La route appartient à tout le… euh, surtout à moi en fait

Récemment j'ai eu l'occasion de parcouru un post sur Facebook, où il était question de la cause des cyclistes, trop souvent victimes du comportement des automobilistes.  L'auteur en appelait à la création d'une véritable "campagne de prévention" apte à éduquer nos comportement, et à agir contre les incivilités routières, qui dans de trop nombreux cas peuvent être mortelles.

Habituellement je n'engage jamais la discussion sur les réseaux sociaux, qui à mes yeux représentent beaucoup de choses sauf une agora où les divergences de vues peuvent être discutées avec sérénité. Mais là, je n'ai pas pu me retenir. Sous ces lignes, le texte de ma modeste contribution.

Malheureusement, certains cyclistes participent de cette triste "évolution des comportements" en attisant très paradoxalement cet antagonisme "voitures / vélos", et ceci particulièrement lorsqu'ils roulent en groupes.

Cyclistes pas toujours vertueux...

En pareil cas, il n'est pas rare de les voir circuler à bien plus que deux de front, comme chacun peut fréquemment le constater. Même un cycliste seul peut arriver à exaspérer tous les conducteurs d'une file de voiture en bloquant durablement et délibérément un couloir de circulation alors qu'il lui suffirait de se ranger plus près du bord, voire d'emprunter les pistes cyclables qui, paradoxalement, sont trop souvent délaissées par certains cyclistes en pareil cas.

Je crains que sous ne soyons pas vraiment en chemin pour sortir de cette auberge-là, car nous sommes hélas bien trop nombreux à considérer que "la route appartient à tout le monde... spécialement à moi lorsque je suis en train de l'emprunter dans mon véhicule, quel qu'il soit".

Qui se  souvient de Jean Yanne dans ce film ?...

Je me souviens d'un film où Jean Yanne jouait une espèce de butor, qui au volant de sa voiture expliquait "Sur la route il y a deux sortes de conducteurs : ceux qui roulent plus lentement que moi et qui constituent un danger et une gêne pour la circulation, et ceux qui roulent plus vite, qui sont des fous dangereux".

Il me semble que tous autant que nous sommes, nous avons l'occasion d'emprunter la route d'une ou plusieurs façons (à pied, en voiture, à deux roues...). Et qu'en chaque occasion, il y a en nous un petit diablotin qui lui murmure que la route appartient à tout le monde, mais quand-même un peu plus à lui au moment présent, au vu de ce que les autres lui font trop souvent subir.

Les cyclistes sont des gens comme tout le monde...

Sauf erreur de ma part, les cyclistes sont des gens comme tout le monde. Ni les plus dangereux, ni les plus vertueux, ni les plus enclins à se poser en victime d'une injustice qu'ils contribuent eux-mêmes à entretenir.

L'humain est un bien étrange animal

Le problème, à mes yeux, est que - tous, autant que nous sommes - nous sommes tour à tour chacun de ces personnages, lorsque ça nous arrange. Puis la vie continue (...et partout les pendules marquent un temps différent, comme disait le chanteur).

M'est avis que c'est pas demain la veille du jour où sera menée une... comment dites-vous ? Ah oui : "Campagne de prévention" sur un tel sujet.

Je vous souhaite le bonjour.


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