La forme chanson a quelque chose de bien particulier et de bien spécifique.
Il peut s'agir d'un texte que quelqu'un a mis en musique, ou bien d'un petit air sur lequel quelqu'un a greffé un texte.
C'est ce qui en fait un genre, quelque part, hybride. D'aucuns franchiront allègrement le pas pour aller jusqu'à "mineur".
Ainsi, certaines chansons me marquent par la musique. Je me souviens très bien, par exemple, d'avoir été complètement séduit, dans ma jeunesse, par une chanson interprétée par Mireille Mathieu. Mireille Mathieu, c'était le repoussoir absolu pour les jeunes de ma génération. Les anciens l'adoraient, et les jeunes pas du tout.
Et un jour, dans la cour de récréation j'ai fait rire tout le monde en déclarant que la toute dernière chanson de Mireille Mathieu était géniale. Et je le pensais. Quelques années plus tard, tout le monde s'extasiait sur la version originale. Il s'agissait de "Only You" interprété par les Flying Pickets. Et bien entendu cette pauvre Mireille Mathieu n'y était pour rien. N'empêche, j'ai été rétrospectivement fier de me fier à mon oreille, même quand elle allait à l'encontre de mes préjugés.
J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie d'un nouveau morceau qui me tient particulièrement à cœur :"Le Film". Cette chanson est l'œuvre d'un ami de longue date,. C'est un auteur-compositeur-interprète talentueux dont je suis le parcours de très près depuis des lustres.
Salut les amis ! J'ai 20 ans, j'aime jouer du piano, de la guitare, chanter, écrire et produire de la musique !
Rassurez-vous, ce n’est pas moi qui parle ainsi (encore que…il n’y aurait que l’âge à changer… 🙂). C’est un jeune artiste que j’ai découvert récemment.
En fait, il s’appelle Aron Stornaiuolo, et il est également connu sous le nom de « aron ! », tout simplement (tout en minuscules, avec un point d’exclamation).
"Sunday" est une chanson écrite en 1926 par Chester Conn, avec des paroles de Jule Styne, Bennie Krueger et Ned Miller. En fait cette composition est devenue un standard de jazz qui a été enregistré par de nombreux artistes au fil des années. 🥁 Les paroles, écrites par Jule Styne, commencent par une phrase qui peut se traduire ainsi : "Je suis triste chaque lundi, en repensant au dimanche, ce jour où je suis avec toi". Ensuite, au fil des décennies, "Sunday" a été reprise par de nombreux artistes renommés, notamment :
Jean Goldkette et son orchestre (1927)
Cliff Edwards (1927)
Frank Sinatra (1954)
Bing Crosby (1955)
Pat Boone (1956)
ohnny Hartman (1959)
Kay Starr (1956 et 1960)
Al Martino (1959)
Carmen McRae (1972)
Michael Feinstein et Jule Styne (1991)
La chanson continue d'être interprétée et enregistrée par des artistes contemporains.
Comment j'ai découvert cet arrangement
Tout a commencé par une exploration un peu hasardeuse sur le blog de Jonathan Stout, guitariste de jazz américain spécialisé dans le style swing des années 1930-1940. En somme, Stout est l'un de ces musiciens qui non seulement jouent remarquablement bien, mais prennent aussi le temps de partager leur travail — transcriptions partielles, analyses harmoniques, commentaires sur leurs choix d'arrangement. Une générosité rare dans le milieu.
C'est là que je suis tombé sur sa version de Sunday. Et c'est elle qui m'a donné envie de m'emparer du morceau à mon tour.
Pourquoi ce standard en particulier ?
Sunday a quelque chose que beaucoup de standards n'ont pas : une simplicité mélodique trompeuse. À première écoute, ça semble évident, presque naïf. Mais c'est précisément cette apparente simplicité qui en fait un terrain fascinant pour un guitariste — parce qu'elle laisse toute la place à l'interprétation, à la couleur harmonique, au phrasé.
Ce morceau ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il raconte juste une chose simple : la mélancolie du lundi matin, quand on repense au dimanche passé avec quelqu'un qu'on aime. C'est universel, intemporel, et ça traverse les décennies sans prendre une ride.
Mes choix d'interprétation
Pour cette version, j'ai suivi de près l'esprit de l'arrangement de Jonathan Stout, tout en y apportant ma propre sensibilité. En fait, l'objectif était de rester dans l'esthétique swing des années 30 — guitare acoustique, jeu en fingerpicking, harmonies riches mais jamais surchargées — sans tomber dans la reconstitution muséale.
Ce qui m'intéresse dans ce type de répertoire, c'est précisément la tension entre la fidélité au style et la liberté de l'interprète. Un standard, par définition, appartient à tout le monde. Chaque musicien qui s'en empare y laisse quelque chose de lui-même — et c'est ce dialogue silencieux entre les générations qui fait tout le charme du jazz.
Ravi de partager avec vous ma reprise acoustique de la magnifique chanson "Le coup de soleil". Composée et écrite par Jean-Paul Dréau (également auteur-compositeur de « Tout doucement », interprété par Bibie), cette chanson a marqué les esprits et continue de toucher les cœurs depuis sa sortie en 1979.
Aujourd'hui j'ai eu l'idée de fabriquer un arrangement et un clip vidéo à partir d'une de ses chansons ("Papillon"). Le résultat se trouve juste ci-dessous.
Jean-Michel Philibert — portrait d'un ami musicien
Comme je l'ai déjà dit dans un article précédent, Jean-Michel Philibert — JMI, comme il aime s'appeler lui-même — est l'un des meilleurs auteurs-compositeurs-interprètes que je connaisse. Je le connais depuis l'enfance. Depuis lors, les kilomètres et le temps ont mis quelques barrières entre nous, mais nous faisons de notre mieux pour les abolir, à de trop rares occasions.
Son univers musical est celui de la chanson française dans ce qu'elle a de plus artisanal et de plus sincère : voix et guitare, harmonies travaillées, textes qui ont du grain. JMI possède une oreille musicale redoutable — ce qui, comme on le verra, n'est pas sans importance dans ce qui suit.
"Papillon" — une promesse harmonique
Je connais bien toutes les chansons de ce garçon. "Papillon" m'intriguait depuis longtemps. Elle est construite sur des harmonies très étranges, avec de longs passages instrumentaux — ce qui est caractéristique du style de JMI, qui réalise le plus souvent ses enregistrements en formule voix-guitare.
Dans ces longs passages d'accords joués seuls, j'avais une impression double et contradictoire. D'un côté, je trouvais qu'on s'ennuyait un peu. Le temps semblait suspendu, l'attention cherchait quelque chose à quoi s'accrocher. De l'autre, il me semblait qu'y avait là une matière harmonique fascinante, une sorte de promesse que seule une orchestration sophistiquée pouvait tenir. Ces passages appelaient en effet des timbres, des textures, une vie instrumentale qui n'existait pas encore.
C'est cette promesse que j'ai voulu honorer.
L'arrangement, le clip — et la magie de Moises
Laisser parler l'intuition
Comme souvent dans mon travail d'arrangement, j'ai procédé en laissant parler mon imagination et mon intuition. J'ai utilisé plusieurs instruments de l'orchestre symphonique, auxquels j'ai ajouté une espèce d'orgue de barbarie volontairement lancinant — un timbre qui colle à l'étrangeté harmonique de la chanson. Et je me suis efforcé de semer des subtilités assez différentes d'un passage instrumental à l'autre, alors même qu'ils partageaient exactement la même structure — comme un "refrain muet" dont chaque occurrence révélerait quelque chose de nouveau.
JMI, dont l'oreille n'est pas à prendre en défaut, ne s'y est pas trompé — et il me l'a fait savoir.
Le rôle de l'IA : l'application Moises
La technique utilisée mérite d'être expliquée, car elle est au cœur de tout le projet. Je disposais d'un enregistrement voix-guitare de Jean-Michel — une version brute, intime, sans artifice. J'ai soumis cet enregistrement à l'application Moises, qui s'appuie sur l'intelligence artificielle pour reconstituer des pistes instrumentales distinctes à partir d'une source sonore unique. Résultat : une piste guitare et une piste voix propres, séparées, exploitables indépendamment.
À partir de là, tout est devenu possible. J'ai pu ajouter des effets sur chaque piste, créer de nouvelles couches instrumentales, et travailler le mixage avec une liberté totale. J'ai pris le parti de conserver la voix de Jean-Michel telle quelle — elle était très bien en l'état, et toute retouche aurait été un contresens.
La réaction de JMI
Sa réaction, à l'écoute du résultat, m'est restée en mémoire. Il a dit quelque chose comme : "Quand je m'écoute ainsi entouré, j'ai l'impression d'être passé du statut de troubadour à celui de Léo Ferré accompagné par un orchestre symphonique !"
Difficile de rêver meilleur retour.
Une technique réutilisée depuis
Par la suite, j'ai eu recours au même procédé pour réarranger complètement une chanson de Michel Melchionne — un enregistrement datant de 1985, riche en instruments, mais que j'ai voulu habiller d'une orchestration radicalement différente. Moises a cette fois réussi la prouesse d'extraire la voix de Michel quasiment a cappella, me laissant tout l'espace pour reconstruire l'arrangement from scratch. Le résultat est à écouter ici :
J'ai eu l'idée de regrouper sous ces lignes un certain nombre de chansons qui me tiennent particulièrement à cœur (...suffisamment pour les avoir réorchestrées et interprétées), et que je n'ai pas forcément évoquées par ailleurs sur ce site.
J'ai entendu cette chanson pour la première fois sur YouTube, dont l'algorithme a "imaginé" (…à juste titre !) que je "devrais probablement l'aimer"…
C'était sur une captation d'une diffusion de Studio 12 (émission musicale diffusée de 2008 à 2012 à la télévision de Radio-Canada). On y entendait les chanteurs Louis-Jean Cormier et Daran interpréter "Une sorte d'église", une chanson composée par ce dernier. Le coup de foudre fut immédiat pour moi, du coup j'ai eu (comme souvent) l'idée d'enregistrer ma propre version et de la partager avec vous ici.
Il se trouve que j'ai déjà rendu hommage, dans ces lignes, à la chanteuse et multi-instrumentiste portugaise Mariana Secca, plus connue sous le pseudonyme MARO.
Un de ses singles m'a littéralement bouleversé. Il s'agit de "Fui passo calculado".
j'ai eu l'idée d'en écrire une adaptation en français. Je me suis efforcé de coller au plus près du texte d'origine.
Illustration : Michaela Kasparova - Sculpture en tissu, fil de fer, bois…
Il s'agit là de la libre interprétation d'une chanson de Gabriel Kahane ("Little Love", version originale parue dans l'album 'Book of Travelers' en 2018)
La chanson d'origine est un piano voix... J'ai remplacé le piano par deux guitares (la première reproduit en gros la main gauche du pianiste, et la deuxième... la droite !), ainsi qu'une (discrète) contrebasse.
Je m'y suis attelé les 12 et 13 août 2022, dans mon home studio "en bord de mer", comme dit justement la chanson…
Il s'agit donc d'une nouvelle production jouée, chantée, enregistrée, mixée, masterisée et pasteurisée par Votre serviteur ! 🙂
D'ailleurs je ne résiste pas au plaisir de vous livrer sous ces lignes une traduction des paroles…
1982… Sur les ondes françaises, on entend "Destinée" de Guy Marchand, "Africa" de Rose Laurens, et Indochine sort son tout premier album avec "L'Aventurier". Le duo Chagrin d'Amour trône au sommet des classements avec "Chacun fait c'qui lui plaît". Ce titre est considéré comme la première chanson rap en français. Le premier disque compact vient tout juste d'être mis en vente au Japon. Dans ce paysage musical en pleine mutation, une petite fille chante un jour a cappella une chanson. Une chanson sur sa grand-mère, devant des moniteurs de colo ébahis. Et cette chanson-là, simple et vraie, tiendra la route bien plus longtemps que beaucoup de tubes de l'époque. Du moins à mes yeux et dans mon coeur.
L'histoire
Été 1982, donc, alors que j’étais moniteur de colonie de vacances. C’était un séjour organisé à Sauville, dans la Plaine des Vosges. Par le Comité d’Entreprise du Crédit Lyonnais. Les enfants venaient de toute la France je crois…
Clio est née en 1987 à Besançon. Auteure-compositrice-interprète, elle commence à se faire connaître tardivement : son premier album éponyme sort en 2016, dans une direction très acoustique, et contient un duo avec Fabrice Luchini — il reçoit en 2017 le coup de cœur de l'Académie Charles Cros.
Le titre "Amoureuse" figure sur son deuxième album, Déjà Venise, paru en 2019, qui prend un virage électronique tout en laissant une large place à la voix et au texte. La suite de sa discographie confirme un goût prononcé pour les collaborations inattendues : son troisième album, L'amour hélas (2021), contient notamment un duo avec Iggy Pop sur la chanson "L'appartement". En 2023, un quatrième album, Carambolages, paraît avec un duo signé Alex Beaupain. Une artiste discrète mais bien installée dans le paysage de la chanson française contemporaine.
J'aimerais maintenant vous présenter cette fabuleuse chanson de la chanteuse Clio (il s'agit de "Amoureuse", transposée en "Amoureux").
Parce que je me suis complètement reconnu, tout simplement 🙂
Connaissez-vous Pomme (la chanteuse) ? Tout récemment cette toute jeune femme est venue chanter dans mon poste de radio.
La chanteuse s'appelle Claire Pommet, son nom d'artiste est Pomme, et Wikipédia m'apprend que, née en 1996, elle a déjà à son actif une carrière plutôt prometteuse (avec notamment un album primé "Révélation de l'année" lors de la 35e cérémonie des Victoires de la musique, en 2020, avant de sortir en août 2022 un troisième album intitulé Consolation.).
La chanson s'appelle "Les cours d'eau" et j'ai immédiatement accroché. Si bien que j'ai eu l'idée d'en faire une reprise à ma façon.
Marc Bourthoumieu ? Vous ne le trouverez pas sur Spotify, ni sur Wikipédia, ni sur aucune base de données musicale. C'est quelqu'un qui tient à son anonymat, et qui l'a toujours tenu. Disons simplement qu'il s'agit d'une vieille connaissance — le petit frère d'une amie de fac, il y a une cinquantaine d'années. Ce qui ne m'empêche pas d'affirmer, avec tout le recul que ces décennies de musique écoutée m'ont donné, qu'il est l'un des meilleurs auteurs-compositeurs-interprètes qu'il m'ait été donné d'entendre. Et Dieu sait que la barre est haute.
Fan de Paul Simon et de James Taylor, très influencé par le bluegrass, la musique cajun et le folk song anglophone en général, ses compositions tiennent parfaitement la route dans ces univers exigeants. Il possède un jeu de guitare très inventif et une oreille musicale remarquable — comme en témoignent les percussions de ce morceau, assurées par un instrument dont vous devinerez peut-être la nature si vous tendez bien l'oreille. Indice : il est en rapport direct avec le sujet de la chanson. Et la chute finale — sonore autant que narrative — vaut à elle seule le détour.
Les paroles
Par hasard dans une pharmacie J'ai rencontré la femme de ma vie Sans rien me dire, sans parler, Avec elle, elle m'a amené
Arrivée dans l'appartement Elle m'offre un verre bizarre Dans le style verre à dents Drôle début de drôle d'histoire
Elle m'entraîne dans la salle de bains Drôle d'endroit mais c'était bien Dans la glace elle se regarda Puis posa sa bouche sur moi
3 ou 4 jours après Je commençais à déchanter Je ne la voyais que le matin Et toujours dans la salle de bain
Ça continuera de mal en pire Car ce fut bientôt son mari Ainsi que ses deux enfants qui Eurent contre moi une dent
Épuisé par ce climat Dans le vide ordures en me jeta Usé prématurément C'est dur d'être une brosse à dents
La chanson s'appelle L'homme objet, elle comporte un pont d'inspiration jazzy exécuté à l'aide de deux vocoders.
Les percussions sont assurées par un instrument inattendu... Si vous prêtez l'oreille et que vous écoutez jusqu'à la fin, vous devinerez peut-être ce que c'est...
Pour écouter ça cliquez simplement sur l'image ci-dessous...
...Et pour la liste des chanson de Marc que j'ai reprises, c'est par ici que ça se passe...
Ce fut un mini synthétiseur, fabriqué par Korg en 1978. Sa particularité : Il comportait un microphone dans lequel on pouvait chanter bien sûr... tout en jouant (en plaquant des accords, principalement) sur le clavier du synthé... lequel nous restituait toutes les notes jouées, et ceci en reproduisant le timbre de notre voix (ou de n'importe quoi d'autre) captée en direct par le microphone. Le plus souvent, quand on y parvient, cela donne un effet "chœur de voix archi synchrones", à la limite du robotique diront certains...
On ne compte plus les artistes ayant expérimenté cette technique (parmi eux Kraftwerk , Herbie Hancock, Alan Parsons Project, Tangerine Dream, Frank Zappa, Electric Light Orchestra, Mike Oldfield ou Joe Zawinul).
Aujourd'hui je me suis efforcé de dompter un Vocoder virtuel (…enfermé dans mon PC, si on veut).
On peut entendre sous ces lignes le résultat sur une chanson de Louis Chedid que j'ai adaptée à ma sauce. En plus j'adore ce monsieur, ainsi que tout ce qu'il fait, et ceci depuis une sacrée lurette...
Le clip ci-dessous a été tourné le 20 mai 2020 dans le parc du château de la Roche-Jagu (à Ploëzal, dans les Côtes-d'Armor).
Down Like Silver est un duo formé de deux jeunes songwriters américains : Caitlin Canty (originaire du Vermont) et Peter Bradley Adams (de Birmingham, en Alabama).
Jean-Michel Philibert est un des meilleurs auteurs composeurs interprètes que je connaisse. Je le connais depuis l'enfance, depuis les kilomètres et le temps ont mis quelques barrières entre nous, mais nous faisons de notre mieux pour nous efforcer de les abolir, à de trop rares moments.
J'ai le plaisir de vous transmettre ci-dessous une interprétation toute personnelle que j'ai faite d'une de mes préférées parmi ses chansons (ce garçon en a écrit et composé des tonnes !).
1980. Cette année-là, j'avais eu la chance d'être invité pour quelques jours au centre de vacances de Clermoulins, dans le Doubs. Le dernier soir, Pierre Vassiliu y donnait un concert.
Dernier morceau du concert...
Au moment de chanter son dernier titre, l'artiste demande aux musiciens qui l'accompagnent de quitter la scène.
Ensuite, M. Vassiliu propose tout simplement aux spectateurs qui le souhaitent de venir carrément sur scène s'emparer d'un des instruments laissés disponibles, pour venir improviser avec lui un accompagnement pour le dernier morceau de son tour de chant.
"Quand tu danses", la chanson de Goldman ,vous connaissez ?...
Quand mes enfants étaient tout petits, j'avais l'habitude de leur chanter des chansons tous les soirs (avec ma guitare) pour les endormir. En mélangeant des airs célèbres, avec d'autres, beaucoup moins, et pour cause : c'était mes propres compositions.
Mais les enfants ne faisaient pas toujours la différence, à cet âge-là... quelle importance, après tout ? C'est ainsi que des années plus tard il leur est parfois arrivé de découvrir avec stupeur que tel morceau n'avait pas DU TOUT été écrit par leur papa.
Quand ma fille vivait au Mexique
Par exemple, ma fille qui vivait au Mexique à l'âge de 21 ans a été un jour interpellée par des amis qui s'écriaient, "Vite, écoute la radio, ils passent un chanteur français, il s'appelle Jean-Jacques Goldman !".
Le monsieur chantait en effet "Quand tu danses", et ma fille s'est aussitôt mise à protester, sur un ton véhément et outragé : "Non mais quel toupet ! Cette chanson a été inventée par mon papa, tout spécialement en mon honneur; alors que je faisais mes toutes premières pointes sur les planches de la salle polyvalente de notre village !".
C'est-y pas mignon à craquer, tout ça ? Franchement. Je vous le demande...
Le 14 janvier 1986, en marge du Paris-Dakar au Mali, l'hélicoptère du directeur de course Thierry Sabine heurte une dune, tuant sur le coup tous ses passagers — parmi lesquels Daniel Balavoine, en mission humanitaire. Le chanteur avait trente-trois ans. Pudique et trop meurtri pour la chanter lui-même, Michel Berger compose "Évidemment" et en confie l'interprétation à France Gall. Lors de l'enregistrement, France Gall dut s'y reprendre à plusieurs fois, tellement le texte la touchait — elle réussit finalement à l'enregistrer en ne pensant plus du tout à ce qu'elle chantait. La chanson paraît en 1987 sur l'album Babacar, et devient l'un des titres les plus marquants de leur répertoire commun.
Ce qui frappe dans ce texte, c'est sa capacité à déborder largement le cadre de l'hommage personnel. Au premier degré, "Évidemment" est bien un hommage à Daniel Balavoine — mais la chanson va bien au-delà : c'est un constat mélancolique sur l'innocence et les rêves de jeunesse, l'engagement, les désillusions et le temps qui passe. Une chanson qui parle à chacun, quelle que soit la perte qui est la sienne.
Mon ami Franck (celui des cairotes) aime bien dire de sornettes... Ensuite il flaque tous ces trucs sur internet...
Franck...
En fait l'histoire est un peu plus compliquée : Franck Houdoire (alias Monsieur Copain) est un auteur compositeur interprète que j'ai connu sur... Myspace, un réseau social aujourd'hui oublié (ou presque) qui était très prisé des musiciens, à l'époque. On y mettait nos morceaux en ligne en un rien de temps (audio seulement, la plupart du temps), et on attendait tous plus ou moins fébrilement les avis des autres (sur un mode "J'ai bien apprécié tes morceaux, maintenant si jamais tu veux écouter les miens c'est par là..."). Ah là là ma pauv'dame, c'était toute une époque" 🙂
A tout ce qui nous lie... Il y a des chansons comme ça, dont je me dis que j'aurais vraiment aimé les avoir écrites. S'agissant de celle-ci, j'adore tout : la paroles, la musique, l'arrangement... La partie de guitare n'est pas forcément spectaculaire, mais elle est particulièrement sophistiquée. C'est pour moi une pure merveille... et si je vous dis qu'elle m'a donné pas mal de fil à retordre, vous pouvez me croire 🙂
Avec mes respectueux hommages aux deux créatrices de la chanson : Aurélie Tyszblat, pour le texte, Véronique Lherm (une vieille connaissance... ex-membre du duo Les Cosmopaulettes) pour la musique.
Danser ??? Il y a quelques années j'avais pondu un petit post intitulé "J’aime pas danser, mais je me soigne" pour vous dire tout le bien que je pensais du petit livre de Xavier Hanotte intitulé "Je suis un ours". Il y proposait entre autres une définition très personnelle du verbe "danser" qui commençait ainsi...
"Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours."
Voici juste pour vos oreilles "Jour de lessive", un morceau arrangé, enregistré, mixé, joué, chanté, masterié et pasteurisé par Bernard Lamailloux, avec la participation de Paul Lamailloux dans les refrains.
Sur un texte de Gaston Couté et une musique de Gabriel Yacoub
Bien plus tard, Georges Brassens himself y est allé aussi de sa propre interprétation, dans son album N° 12 qu'il intitulait (déjà à l'époque) "Les chansons de ma jeunesse".
Une des dernières reprises en date est celle de Françoise Hardy et Jacques Dutronc en 2009.
Voila. Pour entendre ce que ça donne, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessus.
Ah, l'été, c'est toujours pareil : dans la maison ensoleillée se croisent amis, famille, amis de la famille, famille des amis et tutti quanti… et sans le faire exprès, toutes les années, comme si rien au monde n'était plus normal, on joue de la musique et on chante. Et là, on va chanter "Mademoiselle l'aventure" !
Pour commencer par le commencement, question chansons, cette année-là a été à la hauteur, et je me suis réjoui (avec tous les miens) d'avoir fait la connaissance d'Ophélie.
Elle n'avait pas encore 20 ans, une voix magnifique qui me donne la chair de poule, et par dessus le marché est dotée d'une gentillesse exceptionnelle.
Elle a accepté d'enregistrer une reprise de Cabrel avec moi. Le morceau s'appelle "Mademoiselle l'Aventure", c'est une chanson qui traite du thème de l'abandon et de l'adoption, avec des mots très justes, et des notes qui vont bien avec.
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