humeur  (43 articles)

Dans une période ou tout le monde donne son avis sur tout, je ne vais tout de même pas me gêner pour faire moi aussi mon éditorialiste en pantoufles, en vous faisant par de mes coups de cœur (…ou de sang, c’est selon).



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Les valeurs, entre morale et business

Les valeurs et nous

Les valeurs sont des concepts auxquels nous adhérons et grâce auxquels nous évaluons le monde qui nous entoure. Le mot valeur désigne l'importance, le prix attaché subjectivement à quelque chose. En philosophie, une valeur morale est un choix qui guide le positionnement moral des individus.

Les valeurs morales sont souvent universelles et volontiers partagées par nombre d'entre nous. On peut citer la justice, l'égalité, la liberté, la solidarité, la tolérance, le respect de la vie, etc.

Dans le monde de l'économie, les valeurs ont aussi leur importance. Elles peuvent guider les décisions des entreprises, les relations entre les entreprises et leurs clients, ou encore les relations entre les entreprises et leurs employés. Voyons cela de plus près :

Les valeurs dans le monde de l'entreprise

Certaines valeurs économiques sont classiques, comme la recherche de rentabilité ou la satisfaction du client. D'autres valeurs sont plus spécifiques à un secteur d'activité ou à une entreprise donnée. Par exemple, une entreprise de cosmétiques peut mettre l'accent sur la beauté et le bien-être, tandis qu'une entreprise de produits alimentaires peut mettre l'accent sur la santé et la nutrition.

Vous trouverez de plus amples informations sur les valeurs dans le monde de l'entreprise en consultant cet excellent article publié par Asana.

Entreprise et valeurs : une mode ?…

Ce que les entreprises appellent leurs valeurs

Depuis quelques années, les valeurs sont de plus en plus présentes dans le monde de l'entreprise. De nombreuses entreprises affichent volontiers leurs valeurs sur leur site internet, dans leurs communications ou dans leurs locaux. Ainsi, elles entendent attirer davantage de clients tout en fédérant leurs collaborateurs.

Cette tendance est parfois saluée comme un signe positif. Elle montre que nos entreprises sont conscientes de l'importance des valeurs qu'elles ont choisies. Mais aussi qu'elles souhaitent les mettre au service de leur stratégie.

Restons toutefois vigilants : Il arrive que les entreprises affichent des valeurs qui ne correspondent en rien à leur réalité quotidienne. Par exemple, une entreprise peut très bien se déclarer "engagée pour l'environnement" alors qu'elle pollue massivement.

Cette dissonance entre les valeurs affichées et les valeurs pratiquées peut avoir des conséquences néfastes pour les employés. En effet, les employés peuvent se sentir trahis ou démotivés lorsque les valeurs de l'entreprise ne sont pas mises en œuvre.

Quelques exemples

Voici quelques exemples de valeurs courantes dans le monde de l'entreprise :

  • La responsabilité sociale : l'entreprise s'engage à avoir un impact positif sur la société et l'environnement.
  • L'innovation : l'entreprise est ouverte aux nouvelles idées et aux changements.
  • La collaboration : l'entreprise favorise le travail en équipe et le partage des connaissances.
  • L'équité : l'entreprise traite tous ses employés de manière égale, sans discrimination.

Ces valeurs peuvent être déclinées en actions concrètes. On peut citer la mise en place d'un programme de responsabilité sociale, le lancement d'un programme d'innovation, la création d'un comité de diversité et d'inclusion, ou encore la mise en place d'un système de rémunération qui se veut équitable.

Pour creuser le sujet on pourra consulter cet article de la revue Cairn.info. Il présente les résultats d’une étude sur l’appropriation des valeurs du groupe Décathlon par certains de ses clients

Valeurs affichées et actions concrètes : Pourquoi tant d'écart ?

Cela soulève une question cruciale : pourquoi cette divergence si souvent constatée entre les valeurs affichées et les actions concrètes ? Les pressions économiques, la compétition féroce et la quête de profits peuvent parfois impacter les entreprises. Au point de faire parfois passer leurs valeurs au second plan (voire à les sacrifier) pour rester compétitives. Ce dilemme entre principes moraux et impératifs économiques est un défi complexe auquel de nombreuses organisations sont confrontées.

Il est essentiel de reconnaître cette dualité et de réduire l'écart entre les valeurs déclarées et les actions effectives. Cela nécessite un engagement sincère à intégrer les valeurs dans tous les aspects de l'entreprise, de la prise de décision stratégique à la gestion quotidienne. Les entreprises qui parviennent à aligner leurs valeurs sur leurs pratiques sont souvent plus résilientes, plus attractives pour les talents et bénéficient d'une relation renforcée avec l'ensemble de leurs parties prenantes.

Conclusion

Là ou les valeurs donnent tout leur sel, c'est quand nous nous trouvons en situation d'avoir à les hiérarchiser (on parle alors d'échelle des valeurs), ou pire, lorsque plusieurs d'entre elles entrent en conflit.

Imaginez : Un ami sonne à votre porte et vous presse de le cacher chez vous au motif qu'il est poursuivi par la police… Ou encore un client s'apprête à vous acheter un matériel en soldes alors que vous savez très bien que d'ici deux jours il pourra en trouver un plus performant et moins cher ?...

En conclusion, l'importance des valeurs, qu'elles soient morales, économiques ou organisationnelles, réside avant tout dans notre capacité à orienter nos choix en s'appuyant sur elles pour agir dans le monde. Ainsi, les valeurs authentiquement pratiquées ne devraient pas se réduire à des slogans à la mode, mais constituer pour nous des guides essentiels pour une conduite éthique et durable.

Les valeurs auxquelles nous sommes attachés ne sont pas cotées en bourse. C'est mieux : ainsi, elles ne varient pas tous les jours

Et vous ? Si la question vous interpelle, vous trouverez sur notre site une liste de plusieurs dizaines de valeurs. ( …nous avons également inclus les qualités, défauts, besoins, ressources et sentiments les plus courants).




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Acqua Alta : la librairie vénitienne des chats et de Dr. Miaus

Alta Aqua, la librairie (tête de gondole :-)

Venise est une ville de rêve, la plus belle du monde, dit-on, avec ses canaux, ses palais et ses célèbres ponts. Mais elle a aussi son lot de défis, dont une inondation récurrente, appelée "acqua alta". L'acqua alta est une menace constante pour Venise, ville bâtie sur pilotis. Cette particularité géographique a donné naissance à une librairie unique en son genre : la librairie Acqua Alta.

Située dans le quartier de Castello, à quelques pas de la place Saint-Marc, cette librairie est installée dans une très vieille maison au style bien particulier.

L'intérieur de la librairie est un véritable labyrinthe de livres. Certains sont rangés dans des gondoles (… des vraies !), des baignoires, des barques et même des éviers. En plus d'être originale, cette disposition permet de protéger les livres des inondations.

Outre son architecture unique, la librairie Acqua Alta est également connue pour sa collection de livres anciens. On y trouve des ouvrages de toutes les époques, sur tous les sujets.

Mais ce qui rend cette librairie vraiment spéciale, ce sont ses chats. Ils sont partout, se prélassant sur les piles de livres ou se promenant nonchalamment entre les clients. Leur présence rassurante et apaisante contribue à créer une atmosphère chaleureuse et accueillante.

Un lien particulier avec Venise

Davide Borella, alias Dr. Miaus, et son héros Tigrillo

À l'époque où j'ai découvert cette librairie, je suis tombé par hasard sur de petits opuscules signés d'un certain Davide Borella, alias Dottor Miaus. Ce monsieur écrit et dessine des choses hilarantes en se plaçant systématiquement du point de vue… d'un chat ! Pour couronner le tout, il est vénitien, et entretient donc une relation toute particulière avec la librairie Acqua Alta.

En effet, Davide vit à quelques pas de la librairie. Ayant toujours été un amoureux des livres et des chats, il a trouvé en la librairie Acqua Alta un endroit idéal pour partager sa passion.

Mais Davide Borella est aussi un auteur prolifique. Il a publié de nombreux livres et albums d'humour, dont certains ont été traduits dans plusieurs langues. Ses œuvres sont appréciées pour leur humour absurde et leur sens aigu de l'observation de nos amis les félins.

Une collaboration fructueuse

Depuis que j'ai découvert son œuvre, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Davide à plusieurs reprises. Nous ne nous connaissons pas encore "de visu", mais avons beaucoup échangé sur nos passions communes, et nous avons rapidement sympathisé.

Il y a quelques jours, nous avons décidé de collaborer pour créer un clip vidéo à partir de ses dessins. J'ai donc écrit une chanson pour l'occasion, et Davide a réalisé les illustrations. Le clip, intitulé "Vous connaissez mon chat", a été publié sur YouTube.

Cet accord m'a enchanté car d'habitude c'est toujours un peu compliqué pour moi, une fois mes chanson composées, de proposer une matière intéressante pour l'étape du "clip", comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire

À l'arrivée, chacun de nous deux est très fier de ce clip, qui semble plutôt bien accueilli par le public. Il se veut une illustration humoristique de la relation si particulière qui unit les chats et les humains.

La parole est maintenant au Dr Miaus...

Permettez-moi de laisser maintenant la plume au célèbre Dr. Miaus :

L'HISTOIRE DE LA LIBRAIRIE ACQUA ALTA

Parmi les invités qui sont venus nous rendre visite à Milan, il y a aussi Gattolino, un chat dont personne ne connaît l'origie, mais qui a une belle histoire dans laquelle se mélangent créativité et réussite.

Le petit Gattolino a été retrouvé dans les rues de Venise alors que, en proie à une solitude criante, il répétait à plusieurs reprises la phrase "Peux-tu porter ton sac à dos à la main, peux-tu porter ton sac à dos à la main ?".

Le parallèle avec le protagoniste du film Mercury Code, Simon Lynch, était clair, sauf que ce qui a sauvé le protagoniste de l'oppression du monde n'était pas Bruce Willis, mais Tiger et Dominique : deux chats qui, pour masquer ce très étrange stéréotype, on imaginé d'utiliser le local où ils vivaient comme une librairie très exiguë où chacun devait porter un sac à dos à la main.

À ce moment-là, le petit chaton connut le bonheur parfait, puisqu'il pouvait répéter sa phrase encore et encore, ainsi il a grandi heureux ! Pour célébrer l'anniversaire de la désormais célèbre Librairie Acqua Alta et le sauvetage de Gattolino, la firme Game Miao System a même lancé le jeu vidéo officiel dans lequel le gagnant est celui qui parvient à retirer le plus de sacs à dos aux visiteurs. La liste des personnages est bien remplie, mais le plus attachant est certainement Gattolino.


Saviez-vous que la Librairie Acqua Alta :

A) a désigné le Dr. Miaus comme le meilleur employé de l'année 2021.

B) a déclaré le Dr. Miaus vainqueur dans la catégorie «Auteurs qui offrent le tiramisu à tous».

C) a décerné au Dr. Miaus le titre très convoité de « Seul employé de librairie qui peut s'asseoir sur un tabouret pendant toute la durée de son temps de travail en faisant semblant de travailler ».

D) a essayé de heurter le Dr. Miaus avec la voiture, mais il l'a raté !

Extrait de " FELINITY FAIR " de Dr. Miaus, - ©2023, 1ère Édition. 60 p, 21x14 cm.
Disponible (en italien) à la librairie Acqua Alta (Venise) ou auprès de l'auteur ( www.dottormiaus.wordpress.com )

Conclusion

Le Livre "Felinity Fair" de Dr Miaus présenté à la librairie Acqua Alta. Un chat manifeste son intérêt...

La librairie Acqua Alta est une véritable institution à Venise. C'est un endroit unique, qui vaut le détour pour tous les amoureux des livres, des chats et de l'humour.

Si vous êtes de passage à Venise, je vous recommande vivement de visiter la librairie Acqua Alta, et surtout d'en profiter pour vous intéresser à la production de "Dr Miaus". C'est là une expérience unique que vous n'êtes pas près d'oublier.

Quant au clip, il s'intitule "Vous connaissez mon chat", et vous pouvez le visionner ci-dessous…

Il existe d'autres version de ce clip :




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Revenu médian Vs Revenu moyen : l’avis de ChatGPT

Revenu médian

Je viens d'être scotché par la réponse de ChatGPT à une des questions que je lui ai posées. Vous allez voir, ça vaut son pesant de cacahuètes…

Ma question

Quand j'écoute la radio, j'entends parfois parler du "revenu médian" d'une population. J'aimerais savoir quels sont les avantages (et, éventuellement, les inconvénients) qu'il y a à considérer le revenu médian comme plus pertinent (ou plus parlant) que le revenu moyen (qui est une notion plus accessible pour moi).

La réponse de ChatGPT

Salut ! C'est cool que tu te poses des questions intéressantes. Alors, le revenu médian, c'est un peu comme le maillon fort d'une chaîne. Il représente le salaire au milieu de tous les salaires dans une population, triés du plus petit au plus grand. L'avantage, c'est que ça donne une meilleure idée de ce que gagne la "moyenne" des gens, sans être influencé par quelques gros salaires qui pourraient fausser le tableau.

Le revenu moyen, lui, est plus simple à calculer, mais il peut être un peu trompeur. Imagine que Bill Gates entre dans un bar. La moyenne des revenus des clients grimpe en flèche, mais ça ne veut pas dire que tout le monde peut s'offrir un yacht !

En gros, le revenu médian est souvent considéré comme plus représentatif de la situation financière de la plupart des gens, alors que le revenu moyen peut être distordu par des revenus extrêmement élevés ou bas. Ça aide à avoir une vue plus réaliste de la situation.

Quant aux inconvénients, certains diront que le revenu médian ne donne pas l'ampleur des écarts entre les revenus, mais bon, c'est un peu comme choisir entre un smoothie et un milkshake, ça dépend de ce que tu préfères savoir !

Pourquoi m'a-t-il parlé comme à un ado ?...

Logo ChatGPT

J'ai tout de même fini par comprendre pourquoi il m'avait parlé ainsi : c'est tout simplement parce que je n'étais pas clair avec ces histoires de "médian" et "moyen", mais que je voulais éviter d'avoir des explications trop académiques lors de mes recherches. Du coup, j'avais eu l'idée de demander (...à, comme dit ma femme, "mon nouvel ami ChatGPT," toujours) " "Comment expliquer à un enfant de 12 ans la différence entre revenu moyen et revenu médian ?"

Sa réponse (très pédagogique et très claire, comme souvent) avait été : "Salut ! Alors, le "revenu moyen", c'est comme faire la moyenne de tous les revenus. Tu additionnes tout et tu divises par le nombre de personnes. Le "revenu médian", c'est le revenu au milieu quand tu mets tous les revenus dans l'ordre. Si tu as d'autres questions, n'hésite pas !"

Du coup, même si pas mal de temps s'est écoulé entre mes deux questions, qu'importe, ChatGPT a "cru" qu'il fallait continuer à me parler comme à un enfant de 12 ans… Mais bon… je ne vois pas pourquoi je m'en offusquerais 🙂

Mon nouvel ami ChatGPT, donc, fait décidément preuve de persévérance dans son approche amicale et pédagogique, et même si je ne m'y attendais pas, je dois admettre que cela a rendu la conversation encore plus plaisante. C'est peut-être la version 2.0 de l'idée de "Parler comme à un enfant de 12 ans" avec une touche de technologie en prime. Et puis, soyons honnêtes, apprendre sur des sujets parfois complexes tout en ayant l'impression de discuter avec un pote du collège, c'est plutôt sympa, non ?"

Parler comme à un enfant de 12 ans...

Tout bien réfléchi, parler comme à un enfant de 12 ans, c'est un peu comme utiliser un manuel de conversation universel. Expliquer les choses de manière simple, sans jargon compliqué, avec un zeste d'humour et beaucoup de patience. C'est la clé pour rendre même les sujets les plus ardus accessibles à tous. Après tout, qui a dit que l'apprentissage devait être ennuyeux ?

PS : Si vous souhaitez lire mes autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...



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Faut-il se méfier des paroles qui font du bien ?

Certains livres regorgent de paroles qui font du bien...

Sommaire

Les livres qui font du bien
Les textes, tweets et autres posts qui font du bien

Les podcasts qui font du bien
Les critiques que l’on peut opposer à toute ce déferlement de belles paroles…
Là où ça se corse…
Un petit coup sec sur la canne, et le poisson est ferré !
Faut pas exagérer : y’en a des bien, quand-même…
Si vous trempez là-dedans et que vous êtes honnête…
Petite expérience personnelle…

Lisez attentivement les phrases ci-dessous :

"En prêtant attention au murmure de notre être intérieur, nous trouvons les clés pour ouvrir les portes de notre destinée."

"À l’image du papillon sortant de sa chrysalide, nous pouvons transformer nos épreuves douloureuses en ailes de liberté et de croissance."

"C’est précisément dans l'ombre de nos doutes que nous pouvons découvrir la lumière qui guide notre chemin vers la confiance en soi."

"Chaque larme versée est une goutte nourrissant le jardin secret de notre résilience intérieure."

Leur point commun : toutes sont porteuses d’un message d’optimisme et d’espoir. Et par les temps qui galopent, elles semblent fleurir autour de nous, pour le meilleur… et parfois le pire.

Parlons d'abord du meilleur : Ces paroles-là ont souvent la capacité d'apporter un sentiment positif, d'inspiration, de réconfort ou même de transformation personnelle à ceux qui les lisent ou les entendent. Elles peuvent parfois évoquer des émotions positives, offrir des perspectives encourageantes sur la vie, ou même êtres porteuses d'enseignements qui aident les gens à mieux se comprendre, à s'épanouir et à trouver du sens à leur vie.

Voyons maintenant où on peut les trouver, ces si belles paroles :

Les livres qui font du bien

Depuis quelques années on assiste un peu partout à une recrudescence de ces « livres qui font du bien ». Les livres qui font du bien regorgent de paroles… qui font du bien, donc. Historiquement, on peut considérer Le Petit Prince de St Exupéry comme étant le premier de cette lignée.

En voici quelques autres, pris au hasard :

Les livres qui font du bien...
  • "L'Alchimiste" par Paulo Coelho ;
  • "Le Pouvoir du moment présent" par Eckhart Tolle ;
  • "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" par Raphaëlle Giordano ;
  • "Les Quatre Accords Toltèques" par Don Miguel Ruiz ;
  • "Demain est un autre jour" par Lori Nelson Spielman.

Aujourd'hui, les ouvrages de ce type se comptent par dizaines de milliers, voire plus. Précisons qu'en raison de la popularité croissante de ce genre littéraire, leur nombre continue sans cesse de croître au fil du temps.

Les textes, tweets et autres posts qui font du bien

Dans la même veine, de plus en plus, sur les réseaux sociaux, fleurissent de jolis textes très convaincants. Tous tournent autour de cette thématique. Souvent, ils évoquent le sujet du mal-être, et de comment le résoudre. Parfois le lyrisme est particulièrement audacieux, jugez plutôt :

"La découverte de l’abandon de notre authenticité originelle au profit de la nécessité du lien permet la reconstitution progressive du vase dont nous pouvons recoller les morceaux à l’aide de cet or qui découle de notre prise de conscience."

C'est fou ça, comme des gens sont capables de mettre des mots justes sur les souffrances humaines. Puis, dans la foulée, de leur agiter de la verroterie conceptuelle sous le nez. Parfois, c'est même accompagné d'illustrations ou d’images très artistiques et très parlantes (d’inspiration new age, le plus souvent).

Les podcasts qui font du bien

Pensez à une personne qui vous fait sourire. Une personne avec laquelle vous partagez une relation simple et facile il peut s'agir d'un enfant, un grand parent, un animal.

Entendu un jour dans un podcast de méditation guidée. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer les critères de l'auteur. Peut-être a-t-il à l'esprit qu'une relation simple signifie une relation qui limite les occasions de contradiction ? On voit par exemple que l'exemple du conjoint (ou plus généralement de l'être aimé) a été pudiquement écarté… mais sans doute ai-je mauvais esprit 🙂

Les critiques que l’on peut opposer à toute ce déferlement de belles paroles…

Quand on examine de plus près toutes cette belle production, il peut y avoir de quoi hausser le sourcil. Et on peut parfois relever un ou plusieurs des points suivants :

Théories non fondées : Trop de ces textes s’évertuent à promouvoir des concepts pour le moins ésotériques ou fumeux, des affirmations péremptoires non prouvées scientifiquement, voire des généralisations abusives. On trouve, ceci, par exemple : « En Inde, on enseigne ces quatre lois de la sagesse… (???) ». Ainsi, nombre d'idées pseudo-spirituelles, suscitent (à juste titre) un certain nombre d’inquiétudes quant à la validité des informations fournies.

Simplification excessive de la réalité : Indéniablement, un grand nombre de ces textes présentent une vision simplifiée de la vie. Évitant au passage les aspects complexes, les enjeux réels. Sans parler de la douleur liée aux émotions difficiles auxquelles nous devons parfois faire face au quotidien.

Évasion et déconnexion : On peut parfois y voir un encouragement à la fuite de la réalité plutôt que l'affrontement des vrais problèmes. Certains vont même jusqu’à affirmer que cela peut conduire à l'ignorance des problèmes sociaux, ainsi qu’à une déconnexion plus ou moins importante par rapport aux réalités du monde, auquel cas c'est une porte grande ouverte aux dérives sectaires…

Banalisation des thèmes de la psychologie et du bien-être : On peut légitimement s'inquiéter du fait que certaines de ces paroles peuvent simplifier ou banaliser des concepts psychologiques complexes, réduisant ainsi leur valeur réelle.

Oncle Picsou n'est pas bien loin...

Sur-commercialisation et recherche de profit rapide : L'augmentation de la popularité de ces "livres qui font du bien" a conduit à un accroissement de leur commercialisation. De plus en plus d’auteurs et éditeurs semblent aujourd’hui viser principalement à profiter de la demande plutôt qu'à fournir un contenu véritablement significatif. Ainsi, nombre d’ouvrages sont publiés rapidement et sans contenu véritablement substantiel, ce qui participe à une dilution de la qualité globale de ce genre de littérature.

Quant aux réseaux sociaux, ils regorgent de publications produites par des rois du marketing avançant avec un faux nez, la main sur le cœur…

Le piège des paroles qui font du bien
Aïe, ces mots qui font du bien, ça peut faire très mal par la suite…

Là où ça se corse…

Une fois ceci posé, allons un peu plus loin en examinant ce qui – de plus en plus souvent – accompagne de si belles paroles, donc… :

Le plus souvent, sur les réseaux sociaux notamment, une fois pondues toutes ces si nobles pensées, on s'aperçoit que dans la foulée, l'auteur propose des conférences (tiens ?), ou même des séminaires de formation sur le sujet. Soit. Alors je pose juste une question : En quoi le fait de poser un diagnostic, si juste soit-il, sur les vicissitudes ne notre vie peut-il laisser supposer que la personne qui a posé ledit diagnostic est équipée et compétente pour apporter des remèdes à la problématique ou à la souffrance que – par ailleurs – il ou elle a si bien su décrire ?

Un petit coup sec sur la canne, et le poisson est ferré !

La ficelle me paraît un peu grosse, en effet : déployer une certaine aisance verbale pour mettre des mots sur la souffrance d'autrui, balancer ça sur les réseaux sociaux où des personnes en souffrance (ce n'est certes pas ce qui manque), touchées par la justesse de la description, se reconnaîtront immanquablement dans des histoires parlant par exemple de "souffrances venues de l'enfance" (facile : qui n'en a pas ?), et finiront par gober à l'hameçon sur l'air de "[…] tout ceci exprime exactement ce que je ressens, bien mieux que je n'aurais pu l'exprimer moi-même, allez hop, je vais me précipiter vers leurs séminaires de solutions à coup sûr miraculeuses!". Et hop, voilà le travail, emballez, c'est pesé!

Faut pas exagérer : y’en a des bien, quand-même…

Je ne dis pas que toutes les personnes travaillant dans une optique de mieux-être sont des escrocs, ou des êtres "perchés". Mais simplement qu'en l'espèce il est extrêmement difficile de trier le bon grain de l'ivraie. Il faut dire que le marché (oui, appelons les choses par leur nom) est immense. Et que le domaine du développement personnel est hélas encore très mal encadré. Surtout, ne vous laissez pas aveugler par la poudre aux yeux que représentent des paroles rassurantes ou sécurisantes. Des mots tels que "certification", par exemple, qui ne renvoie à rien de sérieux, faute d'instances de supervision sérieuses et reconnues, justement.

Car le problème est bien là : pour un Anthony Robbins (une des rares personnes du secteur à qui personnellement je prête quelque crédit), il existe pléthore d'individus qui, même lorsqu'ils sont bien intentionnés au départ, finissent tôt ou tard par prendre une tangente pour le moins... inquiétante, voire dangereuse pour eux-mêmes et pour les autres.

kaa l'hypnotiseur ('aie confiance...')

Pour ce qui concerne les livres qui visent à apporter du bien-être et de la positivité, disons-le tout net : certains d'entre eux proposent des conseils, des histoires et des enseignements sincères. Cela peut même avoir un impact positif sur de nombreuses personnes. Ainsi, comme souvent, il est essentiel (pour chacun d'entre nous) de faire appel à notre discernement. Cela nous permet de choisir des textes qui non seulement résonnent vraiment en nous, mais qui nous apportent un véritable bénéfice.

Si vous trempez là-dedans et que vous êtes honnête…

Alors, que les personnes œuvrant sur ce créneau se fassent une raison : le plus souvent, elles emploient exactement les mêmes mots, les mêmes techniques, les mêmes méthodes que les hurluberlus et les margoulins de la pire espèce.

Rien de nouveau sous le soleil : Depuis la nuit des temps, ces mêmes techniques sont employées par certaines personnes censées nous prédire l’avenir. Parfois, ces personnes n'hésitent pas à exploiter les attentes et les croyances des individus. Tout cela accompagné de généralités et d'affirmations vagues enfonçant allègrement des portes ouvertes.

En creusant un peu, on s'aperçoit que trop d'individus, fussent-ils de bonne foi, ont simplement le bagout nécessaire pour "dire les mots qui vont bien". De sorte que leurs ouailles se sentent beaucoup mieux après. Mais c'est un peu court…

Petite expérience personnelle…

J'avoue avoir été déjà conquis par des paroles éclairantes d'une personne très en vue sur ce type de créneau. Il se trouve même qu'à une époque de ma vie j'ai moi-même franchi une étape significative :

C'est ainsi que je me suis un jour retrouvé dans une salle en compagnie de plus de 500 participants. Tous étaient sûrs de venir écouter une bonne parole, des mots qui font du bien, prononcés par une star du genre (officiant sur YouTube). Mais la personne qui les proférait s'est – par la suite – révélée d'une consternante immaturité mêlée à un machiavélisme sans borne. Par chance, j'ai pu gratter un peu ce beau vernis et même pousser cette personne à tomber le masque. Si cela vous intéresse, j'en fais le récit détaillé dans cet article.




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Penser à « ne pas déplorer la connerie des gens »…

Allez savoir pourquoi, depuis peu j'ai pris une grande décision : celle de ne pas passer trop de temps à "déplorer la connerie des gens". Tout simplement parce que j'ai autre chose à faire de ma vie que porter toute mon attention sur les choses qui me déplaisent. Et j'ai remarqué que les gens qui passent leur temps à ça ne me disent rien qui vaille alors, toujours pareil, veillons à ce que notre poutre ne ressemble pas trop à la paille des autres… 🙂

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Quand Gaspard Proust cite Dostoïevski

Portrait de l'humoriste Gaspard Proust

Quelle tristesse et quelle colère s’emparent de toute votre âme quand une grande idée que vous-même, saintement, vous vénérez depuis longtemps, est reprise par des incapables qui viennent l’exhiber à d’autres imbéciles comme eux, l’exhiber dans la rue, et que vous la retrouvez soudain dans un marché aux puces, méconnaissable, souillée, présentée sous un jour absurde, de biais, sans proportion, sans harmonie, hochet d’enfant stupide.

Fiodor Dostoïevski, Les Démons (cité par Gaspard Proust sur France Inter)

Ci-dessous : l'interview intégrale (11 minutes).


PS : Si vous souhaitez lire d' autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...



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Bons et mauvais sentiments…

Bons et mauvais sentiments

Les passions tristes

Les hommes de l’art semblent d’accord sur le fait que la plus grande partie de nos affects, de nos ressentis, trouve son origine dans les quatre émotions de base : tristesse, peur, colère, joie. Nous en avons d’ailleurs déjà parlé. Si on y regarde de plus près, on peut noter que parmi elles, lorsque ces émotions s’étendent dans la durée, seule la joie est ressentie comme quelque-chose de positif et de bénéfique pour le corps et l’esprit. Quoi qu’il en soit, à chaque fois que, bon gré mal gré, nous portons notre attention sur quelque-chose pendant un temps plutôt long, cela peut avoir pour effet d’étirer comme un chewing-gum l’émotion qui a été à la base de cet état.

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Peut mieux faire : Allez les profs, encore un effort…

couverture du livre "Peut Mieux Faire"
Précision importante : Cet article est issu d'un de mes anciens blogs (2013)

Un livre est paru...

Ce livre s'appelle "Peut mieux faire" et porte la signature d'un artiste qui s'appelle Jean-Baptiste Alméras. Tout au long des pages, ce monsieur se souvient, en relisant ses bulletins scolaires, de la violence du système d'enseignement qui était encore en vigueur dans son enfance. D'ailleurs, le sous-titre est clair : "Mon enfance vue par l'Education nationale". Le contenu l'est encore plus, puisque l'auteur s'est contenté... d'un travail de recopie qui se suffit à lui-même ! "En fait, je ne suis pas l'auteur... juste le héros", précise-t-il même avec gourmandise et, de fait, aucune phrase n'est de lui. Pourtant, ce livre à peine sorti s'est déjà taillé son petit succès. C'était en d'autres temps, m'objectera-t-on. Aujourd'hui l'ambiance de l'école n'a plus rien à voir avec cela ! En êtes-vous si sûrs ?

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C’est l’histoire de comment trouver sa place derrière le brouillard…

Important

Cet article est issu d'un de mes anciens blogs ( 2010 à 2014)

Katherine Pancol

Katherine Pancol est un écrivain majuscule. Je sais bien qu'elle est à la mode, mais cela n'est aucunement à mes yeux une raison de l'encenser, et encore moins de la descendre en flammes (quelle horreur !).

Si vous n'avez pas lu ses livres, je vous invite vraiment à le faire, du fond du cœur. Il s'agit d'une sorte de saga familiale, si l'on peut dire, l'histoire de Joséphine Cortès, de ses filles, et de leur entourage. Cela décrit avec un accent d'authenticité incroyable des tas de milieux, d'époques, de personnages, c'est hallucinant.

Car au fond la dame n'écrit jamais que sur un sujet, un sujet aux mille facettes qui me tient vraiment à cœur : la confiance en soi.

Qu'on me permette de citer ici un passage d'un de ses livres : "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi" :

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Glander, une philosophie de vie (éloge du glandeur)

On est bien, c'est la fête...

Bonjour. Il se trouve qu'avec quelques "e-amis", nous nous sommes naguère retrouvés embringués dans un MOOC (cours en ligne) intitulé "La Pensée Design".

Quand les mouches vont au marché, les glandeurs vont au mooc

Au départ, mes propres motivations pour m'inscrire à ce MOOC peuvent se résumer ainsi : 

"Eh m'sieur l'juge, j'vous jur' j'voulais pas y aller au début, et puis c'est mes potes y m'ont dit zyva viens avec nous y'a un radiateur au fond on s'met tous là…" Sans même attendre que le cursus soit démarré, j'ai donc entrepris de créer (avec l'aide de quelques camarades de front) un collectif de travail qui devait à l'origine s'intituler "Les gros nazes du fond", mais au bout de 1641867812549991 tours de scrutin nous nous sommes mis d'accord sur un titre nettement plus approprié, et qui fait désormais consensus.

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Esprit de clocher, quand tu nous tiens…

Allégorie de l'esprit de clocher : Conseil municipal posant pour une "photo de classe" (si l'on peut dire) 🙂

Information importante

Cet article a été retranscrit depuis un de mes anciens blogs (année 2014)

Un village,
C´est la grande famille
Où les garçons, les filles
Se marient à vingt ans
Un village,
C´est chacun, sa chacune
Car, à la pleine lune
Le lit est bien trop grand...

Elections municipales, dites-vous ?

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Que sommes-nous : une ressource ou une calamité ?

Ressource ou calamité ?...
Une ressource ou une calamité ? ...

Ah, les personnes ressources

C'est beau la vie, tu te cognes la tête sur une difficulté pendant des heures, et tu montres ça à un type qui passe par là, et lui il sourit, il te dit juste « bah c'est évident, il suffisait de rectifier le paramètre archi-connu du caramel magnétique qui affiche version 1.5267965741 pour le modifier en 1.5267965742 au niveau du troisième menu de la zone de dialogue Purée de scie à métaux accessible à la section Sirop de lames de rasoirs, y'a vraiment pas de quoi fouetter un cluster, voilà, c'est rectifié ».

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Un critère, qu’est-ce que c’est ?

Si l’on se fie à la définition du dictionnaire, un critère est "...ce sur quoi on se fonde pour porter un jugement"...

Je me souviens de l'exemple de ce monsieur, à l'allure tout à fait classique, qui disait à qui voulait l'entendre qu'il se sentait volontiers triste parce qu'il "…manquait d'élégance". Son entourage en était très étonné, puisque ce monsieur n'avait, ni de près ni de loin, que ce soit dans son comportement, son accoutrement, sa manière de parler ou d'agir, rien qui ne fasse penser a priori à un manque d'élégance. Or, il advint qu'un jour ce monsieur livra le fond de sa pensée à une personne particulièrement curieuse, en donnant la clé de l'explication : "Je manque singulièrement d'élégance parce que je ne sais pas danser. Pire : à chaque fois que je m'y essaie, je marche immanquablement sur les pieds de mes cavalières!". Voilà en substance ce qu'il déclara.

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Les contes n’enseignent pas des vérités. Ils posent seulement des questions

J'ai commencé à diffuser sur ma chaîne YouTube une série de capsules vidéo. Cette série (contes philosophiques, en l'occurrence) s'appelle "Sans avoir l'air d'y toucher".

Lors de la parution d'une des premières capsules, une personne m'a posé la question de savoir quelle était la morale de l'histoire que j'avais racontée. Elle alla même jusqu'à m'en proposer plusieurs, en me demandant laquelle parmi elles il convenait de retenir. En quelques sorte, quelle vérité ce conte-là entendait-il nous enseigner ?

Voici en substance ce que je lui ai répondu :

Les contes n'enseignent pas des vérités. Ils posent seulement des questions. Mais ces questions sont plus riches de sens que toutes les certitudes du monde. Du coup, les contes font bien mieux que de nous enseigner des vérités: Ils nous permettent de découvrir par nous-mêmes les pensées qui nous sont positives. Et si chacun de nous découvre une vérité qui n'est pas celle du voisin, c'est très bien ainsi.

Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

Vous pouvez visionner une vingtaine de contes philosophiques en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…




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Formation et humour

Formation et humour, pourquoi serait-ce incompatible ?

 


Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à se servir de Twitter et il oubliera de manger.

(Tweet de @florenzo84_).


Patient est le pompier, car il commence à chaque fois au bas de l’échelle.

(Lao-Tseu).

Bonjour,

Dans un contexte de formation, certains intervenants se réfugient dans une attitude très sérieuse, factuelle, centrée sur la tâche… alors que d'autres n'hésitent pas à employer tous les moyens pour favoriser une atmosphère détendue… C'est affaire de tempérament, me direz-vous…

C'est aussi une affaire de posture, et plus profondément de croyances à propos de soi et les autres. Si vous faites partie de ceux qui déclarent volontiers "Moi je pars du principe qu'on n'est pas là pour rigoler, je refuse donc catégoriquement de me transformer en pitre", eh bien, continuez sur cette voie, car comme nous le verrons plus loin rien n'est pire que le rire forcé. Et je vous rejoins sur un point : en pareilles circonstances il ne faut surtout pas agir contre nature, cela se sent immédiatement.

...Toujours est-il qu'il y a quelque-chose de bizarre, mystérieux, en tout cas indéniable : une personne n'est plus tout à fait la même après avoir ri. Ceci s'applique bien entendu aux formateurs comme à leurs apprenants !

Alors, que faut-il penser de tout ceci ? Continuer la lecture de « Formation et humour »



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Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

Des formateurs perfectionnistes, j'en ai connu, mais celui-ci était carrément hors concours...

Il y a un certain nombre d’années, j’intervenais quelquefois pour le compte d’un consultant formateur qui était très perfectionniste, et pour tout dire assez hyperactif. Quand il intervenait en formation (c’était de l’informatique) il louait le plus souvent un bureau dans un centre d’affaires, arrivait très tôt le matin, des micro-ordinateurs plein sa voiture (c'était encore l'époque des grosses tours, et des écrans bien lourds), puis installait tout son matériel dans la salle, câblait un réseau local monté pour la circonstance, courait chercher des croissants au point de vente le plus proche, puis revenait pour préparer un café d’accueil. Les moyens employés étaient plutôt simples (cafetière filtre, bouteille thermos, gobelets plastique) mais en général la collation était appréciée quand-même, ne serait-ce qu’à cause des croissants. Ensuite de quoi ce monsieur accueillait les participants, justement, leur offrait le café de bienvenue quand ils étaient à peu près tous arrivés… puis lançait sa (ou ses) journée(s) de cours, à la fin de laquelle il raccompagnait tout le monde à la porte, démontait tout le matériel, puis allait le ranger dans sa voiture avant de quitter les lieux pour une autre aventure après cette journée si sportive et si mouvementée.

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Devinette : Quelle est la différence entre « concerné » et « impliqué » ?

voiture publicitaire pour un saucisson

« Concerné » et « impliqué ». La différence est de taille malgré les apparences. Il suffit pour s'en convaincre de parcourir les lignes qui suivent…

Il m'est arrivé tout récemment d'entendre une de mes amies me dire "Oh là là, que ça m'embête ce qui vient de se produire dans ce projet dans lequel je suis si impliquée, pour y avoir participé activement ! Cela me chagrine, que dis-je, me mine littéralement que les choses aillent ce train-là !"

D'une manière générale, il est courant d'entendre parler d'implication quand on évoque les rapports au travail.

Cela m'a rappelé une devinette : Quelle est la différence entre "concerné" et "impliqué" ?

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La route appartient à tout le… euh, surtout à moi en fait

S'il y a bien un point sur lequel tout les monde est d'accord, c'est que la route appartient à tout le monde, justement. Et pourtant...

Récemment j'ai eu l'occasion de parcouru un post sur Facebook, où il était question de la cause des cyclistes, trop souvent victimes du comportement des automobilistes.  L'auteur en appelait à la création d'une véritable "campagne de prévention" apte à éduquer nos comportements, et à agir contre les incivilités routières, qui dans de trop nombreux cas peuvent être mortelles.

Habituellement je n'engage jamais la discussion sur les réseaux sociaux, qui à mes yeux représentent beaucoup de choses sauf une agora où les divergences de vues peuvent être discutées avec sérénité. Mais là, je n'ai pas pu me retenir. Sous ces lignes, le texte de ma modeste contribution.

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Le « manque de sincérité des politiques »…

portrait François Sureau

En discutant avec des amis, j'ai toujours été étonné de les entendre fustiger la duplicité et le manque de sincérité des hommes politiques dans leur ensemble. Ainsi, ces bien tristes sires sont souvent dépeints comme des individus dénués de tout scrupule, prêts à vendre père et mère pour arriver au pouvoir, et à faire encore bien pire pour y rester. Bref, dans l'esprit d'un nombre de personnes apparemment croissant, ils seraient tous réduits au statut de machiavéliques escrocs passant leur temps à mentir comme des arracheurs de dents.

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Étienne Klein à France Inter : « Le pouvoir politique, ça n’est pas de la médecine appliquée »

Étienne Klein à France Inter en juillet 2020

Bonjour, je voudrais vous parler de l’interview d’une vingtaine de minutes qu’a donnée le physicien et philosophe des sciences Étienne Klein à France Inter . C'était le 2 juillet 2020 à l’occasion de la parution de son dernier opus : « Le goût du vrai ». Vous en trouverez quelques extraits ci-dessous.

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Quand une phrase commençant par « Nous nous sommes fixés une règle » sort miraculeusement d’un chapeau…

Se fixer une règle...

"Se fixer une règle", quel beau programme ! Comme cela sonne sérieux !

Portant, il m'est arrivé à plusieurs reprises d'entendre quelqu'un me dire "non" tout en motivant son refus d'un "Nous nous sommes fixés une règle [...]". À chaque fois ce fut pour la personne qui parlait un moyen (commode à mes yeux) de ne pas dire "Je vous dis non, tout simplement parce que j'en ai le pouvoir et que j'en ai décidé ainsi"… Depuis lors, je les vois arriver de loin ces "pseudos fixations de règles". Comme autant de fausses barbes aux allures de lois d'exception.

La toute première fois… en toute mauvaise foi 🙂

La première fois qu'on m'a fait le coup, c'était à la fin d'une année universitaire que j'avais suivie "sur le tard", alors que j'avais 50 ans bien tassés. Apparemment, mon mémoire de fin d'études était plutôt réussi (à l'heure où j'écris ces lignes il totalise près de 20000 vues sur la pateforme SlideShare…). Pourtant, lors de la soutenance, le Directeur des Études m'a expliqué sans rire qu'il avait trouvé mon mémoire très intéressant, mais qu'hélas lui-même ne pouvait pas s'approprier le résultat de mon travail dans le cadre de ses recherches. Aussi, poursuivit-il, il avait décidé d'attribuer à ce travail une note très correcte, tout en ajoutant…

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Que je « prenne conscience » ?… Merci, sans façons !

" La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. " Aldous Huxley

Ah, ces prises de conscience... Je suis frappé de voir à quel point tout le monde donne son avis partout, sur tout, en toutes circonstances, en particulier sur les réseaux sociaux.

Le COVID 19 fait aussi des dégâts dans les esprits…

Crise du coronavirus : La Terre ne s’arrête pas de tourner, mais elle cesse de vivre normalement. Et nous continuons tous à faire ce que nous savons faire.

Les effondristes annoncent l’effondrement, les souverainistes le retour de la souveraineté, les intervenionnistes plus d’intervention, les écologistes l’avènement de la sobriété, les nationalistes le retour des nations, les Européens la nécessité de l’Europe…"

(Édito de Libération, Laurent Joffrin, 13 mars 2020).

Je ne sais plus qui a écrit "Un militant c'est un militaire qui porte son costume à l'intérieur"...

Ce que je sais, en revanche, c'est que nombre d'entre eux m'inondent de messages sur les réseaux sociaux, m'appelant à "prendre conscience", à "me mobiliser", et pendant que nous y sommes, "…partager cette information cruciale avec tous mes contacts" (ben voyons !).

Étrangement, la très grande majorité de ces tristes sires ne m'envoient pour ainsi dire jamais de message personnel, et ne répondent pratiquement jamais aux miens. La façon bien particulière qu'ils ont de prendre ma petite personne en considération se limite à m'intégrer dans le grand coup de filet du copier-coller de leur liste de contacts. Pas très joli joli, me semble-t-il... Et en plus ils s'attendent à ce que j'épouse leur si noble cause !... Le plus drôle, c'est qu'ils tirent tous dans des directions opposées. Alors qu'aucun, mais alors aucun d'entre eux ne me donne envie de le suivre.

Eh, les gars (...et les filles !), arrêtez votre cirque, votre emportement est complètement contre-productif avec moi. Vous devriez m'oublier, je suis totalement irrécupérable !

Signer la quoi ? la pétition ?...

Pétition pour de faux :-)

Quand je lis "Un(e)tel(le) vous a envoyé un message", que je me  dis "Chouette, des nouvelles de Un(e)tel(lle), c'est vrai ça, que devient-il (elle) ?", et que finalement cette personne s'adresse à moi en commençant par les mots "Signez la pétition !" sans même prendre la peine de rajouter un petite phrase personnelle (comme le ferait, je sais pas moi, le moindre agent d'assurances), eh bien en pareil cas, mon sang ne fait qu'un demi-tour, et alors, très logiquement, je repars en sens inverse 🙂

Quand j'entends "À qui profite le crime ?" je réponds "...À qui profite ta question ?".

En définitive, un type bien particulier de fâcheux semble proliférer à vitesse grand V par les temps qui galopent. Du genre prêt à tout pour tirer (d'une façon ou d'une autre) bénéfice de la situation. Et ceci quelle que soit la situation, justement. Comment ? En s'érigeant par exemple en expert autoproclamé de la question qu'ils ont choisi de m'asséner, ou en se comportant en donneur de leçons, prompt à culpabiliser sans vergogne tous ceux qui ne le (ou la) suivraient pas dans sa si noble croisade en pantoufles...
Pour ce qui me concerne, je trouve cela tout simplement lamentable.

Le coup du "Mais ne prends donc pas la mouche, c'était juste pour te faire partager une info que j'ai aimée !"...

On me l'a fait cent fois : "Je voulais juste partager l'info". Ben voyons ! Quel sens bien cavalier du partage ! Il y a quelque temps, une connaissance m'a "fait partager", donc, un message de bonne volonté à l'occasion de... la période des rameaux ! Je veux bien qu'on me parle de bonne volonté, mais ne me sens concerné par aucune célébration religieuse, quelle qu'elle soit. Comme dit l'autre, je n'ai rien contre Dieu, j'ai juste du mal avec ses clubs de supporters. Cela dit, je ne veux causer aucun tort aux personnes branchées religion, la preuve : je m'abstiens d'aller leur titiller l'entendement tous les quatre matins. Juste retour des choses, j'attends d'elles qu'elles se comportent de même avec moi. Ah, et puis oui, au fait : en lisant ces lignes, vous pouvez remplacer le mot "religion" par "politique". Et par tout ce qui vous chante… 

Voilà pour le "partage", donc. Parlons maintenant de "l'info" : Récemment, je me suis tartiné une vidéo remplie de bonnes intentions, dans laquelle on m'expliquait - la bouche en coeur - qu'à la faveur de la crise du COVID-19, il serait peut-être intéressant que les gens "prennent enfin conscience" (...encore ?) qu'il est urgent d'arrêter de polluer, en recyclant par exemple le personnel du vilain avionneur Airbus dans la construction de charpentes de navires à voile (cela m'a remis en tête la fameuse "révolution culturelle" de sinistre mémoire, initiée en son temps par Mao, qui voulait envoyer tous les instits aux champs...). Le pire, c'est que je suis resté planté devant ces inepties (relevant à mes yeux bien plus de la bonne vieille propagande sous couvert de l'info) que j'ai subies "jusqu'au bout", tout simplement parce que l'envoi de cette vidéo était accompagné d'un message de mon... euh... disons "interlocuteur" précisant, la bouche en cœur "C'est important... regardez jusqu'au bout!". Et moi, pauvre pomme, je suis tombé dans le panneau.

Le fameux alibi du "partage"...

Ah, le fameux alibi du "partage"... A ce train-là, un loup pourrait peut-être avancer que, s'étant introduit dans une bergerie, il a partagé son repas avec tous les moutons... Que l'on veuille bien m'excuser, mais je trouve la ficelle un peu grosse. C'est peut-être humain comme comportement, mais cela me navre quand-même. Je n'ignore pas que, lorsqu'on croit en quelque-chose, on a envie de "le faire partager", ce qui peut se comprendre... Mais du coup, le ver est dans le fruit. Pourquoi ? Eh bien parce que, tant qu'à faire, allons-y gaiement sur notre lancée avec notre "partage", en en faisant "profiter" le "plus grand nombre possible"... Quelle généreuse abnégation ! Et c'est ainsi que je me retrouve – à mon corps défendant – pris dans cette si belle spirale (!) même quand les expéditeurs savent très bien que je ne pratique aucune religion, ou que je n'ai rien d'un écolo intégriste, mais bon... sait-on jamais, si je pouvais faire pencher un tant soit peu leur belle balance, j'imagine qu'ils n'auraient rien contre. Mais jamais eux-mêmes n'imaginent à quel point cela peut être violent pour moi. En fait c'est surtout la répétition du phénomène qui me mine.

Débat d'idées sur les réseaux sociaux ??? Cherchez l'erreur…

Pour ma part, je n'utilise Facebook (et dans une moindre mesure Tweeter) que pour des "petits coucous" amicaux à des personnes à qui je tiens, d'une façon ou de l'autre. Donner quelques nouvelles, et aussi en prendre, à l'occasion.  Partager aussi, bien sûr, mais uniquement des choses que j'ai aimées, ou des choses anodines, ou drôles, ou poétiques, voire futiles, pourquoi pas. Et j'entends bien continuer ainsi.

Même chose pour les applis d'envoi de messages en nombre (WhatsApp, Messenger et Cie...).

Quant à mes échanges de vues, de positionnements, d'opinions, de réactions face à "l'actualité""la situation", ou "ce qui se passe dans le monde"… je les réserve aux personnes avec qui j'entre en contact direct, hors de la vue d'autrui, tant l'idée de montrer mes sentiments ou mes opinions à tous les e-passants m'est insupportable. En pareil cas, les noms d'oiseaux et les injures ne tardent d'ailleurs jamais à surgir, et vas-y que ça s'étripe "...à coeur joie et à qui mieux mieux".

Allégorie de ce que peuvent devenir les débats d’idées sur le net.

Certains ont manifestement un goût prononcé pour ce genre de... euh, disons activités. Pour ce qui me concerne je préfère m'abstenir. Après tout on n'a qu'une vie, et pour ma part je n'ai aucune envie de me la pourrir.

Ouf, voilà, c'est dit. Quiconque se met en tête de faire pression sur ma conscience, de quelque manière que ce soit, aussi animé par de bonnes intentions soit-il, risque fort de se voir supprimer de mes listes de contacts. Et si à la lecture de ces lignes l'envie lui prend de prendre les devants, qu'il ne se gêne surtout pas.


PS : Si vous souhaitez lire mes autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...



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Vigipirate – Quand un guerrier reprend des forces…

A l'aéroport de Lyon, en partance pour Rome, un jour de 2018. Ce jour-là, je croise par hasard une petite troupe de bidasses en opération Vigipirate... Tous avec une tenue de Rambo, y compris gilet pare-balles et fusil mitrailleur en bandoulière... Un détail singulier a attiré mon attention : l'un d'entre eux portait dans ses mains, en plus de tout son barda... un plateau repas !
Etait-ce pour lui ? Un de ses collègues ? ou encore un suspect détenu dans un recoin de l'aérogare ? Je l'ignore.

Insolite et touchant. Je voulais le prendre en photo et puis réflexion faite je me suis dit que c'était un coup à me faire rater mon avion 🙂

PS : Si vous souhaitez lire mes autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...




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Comment Isabelle (Issa) Padovani m’a déçu… et s’est en partie rattrapée par la suite

Qui est Isabelle Padovani ?

Isabelle Issa Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l'impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® (CNV). Elle se distingue dans plusieurs autres domaines et champs de compétences… À ce jour, elle a diffusé près de 400 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Et un très grand nombre d'internautes (dont votre serviteur) suivent cette chaîne attentivement. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant l'humour et le "rire de soi", Isabelle Padovani a l'habitude de donner son point de vue sur un grand nombre de choses. Il s'agit principalement de situations de questionnements existentiels, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Mais elle y aborde également d'autres sujets, y compris son propre parcours, si cela vous intéresse...

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Une caricature de la pensée positive – à hurler de rire

Une caricature de la pensée positive proposée par l'humoriste Constance

La pensée positive suppose un minimum de sens de l'humour. Alors accrochez-vous bien, vous allez avoir besoin de l'une… et de l'autre !

Bonjour

Vite fait en passant, je voudrais partager avec vous mon enthousiasme pour une comique : Constance, et son one woman show "Partouze sentimentale".

Le lien suivant pointe sur un sketch où l'artiste fait une caricature de la pensée positive, lorsque celle-ci est mal assimilée.

Bien à vous.


Encore un peu d'humour ? C'est par ici ! ...



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Le temps précieux de la maturité

Si la maturité était un paysage...
Paysage de Provence depuis la colline de la Quille (F13610)

Bonjour,

Une nouvelle année qui commence est traditionnellement une occasion de bonnes résolutions pour soi-même, et d'envoi de vœux aux autres. Aujourd'hui j'ai décidé de mêler les deux en partageant avec vous ce texte qui – comme par hasard – m'est tombé sous les yeux tout récemment. Il y est question de maturité...

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La collection d’Yves Dauteuille

Yves dAuteuille est un monsieur absolument normal (en apparence).

Les greniers sont les cales des navires terrestres. Ils abritent tout ce qui a été nécessaire pour réussir la traversée du temps, comme les vraies cales sont pleines de tout ce qu'il faut pour réussir la traversée de la mer.

Pierre MAGNAN, "Les courriers de la mort".

 

Yves Dauteuille vit à Annecy. Il n'a pas de grenier, mais, plus prosaïquement un garage, où il entrepose tout un tas de vieilleries, qui se sont accumulées, ainsi qu'il le dit lui-même, "comme les sédiments dans le delta du Nil". C'est un peu son grenier à lui, si vous voulez...

Des petites annonces bien... particulières

Soucieux de "[...] ne pas imposer à [s]es héritiers, lors de [s]on décès, des trajets à la déchetterie qui viendraient altérer la solennité du moment", ce monsieur a eu l'idée toute bête de tenter sa chance en publiant des petites annonces sur "Le Bon Coin" dans le but de les vendre à qui en voudrait, ce  qui, à bien y réfléchir, est encore plus profitable aux héritiers si on n'a pas tout dépensé d'ici-là...

Il a fini par les réunir dans... un livre !

Couverture du livre "La Collection", écrit par Yves Dauteuille, publié chez Flammarion

Pourquoi faire une compil de petites annonces dans un livre ? Quel éditeur accepterait de publier une liste aussi incongrue, me direz-vous ?

Ce à quoi je répondrai avec un sens de la répartie qui m'étonne moi-même : "C'est que vous ne connaissez pas le style loufoque, poétique, drolatique et inattendu du monsieur !". En effet, faisant preuve d'une imagination débordante, il entreprend de casser complètement les règles de cet exercice de style convenu pour nous inviter, à chaque fois, à un voyage des plus inattendus.

Je fais moi-même partie des fans de ce monsieur (ayant été atteint, à l'époque de ces annonces, par l'incroyable buzz qui s'en est suivi) et vous invite chaleureusement à faire l'emplette du livre que je me suis empressé d'acquérir dès que j'en ai eu connaissance.

Avertissement : à ne pas lire la nuit...

Attention toutefois, cet ouvrage fait partie de ceux "...à ne pas lire la nuit". Rassurez-vous, il n'a rien du thriller... non, c'est tout simplement parce que, pour ce qui me concerne, je n'ai pas pu m'empêcher de rire à gorge déployée toutes les  trois lignes au moins. Si vous avez une petite famille, des animaux de compagnie, voire des voisins, vous voilà prévenus.

J'ai sélectionné quatre annonces, pour vous donner envie...

  • La table à langer.
  • Faire son pain est à la mode.
  • Arrosoir surpuissant
  • Deux pneus hiver (jamais portés)

Il s'agit de quatre annonces qui étaient parvenues sur mon écran, telles quatre bouteilles à la mer, et qui déjà m'avaient bien plu à l'époque. Cela vous donnera déjà une idée (tout le reste est à l'avenant).

Pour en prendre connaissance, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.

J'espère que cela vous donnera envie d'acheter le livre, tout comme je viens de la faire...

Régalez-vous bien !

Dernière minute : Je viens de découvrir que le hasard (?) a tenu à se joindre à cette facétieuse ambiance, puisque ce livre, qui a pour titre "La Collection" est paru chez Flammarion... hors collection !

 

 



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Répondre à un refus de candidature

Vous ne savez pas comment répondre à un refus de candidature ?...

Pas de problème, Tonton Bernard vous offre ce modèle de lettre
"prêt à l'emploi" !

comment répondre à un refus de candidature (vignette)
Voilà. Cliquez juste sur l'image pour l'agrandir...


Transcription de ce magnifique texte :

Monsieur le Directeur du Personnel,
Votre lettre datée du [ DATE ] m'est bien parvenue. Après un examen attentif de votre demande, j'ai le regret de vous faire savoir que je ne peux réserver une suite favorable à votre refus de m'offrir un emploi dans votre société.
Cette année, j'ai déjà eu la chance de recevoir un nombre exceptionnellement grand de lettres de refus. Aussi vous comprendrez que, disposant d'une réserve variée et prometteuse de candidats au refus, il m'est malheureusement impossible de donner une suite favorable à tous les refus qui me parviennent.
Croyez-le bien, vos qualités personnelles ne sont nullement en cause. Simplement, il se trouve que malgré votre incontestable expérience sur le terrain du refus de candidats j'ai le regret de vous faire savoir que votre refus n'entre pas dans le cadre de mes besoins actuels.
Je me trouve par conséquent dans l'obligation de me considérer comme nouveau membre de votre société. Je prends mes fonctions immédiatement et serai très heureux de vous rencontrer bientôt.
En vous souhaitant plus de succès pour vos futurs rejets, je vous prie d'accepter, Monsieur le Directeur du Personnel, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

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L’autonomie de l’autre : une fable sur les taupes et les « taupiers »

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur l'idée d'autonomie
L'autonomie de l'autre …

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur l'idée d'autonomie…


Une étrange coutume normande

Dans les coins reculés de la Normandie, on trouve des clôtures de champs décorées d'une étrange manière : des cadavres de taupes enfilés sur les barbelés.
Selon les paysans, ce sont des taupiers qui les ont chassées et qui exposent leurs trophées pour prouver leur talent. Mais dans ce cas, pourquoi laissent-ils toujours deux taupes vivantes, un mâle et une femelle ?

Le dilemme du taupier : laisser ou non un couple de taupes ?

taupes modèles. Leur bruit est-il un appel à l'autonomie ? :-)

Un paysan m'a expliqué qu'un taupier aguerri laisse en général deux taupes dans le champ pour pouvoir revenir travailler l'année suivante.

Cette histoire n’a pas fini depuis de me donner à réfléchir. Par exemple, je serais curieux de savoir quelle est la proportion des gens "malins". Des qui devinent pourquoi le taupier laisse un couple de taupes. Je veux dire par rapport à ceux qui comme moi, tombent de trois kilomètres de haut quand on leur raconte le topo.

Application à la relation d'aide : l'autonomie du client est-elle dans l'intérêt du prestataire ?

Commençons par le cadre plus général de la "prestation de service"...

Dans tous les domaines d'activité, on trouve des "taupiers" qui ont intérêt à ce que leurs clients ne deviennent pas autonomes.

Prenons l'exemple d'un garagiste qui répare "trop bien" les voitures : ses clients seront satisfaits, mais il aura moins de travail.

Mais réfléchissons : jusqu'à quel point cet intérêt rejoint-il celui du prestataire lui-même ? Eh bien cela dépend du prestataire en question, justement.

Prenons un exemple : Si un garagiste répare "trop bien" les voitures, ses clients lui feront peut-être de la publicité (encore que cela n'est en rien "automatique"...). Mais en attendant son garage sera moins rempli par les voitures de ses "clients actuels". Des clients certes autonomes mais surtout absents… Et ceci par un phénomène inéluctablement "mécanique" ( si je peux me permettre ce rapprochement…).

Maintenant, parlons un peu des services à la personne

Élargissons à présent cette situation aux métiers de l’enseignement, de la formation, de la relation d’aide en général.

Ainsi, jusqu'à quel point les enseignants et les formateurs ont-ils envie que leurs élèvent finissent par en savoir autant qu'eux-mêmes sur la matière qu'ils enseignent, jouissant ainsi d'une autonomie totale ? C'est là une question éminemment personnelle qui, a n'en point douter, trouve autant de réponses que de personnes concernées !

Un médecin qui soigne "trop bien" ses malades imagine-t-il que sa salle d'attente va se remplir ou au contraire se vider ?

Continuons : Jusqu'à quel point un psy qui "accompagne" (quel joli mot !) un patient sur une longue durée a-t-il intérêt à celui-ci "vole de ses propres ailes" ? En toute autonomie, sans même avoir besoin de lui ? Et surtout, en a-t-il vraiment envie ?

Je pourrais étendre la métaphore à bien des métiers : travailleurs sociaux, thérapeutes, coaches en tous genres… la liste est très étendue !

Quand le système encourage la dépendance : l'exemple des services psychiatriques

Dans certains services psychiatriques, on remet les patients dans la nature après un certain délai, même s'ils ne sont pas complètement guéris. Ce délai est fonction de plusieurs critères, parmi lesquels le nombre de lits disponibles dans le service (ni trop, ni trop peu, cela porte le doux nom de "gestion des flux") arrive quelquefois en bonne place !

Rêver d'un monde sans "taupiers"

Dans un monde idéal, les "taupiers" n'existeraient pas. Et les prestataires de services auraient à cœur de rendre leurs clients autonomes, même si cela revient à se priver provisoirement d'une partie de leur travail.

Et vous, que pensez-vous de cette fable ? Avez-vous déjà rencontré des "taupiers" dans votre vie ? Je vous invite à partager votre opinion dans les commentaires !

Filet (.... de l'autonomie ? Non, n'exagérons pas :-)

PS : Si vous souhaitez lire mes autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...



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Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur)

Traduction simultanée

J'ai toujours été admiratif du travail des interprètes et autres traducteurs. Mais ce qui force toujours mon admiration dans des proportions inimaginables, c'est une prestation de traduction simultanée.

Peut-être est-ce l'ancien prof d'anglais (j'ai arrêté ces fonctions en…1986 !) qui parle ici, ou tout simplement un amoureux du langage sous toutes ses formes, mais c'est ainsi. De nombreuses performances de traduction simultanée me laissent pantois d'admiration, c'est ainsi.

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Êtes-vous un humain ?

Merci à l'humoriste Ze Frank de m'avoir inspiré cet article...

Voici un test pour voir si vous êtes un humain

Avez-vous déjà mangé une crotte de nez alors que vous n'étiez plus un enfant depuis longtemps ?

Avez-vous déjà émis un petit bruit bizarre (genre « humph ») à un moment où vous vous souveniez d'une chose embarrassante ?

Avez-vous déjà volontairement tapé en minuscule la première lettre d'un SMS pour apparaître triste ou déçu ?

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Les pauvres n’aiment que les cartes bleues (!?)

J'ignore si les pauvres n'aiment que les cartes bleues, j'en doute même fortement, mais vous allez pouvoir en juger par vous-mêmes…

C'était à Aix, hier, rue Bédarride, peu avant 16 heures. Une commerçante accorte m'avait offert un petit échantillon de glace au yaourt, que je n'avais pas eu le cœur de lui refuser, surtout qu'une dame (âgée, plutôt chic) qui passait par là m'encourageait à accepter (oui… il arrive souvent que des inconnus m'adressent la parole dans la rue !).

Bien embêté avec mon mini pot de glace (étant à quelques encablures du cabinet de ma diététicienne, j'aurais sans doute assez mal digéré ce présent, pour d'obscures et psychosomatiques raisons…), j'entrepris, quelques secondes plus tard, de l'offrir à la dame chic et âgée.

Celle-ci refusa aimablement mais, décidément bien en verve, elle me suggéra d'offrir ma glace à un SDF qui faisait la manche, assis sur une marche tout près de nous.

Le SDF refusa aussi, et c'est là que la dame chic et âgée me fit sa sortie mémorable "Eh oui, que voulez-vous, les pauvres n'aiment que les cartes bleues !..."

J'ai trouvé ça du plus haut comique… Au-delà du côté… disons pour le moins discutable d'une telle sentence attribuée de manière si définitive, j'ai trouvé que c'était là un signe flagrant (à mes yeux) de deux choses concomitantes :

    • Une panse bien nourrie…
    • Et une langue bien pendue.

Je n'ai après tout rien contre les premières, et j'avoue avoir un très fort petit faible pour les secondes !
Surtout que la dame disait ça avec l'œil qui pétille… ce qui change tout !

Une vieille dondon mal embouchée eut-elle dit la même chose, je lui aurais volé direct dans les plumes !

Bien à vous,

Bernard

Encore un peu d'humour ? C'est par ici ! ...




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Secouer la contrebasse

Contrebasse

Quand on me dit que l'inattendu nous attend toujours au coin de la rue, je ne le crois pas toujours. Et pourtant...

Mardi dernier je suis allé rendre visite à Martine, mon amie la luthière. Elle m’avait dit qu’à cette occasion je pourrais "l’aider à secouer la contrebasse". J’avais imaginé qu’il s’agissait d’une expression quelconque, imagée, celles dont nos amis québécois (par exemple) ont le secret, et dont le véritable sens m'échappait totalement. En fait non, c’était à prendre littéralement. Au pied de la lettre, quoi.

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Le raisonnable et l’insupportable. Un texte d’Hubert Huertas

Le 07.10.2011, à 07:36, Hubert Huertas (dont je vous ai parlé dans un article précédent) nous lisait sur l'antenne de France Culture ce texte très bien senti , à mes yeux fort judicieux, même que "plus d'actualité que, ça tu meurs" :

« L’économie se venge toujours », écrivait Raymond Barre dans son livre « l’expérience du Pouvoir » publié chez Fayard en 2007. L’ancien Premier Ministre racontait comment il avait découvert que la politique était punie quand elle ignorait le réel. Faites des promesses non budgétées, et chaque euro investi dans vos discours en coûtera vingt fois plus au moment de payer la note.

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Un match de foot vu par quelqu’un qui n’aime pas ça…

J'aime pas le foot

j'aime pas le foot. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été complètement indifférent au football, et en même temps toujours au milieu des footeux.

Cela a commencé à l’école… Les instits, et plus tard les profs de gym, quand ils voulaient nous faire plaisir et avoir la paix pour une heure, nous disaient « Bon, ben vous n’avez qu’à faire un foot ! ».

A ce moment-là, tous mes camarades sautaient de joie, et moi je pensais « tu parles d’une poisse »…

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J’aime pas danser, mais je me soigne…

Jamais su danser...
J'aime pas danser ...

Ce samedi-là, c'était l'anniversaire de ma copine Martine... elle m'a prévenu qu'il y aurait de la musique très fort et que les gens danseraient... mais moi, rien à faire, j'aime pas la musique très fort, et en plus j'aime pas danser.

Je sais que je suis loin d'être le seul. Un certain Xavier Hanotte, par exemple, dans "Je suis un ours, soit dit entre nous", a écrit ceci :

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Les grands cons qui font tenir leur parapluie par les autres.

Ce matin-là sur France Inter, François Morel nous parlait... du parapluie d'Angela Merkel, et de fil en aiguille, de ceux qui se croient malins de ne pas tenir eux-mêmes leur parapluie (...suivez son regard). Eh oui, y'en a des pour qui "faire simple", c'est vraiment pas leur truc...

Irrésistible ! Jugez plutôt :

https://www.dailymotion.com/swf/xb7irq

Encore un peu d'humour ? C'est par ici ! ...




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