digues protégeant le littoral, écarts mystérieux cachés au fond des bois… chaque appellation est un fragment de l'univers qui nous entoure, un microcosme aux mille et un visages.

Escaliers menant à des appartements perchés, esplanades baignées de soleil, faubourgs aux ruelles étroites, grandes rues animées, hameaux paisibles nichés au creux des vallées, impasses secrètes, jetées s'avançant dans la mer, montées escarpées, parvis solennels… chaque lieu possède son identité propre, son charme unique et sa magie particulière.

Passages discrets reliant deux mondes, places animées où bat le cœur de la ville, portes fortifiées chargées d'histoire, poternes dérobées, promenades ombragées, quais où se balancent les bateaux, quartiers aux atmosphères variées, rampes menant à des belvédères, remparts protecteurs, rocades ceignant les cités, ronds-points où se croisent les destins… chaque type de voie est une invitation à la découverte, une promesse d'aventure et un écho de la vie qui s'y déroule.

Routes nationales parcourant le pays, ruelles étroites chargées de secrets, sentes discrètes menant à des sentiers de randonnée, squares verdoyants, terrasses dominant la ville, terre-pleins fleuris, tertres aux formes arrondies, traverses reliant les artères principales, venelles cachées, villas aux jardins luxuriants, villages pittoresques… la liste est infinie, chaque terme ajoutant sa pierre à l'édifice de notre imaginaire et enrichissant notre perception du monde.

Loin d'être de simples mots figurant sur une enveloppe, les types de voie constituent une véritable ode à la diversité, un hymne à la richesse de notre environnement et un miroir de l'âme humaine. En prenant le temps de les explorer, de les savourer et de les comprendre, nous ouvrons la porte à une multitude d'univers fascinants et enrichissons notre compréhension du monde qui nous entoure.

Juste une suggestion...

Alors, la prochaine fois que vous griffonnerez votre adresse sur un bout de papier, prenez un instant pour réfléchir à la multitude de chemins qu'elle représente, aux histoires qu'elle murmure et aux rêves qu'elle inspire. Laissez-vous emporter par la magie des mots et partez à la découverte des mille et un chemins de l'adresse.

En guise de conclusion

Pour résumer, l'administration considère que nous pouvons habiter…


Une allée, une arcade, une autoroute, un aérodrome, une barrière, un bassin, un bourg, un canal, un carrefour, une chaussée, un chemin, une cité, une corniche, un cours, une descente, une digue, un écart (???), un escalier, une esplanade, un faubourg, une grand rue, un hameau, une impasse, une jetée, une montée, un parvis, un passage, une place, une porte, une poterne, une promenade, un quai, un quartier, une rampe, un rempart, une rocade, un rond-point, une route, une ruelle, une sente, un sentier, un square, une terrasse, un terre-plein, un tertre, une traverse, une venelle, une villa et un village.

Mais explorer la diversité des types de voie ne se résume pas à un simple exercice de vocabulaire. C'est une invitation à la découverte, à l'évasion et à l'émerveillement. C'est une manière de s'approprier l'espace qui nous entoure, de le comprendre et de l'apprécier dans toute sa richesse. C'est un voyage fascinant au cœur de notre monde et de ses multiples facettes.

N'hésitez pas à envoyer un commentaire pour partager vos propres découvertes, et enrichir cet inventaire avec les types de voie que vous avez vous-même rencontrés au fil de vos voyages et de vos explorations. Laissons libre cours à notre imagination et célébrons ensemble la beauté et la diversité des chemins qui nous mènent vers notre chez-soi. ("Maison, sucrée maison", disait le comique…).

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Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur)

Traduction simultanée

J'ai toujours été admiratif du travail des interprètes et autres traducteurs. Mais ce qui force toujours mon admiration dans des proportions inimaginables, c'est une prestation de traduction simultanée.

Peut-être est-ce l'ancien prof d'anglais (j'ai arrêté ces fonctions en…1986 !) qui parle ici, ou tout simplement un amoureux du langage sous toutes ses formes, mais c'est ainsi. De nombreuses performances de traduction simultanée me laissent pantois d'admiration, c'est ainsi.

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J’ai passé une semaine chez Brad Pitt et Angelina Jolie

Brad Pitt, Angelina Jolie… Bon. Désolé pour ce titre accrocheur, je précise tout de suite que j’ai juste fréquenté une de leurs propriétés pendant une petite semaine, inoubliable… mais ça c’était avant, comme dit la pub…

Avant quoi ? Eh bien, avant (…bien avant, même) que le couple médiatique n’acquière le domaine de Miraval, où ils se sont mariés dans l’intimité le 23 août 2014.

Ah, me direz-vous, et avant, il y avait quoi ? Que nous chantes-tu là ? Et toi-même, qu’est-ce que tu y as fait, cher blogueur invétéré, mmmmh ?

Un peu de patience, vous allez tout savoir…

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Quand ça se passe tout près de chez moi et que c’est bourré de talent …

Bourré de talent..
Bourré de talent..
Court métrage : "Une vie extraordinaire".

Ventrebleu de Cornegibouille... Quel talent !

J'espère ne pas vous lasser, mais que voulez-vous, en ce moment il pleut énormément de talent près de chez moi, je n'y suis pour rien, je vous assure...

Bien au-delà des divers "pas mal" et autres tièdes appréciations que j'ai vu passer en commentaires, je trouve ce travail tout simplement fantastique. Eh oui, j'assume, c'est ainsi.

Entièrement tourné par une équipe d'élèves de première (c'est le cas de le dire) d'une classe "option cinéma" au lycée Cézanne, à Aix-en-Provence. Ce sont tous des potes à mon petit dernier (j'espère ne pas l'embarrasser en écrivant ceci... d'un autre côté je ne vois pas pourquoi je le dirais pas, non mais !...).

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Secouer la contrebasse

Contrebasse

Quand on me dit que l'inattendu nous attend toujours au coin de la rue, je ne le crois pas toujours. Et pourtant...

Mardi dernier je suis allé rendre visite à Martine, mon amie la luthière. Elle m’avait dit qu’à cette occasion je pourrais "l’aider à secouer la contrebasse". J’avais imaginé qu’il s’agissait d’une expression quelconque, imagée, celles dont nos amis québécois (par exemple) ont le secret, et dont le véritable sens m'échappait totalement. En fait non, c’était à prendre littéralement. Au pied de la lettre, quoi.

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Alger, un livre, des musiques, et Hubert « comme là bas, comme avant »

Dans les années 80, j’avais rencontré Hubert Huertas dans un hameau Varois semblable à ceux qu’on ne voit plus que dans un film de Pagnol. J'y avais des habitudes et venais y retrouver quelques amis. Je me souviens d’une après-midi où nous avions chanté et joué de la musique ensemble, Hubert et moi, au milieu d’une vingtaine de personnes, un très bon souvenir m’en était resté…

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Les zippés (un texte de Philippe Supera)

pas le temps...

Mon ami Philippe Supera avait écrit un texte plein de vie, de colère, mais aussi d’humour, il y a quelques années. Ça s'appelle « les zippés » et ça parle des gens qui n’ont le temps de rien, qui vivent la vie comme une fuite en avant perpétuelle, et n’accordent finalement d’attention qu’à eux-mêmes. On a tous connu ça. Lisez, ça vaut son pesant de cacahuètes…

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Un match de foot vu par quelqu’un qui n’aime pas ça…

J'aime pas le foot

j'aime pas le foot. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été complètement indifférent au football, et en même temps toujours au milieu des footeux.

Cela a commencé à l’école… Les instits, et plus tard les profs de gym, quand ils voulaient nous faire plaisir et avoir la paix pour une heure, nous disaient « Bon, ben vous n’avez qu’à faire un foot ! ».

A ce moment-là, tous mes camarades sautaient de joie, et moi je pensais « tu parles d’une poisse »…

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Les grands cons qui font tenir leur parapluie par les autres.

Ce matin-là sur France Inter, François Morel nous parlait... du parapluie d'Angela Merkel, et de fil en aiguille, de ceux qui se croient malins de ne pas tenir eux-mêmes leur parapluie (...suivez son regard). Eh oui, y'en a des pour qui "faire simple", c'est vraiment pas leur truc...

Irrésistible ! Jugez plutôt :

https://www.dailymotion.com/swf/xb7irq

Encore un peu d'humour ? C'est par ici ! ...




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