L’enfant qui apprenait de quatre façons à la fois

Un bébé assis au centre de quatre strates colorées superposées, évoquant les couches successives de l'apprentissage.

Un nouveau-né ne sait presque rien. Quelques mois plus tard, il reconnaît les visages et il anticipe les gestes. Il devine même qu'une cuillère qui approche annonce quelque chose de bon. Comment a-t-il fait ?

D'abord, il est venu au monde avec un équipement de série, inscrit dans son ADN : téter, s'agripper, pleurer. Rien de tout cela ne s'apprend. Ensuite, ses parents lui ont désigné les choses en les commentant, "ça c'est bien", "ça, non". Il a fini par retenir la leçon. Par ailleurs il est tombé, et il s'est fait mal. Aucun adulte n'aurait su lui transmettre cet enseignement avec autant d'efficacité. Enfin, il a longuement regardé les autres faire, et il a recommencé après eux.

Quatre sources, donc, empilées les unes sur les autres. Chacune peut arriver quand la précédente a fait son travail.

Cette description de la façon dont un bébé apprend, vous vous attendez sans doute à la trouver dans un manuel de psychologie du développement. Or elle vient d'ailleurs, et de beaucoup plus loin : de la conclusion d'un cours d'informatique donné à Stanford.

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