J’ai fait figurer ici quelques-uns des résultats de mes (trop nombreux) grattages de tête devant mon ordi, en espérant que cela pourra faciliter la vie de tous ceux qui savent, d’expérience, que l’informatique est une chose qui peut parfois tomber… en marche :-)
Comme beaucoup, je croyais l'affaire entendue : l'origine du mot "spam" tient tout entière dans un sketch des Monty Python. Et c'est vrai, du moins en partie. Mais en tirant le fil, je suis tombé sur bien plus intéressant que cette anecdote.
Chaque matin, vous videz votre corbeille. Publicités, arnaques, offres miraculeuses. Pendant ce temps, dans le Minnesota, une entreprise vend toujours par millions une boîte de viande de porc. Elle porte exactement le même nom : SPAM. En outre, elle a passé trente ans à tenter de le récupérer. En fait, elle n'y est jamais parvenue.
Voilà l'histoire d'une marque qui n'a pas été banalisée. Après avoir été déposée, elle a été dépossédée.
Vous avez sans doute dit un jour, en désignant votre ordinateur : "j'ai chopé un virus". Moi aussi. Et, s'agissant d'un virus informatique, nous avions tort l'un et l'autre.
J'irai même plus loin. Jusqu'à une date récente, je croyais qu'un virus et un ver informatiques désignaient la même chose, l'un étant simplement un peu plus technique que l'autre. Or ce sont deux bêtes différentes, et la différence n'a rien d'un raffinement de spécialiste.
Après le bug, dont nous avons vu qu'il fut un fantôme avant d'être un insecte, voici donc lune nouvelle créature vivante du vocabulaire numérique. Celle-ci réserve pourtant un renversement d'un genre particulier. La métaphore n'est pas une image commode : c'est une définition. Et, comme souvent, c'est nous, utilisateurs, qui l'avons rendue floue.
Il y a des mots qu'on prononce cent fois sans jamais les regarder. "Bug" en fait partie. Un logiciel se fige, une application refuse de s'ouvrir, et le mot tombe tout seul, comme un constat d'huissier. Et pourtant, l'histoire du mot bug ne commence pas là où l'on croit.
Si vous connaissez l'histoire, c'est probablement celle-ci : En 1947, une phalène se coince dans un relais d'un calculateur de Harvard. On la retire, on la scotche dans le carnet de bord, et le mot est né. L'anecdote est ravissante. Elle a en outre l'avantage, plutôt rare en la matière, d'être vraie.
Elle a aussi un léger défaut : elle raconte à peu près le contraire de ce qu'on lui fait dire.
Dans cette série d'articles consacrés aux mots du numérique,, nous avons déjà vu la flèche du prompt s'inverser, puis débusqué l'homme caché dans le mot algorithme. Nous avons ensuite constaté que le Wi-Fi ne signifiait rigoureusement rien, et suivi le hash dans son travail de l'ombre. Le mot "bug", lui, ne cache pas un secret : il en cache trois, empilés comme des couches géologiques. Et tout au fond, il n'y a pas d'insecte du tout.
Vous avez sûrement déjà cliqué sur "mot de passe oublié". Le geste est presque un réflexe, tant il est fréquent. Mais avez-vous remarqué qu'aucun site sérieux ne vous renvoie jamais votre mot de passe ? Systématiquement, on vous propose d'en créer un nouveau. Jamais de rappel, jamais de "tiens, le voici".
La raison est plus vertigineuse qu'il n'y paraît : le site ne connaît pas votre mot de passe. Il ne l'a jamais stocké. Il ne peut tout simplement pas vous le renvoyer, quand bien même il le voudrait.
Il y a quelques années — disons quelques décennies, pour être honnête — je passais du temps à personnaliser mon invite de commande DOS. PROMPT $P$G, et le tour était joué : mon écran affichait fièrement C:\DOS> au lieu du banal C:\>. Un détail futile, peut-être. Mais pour certains d'entre nous, c'était une forme d'art à part entière.
À l'époque, on appelait ça le prompt. Et aujourd'hui, on appelle aussi ça le prompt — cette instruction qu'on donne à une IA pour lui demander d'écrire, de résumer, de traduire, ou de composer une chanson sur Tartarin de Tarascon. Même mot. Même orthographe. Mais quelque chose a changé, fondamentalement.
Est-ce que ce tweet tient en 280 signes ? Combien de caractères dans cette méta-description ? Votre description YouTube dépasse-t-elle les 5 000 caractères ? Si vous vous posez régulièrement ces questions, vous avez besoin d'un compteur de texte. En voici un — gratuit, en ligne, sans inscription ni installation : lamailloux.com/compteur.php.
Cet outil est né d'un besoin concret. Il y a quelques années, j'utilisais un petit service en ligne baptisé Eddtor, qui permettait de compter caractères et mots en temps réel dans une zone de saisie. Simple, rapide, sans fioritures. Puis il a disparu. Depuis, j'avais bricolé des solutions de fortune — copier-coller dans Word, comptage à la main, utiliser des extensions de navigateur… Rien de satisfaisant. J'ai donc demandé à Claude (Anthropic) de m'en créer un sur mesure. Le résultat est cette page autonome, hébergée sur mon serveur.
Ce que fait le compteur
La page s'ouvre sur une grande zone de saisie — une vingtaine de lignes, redimensionnable à la souris. Vous tapez ou collez votre texte, et quatre compteurs se mettent à jour instantanément :
Caractères bruts — espaces compris ;
Caractères sans espaces — utile pour certaines règles typographiques ;
Mots — comptés selon les séparateurs standards ;
Lignes — pratique pour les formats à saut de ligne imposé.
Les barres de progression
C'est là que l'outil devient vraiment pratique au quotidien. Quatre barres de progression affichent visuellement où vous en êtes par rapport à des seuils prédéfinis ou personnalisables.
Trois seuils fixes…
Les trois premiers correspondent à des limites que tout rédacteur web rencontre tôt ou tard :
Twitter / 𝕏 — 280 caractères. La barre vire au rouge dès que vous approchez de la limite. Fini le décompte mental ;
Méta-description SEO — 160 caractères. Le seuil retenu par la plupart des plugins SEO dont Yoast ;
Description YouTube — 5 000 caractères. Rarement atteint, mais pratique à surveiller pour les descriptions longues.
… et un seuil personnalisable
La quatrième barre accepte n'importe quel seuil que vous définissez vous-même. Vous rédigez des posts LinkedIn limités à 700 caractères ? Des SMS de 160 signes ? Entrez votre valeur, la barre s'adapte. C'est l'option qui transforme le compteur en outil polyvalent.
Copier, coller, effacer
Trois boutons complètent l'interface :
Copier — copie le contenu de la zone dans le presse-papiers ;
Coller — colle le contenu du presse-papiers dans la zone ;
Effacer — remet la zone à zéro.
Rien de spectaculaire, mais ces trois boutons évitent les allers-retours constants entre le compteur et l'application dans laquelle vous rédigez.
Une page autonome — et c'est voulu
Il n'y a rien à télécharger, rien à installer, aucun compte à créer. La page est publique et restera disponible tant que ce site existera.
Collaborer avec une IA pour créer des outils pratiques
Ce petit compteur illustre bien ce que la collaboration humain-IA rend possible : un outil taillé sur mesure pour un besoin précis, sans passer par un développeur, sans budget, et en quelques échanges seulement. J'avais une idée claire de ce que je voulais — une zone de saisie généreuse, des compteurs en temps réel, des barres de progression colorées — et Claude a produit le code correspondant, en PHP et CSS, prêt à déposer sur le serveur.
Le cartouche en bas de page l'atteste d'ailleurs sobrement : "Réalisé par Claude (Anthropic) à la demande de Bernard Lamailloux." C'est une habitude que j'ai prise : mentionner explicitement cette co-création, parce qu'elle me semble honnête vis-à-vis du lecteur — et parce qu'elle témoigne d'une façon de travailler que je défends.
Si vous le trouvez utile, mettez-le en favori — il n'y a rien d'autre à faire.
Et si vous avez des suggestions d'amélioration — un seuil supplémentaire, une fonctionnalité manquante, une interface différente — les commentaires sont ouverts.
UTILISATION DE L'IA
L'élaboration de cet article a bénéficié d'un processus créatif hybride alliant l'expertise humaine et les capacités d'une intelligence artificielle, qui m'a épaulé dans les tâches de recherche, de rédaction et de peaufinage.
Comment fabrique-t-on une animation vidéo d'escargots bretons avec l'aide des intelligences artificielles ? Voici les coulisses, les chiffres vertigineux, les heureux hasards et les bourdes savoureuses qui ont jalonné cinq semaines de production artisanale.
Il y a quelques semaines, je vous racontais ici-même la genèse de "Une Maison-Artichaut sur la plage", ce court métrage d'animation où une famille d'escargots part visiter la maison de leurs rêves. Aujourd'hui, j'aimerais entrouvrir la porte de l'atelier et vous montrer ce qui s'est passé en coulisses. Parce qu'entre l'idée initiale et le clip final, il y a eu… disons que cela mérite quelques explications.
Un matin ordinaire, vous ouvrez votre boîte mail et vous trouvez… un message de vous-même. Votre nom, votre adresse, et une proposition d'échange de liens. Un mauvais rêve… mais en réalité un phénomène très répandu — et parfaitement évitable. Ce désagrément m'est arrivé. Ce que je ne savais pas encore, c'est que la source du problème était mon propre formulaire de contact WordPress.
Qui n'a jamais pesté devant son écran en essayant de télécharger une vidéo ou un fichier audio ? Entre les sites éphémères qui disparaissent du jour au lendemain, les fenêtres pop-up intempestives, les fausses alertes aux virus et les publicités envahissantes, la recherche d'un simple contenu peut vite tourner au parcours du combattant. Si vous vous reconnaissez dans cette situation, j'ai une excellente nouvelle à partager avec vous.
Il y a, dans certains mots du numérique, une vie secrète — une histoire qu'on ne soupçonne pas en les tapant machinalement. Le premier épisode de cette série l'a montré avec le mot prompt, passé du souffleur de théâtre à l'invite DOS, puis à l'instruction qu'on glisse aujourd'hui à une intelligence artificielle.
Le mot algorithme appartient à la même famille de mots à double fond. On l'imagine volontiers né dans les laboratoires d'informatique : froid, abstrait, récent. Or il porte, dissimulé dans ses lettres, le nom d'un homme — un mathématicien perse du IXe siècle. Un humain caché dans la machine, en quelque sorte. Nous y reviendrons.
Mais avant de fouiller le mot, encore faut-il s'entendre sur la chose. Car derrière ce terme un brin intimidant se cache une idée d'une simplicité désarmante — qu'une simple tasse de thé suffit à illustrer. C'est tout l'objet de la vidéo qui accompagne cet article : partir du plus quotidien pour remonter, de proche en proche, jusqu'aux moteurs qui façonnent nos fils d'actualité.
Vous avez peut-être remarqué à quel point l peut être accéder facilement à une date précise dans Google Agenda. Pourtant, à une l'époque des agendas papier, il était possible de se référer à une période spécifique pour diverses raisons. En somme, ces raisons se résument à deux cas de figure :
Retrouver (en explorant les mois ou les années passés) un événement dont la date exacte ou même la formulation nous échappe ;
Parcourir notre ou nos agendas (dans les mois ou les années passées) simplement pour nous remémorer les moments qui ont jalonné le temps.
Comment convertir un fichier rar en ligne ? Ce matin j'ai eu besoin de télécharger un petit programme utilitaire (ça concerne les audiogrammes, en fait) et je me suis retrouvé aux prises avec un fichier dont l'extension est ".rar"
Cela m'a rappelé de vieux souvenirs, et m'a remis en mémoire l'époque de l'utilitaire WinRar et compagnie...
Ce n'est plus un souci, ces fichiers compressés, sauf…
Rappelons que de nos jours, sous Windows (du moins la version 10 ou ultérieure... et certainement quelques versions avant, en fait...), il est inutile de s'encombrer d'un utilitaire (WinZip ou autre) pour décompresser des fichiers zip, lesquels sont directement pris en charge par le système.
Mais pour les fichiers rar(plus rares en effet, comme leur nom semble ironiquement l'indiquer) c'est une autre affaire...
J'ai toujours aimé personnaliser mon environnement numérique, et l'idée de modifier les couleurs de Google Chrome fait partie intégrante de cette démarche. Après avoir galéré à trouver comment les modifier, j'ai décidé de partager mes découvertes avec vous dans cet article, à l'issue duquel l'action consistant à modifier les couleurs de Chrome n'aura plus de secret pour vous !
Comment procéder ?
Pour modifier les couleurs du navigateur Chrome, il est indispensable de faire ça depuis un nouvel onglet. Ensuite il faut chercher le petit cartouche EN BAS A DROITE du nouvel onglet, avec le petit crayon et la mention "Personnaliser Chrome". Dans le menu, choisir l'option "Couleur et thème". On tombe alors sur une fenêtre avec demi-cercles de couleurs, il ne nous reste plus qu'à faire notre marché là-dedans.
A noter : il est possible de choisir ses propres couleurs (web) en utilisant le premier cercle (avec l'icône pipette). La pipette est très puissante, puisqu'elle nous permet de nous déplacer en-dehors de l'écran de Chrome (si celui-ci est fenêtré) pour aller explorer n'importe quelle zone de l'écran de notre ordi.
Une image de fond ?
Pour les utilisateurs qui recherchent une expérience plus immersive, il est possible de créer un thème personnalisé en utilisant une image de fond. Pour cela, cliquez sur le bouton "Ajouter un thème" et sélectionnez l'image de votre choix.
Complément : Améliorer la visibilité du curseur de défilement
Si, malgré la personnalisation des couleurs de Chrome, vous trouvez toujours la "cabine d'ascenseur" (le curseur de la barre de défilement) trop difficile à repérer, sachez qu'il existe une solution plus radicale mais redoutable d'efficacité.
Le problème : un manque de contraste natif
Par défaut, Chrome propose des barres de défilement très discrètes. Sur certaines pages, ce manque de contraste oblige souvent à "tâtonner" à la souris pour attraper le curseur, ce qui peut être très frustrant.
La solution : l'injection de style via Stylus
Pour forcer un contraste optimal sans dénaturer l'esthétique de vos sites préférés, vous pouvez utiliser l'extension pour Chrome Stylus. Elle permet d'appliquer votre propre réglage visuel par-dessus celui du navigateur.
La méthode en 3 étapes :
Installez l'extension Stylus depuis le Chrome Web Store.
Créez un "Nouveau style" et nommez-le par exemple "Contraste Ascenseur".
Copiez et collez le code suivant, puis enregistrez.
CSS
/* Amélioration du contraste de la barre de défilement */
::-webkit-scrollbar {
width: 14px !important;
background-color: #E0E0E0 !important; /* Couleur du rail */
}
::-webkit-scrollbar-thumb {
background-color: #5C5C5C !important; /* Couleur de la cabine (Gris soutenu) */
border: 3px solid #E0E0E0 !important; /* Espacement pour la visibilité */
border-radius: 8px !important;
}
::-webkit-scrollbar-thumb:hover {
background-color: #444444 !important; /* Feedback au survol */
}
Pourquoi ce choix de gris ?
J'ai opté pour le code couleur #5C5C5C. Contrairement au noir pur, ce gris foncé reste parfaitement visible au premier coup d'œil tout en restant élégant, même lorsque la "cabine" est très allongée ou que la page comporte plusieurs volets de navigation.
Voilà. N'hésitez pas à expérimenter différentes couleurs et thèmes pour trouver celui qui vous correspond le mieux. Et si vous avez des questions ou des suggestions, n'hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.
L'élaboration de cet article a bénéficié d'un processus créatif hybride alliant l'expertise humaine et les capacités d'une intelligence artificielle, qui m'a épaulé dans les tâches de recherche, de rédaction et de peaufinage.
Une IHM est une Interface Homme – Machine. Exemple très courant : un tableau de bord. Les spécialistes en IHM sont à l'origine de nombreux concepts tels que le flat design et le responsive design.
Le célèbre service Google Traduction permet, comme vous le savez sûrement de traduire n'importe quel texte de votre choix [1], mais aussi n'importe quelle page web. Il suffit pour cela de lui indiquer quelle est la langue "source", ainsi que la langue "cible", et le tour est joué, vous voilà en présence d'une belle url traduite !
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