« Semaine » : quand Marc Bourthoumieu rencontre Wes Anderson

Il y a des chansons qui vous attrapent et ne vous lâchent plus. "La Libellule", de Marc Bourthoumieu, en fait partie. J'en ai déjà parlé ici, au point d'avoir enregistré, il y a déjà bien longtemps, une version a cappella, en hommage à ce très grand monsieur.

Mais Marc n'a pas écrit qu'une seule merveille. Parmi ses chansons, il en est une qui me travaillait depuis longtemps : "Semaine". Elle déroule les jours de la semaine et suit un même personnage à deux âges — l'enfant à l'école, l'adulte au bureau. D'un côté, les petites lâchetés qu'on apprend enfant, comme dénoncer un camarade pour un bon point. De l'autre côté, une fois grand, les renoncements ordinaires de la vie de bureau. Sous une apparente légèreté, c'est une satire assez féroce de l'arrivisme — plus encore que de l'ambition — et de ce qu'il nous fait devenir. On retrouve d'ailleurs là un thème cher à Marc, déjà présent dans "La Libellule" : les transformations qu'on traverse au fil d'une vie, et ce qu'elles coûtent.

Mais cette fois-ci, j'ai eu envie d'aller plus loin qu'un simple enregistrement audio. "Semaine" méritait un vrai clip, un peu sophistiqué, à la hauteur de la chanson elle-même.

Une rencontre heureuse entre deux univers

Le déclic est venu d'une coïncidence. Je venais de revoir, pour la énième fois, The Grand Budapest Hotel — un de mes films cultes. J'aime tout chez Wes Anderson : la symétrie obsessionnelle, les palettes de couleurs façon confiserie. Et ces décors de maison de poupée, où chaque plan se compose au millimètre.

De fil en aiguille, l'idée s'est imposée. Et si j'animais les personnages de "Semaine" façon stop-motion, dans un univers façon Wes Anderson ? Une "Institution" unique, pastel et glaçante, où l'enfant et l'adulte croisent les mêmes couloirs symétriques, à des âges différents. Le mariage était audacieux : la tendresse un peu bricolée du feutre et de la pâte, mariée à la rigueur clinique d'Anderson. Mais quelque chose me disait que ça pouvait fonctionner.

Le clip

J'ai entièrement fabriqué ce clip à l'aide d'outils de génération d'images et de vidéos par IA, plan par plan. Un travail d'assemblage long et minutieux, dont je reparlerai peut-être plus en détail une prochaine fois.

Et visiblement, ça se voit…

Si j'en juge par l'accueil reçu, ce pari semble avoir été payant. Les retours sont au-dessus de ce que je constate habituellement. Et ce qui me touche le plus, c'est le nombre de personnes qui ont spontanément reconnu la patte de Wes Anderson. Elles l'ont fait sans que j'aie eu besoin de la nommer. L'hommage a été reçu. Pour cela, et pour tout le reste, merci à celles et ceux qui ont pris le temps d'écouter, de regarder. Merci aussi de me l'avoir dit.

Et merci, encore et toujours, à Marc Bourthoumieu — sans qui rien de tout cela n'existerait.


UTILISATION DE L'IA

IA, Interface homme - machine, deux mains (l'une humaine, l'autre robotique) se rejoignent...

L'élaboration de cet article a bénéficié d'un processus créatif hybride alliant l'expertise humaine et les capacités d'une intelligence artificielle, qui m'a épaulé dans les tâches de recherche, de rédaction et de peaufinage.

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Portrait Bernard Lamailloux (façon BD)

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Le Petit Abécédaire...

Livre "Petit abécédaire de  développement personnel à l'usage des formateurs et enseignants", par Bernard Lamailloux

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis

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