Modifier les couleurs de Chrome (onglets et arrière-plan)

J'ai pas mal galéré là-dessus, alors du coup, je partage !

Pour modifier les couleurs d navigateur Chrome, il est indispensable de faire ça depuis un nouvel onglet.
Ensuite il faut chercher le petit cartouche EN BAS A DROITE du nouvel onglet, avec le petit crayon et la mention "Personnaliser Chrome".
Dans le menu, choisir l'option "Couleur et thème".
On tombe alors sur une fenêtre avec demi-cercles de couleurs, il ne nous reste plus qu'à faire notre marché là-dedans.

A noter : il est possible de choisir ses propres couleurs (web) en utilisant le premier cercle (avec l'icône pipette). La pipette est très puissante, puisqu'elle nous permet de nous déplacer en-dehors de l'écran de Chrome (si celui-ci est fenêtré) pour aller explorer n'importe quelle zone de l'écran.

Voilà ! 🙂


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Pourquoi le fun constitue le secret d’une vie plus saine

Le schéma du fun selon Catherine Price

Comment traduit-on le terme anglais "fun" en français ?

Il est très difficile de trouver une bonne traduction pour ce que les Anglo-Saxons appellent "fun". Selon les contextes, on utilisera l'adjectif amusant, ou plaisant, ou drôle, marrant, sympa, kiffant… mais il peut aussi s'agir d'une nominalisation, comme amusement, ou distraction, voire réjouissances (au pluriel) …

En tout cas aucun mot français unique ne traduit tous les sens de l'anglais fun. C'est peut-être pour cela que, de plus en plus souvent, nous autres francophones avons tendance à employer le mot "fun", tel quel. J'ignore s'il y a lieu de s'en plaindre ou de s'en réjouir, mais c'est ainsi.

Journaliste scientifique, conférencière, enseignante, consultante et auteure, Catherine Price étudie depuis longtemps la question du "fun". Elle en a même fait le sujet d'une conférence TED qu'elle a donnée en avril 2022 à Vancouver (Canada), et dont le titre est Pourquoi le fun constitue le secret d'une vie plus saine.

Je vous propose de retrouver sous ces lignes une libre traduction de cette conférence.


"Dur de se sentir vivant"…

Savez-vous ce qui est bien plus dur qu’il n’y paraît ? Se sentir vraiment vivant. Ce que je veux dire, c’est que notre esprit est constamment dans l’action, ou du moins, dans le défilement d'images ou d'informations. Mais on ne peut pas nécessairement appeler ça vivre.

Vous savez bien ce que c'est, lorsque notre esprit est accaparé jusqu’à l’épuisement, mais avec aussi un sentiment de vide. Lorsqu'on se sent un peu inerte à l’intérieur. On connaît tous plus ou moins cette sensation. C’est en partie la raison pour laquelle nous le plus souvent tendance à être occupés ou à nous distraire. Mais souvent nous ignorons quoi faire précisément.

Eh bien, pour ma part j’ai compris quoi faire. On a besoin de plus de fun.

Ajoutons plus de fun à nos vies

Vous pensez sans doute que vous vous amusez suffisamment, et ça, c’est parce que notre discours usuel, est parsemé du mot «fun » (ou «amusant ») pour décrire tout ce qui concerne nos loisirs, même lorsque ce n’est pas techniquement amusant, ou qu'il s'agit juste d'une perte de temps. On navigue sur nos réseaux sociaux, par exemple, par amusement, même si cela nous culpabilise quelque peu, d'une façon ou d'une autre. On dit souvent qu’on trouve une activité fun ou amusante, et qu’on devrait refaire ça en réaction à des choses qui ne le furent pas et qu’on n’a pas envie de refaire.

Mais ce n’est pas notre faute si on est un peu négligents dans notre usage du mot «fun». Même le dictionnaire a de la peine à en définir les contours. Il dit que le fun désigne tout ce qui est divertissant, agréable, ou source d’un plaisir léger. C’est particulièrement adapté aux enfants dans les aires de jeux. Cela peut sembler frivole et, partant, non indispensable.

Mais dans nos souvenirs marqués particulièrement par un état de fun - et je vous encourage à vous y plonger - vous savez bien, ces souvenirs que vous décrivez comme « super-chouettes » - vous remarquerez qu’il y a toujours quelque chose de plus profond. J’ai pu constater cela en récoltant des milliers d’histoires de personnes du monde entier. C’est impressionnant car, dans tous les cas, quand on relate les souvenirs qui étaient pour nous les plus fun, on évoque en fait des souvenirs de notre vie parmi les plus joyeux et, en définitive, ceux qui nous sont les plus chers.

On voit donc que le fun est bien plus qu'un simple plaisir léger. Et qu'il n'est pas réservé aux enfants. En outre, tout cela n’est pas nécessairement frivole. Au contraire, l’amusement est le secret d'un état intérieur qui fait qu’on se sent réellement en vie.

Aujourd’hui, je souhaite vous proposer une nouvelle définition, plus précise de ce qu’est le fun. Je souhaite vous montrer en quoi cela est étonnamment bon pour l’être humain, et aussi vous proposer quelques suggestions de choses que nous pouvons mettre en pratique dès maintenant pour en ressentir les bienfaits.

Un sentiment, et non une activité

Nous devons d’abord commencer par accepter le fait que le fun est un sentiment, et non pas une activité. C’est crucial car la plupart du temps, quand on pose la question à une personne donnée, celle-ci nous répond en citant une liste d’activités qu'elle apprécie. On dit par exemple que danser est fun, ou faire du ski, ou peu importe, le jokari par exemple. Tout le monde semble en effet aimer cette forme de divertissement.

Certes, tout cela est fun, mais nous connaissons tous ces moments où quelque chose coince. Un de ces moments où ce qui est censé être amusant finit par ne pas l’être du tout. A l'opposé on connaît tous ces choses qui nous paraissaient peu amusantes a priori mais qui s’avérèrent incroyablement amusantes lorsque nous y sommes. Ne nous y trompons pas : quand on est dans le fun pour de bon, quand on éprouve ce sentiment-là, il est très facile à reconnaître, car les gens qui éprouvent du fun semblent rayonner de l’intérieur.

« Comme les rayons du soleil »

Comme vous le savez, le "vrai fun" produit une sensation viscérale de légèreté et de joie qui irradie. Un jour, j’ai demandé à ma fille (qui avait alors cinq ans) de quelle couleur est le fun, elle a alors répondu : « C'est comme les rayons du soleil ».

Mais en quoi consistent ces rayons de soleil, ce sentiment que nous appelons fun ? Les histoires qu’on me relate sont intéressantes car, bien que les détails soient différents, et souvent très banals, elles véhiculent toutes cette même énergie.

Trois facteurs qu'on retrouve systématiquement…

Dans les situations de fun, on retrouve de façon constante trois facteurs, si bien que je pense qu’ils constituent une nouvelle définition, plus précise et plus exacte que celle proposée par dictionnaire. Ces trois facteurs sont l’esprit ludique, la connexion et le flow.

L’esprit ludique

L’esprit ludique, ce n’est pas le fait de jouer, ou, au secours, faire semblant ! Cela signifie en fait une attitude joviale, consistant à faire les choses dans le simple but de les faire, sans accorder d’attention au résultat. C’est oublier le perfectionnisme. Quand on s’amuse, on se départit de nos protections, on ne se prend pas trop au sérieux.

La connexion

La connexion, c’est la sensation de partager une expérience unique. Je pense que cela est possible dans certaines circonstances de s’amuser seul, mais pour ressentir un lien avec son moi, son environnement, ou une activité. Mais la majorité des histoires que l’on me relate, les meilleurs souvenirs d’amusement associent au moins une autre personne. Et c’est également le cas pour les personnes plutôt introverties.

Le flow

Le flow, c’est cet état d’engagement et d’attention totale dans notre tâche du moment qui fait qu’on en perd le sens du temps. Les sportifs durant un match, par exemple, ou des musiciens qui improvisent sur un morceau (Remarque : nous avons déjà parlé du flow à plusieurs reprises dans ces colonnes).

Les 3 composants peuvent survenir séparément, mais ce n'est pas pareil…

Certes, l’esprit ludique, la connexion et le flow sont tous bons à prendre, pris séparément. Mais quand on les ressent ensemble, c’est magique. On s’amuse. Le "vrai fun" est avec nous. Ce n’est pas simplement agréable, c’est aussi bon pour nous, pour notre santé. En fait, le fun a tant d’effets positifs que je suis convaincue que ce n’est pas uniquement le fruit de la prospérité de l’humanité, mais en fait sa cause.

On fait le plein d’énergie quand on s’amuse. Quand ils me racontent des histoires d’amusement, les gens rayonnent. C’est comme si on avait allumé une flamme en eux, et cette énergie et cette chaleur sont communicatives. Il y a tant de choses qui nous éteignent. Mais l’amusement nous éveille. Il nous rend présent. Nous sommes nombreux à faire des efforts pour être davantage connectés au temps présent : on fait du yoga, on médite, et tout cela est très bien, mais comme le fun est un état de flow, quand on l'éprouve on est forcément dans l'instant présent. Il ne peut pas être autrement.

Et en plus, le fun nous unit !

Le fun nous unit aussi. En effet, nous vivons dans un monde de plus en plus polarisé, et nous le savons tous, nos problèmes sont épineux. Mais quand on éprouve du fun en compagnie des autres, on ne pense plus à leurs vues politiques ou leurs prises de position divergentes, leur nationalité ou religion. On crée un lien avec eux en tant qu’être humain. Et prenons le temps de constater que cela est le premier pas sur le chemin de la collaboration pour résoudre pas mal de problèmes.

Santé !...

Le fun nous rend en meilleure santé. La solitude et l’anxiété, que nous sommes nombreux à avoir ressenties ces deux dernières années, causent des changements hormonaux qui augmentent les risques de maladies. Mais quand on s’amuse, on est détendu en plus d'être socialement connecté. Et ces deux éléments ont un effet positif sur la santé. Ça m’époustoufle chaque fois que j’y pense, mais en fait s’amuser est bon pour la santé.

S’amuser est plaisant

Enfin, s’amuser est plaisant. On a tous désespérément envie d’être heureux. On lit des livres et on télécharge des applis sur le bonheur, mais dès l’instant où on éprouve du fun, disons-le tout net, on est heureux. J’en ai conclu qu’il se pourrait que le secret du bonheur durable soit de se ménager davantage de moments de plaisir chaque jour.

Comment faire ? Comment s’amuser plus ? Eh bien, d’abord, surtout, ne suivons pas les suggestions des magazines sur comment plus s’amuser. J’en ai lu quelques-uns et j’ai trouvé des idées telle que (…ça ne s’invente pas) :

  • «Rôtissez une dinde ».
  • «Aménagez un autel en l’honneur de vos êtres chers décédés ».
  • «Regardez un documentaire sur le changement climatique ».
  • ...Et mon favori : «Décorez votre table avec des cucurbitacées ».

Aucune bonne idée n'est à perdre, là-dedans. La chose la plus efficace pour s’amuser davantage est de se concentrer sur les ingrédients du fun : faire tout ce qu’on peut pour remplir notre vie de moments ludiques, de connexion et de flow. Voici quelques idées comme ça, en l'air. D’abord, il faut réduire nos sources de distraction pour augmenter notre flow. Tout ce qui nous distrait nous extrait du flow et nous empêche de nous amuser. Et quelle est la reine de toutes les sources de distraction pour la plupart de nous ? En fait c’était une question rhétorique, mais oui, vous avez deviné, il s'agit bien de nos smartphones.

Ne restons pas vissé à notre téléphone...

Mon opinion est claire à ce sujet, mais je vous promets que nous n’aurons pas vraiment de plaisir en restant vissé à votre téléphone. Je vous mets donc au défi de ne pas avoir votre téléphone en main autant que possible afin de pouvoir suivre ma deuxième suggestion :

Augmentons la connexion !

Il s'agit en fait d'augmenter la connexion en interagissant davantage avec d’autres vrais êtres humains. Mais je vous promets que cela en vaut la chandelle et que ce n’est pas aussi difficile qu’il y paraît. Voici comment faire. D’abord, on croise le regard de quelqu’un. Ensuite, dites : « Bonjour ! » Et si ça se passe bien, présentez-vous. Si ça se passe toujours bien, posez éventuellement une question à l'autre personne, quelque chose qui suscite la curiosité, mais pas trop personnel ou intrusif, une question comme : « Qu’est-ce qui vous passionne ? » Où : « Qu’est-ce qui vous a amusé aujourd’hui ? » Essayez et vous serez étonné combien ce petit moment de connexion vous fera vous sentir bien.

Et si on en faisait une priorité ?

Il reste enfin une dernière chose que vous pouvez faire pour vous amuser davantage : Faites-en une priorité. Cela peut sembler évident, mais une des grandes raisons pour lesquelles nous ne n'éprouvons pas assez de fun, c’est que nous n'en faisons pas une priorité. Le fun se retrouve le plus souvent en dernier sur nos check-lists. Son importance n'apparaît pas. Je ne dis certes pas qu’il faut sortir son agenda et noter : « Samedi, de 16:00 à 18:00, session de fun » Ce serait le meilleur moyen pour ne pas s’amuser. Mais si par exemple vous savez que vous vous amusez systématiquement en présence d’une personne précise, arrangez-vous pour passer du temps avec elle. Si vous savez qu’une activité génère souvent un flow ludique et de connexion en vous, veillez à y consacrer un peu de temps.

Prendre les choses sérieuses avec légèreté et les choses légères avec sérieux…

Efforcez-vous de gérer l’amusement avec sérieux. Car en fait c’est sérieux. Cela fait quelques années que je fais cela et je suis étonnée combien de nombreux aspects de ma vie en sont impactés. Je suis plus créative, plus productive, plus résiliente. Je ris davantage. Le fait de m’assurer que je m'amuse suffisamment fait de moi une meilleure partenaire, un meilleur parent, une meilleure amie. Et cela m’a convaincue d’une chose dont j’espère sincèrement pouvoir vous convaincre, c’est que ma fille avait raison :

>>> Le fun est un rayon de soleil!

C’est ça qui distille l’énergie de la vie. Et plus on le ressent, plus on sent que l’on vit vraiment.

La conférence TED de Catherine sur YouTube (en anglais)


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Apprivoiser des animaux (ou encore les 7 nains) lors d’une prise de parole en public ?…

Une drôle de ménagerie

Comme je l'ai déjà dit dans un livre, l'image ci-dessus provient d’un de ces visuels dont l’origine s'est perdue. Reproduits des milliers de fois (à la photocopieuse, le plus souvent), ces visuels se propagent souvent comme une traînée de poudre dans un grand nombre de bureaux, et lorsqu'ils "nous parlent', nous les affichons volontiers avec bonne humeur sur notre lieu de travail, histoire de ne pas oublier notre sens de l’humour.

Pour ce qui me concerne, je l'ai aperçue des dizaines de fois dans des instituts de formation. Et un jour, un de mes amis formateurs, voyant que je souriais face à ce dessin, m'a même dit "Tu vois, tous ces personnages existent et nous les connaissons bien… Mais si tu regardes attentivement, tu verras que non seulement ils existent, mais qu'en plus, ils sont le plus souvent disposés dans l'espace exactement comme sur le dessin". Par la suite, j'ai eu à de nombreuses reprises l'occasion de constater à quel point cette observation était fondée (je ne développerai pas ce point aujourd'hui, cela nous mènerait trop loin...).

Tous ces regards braqués sur vous, comme des projecteurs

Car il s'agit bien de cela : un moment où plusieurs personnes portent tout naturellement leur regard sur une seule, pendant un temps plus ou moins long. Cela peut être :

  • Dans une salle de classe : tout enseignant a, gravés dans sa mémoire, les tout premiers instants où il s'est trouvé livré à lui-même dans "la cage aux fauves"
  • Dans un spectacle, ou sur une scène de théâtre : au début d'une longue tirade, l'artiste, le comédien ressentent, même dans le noir, le poids du regard de tous les spectateurs en haleine, ou du moins en attente…
  • Dans une salle de formation : ici, les groupes sont plus restreints, mais les interactions sont (en principe) plus importantes…
  • Dans une salle de réunion : quand on vous donne la parole pour vous permettre d'exposer un projet, un point de vue, une position…
  • Lors d'une intervention publique : débat, table ronde, conférence, meeting…

Toutes ces situations ont en commun le fait que, pendant un temps, un seul être est censé à lui seul capter, puis retenir l'attention d'un groupe plus ou moins conséquent de personnes qui, d'une manière ou d'une autre, "l'attendent au tournant". Quiconque s'est trouvé en pareille situation, ne serait-ce qu'une fois, connaît ce petit moment de vertige, de saut dans le vide. Avec souvent le sentiment qu'il y a là une situation des plus asymétriques, que ce "seul contre tous" n'a rien de normal. En fait, c'est bel et bien le cas. D'où les si fréquentes sensations (de l'ordre du "syndrome de l'imposteur") que peut ressentir celui ou celle qui se trouve en cet instant précis sous les faux de la rampe.

On ne peut pas plaire à tout le monde, mais quand-même…

C'est que les autres, tous les autres, ceux d'en-face, sont susceptibles de produire une réaction, plus ou moins marquée, visible, audible, plus ou moins en-dehors des clous (d'ailleurs, qui a dit qu'il y en avait ?).

Ainsi, lors de votre prise de parole, vous courez donc un risque. Le risque que chacun de vos interlocuteurs se manifeste d'une façon ou d'une autre. Ce peut-être pour le meilleur, comme pour le pire. Selon les circonstances, des gens peuvent très bien, si cela se trouve, quitter la salle (de façon plus ou moins discrète), chercher à attirer l'attention vers eux en produisant des bruits divers, des mouvements d'humeur…, ou tout simplement ils peuvent très bien fermer les yeux, comme pour commencer un petit somme, auquel cas vous penserez à tort ou à raison que votre discours est soporifique…

Il est donc de votre intérêt de de votre responsabilité de faire sentir à votre auditoire que vous vous intéressez vraiment à chacun des membres qui le compose, puis de créer et maintenir une atmosphère d'attention détendue, plus connue sous le nom de flow.

Comment réussir ce tour de force ?

Comme souvent, il n'y a pas à proprement parler de recette miracle, mais tout simplement un certain nombre de pistes à explorer afin de vous permettre de mettre plus de chances de votre côté.

Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais commencé à animer une réunion ou une séance de formation sans avoir posé en tout début de séance un certain nombre de jalons permettant, disons de limiter les dégâts potentiels. Ces jalons sont connus sous le terme mnémotechnique de "Démarrage RAPIDOS". J'en parle notamment dans cet article

Encore plus loin que la ménagerie du début, voici… les contes de fée !

Certains auteurs ont eu l'idée de filer encore plus loin la métaphore du bestiaire des "animaux membres du groupe". C'est ainsi que Laurent Philibert, directeur pédagogique de l'institut de formation Personnalité, a écrit un article fort intéressant, intitulé "Comment apprivoiser les 7 nains pendant une prise de parole".

Il y fait appel au conte de fée (largement popularisé par les studios Disney) "Blanche Neige et les 7 nains". Ici, les différentes typologies de participants sont représentées par chacun des nains du conte, nains auxquels il prête des traits de caractère bien spécifiques. Ainsi, Prof [Doc] devient "celui qui sait tout", Grincheux [Grumpy] : "Celui qui râle", Timide [Bashful] : "Celui qui n'ose pas", Dormeur [Sleepy ] : "Celui qui lutte", Joyeux [Happy] : "Celui qui s'éclate", Atchoum [Sneezy] : "Celui qui perturbe", Simplet [Dopey] : "Celui qui percute moins vite". Quant à l'héroïne de l'histoire (Blanche Neige), l'auteur affirme que… c'est vous!

L'article regorge de conseils pertinents sur la conduite à tenir (autant que faire se peut) avec chacun de ces petits trublions (qui, ne l'oublions pas, peuvent constituer pour nous autant de grandes ressources – question de point de vue, encore une fois). Au passage, l'auteur en profite pour nous rappeler quelques règles élémentaires en matière de communication personnelle :

La "bonne question" et les dangers du "pourquoi"…

Ainsi, il nous invite à tordre le cou à l'idée qu'il puisse exister de "bonnes" et de "mauvaises" questions. La forme la plus pernicieuse de cette idée reçue étant peut-être le fameux "Ah, voilà une excellente question !" qui peut à lui seul représenter une énorme bourde.

Personnellement je ne puis qu'approuver. (On pourra se reporter à l'article "Confiance et bonne humeur en formation", à la section "TOUTES vos questions m'intéressent").

Les dangers du "pourquoi", maintenant : L'auteur nous rappelle que, lors d'un face-à-face (pédagogique ou non), il convient d'être particulièrement vigilant vis-à-vis du pourquoi "agressif", ou perçu comme tel. En particulier, n'oublions pas que dans nos métiers de communicants, lorsque nous questionnons nos participants sur leurs façons de procéder dans l'exercice de leur métier (par exemple), ils peuvent facilement se méprendre sur ce "pourquoi" qui cherche à retrouver une cause sous-jacente... Pour le transformer dans leur tête en un "pourquoi" qui peut ressembler à un jugement sur leur façon de faire, précisément. En pareil cas, il est souvent illusoire d'imaginer pouvoir faire émerger des idées de causes ou de solutions, car la personne interpellée se retrouvera à coup sûr dans une position de défense, et c'est précisément nous qui l'y aurons poussée…

Dans une telle situation, il est certainement plus productif (nous rappelle Laurent Philibert) de trouver des questions commençant par le mot interrogatif "Comment ?" qui, au lieu de fermer les portes, a souvent le pouvoir d'en ouvrir...

Pour conclure…

Ne nous faisons pas d'illusions : l'art de la prise de parole est et restera pour l'essentiel un exercice sans filet. Et ce n'est pas un rapide coup d'oeil portant sur une grille de lecture des différentes typologies d'interlocuteurs (si pertinente soit-elle) qui nous permettra de retomber sur nos pattes comme par magie en toutes circonstances, tel le héros de dessin animé repoussant à la vitesse de l'éclair des dizaines d'assaillants à l'aide d'un seul poing, pendant que son autre main feuillette en accéléré "Le Kung Fu en dix leçons".

Reste que l'article en question nous permet de réfléchir à un certain nombre de choses, notamment quant à notre propre posture. C'est toujours ça de pris, ce qui n'est pas une mince affaire…

L'auteur de l'article termine son exposé par une phrase que j'ai trouvée très inspirée, et que je me permets de reproduire ici :

Et c’est ainsi que votre objectif et leurs attentes se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.



Le Petit Abécédaire...

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis


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Bons et mauvais sentiments…

Les passions tristes

Les hommes de l’art semblent d’accord sur le fait que la plus grande partie de nos affects, de nos ressentis, trouve son origine dans les quatre émotions de base : tristesse, peur, colère, joie. Nous en avons d’ailleurs déjà parlé. Si on y regarde de plus près, on peut noter que parmi elles, lorsque ces émotions s’étendent dans la durée, seule la joie est ressentie comme quelque-chose de positif et de bénéfique pour le corps et l’esprit. Quoi qu’il en soit, à chaque fois que, bon gré mal gré, nous portons notre attention sur quelque-chose pendant un temps plutôt long, cela peut avoir pour effet d’étirer comme un chewing-gum l’émotion qui a été à la base de cet état.

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La fin du site ‘Former Plus Haut’ ?…

Cette vidéo reprend l'intégralité de l'article.

Le site Former Plus Haut arrête la plupart de ses activités dans les mois qui suivent, bien que certaines soient amenées à continuer, et d'autres… à se développer, comme nous allons le voir ci-après.

Qu'est-ce qui s'arrête et pourquoi ?

Mon offre de services aux entreprises et organisations s'arrête, pour raison de…retraite ! Le site "Former Plus Haut" va donc ralentir progressivement son activité, pour s'arrêter définitivement le 25 novembre 2022.

Je choisis ces temps de rentrée scolaire pour tirer ma révérence, rattrapé par la limite d'un âge que l'on dit vénérable. Fini donc de courir "…aux 4 coins de l'hexagone", si l'on peut dire, pour des activités de coaching, des conférences ou des formations de formateurs.

Le bateau rentre au port, donc, ce qui ne veut pas dire que j'y serai totalement immobile.

Qu'est-ce qui continue ?

1.      La chaîne YouTube "Former plus Haut"

Ce qui continue, c'est d'abord la chaîne YouTube "Former plus Haut". On pourra donc continuer à y trouver des ressources pédagogiques, des contes philosophiques, ainsi que d'autres surprises du même type, que je ne manquerai pas de publier régulièrement.

2.      Le blog

La plupart des articles de blog de Former Plus Haut, quant à eux, sont accessibles dès à présent, et le resteront bien entendu …sur mon site perso qui s'appelle tout simplement LAMAILLOUX.COM. Bien entendu, là aussi je publierai de nouveaux articles régulièrement.

Qu'est-ce qui se développe ?

Paradoxalement, il y a même plusieurs choses amenées à se développer. Tout d'abord la musique, puisque je vais avoir plus de temps pour en faire !

En effet, certains d'entre vous savent que je suis également musicien, guitariste au départ, et puis un peu touche à tout à l'arrivée, et que j'enregistre la plupart de mes compositions chez moi, dans mon home studio, pour les diffuser…

Enfin, je continuerai à écrire d'autres livres, tant à destination des formateurs et enseignants que pour un public plus large. J'ai en effet quelques projets en sommeil qui arriveront sans doute à maturation en leur temps.

Voilà. J'en profite pour dire merci ,du fond du cœur, à toutes les personnes que j'ai croisées, à celles et ceux que j'ai formés, à celles et ceux qui m'ont lu, et fait part de leurs encouragements.

Merci encore, une dernière fois, pour le travail aussi passionnant que fructueux que nous avons réalisé ensemble. À toutes et à tous, bon vent et je l'espère… à bientôt !


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Le Petit monde de Fossette

Le Petit Monde de Fossette

Je vous propose de rencontrer de drôles de petits personnages qui aiment s’installer dans nos maisons, sur des objets usuels ou de décoration.

Ils sont fabriqués par une personne extrêmement douée que j'ai eu la chance de rencontrer sur un marché d'artisans. Je peux en témoigner, en plus de son immense talent elle a un cœur gros comme ça !

J'utilise (avec son autorisation) ses adorables petites figurines dans de nombreuses vidéos...

J'ai même parlé de son travail dans une de mes chansons.

Venez donc lui faire une petite visite !

...Comme disait l'autre, "Allez-y, vous n'en reviendrez pas !"... 🙂

Son site Web (pour découvrir et acheter ses créations)

Sa page Facebook (où elle parle souvent de son travail)



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Allez les profs, encore un effort…

couverture du livre "Peut Mieux Faire"
Précision importante : Cet article est issu d'un de mes anciens blogs (2013)

Un livre est paru...

Ce livre s'appelle "Peut mieux faire" et porte la signature d'un artiste qui s'appelle Jean-Baptiste Alméras. Tout au long des pages, ce monsieur se souvient, en relisant ses bulletins scolaires, de la violence du système d'enseignement qui était encore en vigueur dans son enfance. D'ailleurs, le sous-titre est clair : "Mon enfance vue par l'Education nationale". Le contenu l'est encore plus, puisque l'auteur s'est contenté... d'un travail de recopie qui se suffit à lui-même ! "En fait, je ne suis pas l'auteur... juste le héros", précise-t-il même avec gourmandise et, de fait, aucune phrase n'est de lui. Pourtant, ce livre à peine sorti s'est déjà taillé son petit succès. C'était en d'autres temps, m'objectera-t-on. Aujourd'hui l'ambiance de l'école n'a plus rien à voir avec cela ! En êtes-vous si sûrs ?

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Icebreaker, dites-vous ?…

Une glace qu'on ne brise pas forcément...

Un icebreaker, qu'est-ce que c'est ?...

Icebraker (littéralement "brise-glace") est au départ un terme emprunté au domaine informatique. Il désigne un programme ou un dispositif destiné à contourner les défenses d'un ordinateur.

Il est également employé dans le monde de la formation et des ressources humaines. Ici, il s'agit d'une activité permettant à des personnes qui ne connaissent pas les unes les autres de se sentir plus détendues lorsqu'elles sont ensemble. Le but est en somme d'accélérer les processus de cohésion de groupe...

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Le jeu des prénoms

Le jeu des prénoms
Mémoriser tous les prénoms... Pas toujours facile !

Mémoriser les prénoms de toutes les personnes en présence...

Dans de nombreux systèmes de formation en face-à-face (eh oui, il en existe encore !) il est à la fois utile et sympathique de pouvoir s'interpeller entre participants, et ceci le plus tôt possible dans le déroulement de la session.

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C’est l’histoire de comment trouver sa place derrière le brouillard…

Important

Cet article est issu d'un de mes anciens blogs ( 2010 à 2014)

Katherine Pancol

Katherine Pancol est un écrivain majuscule. Je sais bien qu'elle est à la mode, mais cela n'est aucunement à mes yeux une raison de l'encenser, et encore moins de la descendre en flammes (quelle horreur !).

Si vous n'avez pas lu ses livres, je vous invite vraiment à le faire, du fond du cœur. Il s'agit d'une sorte de saga familiale, si l'on peut dire, l'histoire de Joséphine Cortès, de ses filles, et de leur entourage. Cela décrit avec un accent d'authenticité incroyable des tas de milieux, d'époques, de personnages, c'est hallucinant.

Car au fond la dame n'écrit jamais que sur un sujet, un sujet aux mille facettes qui me tient vraiment à cœur : la confiance en soi.

Qu'on me permette de citer ici un passage d'un de ses livres : "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi" :

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