Développement personnel & psychologie (109 articles)
Appelé ‘croissance personnelle’ par les canadiens francophones, le développement personnel peut être défini comme un ensemble de démarches visant à l’épanouissement de la personne vers ce qu’elle aspire à devenir. Développement s’oppose à « enveloppement ».
Un nouveau-né ne sait presque rien. Quelques mois plus tard, il reconnaît les visages et il anticipe les gestes. Il devine même qu'une cuillère qui approche annonce quelque chose de bon. Comment a-t-il fait ?
D'abord, il est venu au monde avec un équipement de série, inscrit dans son ADN : téter, s'agripper, pleurer. Rien de tout cela ne s'apprend. Ensuite, ses parents lui ont désigné les choses en les commentant, "ça c'est bien", "ça, non". Il a fini par retenir la leçon. Par ailleurs il est tombé, et il s'est fait mal. Aucun adulte n'aurait su lui transmettre cet enseignement avec autant d'efficacité. Enfin, il a longuement regardé les autres faire, et il a recommencé après eux.
Quatre sources, donc, empilées les unes sur les autres. Chacune peut arriver quand la précédente a fait son travail.
Cette description de la façon dont un bébé apprend, vous vous attendez sans doute à la trouver dans un manuel de psychologie du développement. Or elle vient d'ailleurs, et de beaucoup plus loin : de la conclusion d'un cours d'informatique donné à Stanford.
Au moment où j'écris ces lignes, la France vient de quitter la Coupe du monde aux portes de la finale. Des millions de supporters francophones ruminent leur déception — enfin, presque tous. Car il faut bien mesurer l'ampleur du phénomène. Cette édition 2026 réunissait 48 équipes : à l'arrivée, il y aura un heureux et 47 déçus. Faut-il fuir la compétition, comme le recommandait sans détour le généticien et humaniste Albert Jacquard ? Ou bien la question mérite-t-elle, comme souvent, une réponse moins tranchée ? Pour le savoir, je vous propose un petit détour… par un verre de bière.
L'algorithme de recommandation de YouTube ne sait pas toujours ce qu'il fait, mais il lui arrive, parfois, de très bien faire son travail. J'étais venu sur la plateforme pour tout autre chose lorsqu'une vignette a accroché mon regard : "IA et Neurosciences : vraie utilité ?", une intervention d'Albert Moukheiber lors de la conférence EmilIA #6. Oui, les algorithmes traquent notre navigation pour nous proposer des contenus ciblés — et sur ce coup-là, je m'en réjouis plutôt qu'autre chose. Ce que je ne savais pas encore, c'est que ce visionnage allait se transformer en petit exercice pratique de vigilance épistémique 1 appliquée aux IA.
Ce qui a attiré mon attention
Pourquoi mon œil a-t-il "frisé" sur ce titre précis, au milieu de tant d'autres vignettes qui se disputent l'attention ? Parce que j'ai, à l'égard d'Albert Moukheiber, un a priori déjà solidement installé : celui d'un homme à la fois compétent et doué d'un art de la vulgarisation qui ne sacrifie jamais la rigueur à l'effet. J'ai donc cliqué avec confiance — et, comme vous allez le voir, cette confiance méritait d'être questionnée sans pour autant être démentie.
La franchise est le moyen le plus déguisé d'être malveillant à coup sûr.
Henry Bataille, Poliche, 1906
Il existe une petite phrase que vous avez sans doute déjà entendue, prononcée avec une tranquille assurance : "Moi, au moins, je suis franc(he), je dis les choses. Le positif comme le négatif." Elle sonne comme une profession de vertu, souvent accompagnée d'un sourire un peu supérieur — comme si dire les choses suffisait, à lui seul, à s'exonérer de leur impact sur celui qui les reçoit.
Il y a là, me semble-t-il, l'art consommé de la fausse franchise — une imposture intellectuelle qu'Henry Bataille avait déjà repérée, en 1906, dans sa pièce Poliche : la citation ci-dessus n'a pas pris une ride. J'avais d'ailleurs effleuré ce sujet, à la marge, dans un précédent article sur les mots qui rassurent. Cette fois, j'aimerais y aller franchement (c'est le cas de le dire).
Daudet ne pouvait pas s'en empêcher : dès qu'il avait à camper un personnage du Midi, il lui prêtait "de la sève et de la lumière", et dès qu'il croisait un personnage du Nord, il le soupçonnait de méthode froide et de calcul secret. Dans Port-Tarascon, il met dans la bouche d'un avocat une distinction restée célèbre : le brodeur du Midi serait "ivre de sève et de lumière", tandis que le menteur du Nord serait "sans joie ni spontanéité", avec en plus "un but, une visée scélérate". La formule fait sourire. Elle pose surtout, en quelques mots, toute une cartographie des tempéraments français qui mériterait d'être examinée d'un peu plus près.
Cette cartographie, vous la connaissez aussi bien que moi. Le Méridional y est flamboyant, démonstratif, exagérateur, généreux mais peu fiable. Le Septentrional y est rigoureux, taiseux, méthodique, fiable mais un peu raide. Tout le monde a entendu ces clichés. Beaucoup s'en accommodent. Certains s'en réclament avec fierté. D'autres en souffrent en silence. Et personne, ou presque, ne se demande d'où ils viennent.
Aborder les stratégies tragiques n'oblige pas à verser dans la tragédie. Sous ce nom un peu solennel se cache un mécanisme universel, qui peut tout aussi bien produire de grandes douleurs que de franches rigolades — parfois les deux à la fois. La preuve par un personnage qui, depuis 1872, a réussi à faire rire des générations entières tout en illustrant avec une précision presque clinique la mécanique des stratégies qui se retournent contre elles-mêmes.
Au nom de quoi le rire empêcherait-il la réflexion ? Et au nom de quoi la réflexion devrait-elle se priver du rire ? Le génie d'Alphonse Daudet, dans son cycle de Tartarin, est précisément d'avoir tenu les deux bouts en même temps. Suivons-le un instant.
Il y a longtemps que je m'interroge sur ce qu'est vraiment la "relation d'aide", et sur toutes les réalités, parfois surprenantes, que cette expression recouvre. À première vue, elle évoque le psychothérapeute en cabinet, ou peut-être l'assistant social en entretien. Mais à y regarder de plus près, on s'aperçoit vite que la relation d'aide se faufile dans des recoins beaucoup plus inattendus de nos vies.
Quelques exemples…
Donnons-en quelques exemples : le médecin de famille qui prend le temps d'écouter avant de prescrire, le coach sportif qui adapte sa séance à l'humeur de son élève, le coiffeur dont les clientes savent qu'il les écoute autant qu'il leur coupe les cheveux, le libraire qui devine que vous cherchez bien autre chose qu'un roman, le professeur qui voit qu'un élève va mal et lui consacre cinq minutes à la sortie du cours, le voisin de bistrot qui sent que vous n'allez pas y arriver tout seul ce soir, le bénévole d'une ligne d'écoute téléphonique, le pharmacien qui repère un signal et oriente vers le bon spécialiste, le chauffeur de taxi qui devient confident le temps d'un trajet de nuit, le médiateur familial dans une séparation difficile, le formateur qui "sent" que son auditoire est en train de décrocher et qui ajuste à la volée…
Tous ces gens font de la relation d'aide. Et pourtant, aucun d'eux ne se ressemble vraiment. Leurs outils, leur posture, leur formation, leurs limites diffèrent considérablement.
Vous avez entendu parler du cerveau gauche et du cerveau droit ? Du cerveau reptilien ? De la dopamine qui "expliquerait" vos addictions ? De la neuroplasticité qui vous permettrait de "vous recâbler" ? Ces affirmations circulent partout — sur les réseaux sociaux, dans les livres de développement personnel, dans les cabinets médicaux. Elles ont l'air sérieuses. pourtant, elles sont fausses.
Tout le monde connaît la première moitié de l'histoire : le leader qui perd pied, l'ivresse du pouvoir, la mégalomanie… Mais l'autre moitié — celle de l'entourage qui, consciemment ou non, alimente le processus — reste curieusement dans l'ombre. Et si, pour une fois, on décryptait les deux ensemble ?
Il m'est arrivé récemment une expérience troublante avec Claude, l'IA conversationnelle d'Anthropic. Suffisamment troublante pour que j'aie envie de la partager ici, dans le cadre de cette série consacrée aux capacités souvent méconnues (ou mésestimées) des intelligences artificielles.
Ce conte, je l'ai écrit en 1978. J'étais étudiant à Paris, et je vivais à la résidence universitaire Jean-Zay d'Antony. Elle est connue de tous les Parisiens sous le nom de "cité U de la Croix de Berny".
Pour ceux qui ne la connaissent pas : c'était un monde à part entière. L'une des plus grandes résidences universitaires d'Europe, avec ses 1 580 chambres individuelles, ses espaces communs, sa bibliothèque...
Sans compter sa salle de spectacle, son complexe sportif — et ses fameux groupes d'études. Il s'agissait d'e salles 'espaces de travail animés bénévolement par des étudiants. Qui initiaient leurs voisins de palier à leur propre discipline. Une sorte d'université parallèle et informelle, fondée sur l'échange plutôt que sur la hiérarchie. Passionnant, pour un étudiant en linguistique de vingt ans.
La résidence accueillait des étudiants du monde entier, avec au plus fort de son activité près de 50 nationalités différentes. C'est dans ce contexte un peu utopique — et aujourd'hui disparu, les bâtiments ayant été démolis au fil des années — que j'ai écrit ce petit conte de Noël. Pourquoi un conte ? Je n'en sais trop rien. Sans doute parce que Noël approchait, que ma chambre était petite et que j'avais l'imagination vagabonde.
Je vous le livre tel quel, sans retouches.
Il était une fois un petit garçon très sage qui habitait une petite maison tout au fond de la forêt, avec son papa qui était bûcheron.
Ils menaient tous les deux une existence bien paisible : le matin, ils partaient se promener dans les bois et le soir, au coin du feu, le bûcheron apprenait la lecture et l'arithmétique à son petit garçon.
Par un beau soir de Noël, ils décidèrent de préparer tous les deux un vrai repas de réveillon, avec une dinde aux marrons, et une tarte aux myrtilles. Ils rirent beaucoup pendant le souper. Il y avait des guirlandes partout, et dans la crèche, la Sainte Vierge semblait les regarder manger en souriant.
Après le repas, le petit garçon embrassa son père et partit se coucher. Dans sa chambre il se déshabilla, rangea soigneusement ses vêtements, mit son pyjama, et se glissa entre ses draps après avoir éteint la lumière (c'était un petit bonhomme très courageux qui n'avait pas peur du noir). Mais ce soir-là, il ne parvenait pas à s'endormir : Mille pensées tourbillonnaient dans sa tête… il avait été très sage, et il connaissait maintenant la table de multiplication par sept vraiment par cœur, jusqu'à sept fois huit ! Oh oui, le Père Noël allait sûrement venir lui apporter de beaux jouets !
À minuit, il n'y tint plus. Il ne pouvait plus attendre. Il se leva sans un bruit, ouvrit la porte de sa chambre avec mille précautions, se dirigea vers la cheminée ou quelques rondins rougeoyaient encore, se tapit dans un coin d'ombre derrière le grand fauteuil, et attendit. Tout à coup la porte d'entrée s'ouvrit toute grande, et quelle ne fut pas la surprise de notre petit bonhomme de voir arriver… son papa !
Oui, c'était bien son papa qui refermait doucement la lourde porte, et traversait la pièce sur la pointe des pieds comme un cambrioleur. Lorsqu'il arriva devant le sapin, le bûcheron sortit prestement quelque chose des pans de son grand manteau : c'était un magnifique voilier […] et un jeu de construction en bois, que le brave homme avait confectionnés lui-même.
Lorsqu'il vit son père déposer les jouets près de la cheminée, le petit garçon sortit brusquement de sa cachette. "Je t'ai vu, je t'ai vu, s'écria-t-il, c'est toi qui as mis les jouets devant la cheminée, c'est pas le Père Noël !"
Il se tenait et au milieu de la pièce, bien campé sur ses deux jambes, ses deux petits poings fermement plantés sur ses hanches. Visiblement, il avait l'impression d'avoir été trompé, et son regard était lourd de reproches.
Le pauvre homme était consterné. Il y eut deux ou trois secondes de silence, le bûcheron ne savait que dire. Dans l'âtre, une bûche achevait de rendre l'âme dans un craquement sourd.
Et puis soudain le visage de l'homme s'éclaira, et un large sourire se dessina sur ses lèvres. Il s'accroupit près de son petit, caressa la petite tête blonde de sa large main calleuse, et répondit avec douceur : " Peut-être… mais c'est lui qui m'a dit de les mettre !"
Quarante-cinq ans ont passé depuis que j'ai écrit cette scène. Et chaque fois que je la relis, je retrouve intacte la question qu'elle pose — discrètement, sans en avoir l'air.
Le bûcheron ment-il à son fils ? Oui, techniquement. Mais son mensonge est d'une nature si particulière qu'on hésite à lui donner ce nom. Il ne trompe pas pour se protéger, ni pour manipuler. Il ment pour préserver quelque chose — la magie, l'émerveillement, cette capacité de l'enfance à habiter un monde où les impossibles sont encore possibles.
"Peut-être… mais c'est lui qui m'a dit de les mettre !"
Cette réplique finale m'a toujours semblé contenir une sagesse tranquille. Et elle soulève une question que l'on n'examine pas assez : un mensonge bienveillant est-il encore vraiment un mensonge ? De la même façon, une manipulation exercée au service du bien de l'autre mérite-t-elle encore ce nom ? Dans les deux cas, ce qui change tout — ce qui transforme radicalement la nature de l'acte — ce ne sont pas les mots ni les gestes, ce sont les valeurs qui les sous-tendent. (Je suis revenu sur ce point dans un autre article, car il me semble central et trop souvent négligé.)
Le Père Noël n'est peut-être pas réel au sens où une table ou une hache sont réelles — mais l'amour d'un père qui fabrique des jouets de ses mains calleuses, lui, l'est doublement. C'est peut-être ça, au fond, ce que font les adultes qui n'ont pas tout à fait oublié d'être des enfants : ils maintiennent vivant, le plus longtemps possible, le feu qui éclaire.
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Et si la valeur d'une idée se mesurait non pas à sa beauté intellectuelle, mais à ses effets concrets dans votre vie ?
Vous n'avez peut-être jamais entendu parler de William James. Et pourtant, ce philosophe américain du XIXe siècle a posé une question qui pourrait bien changer votre façon de voir les choses : « Est-ce que ça marche ? »
Les humains adoptent systématiquement des comportements qui produisent l'exact opposé de leurs objectifs, non pas par désir de s'autodétruire, mais à travers trois mécanismes principaux : les compromis temporels (sacrifier le long terme pour le court terme), les stratégies contre-productives (erreurs de jugement sur cause-effet), et les processus ironiques (l'effort même de contrôle crée le problème).
Les stratégies tragiques sont ces comportements paradoxaux où nos tentatives de résoudre un problème l'aggravent systématiquement. L'insomniaque qui "essaie de dormir" et aggrave son insomnie. La personne anxieuse qui évite les situations sociales et renforce son anxiété. Le perfectionniste qui procrastine par peur de l'échec… et échoue.
Mais voici la question la plus troublante : pourquoi continuons-nous à les utiliser même quand nous savons qu'elles ne fonctionnent pas ?
Cet article fait partie d'un dossier consacré aux stratégies tragiques – ces comportements où nos tentatives de résoudre un problème aggravent paradoxalement la situation.
Si vous arrivez directement sur cette page :
Les stratégies tragiques sont des schémas comportementaux où l'action rationnelle produit l'inverse du résultat recherché
Des mécanismes psychologiques (renforcement négatif, biais cognitifs, prophéties autoréalisatrices) et des profils comportementaux (drivers) les alimentent et les rendent particulièrement résistantes au changement
Cette étude de cas applique ces concepts à un domaine particulièrement complexe : les relations marquées par la violence conjugale
Cet article fait partie d'une série consacrée aux stratégies tragiques - ces comportements où nos tentatives rationnelles de résoudre un problème créent paradoxalement l'inverse du résultat recherché.
Si vous arrivez directement sur cette page :
Les stratégies tragiques sont alimentées par des profils comportementaux (appelés « drivers ») qui nous poussent inconsciemment vers des solutions contre-productives
Ces mécanismes sont maintenus par des processus psychologiques puissants (renforcement négatif, biais cognitifs, prophéties autoréalisatrices)
Cet article propose des pistes concrètes pour en sortir, mais la compréhension du cadre théorique enrichit considérablement l'application pratique
Dans notre quête constante de bien-être, nous sommes de plus en plus nombreux à nous intéresser aux thérapies non conventionnelles (TNC) et aux psychothérapies dont les postulats n'ont pas été validés scientifiquement. Face à cette omniprésence, il devient essentiel de développer, puis préserver une capacité de discernement.
Le débat entre la médecine conventionnelle, ou occidentale, et les médecines non conventionnelles fait rage. On oppose souvent les preuves scientifiques aux traditions millénaires, la biochimie à l'approche holistique. Cette dernière considère l'individu dans sa globalité physique, émotionnelle et spirituelle, plutôt que de traiter des symptômes isolés.
Cependant, il existe un espace trouble, une "zone grise" où les frontières s'estompent, créant une grande confusion. C'est dans cette zone que certaines pratiques, aussi bien intentionnées soient-elles, peuvent devenir problématiques.
J’ai récemment écouté sur France Inter le philosophe Charles Pépin qui expliquait la différence entre choisir et décider. J'ai été passionné par son explication, que je vous résume sous ces lignes.
Que sont les drivers psychologiques de Taibi Kahler ?
Les "drivers", ou injonctions contraignantes, sont des messages intériorisés dès l'enfance qui dictent inconsciemment nos comportements à l'âge adulte. Selon le psychologue américain Taibi Kahler, il en existe 5 principaux : Dépêche-toi, Sois parfait, Sois fort, Fais plaisir, Fais des efforts. Ce ne sont certes pas les seuls, mais les plus répandus, toujours selon Kahler. Bien qu'initialement inspirés par des intentons généralement positives, ces drivers peuvent engendrer schémas excessifs et sont souvent sources de stress.
Nos journées sont remplies de pensées qui défilent dans notre esprit. Certaines de ces pensées nous aident à avancer dans une direction positive et épanouissante. D'autres, en revanche, ont tendance à diminuer notre bien-être intérieur et à nous causer du tort.
Nous avons tous reçu dans notre vie au moins un message nous invitant à "partager une information avec tout notre carnet d'adresse" sur les réseaux sociaux. C'est souvent très tentant, et fort bien tourné. Maintenant voici 4 raisons de ne pas le faire.
Principe de base (biofeedback rétroaction biologique stress anxiété)
Le biofeedback ("rétroaction biologique" en français) repose sur le fait que nos pensées, émotions et états mentaux ont un impact sur les fonctions physiologiques de notre corps, comme le rythme cardiaque, la respiration, la tension musculaire, etc. En prenant conscience de ces fonctions (normalement inconscientes) et en s'entraînant, on peut arriver à les contrôler volontairement.
Les valeurs sont des concepts auxquels nous adhérons et grâce auxquels nous évaluons le monde qui nous entoure. Le mot valeur désigne l'importance, le prix attaché subjectivement à quelque chose. En philosophie, une valeur morale est un choix qui guide le positionnement moral des individus.
Les valeurs morales sont souvent universelles et volontiers partagées par nombre d'entre nous. On peut citer la justice, l'égalité, la liberté, la solidarité, la tolérance, le respect de la vie, etc.
Dans le monde de l'économie, les valeurs ont aussi leur importance. Elles peuvent guider les décisions des entreprises, les relations entre les entreprises et leurs clients, ou encore les relations entre les entreprises et leurs employés. Voyons cela de plus près :
J'ai toujours été fasciné par la façon dont les gens gèrent leurs émotions et leur énergie. C'est en découvrant le modèle des 4 pôles de Daniel Ofman que j'ai enfin compris les différentes stratégies que nous pouvons utiliser pour nous adapter aux situations et atteindre nos objectifs.
Or, justement, un des meilleurs moyens de bien se connaître soi-même, c’est d’étudier nos comportements vis-à-vis des autres. S’il nous arrive de ressentir des atomes crochus vis-à-vis de telle personne, ou si au contraire telle autre nous « donne des boutons », ce n’est certes pas le fruit du hasard…
A cet effet, je viens de publier "Le modèle des 4 pôles de Daniel Ofman".
Le modèle des 4 pôles de Daniel Ofman
Explorez vos traits de caractère et améliorez votre potentiel ! Cet outil puissant vous permettra de mieux vous connaître et d'améliorer la qualité de vos relations. Dans cette vidéo, nous plongeons de manière ludique dans le fameux Modèle des 4 Pôles. Pour nous y aider, Buzz, intrépide capitaine intergalactique, nous parle de sa découverte d'une planète étrange comportant quatre pôles énergétiques, représentant pour chacun une facette de la personnalité humaine.
Évitez d'être blessant, sauf si c'est la seule possibilité pour tenter d'atteindre le vrai.
Ne ferraillez pas contre des moulins à vent, ne vous abritez pas derrière des ennemis.
Consacrez autant de temps à proposer des solutions qu'à diagnostiquer des problèmes.
Voilà en substance ce que je viens de voir et d'entendre sur une chaîne YouTube que je ne connaissais pas, et laquelle je me suis empressé de m'abonner séance tenante.
Le politiquement correct : de quoi parle-t-on exactement ?
Le terme "politiquement correct" est lui-même devenu un terrain miné. Pour les uns, il désigne une forme de courtoisie nécessaire — le refus de blesser inutilement, de stigmatiser, de perpétuer des stéréotypes nuisibles. Pour les autres, il est devenu un instrument de censure douce, un mécanisme d'autocensure collective qui interdit progressivement certaines formulations, certaines questions, certaines vérités inconfortables.
La réalité est, comme souvent, plus nuancée que les deux camps ne le reconnaissent. Il existe un politiquement correct légitime — celui qui consiste à ne pas humilier, à ne pas réduire une personne à une caractéristique, à choisir ses mots avec soin quand ils peuvent blesser sans raison. Et il existe un politiquement correct excessif — celui qui confond la forme et le fond, qui préfère le confort du silence à l'inconfort de la vérité, qui transforme la prudence en lâcheté intellectuelle.
C'est contre ce second versant que les 4 conseils présentés dans la vidéo ci-dessous sont dirigés. Je vous laisse visionner ce petit bijou :
Déjouer le politiquement correct
Ces 4 conseils, et ce qu'ils sous-entendent
"Refusez d'être un troll ou un gourou" — c'est peut-être le plus important des quatre. Le troll cherche le scandale pour le scandale ; le gourou cherche les disciples plutôt que la vérité. Lutter contre les excès du politiquement correct ne donne pas le droit de choquer pour choquer. Ni de construire une identité sur la provocation. L'objectif n'est pas d'être "celui qui dit ce que les autres n'osent pas". C'est une posture qui se nourrit d'elle-même et finit par devenir aussi dogmatique que ce qu'elle prétend combattre.
"Évitez d'être blessant, sauf si c'est la seule possibilité pour tenter d'atteindre le vrai" — cette formulation est d'une précision remarquable. Elle ne dit pas "ne soyez jamais blessant". Elle dit que la blessure n'est justifiable que comme dernier recours. Quand elle est le prix d'une vérité qui n'a pas d'autre chemin. C'est une exigence morale haute — bien plus haute que le simple "je dis ce que je pense".
"Ne ferraillez pas contre des moulins à vent, ne vous abritez pas derrière des ennemis" — autrement dit : choisissez vos batailles. Se battre contre une caricature du camp adverse, construire sa pensée par opposition à un ennemi imaginaire ou grossièrement simplifié, c'est une forme de paresse intellectuelle qui affaiblit le propos bien plus qu'elle ne le renforce.
"Consacrez autant de temps à proposer des solutions qu'à diagnostiquer des problèmes" — le conseil le plus difficile à appliquer, et peut-être le plus nécessaire. La critique est facile, l'art est difficile — et la proposition est plus difficile encore. Il est toujours plus confortable d'identifier ce qui ne va pas que de risquer une solution qui pourra, elle aussi, être critiquée.
Le vrai enjeu : la liberté de penser à voix haute
Ce que ces quatre conseils défendent, en creux, c'est quelque chose d'assez précieux :
Le droit d'être honnête sans être pour autant cruel,
Le droit de nommer les choses sans se réfugier derrière les euphémismes ni les idées à l'emporte-pièces,
Le droit de poser des questions inconfortables sans être immédiatement soupçonné de mauvaises intentions
Ce n'est pas le droit d'être impoli. Ni le droit de blesser impunément. C'est quelque chose de plus subtil et de plus fragile : la possibilité d'une conversation sérieuse, dans laquelle les mots ont encore leur sens, dans laquelle les désaccords peuvent s'exprimer sans dégénérer en procès d'intention.
Cette liberté-là mérite d'être défendue — avec soin, avec méthode, et sans tomber dans les travers qu'elle prétend combattre.
Caroline Goldman, docteure en psychopathologie clinique, spécialisée dans la psychologie des enfants et adolescents.
Les séparations parentales ne sont pas forcément tristes…
Il est toujours difficile d'annoncer une séparation. Pourtant, à y regarder de plus près, les séparations parentales ne sont pas forcément tristes. Elles peuvent même être un hymne à la joie, à l'espoir et au bonheur. Un pied de nez à l'oubli de soi et au renoncement. Une leçon à l'enfant qui dit ceci : "Lorsque ça n'ira pas, prends ton courage à deux mains et sors-toi de là. Crois en ton bonheur, garde ton optimisme et agis dans le sens de ce qui sera bon pour toi. Ne renonce jamais à être heureux".
Comment traduit-on le terme anglais "fun" en français ?
Il est très difficile de trouver une bonne traduction pour ce que les Anglo-Saxons appellent "fun". Selon les contextes, on utilisera l'adjectif amusant, ou plaisant, ou drôle, marrant, sympa, kiffant… mais il peut aussi s'agir d'une nominalisation, comme amusement, ou distraction, voire réjouissances (au pluriel) …
Comme je l'ai déjà dit dans un livre, l'image ci-dessus provient d’un de ces visuels dont l’origine s'est perdue. Reproduits des milliers de fois (à la photocopieuse, le plus souvent), ces visuels se propagent souvent comme une traînée de poudre dans un grand nombre de bureaux, et lorsqu'ils "nous parlent', nous les affichons volontiers avec bonne humeur sur notre lieu de travail, histoire de ne pas oublier notre sens de l’humour.
Les hommes de l’art semblent d’accord sur le fait que la plus grande partie de nos affects, de nos ressentis, trouve son origine dans les quatre émotions de base : tristesse, peur, colère, joie. Nous en avons d’ailleurs déjà parlé. Si on y regarde de plus près, on peut noter que parmi elles, lorsque ces émotions s’étendent dans la durée, seule la joie est ressentie comme quelque-chose de positif et de bénéfique pour le corps et l’esprit. Quoi qu’il en soit, à chaque fois que, bon gré mal gré, nous portons notre attention sur quelque-chose pendant un temps plutôt long, cela peut avoir pour effet d’étirer comme un chewing-gum l’émotion qui a été à la base de cet état.
Icebraker (littéralement "brise-glace") est au départ un terme emprunté au domaine informatique. Il désigne un programme ou un dispositif destiné à contourner les défenses d'un ordinateur.
Il est également employé dans le monde de la formation et des ressources humaines. Ici, il s'agit d'une activité permettant à des personnes qui ne connaissent pas les unes les autres de se sentir plus détendues lorsqu'elles sont ensemble. Le but est en somme d'accélérer les processus de cohésion de groupe...
Paroles de Michel Serres retranscrites d’après l’émission de France Culture « À voix nue » diffusée le 11/06/2019 (soit 10 jours après la mort de Michel Serres), issue d'un entretien enregistré en 2002.
Nous partageons avec beaucoup de soin deux sortes de populations...
Un des dangers que nous courons aujourd'hui dans nos sociétés est un produit pur et simple de l'éducation que nous y avons reçue. Parce que nous partageons avec beaucoup de soin deux sortes de populations : D'un côté les littéraires et de l'autre les scientifiques. Les littéraires, je les appelle en général des "cultivés ignorants", et d'un autre côté les scientifiques que j'appelle volontiers des "instruits incultes".
Je me suis toujours demandé pourquoi certaines personnes semblaient si à l'aise dans leur peau, tandis que d'autres paraissaient constamment en décalage. C'est en découvrant le concept de congruence que j'ai enfin compris la différence.
Dans le domaine de la psychologie et du comportement humain, le concept de congruence désigne l'harmonie entre les pensées, les émotions, les paroles et les actions d'une personne.
Le livre dont il va être ici question a été écrit par deux psychothérapeutes américaines spécialisées en communication familiale. Elles ont animé pendant de nombreuses années un certain nombre de séminaires sur divers sujets, dont les phénomènes de jalousies et rivalités et entre frères et sœurs. Le livre qu’elles ont écrit ensemble constitue un condensé de ce qui s’est passé au cours de ces séminaires.
Il s’agit de : Jalousies et rivalités et entre frères et sœurs - Adele FABER et Elaine MAZLISH – Éditions STOCK
Bonjour, Voilà maintenant une sacrée lurette que je vous parle de croyances limitantes. Leur appellation complète est "croyances limitantes sur soi-même". Nous les connaissons bien, et savons à quel point elles peuvent nous pourrir inutilement la vie.
Or, jusqu'ici, l'idée d'en faire un inventaire ou d'en dresser une liste ne m'était jamais venue… Mais aujourd'hui je suis tombé sur un article de blog que j'aimerais bien vous faire partager. Il s'agit d'une proposition de "Top 10 des croyances limitantes". Il s'agit des croyances limitantes les plus répandues sur terre.
Les émotions sont des réactions affectives brèves, souvent intenses, que notre organisme produit en réponse à des événements internes ou externes. [Marc Masson, "Les troubles bipolaires"]
J'ai lu un jour un article intitulé L'art d'être triste". Dans ce très intéressant billet, il était question de "laisser libre cours" à une tristesse lorsqu'elle nous envahit, afin de nous permettre d'aller dans une sorte d'acceptation libératrice. A mes yeux, on ne peut qu'être d'accord avec l'idée qu'il ne sert à rien de mettre sa tristesse au fond de sa poche, avec un mouchoir par-dessus… Les émotions sont comme l'eau – et encore plus lorsqu'il y a présence de larmes 🙂 . Parce qu'elles finissent toujours par ressurgir d'une manière ou d'une autre lorsqu'on tente maladroitement de les endiguer.
Pourquoi les tests ne vous disent pas ce que vous croyez
Les experts, les politiciens, les chefs d'entreprise ainsi que de nombreux leaders d'opinion vantent continuellement les mérites de ces tests standardisés et autres QCM… Il en résulte que dans les faits, les mérites de ces tests sont en définitive rarement contestés, tant ils sont en phase avec la croyance populaire, et également avec certaines théories sur la psychologie de la motivation humaine.
Le travail est la meilleure et la pire des choses ; la meilleure, s’il est libre, la pire, s’il est serf […]
Un homme est heureux dès qu’il reprend des yeux les traces de son travail et les continue, sans autre maître que la chose, dont les leçons sont aujourd’hui bien reçues. […]
Tout homme préfèrera un travail difficile, où il invente et se trompe à son gré, à un travail tout uni, mais selon les ordres.
Le pire travail est celui que le chef vient troubler ou interrompre.
Il m'est arrivé plusieurs fois, lors d'une discussion, d'entendre une phrase du type "Ah oui mais ça, cela relève de la méthode Coué". Le plus souvent, elle est prononcée avec une tranquille assurance teintée d'un zeste de dédain. A la suite de quoi, l'argument semble porter, et l'on passe à autre chose, comme si l'affaire était entendue : Ainsi il paraît admis que la méthode Coué est associée à un manque de sérieux, un gadget stérile, et elle ne semble rien mériter de mieux que des sourires condescendants. Pourtant, à y regarder de plus près…
L’idée de l’estime de soi est dans l'air du temps. Parfois, elle nous amène à nous auto-asséner des injonctions carrément tyranniques. Il n'empêche que lorsque l'estime de soi vient à chuter, tout ce que l'on sait faire le plus souvent, c'est se taper soi-même dessus (ne serait-ce que symboliquement). Du coup, on n'arrive plus à passer à l'action. Alors ? Si on utilisait la grille de lecture que nous propose la CNV, ça donnerait quoi ?…
Monique de Kermadec a été interviewée dans un article intitulé "Surdoués, douance, précocité : 8 idées reçues" paru sur Psychologies.com. Voici sous ces lignes la liste de ces 8 fameuses idées reçues (...auxquelles elle tord consciencieusement le cou au fur et à mesure) :
Si par hasard vous ne la connaissez pas, demandez-vous quel âge vous donneriez à la femme ci-dessus, à 10 ans près... En fait, spontanément, certains y voient une jeune femme, presque de dos, et d'autres une vieille femme de profil. Si vous aviez quelque difficulté à apercevoir "l'autre" femme, pas de souci, vous allez tout voir dans un instant .
Si l’on se fie à la définition du dictionnaire, un critère est "...ce sur quoi on se fonde pour porter un jugement"...
Je me souviens de l'exemple de ce monsieur, à l'allure tout à fait classique, qui disait à qui voulait l'entendre qu'il se sentait volontiers triste parce qu'il "…manquait d'élégance". Son entourage en était très étonné, puisque ce monsieur n'avait, ni de près ni de loin, que ce soit dans son comportement, son accoutrement, sa manière de parler ou d'agir, rien qui ne fasse penser a priori à un manque d'élégance. Or, il advint qu'un jour ce monsieur livra le fond de sa pensée à une personne particulièrement curieuse, en donnant la clé de l'explication : "Je manque singulièrement d'élégance parce que je ne sais pas danser. Pire : à chaque fois que je m'y essaie, je marche immanquablement sur les pieds de mes cavalières!". Voilà en substance ce qu'il déclara.
Une vidéo captivante de Christel Petitcollin a été publiée sur la chaîne YouTube intitulée "La psychologie pour tous". Nous en apprenons ainsi un peu plus sur les manipulateurs et leur fonctionnement. J'en ai repris quelques éléments sous ces lignes.
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