C’est l’histoire de comment trouver sa place derrière le brouillard…

Important

Cet article est issu d'un de mes anciens blogs ( 2010 à 2014)

Katherine Pancol

Katherine Pancol est un écrivain majuscule. Je sais bien qu'elle est à la mode, mais cela n'est aucunement à mes yeux une raison de l'encenser, et encore moins de la descendre en flammes (quelle horreur !).

Si vous n'avez pas lu ses livres, je vous invite vraiment à le faire, du fond du cœur. Il s'agit d'une sorte de saga familiale, si l'on peut dire, l'histoire de Joséphine Cortès, de ses filles, et de leur entourage. Cela décrit avec un accent d'authenticité incroyable des tas de milieux, d'époques, de personnages, c'est hallucinant.

Car au fond la dame n'écrit jamais que sur un sujet, un sujet aux mille facettes qui me tient vraiment à cœur : la confiance en soi.

Qu'on me permette de citer ici un passage d'un de ses livres : "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi" :

Je veux qu’il sache qu'il n'a pas vécu cette histoire en vain […], qu'elle peut sauver d'autres gens encore. Des gens qui n'osent pas, qui ont peur, des gens à qui on répète toute la journée qu'il est vain d'espérer. Parce que c'est ce qu'on nous dit, hein? On se moque des gens qui rêvent, on les gronde, on les fustige, on leur remet le nez dans la réalité, on leur dit que la vie est moche, qu'elle est triste, qu'il n'y a pas d'avenir, pas de place pour l'espérance. Et on leur tape sur la tête pour être sûr qu'ils retiennent la la leçon. On leur invente des besoins dont ils n'ont pas besoin et on leur prend tous leurs sous. On les maintient prisonniers. On les enferme à double tour. On leur interdit de rêver. De s'agrandir, de se redresser...

Et pourtant... Et pourtant... Si on n'a pas de rêves, on n'est rien que de pauvres humains avec des bras sans force, des jambes qui courent sans but, une bouche qui avale de l'air, des yeux vides. Le rêve, c'est ce qui nous rapproche de Dieu, des étoiles, ce qui nous rend plus grand, plus beau, unique au monde... C’est si petit, un homme sans rêves. Si petit, si inutile... Un homme qui n’a que le quotidien, que la réalité du quotidien, cela fait peine à voir. C'est comme un arbre sans feuilles. Il faut mettre des feuilles sur les arbres. Leur coller plein de feuilles pour que ça fasse un grand et bel arbre. Et tant pis s'il y a des feuilles qui tombent, on en remet d'autres. Encore et encore, sans se décourager...

C'est dans le rêve que respirent les âmes. Dans le rêve que se glisse la grandeur de l'homme. Aujourd'hui, on ne respire plus, on suffoque. Le rêve, on l'a supprimé, comme on a supprimé l'âme et le Ciel...

Katherine Pancol,
« Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi »
2010, Albin Michel
p. 706

Ironie du sort : quelques années plus tard j'étais en intervention dans un building du Groupe Caisse d'Épargne (ça ne manque pas d'écureuils là-dedans...), et en attendant la dame avec qui j'avais rendez-vous je lisais tranquillement "Les écureuils", issu de la fameuse saga, donc, et lorsqu'elle est arrivée, comme je lui trouvais une bonne mine, je lui ai montré ce que je lisais, en blaguant "Vous voyez, je me documente vite fait sur votre maison" (à cause des écureuils...).

A ma grande surprise, cette dame a embrayé en me disant tout le bien qu'elle pensait de la saga de Joséphine Cortès, et que justement elle venait de terminer le dernier, qu'elle se demandait bien s'il y aurait un jour un tome 4. Bref avant même d'avoir commencé à bosser nous avions un énorme point commun, ce qui a facilité tout le reste !

Madame Pancol, non seulement vos livres parlent à tout le monde, hommes, femmes, de tous les pays, mais en plus ils contribuent à rapprocher les gens 🙂

Voilà. J'ajoute que le site "officiel" de cette si estimable personne est vraiment digne d'intérêt, en particulier on peut visionner quelques interviews filmées de la dame, qu'on apprend à mieux connaître...

Il faut mettre des feuilles sur les arbres...
Il faut mettre des feuilles aux arbres...

Rebondissement inattendu : A l'époque, j'ai écrit à Katherine Pancol... et elle m'a répondu !

Non seulement cette dame arrive à nous faire croire aux étoiles, à la magie, au positif, au rêve... mais en plus elle m'a permis d'en vivre un ! Imaginez :

Aussitôt la première mouture de cet article terminée, je me suis mis en devoir de lui faire une gentille bafouille, histoire qu'elle soit prévenue. Pour cela je me suis rendu sur son site internet, et j'ai utilisé un formulaire intitulé Écrivez-moi... Déjà le titre m'a rappelé des souvenirs bien particuliers  (ceux qui me connaissent comprendront, les autres peuvent cliquer ici).

Je lui ai expliqué mon admiration, et lui ai tout bonnement signalé l'existence du présent article. A ma grande surprise, j'ai reçu cette réponse (que j'ai même été autorisé à reproduire ici) :

Un million de mercis à vous, Bernard, pour votre message et votre texte sur le blog ! Je me suis régalée à vous lire et j’ai été très fière de servir de lien entre une inconnue et vous ! J’aime ce genre d’histoire. Les mots sont des passerelles magiques ! Votre blog est clair, lumineux, doux... Et j’allais ajouter : bienfaisant ! Alors merci encore, Bernard !

Katherine Pancol

Et voilà, c'est aussi simple que cela. Depuis, nous avons échangé d'autres mots, Katherine et moi. Et je me sens tellement des ailes depuis, que j'ai tendance à vouloir du bien à la terre entière, à commencer par vous tous,

Mise à jour du 04/05/ 2014

Nous sommes aujourd'hui à " j+4 ans" depuis l'écriture de la première version de cet article. Beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, mais je reste toujours aussi fan. Là-dessus point de changement.
Question ponts et chaussées, il se trouve que, pour ce qui me concerne, le sort a voulu (?) que je sois actuellement moi-même en train de terminer... l'écriture d'un livre. Oh, soyez rassurés, il ne s'agit pas de littérature ! Seulement du récit circonstancié d'un vieux formateur baroudeur tous terrains, en même temps qu'un guide pratique destination de mes semblables va-nu-pîeds. Pas de quoi fouetter un électeur du Goncourt, donc.

C'est bien gentil tout ça, mais quel rapport ?...

"Alors, blogueur impénitent, cabotin invertébré, quel rapport avec la Grande Mâame Pancol, mmmh ?", me direz-vous ?
Ce à quoi je répondrai : "...Le rapport, c'est que sans les mots de cette si belle personne, jamais je ne me serais autorisé à prendre contact avec un éditeur". Pourquoi ? Parce que tout en intervenant couramment en formation sur la thématique de la confiance en soi, j'ai moi-même beaucoup de difficulté (comme tant d'entre nous) à me faire entrer dans le crâne que ce que je fais a une valeur aussi grande que ce que les autres font. Je n'ai aucune honte à l'avouer.

Mieux même : il paraît que c'est dans nos manques que nous trouvons notre génie. Sans aller jusque-là, j'aime bien l'idée des manques qui peuvent, par un processus d'alchimiste 😉  se révéler fertiles et constructifs. Et je mettrais mes lendemains à couper que madame Pancol est faite du même bois. Cela transpire de partout dans sa prose, et me gifle agréablement toutes les deux lignes comme une douce évidence.

Quoi ? Encore un bonjour à la dame, sans même avoir mouché mon nez, et avec un merci en plus ?...

Si j'avais encore un merci à lui envoyer, eh bien ce serait celui-là… Très chère Katherine, vous avez le pouvoir magique de faire pencher bien des balances, et je crois bien que j'ai un très fort petit faible pour ce que vous représentez.

Mise à jour du 23/05/2014

Le dernier conte de fées en date (jusqu'où cela s'arrêtera-t-il ?)

Quelque temps plus tard, Katherine se livrait à une séance de signatures dans une grande librairie d'Aix-en-Provence, non loin de chez moi (à l'époque). En vieux fan indécrottable, j'avais pris toutes mes dispositions pour aller faire la queue dans le public, et repartir avec mon exemplaire signé de sa dernière lvraison .... Lorsque soudain…


…Le coup du sort, bête et méchant ! Il m'est tombé sur le coin du crâne une de ces obligations que même les montagnes ne peuvent pas contourner. Alors j'allais renoncer, triste et la mort dans l'âme (...je ne pouvais tout de même pas obliger quelqu'un à faire le pied de grue là-bas pendant des heures !) lorsqu' une idée m'est venue : Il se trouve en effet que de mon côté, je dois me rendre moi-même dans la même librairie pour une séance de signature du mien ouvrage, le 4 juillet prochain !

Et puis d'abord si ça finit pas bien, c'est pas un vrai conte, même que !

Bon sang mais c'est bien sûr, m'apostrophai-je familièrement ! Il m'a suffi d'un coup de fil vers cette boutique si agréable à mon coeur (eh oui, je suis en même temps un client de longue date !) pour qu'on me promette de mettre un exemplaire de côté pour moi, et de le soumettre au sceau majestique le moment venu. Mon tout nouveau statut d'auteur a forcément dû arranger un petit peu les choses...

Ah ben ça c'est ballot !...

Et dire que j'ai bien failli ne pas y penser !
La dame a donc signé, d'une phrase très aimable, et, plus tard, en ouvrant religieusement l'écrin délicat entre mes petites mains potelées j'ai bien vu qu'elle n'a pas du tout fait le lien avec toute "notre précédente histoire", ce qui est bien normal.


Tenez, c'est bien simple : la dédicace me plaît encore mieux comme ça.

Voilà. Je vous embrasse.

Dédicace katherine pancol


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Le Petit Abécédaire...

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis


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