La façon dont on « se représente les choses dans la tête » change… tout !

La façon dont on « se représente les choses dans la tête » change... tout ! Ici un groupe faisant du réseautage...
représentations...

Alors là, moi qui adore travailler avec mes participants sur le thème
« comment on se représente les choses dans la tête », j'ai été servi !... Pris à mon propre piège, pour ainsi dire ! Lisez plutôt :

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Un oiseau né en cage…

Un oiseau né en cage pense que voler est une maladie
Guillemet ouvrant

Un oiseau né en cage pense que voler est une maladie.

[origine perdue]

Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

Vous pouvez visionner une vingtaine de contes philosophiques en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…

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Le travail est la meilleure et la pire des choses…

Toxique, le travail ?...
Poubelle toxique
guillemet

Le travail est la meilleure et la pire des choses ; la meilleure, s’il est libre, la pire, s’il est serf […]

Un homme est heureux dès qu’il reprend des yeux les traces de son travail et les continue, sans autre maître que la chose, dont les leçons sont aujourd’hui bien reçues. […]

Tout homme préfèrera un travail difficile, où il invente et se trompe à son gré, à un travail tout uni, mais selon les ordres.

Le pire travail est celui que le chef vient troubler ou interrompre.

guillemet

D'après le philosophe Alain. Texte intégral ici.

Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

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Éloge de la méthode Coué

Personnages disant "Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux."
Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux.

Il m'est arrivé plusieurs fois, lors d'une discussion, d'entendre une phrase du type "Ah oui mais ça, cela relève de la méthode Coué". Le plus souvent, elle est prononcée avec une tranquille assurance teintée d'un zeste de dédain. A la suite de quoi, l'argument semble porter, et l'on passe à autre chose, comme si l'affaire était entendue : Ainsi il paraît admis que la méthode Coué est associée à un manque de sérieux, un gadget stérile, et elle ne semble rien mériter de mieux que des sourires condescendants. Pourtant, à y regarder de plus près…

Tout le monde en a entendu parler

Émile Coué (1857 - 1926) a mis au point sa célèbre méthode d’autosuggestion consciente en 1910. Elle se fonde sur un le principe suivant : toute idée, bonne ou mauvaise, que l’on se met dans la tête d’une façon ou d’une autre, devient pour nous "une réalité dans le domaine des choses possibles". En quelque sorte, nous sommes ce que nous pensons.

Cette méthode, donc, consiste tout simplement  à répéter plusieurs fois, à voix haute, à des moments bien déterminés, une affirmation sur nous-mêmes qui nous semble positive et utile. Exemple: "Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux".

La méthode Coué n'a pas toujours bonne presse, pour au moins deux raisons :

D'abord, cela semble trop facile…

Nombreux sont les esprits chagrins qui décrètent que tout ce qui est simple est forcément entaché de manque de sérieux. "Allons quoi, il me suffirait de répéter ces choses-là pour qu'elles adviennent ?, Non, impossible, cela ne peut pas marcher !". Sauf que, comme toujours, il y a ceux qui n'essaient même pas… et les autres ! Surtout que, pour s'y mettre, nul besoin d'avoir recours à un thérapeute… C'est peut-être pour cela que certains la baptisaient "psychothérapie du pauvre" ?

Le Général lui-même...

Le Général de Gaulle lui-même, en son temps, le 14 décembre 1965, avait eu lors d'un entretien télévisé  cette célèbre sortie : "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe, l'Europe, l'Europe ! Mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien". On voit clairement que la simple répétition d'un mot ou d'une phrase peut être considérée par beaucoup comme synonyme d'entêtement stérile ou de politique de l'autruche...

Pour ne rien arranger, le fonctionnement même de la méthode peut prêter à rire… en effet; la répétition a toujours son effet comique. Tout le monde se souvient du célèbre sketch de Dany Boon, "Je vais bien, tout va bien".

Ensuite, il y a les heures sombres de l'Histoire de France (pendant la période de l'occupation)

La deuxième raison de la "mauvaise" réputation de la méthode Coué est beaucoup moins connue… Il se trouve qu'Alphonse de Châteaubriant, un des idéologues de la collaboration, a été en son temps un des plus fervents adeptes de la méthode Coué. En conséquence, comme il en va souvent avec les amalgames, cela a contribué à porter beaucoup de tort à la réputation de cette méthode.

Pourtant cela fonctionne !

C'est possible !...

Ce n'est pas parce qu'une idée est simple et accessible qu'elle doit être rejetée. En pareil cas, le moins que l'on puisse faire c'est de l'essayer, pour en avoir le cœur net.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le simple énoncé de pensées positives est à même d'impulser des changements significatifs dans notre vie… sous certaines conditions, toutefois. Il faut en effet jouer le jeu, le vouloir vraiment, y croire soi-même, fût-ce un tout petit peu, et enfin tâcher de se mettre dans une posture d'attente favorable. Sinon cela ne sert bien entendu à rien.

De plus Émile Coué ne préconisait pas que la répétition pour le succès de sa méthode. Il y a aussi la visualisation positive (à l'image du skieur qui ferme les yeux avant le départ en se déroulant mentalement le film de son parcours idéal). Émile Coué passe d'ailleurs pour en être l'un des précurseurs... Enfin la gestuelle peut jouer un rôle important. Pour s'en faire une idée, il suffit de penser à l'exemple des joueurs de tennis qui se donnent de l'énergie en pratiquant des mouvements courts des avant-bras tout en gardant leurs poings serrés (pour suggérer l'énergie, la gagne...).

Je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué

Personnellement je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué... Ce malheureux pharmacien est aujourd'hui encore l'objet de tous les quolibets, alors que sa méthode fonctionne à merveille... à condition de s'en servir pour soi-même ! Comme disait une des personnes qui m'ont le plus inspiré, "Ne croyez rien de ce que je vous dis. En revanche, essayez-le !".

Pour ma part, j'ai la certitude qu'en toutes circonstances nous sommes ce que nous croyons, et qu'en amont de cela nous finissons toujours par croire ce que nous disons... particulièrement concernant les propos que nous tenons nous-mêmes, même lorsqu'ils semblent anodins.

Si vous préférez les "Je suis nul...", libre à vous

Ainsi, je réagis systématiquement à des propos - tellement courus - de type "Ah, ce que je peux être bête, tout de même !", ou encore "Je suis nul !", ou tant d'autres, si courants, du même tonneau, proférés par des gens qui (bien entendu) parlent de leur propre cas. A tort ou à raison, je me dis que ces petites incantations inconscientes, souvent répétées, finissent par produire quelques dégâts...

En poussant le raisonnement plus loin, si cela fonctionne dans le sens négatif, il n'y a aucune raison de ne pas essayer "d'inverser la vapeur".

Ainsi, parmi les phrases d'autosuggestion proposées par Émile Coué, ma préférée est sans doute celle-ci :

"Je m'accepte tel que je suis, je me respecte profondément".

Et j'avoue que je la prononce régulièrement, à haute voix, à chaque fois que j'y pense, à toutes fins utiles. Franchement, quel risque y a-t-il à cela ?...

Quelques liens pour en savoir plus

http://www.methodecoue.com/
Le site officiel de la méthode Coué

http://coue.brest.free.fr/
Le Cercle Coué de Brest

Enfin, pour ceux qui le souhaitent, voici un enregistrement très émouvant de la voix d'Émile Coué lui-même :

Écoutez la voix d'Emile Coué...


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Estime de soi, ou bienveillance et compassion envers soi ?

Image gag "Maintenant je me suis trouvé, alors ne me cherchez plus...". Est-ce de Estime de moi, ou de la bienveillance et compassion envers moi ? :-)

L’idée de l’estime de soi est dans l'air du temps. Parfois, elle nous amène à nous auto-asséner des injonctions carrément tyranniques. Il n'empêche que lorsque l'estime de soi vient à chuter, tout ce que l'on sait faire le plus souvent, c'est se taper soi-même dessus (ne serait-ce que symboliquement). Du coup, on n'arrive plus à passer à l'action. Alors ? Si on utilisait la grille de lecture que nous propose la CNV, ça donnerait quoi ?…

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8 idées reçues à propos des adultes surdoués

Portait de Monique de Kermadec
Monique de Kermadec, experte en adultes surdoués ...

Monique de Kermadec a été interviewée dans un article intitulé "Surdoués, douance, précocité : 8 idées reçues" paru sur Psychologies.com. Voici sous ces lignes la liste de ces 8 fameuses idées reçues (...auxquelles elle tord consciencieusement le cou au fur et à mesure) :  

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Illusion d’optique – La femme sans âge

La fameuse "femme sans âge"...
La fameuse "femme sans âge"…

Si par hasard vous ne la connaissez pas, demandez-vous quel âge vous donneriez à la femme ci-dessus, à 10 ans près... En fait, spontanément, certains y voient une jeune femme, presque de dos, et d'autres une vieille femme de profil. Si vous aviez quelque difficulté à apercevoir "l'autre" femme, pas de souci, vous allez tout voir dans un instant .

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Un critère, qu’est-ce que c’est ?

Si l’on se fie à la définition du dictionnaire, un critère est "...ce sur quoi on se fonde pour porter un jugement"...

Je me souviens de l'exemple de ce monsieur, à l'allure tout à fait classique, qui disait à qui voulait l'entendre qu'il se sentait volontiers triste parce qu'il "…manquait d'élégance". Son entourage en était très étonné, puisque ce monsieur n'avait, ni de près ni de loin, que ce soit dans son comportement, son accoutrement, sa manière de parler ou d'agir, rien qui ne fasse penser a priori à un manque d'élégance. Or, il advint qu'un jour ce monsieur livra le fond de sa pensée à une personne particulièrement curieuse, en donnant la clé de l'explication : "Je manque singulièrement d'élégance parce que je ne sais pas danser. Pire : à chaque fois que je m'y essaie, je marche immanquablement sur les pieds de mes cavalières!". Voilà en substance ce qu'il déclara.

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Les 4 « ficelles » des manipulateurs selon Christel Petitcollin

Manipulateur émérite

Une vidéo captivante de Christel Petitcollin a été publiée sur la chaîne YouTube intitulée "La psychologie pour tous". Nous en apprenons ainsi un peu plus sur les manipulateurs et leur fonctionnement. J'en ai repris quelques éléments sous ces lignes.

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L’erreur fondamentale d’attribution : un biais cognitif particulier

pomme de verre - aenir
L' erreur fondamentale d'attribution ..

« Ne fais pas de suppositions... »

Miguel Ruiz

...Ainsi était libellé le 3ème des cinq accords toltèques popularisés par Miguel Ruiz en 1997. Mais ne pas faire de suppositions est une chose bien plus facile à dire qu'à faire. En voici une illustration :

filet (typo)

Quand nous observons un comportement négatif de la part d'une personne, nous nous faisons immédiatement une image de "pourquoi la personne fait ça". Et nous avons assez systématiquement tendance à nous forger une image très négative quant à "la nature profonde" de cette personne. En réalité il se peut que ce soit tout simplement les circonstances qui poussent la personne à agir de cette façon.

Comment on se retrouve très vite ostracisé...

Du coup, la personne en question peut devenir très vite ostracisée par le groupe dans lequel elle se trouve, puis, en réaction, adopter un comportement plus agressif envers ce groupe, créant ainsi une situation en chaîne (les personnes alentour percevant – et donc interprétant – son agressivité).

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Infographie : La force mentale

La force mentale

La force mentale ne consiste pas simplement à fermer les volets pour faire face aux tempêtes émotionnelles. Elle nous permet en plus d'être pro-actif pour trouver des opportunités.

Infographie : La force mentale
Cliquez sur l'image pour l'agrandir ou la télécharger

L'image ci-dessus est une représentation du célèbre "Modèle des 4 C" (Commitment, Challenge, Control, Confidence), traduit ici par "Engagement, Défi, Contrôle, Confiance".


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Comment les préjugés naissent et… durent !

Jongleur de feu
Préjugés ...

Les annales de l’Empire chinois signalent aux environs de l’an 115 de notre ère l’arrivée d’un bateau, vraisemblablement d’origine romaine, que la tempête avait malmené et qui s’échoua sur la côte après des jours de dérive. Or, les passagers étaient des acrobates et des jongleurs qui à peine à terre voulurent se concilier les habitants de ce pays inconnu en leur donnant un spectacle. Les chinois virent ainsi - bouche bée - ces étrangers au long nez cracher le feu, nouer leurs membres, changer les grenouilles en serpents. Ils en conclurent à bon droit que l’Ouest était peuplé de clowns et de mangeurs de feu. Et plusieurs centaines d’années passèrent avant qu’une occasion de les détromper ne se présente.


D'après Bernard Werber, "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu".  



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Préjugés et illusions – Les dysfonctionnements des états du moi

Une belle illusion dans une boule de cristal
Préjugés illusions

Notre article précédent présentait les trois principaux états du moi selon l’Analyse Transactionnelle. Rappelons simplement que :

  • L'état Enfant recouvre le domaine du ressenti
  • L'état Adulte recouvre le domaine du pensé
  • L'état Parent recouvre le domaine de l'appris.

Le plus souvent, à un instant T, chez un même individu, il y a un seul état "aux commandes". Dans la petite histoire relatée dans l'article précédent, on voit très bien que Jean (comme nous tous) passe à plusieurs reprises, et sans transition, d'un état à un autre. Mais quand un état prend le contrôle, les deux autres n'ont pas voie au chapitre… C'est en quelque sorte "chacun son tour".

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Les états du moi (Ego states)

aiguillage pour trouver l'état du moi qui convient

A l'intérieur de chacun de nous coexistent (au moins) 3 personnes

Ah, les états du moi... Selon Éric Berne, créateur de l'Analyse Transactionnelle (voir notamment notre dossier sur les Jeux Psychologiques), nous ne sommes pas une personne unique. Ainsi, il y a en nous au moins trois différentes personnes, trois différents "états". En conséquence, pendant toute notre vie, tous autant que nous sommes, nous jonglons en permanence avec, à notre insu. Ces trois états sont : Enfant, Adulte et Parent.

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L’ergonomie des IHM

Vrai Vs vérité

Qu'est-ce que l'ergonomie des IHM ?

Une IHM est une Interface Homme – Machine. Exemple très courant : un tableau de bord. Les spécialistes en IHM sont à l'origine de nombreux concepts tels que le flat design et le responsive design.

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Les contes n’enseignent pas des vérités. Ils posent seulement des questions

Vignette Citation-richesses-Disraeli

J'ai commencé à diffuser sur ma chaîne YouTube une série de capsules vidéo. Cette série (contes philosophiques, en l'occurrence) s'appelle "Sans avoir l'air d'y toucher".

Lors de la parution d'une des premières capsules, une personne m'a posé la question de savoir quelle était la morale de l'histoire que j'avais racontée. Elle alla même jusqu'à m'en proposer plusieurs, en me demandant laquelle parmi elles il convenait de retenir. En quelques sorte, quelle vérité ce conte-là entendait-il nous enseigner ?

Voici en substance ce que je lui ai répondu :

Les contes n'enseignent pas des vérités. Ils posent seulement des questions. Mais ces questions sont plus riches de sens que toutes les certitudes du monde. Du coup, les contes font bien mieux que de nous enseigner des vérités: Ils nous permettent de découvrir par nous-mêmes les pensées qui nous sont positives. Et si chacun de nous découvre une vérité qui n'est pas celle du voisin, c'est très bien ainsi.

Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

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Question de proportions (conte ultra court)

Question de proportions - Cliquez pour visionner le conte

Le texte :

Arif, un ami de Nasr Eddin Hodja aimait beaucoup inviter ses amis à boire le thé et leur soumettre des devinettes compliquées pour les voir se torturer l'esprit et rire à leurs dépens.

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Tu es comme cette bague

Tu es comme cette bague - Cliquez pour visionner l'histoire

Le texte :

Un jour, un jeune disciple zen alla trouver son maître. "Je viens vous voir maître, parce que j'ai l'impression d'avoir si peu d'importance que cela m'ôte toute envie de faire quoi que ce soit. Tout le monde me dit que je suis un bon à rien, que je suis maladroit et stupide. Comment puis-je m'améliorer? Comment m'y prendre pour être mieux considéré ?"

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Les grenouilles tombées dans la jatte de crème

grenouille philosophe zen
Grenouilles tombées... Dans les contes, les grenouilles sont souvent plutôt zen. l'aviez-vous remarqué ?

Le texte

Un jour, deux grenouilles tombèrent dans une jatte de crème. Aussitôt, elles s’aperçurent qu’elles s’enfonçaient : impossible de nager ou de flotter longtemps dans cette pâte molle aussi épaisse que des sables mouvants. Au début, les deux grenouilles agitèrent violemment leurs pattes dans la crème pour atteindre le bord de la jatte. En vain : elles ne parvenaient qu’à barboter au même endroit en s’enlisant. Elles avaient de plus en plus de mal à remonter à la surface et à reprendre leur souffle.

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Histoire de l’aigle qui se prenait pour un poulet

L'aigle qui se prenait pour un poulet - Cliquez pour visionner l'histoire

Le texte

Il était une fois un jeune garçon qui découvrit un œuf dans un nid d’aigle. Il s’en empara, redescendit au village et mit l’œuf à couver dans le poulailler de la ferme de ses parents.

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La jarre fendue (conte philosophique)

La jarre fendue - Cliquez pour visionner le conte...

Le texte

Un pauvre homme, tous les matins, allait remplir à la rivière deux grosses jarres qu'il portait aux deux bouts d'un bâton de fer posé au travers de sa nuque.

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Main droite et main gauche font-elles partie du même corps ?

Main droite et main gauche... quand elles ne s'entendent pas c'est bien triste... et bien absurde.
Main droite main gauche - La statue "The Angel of Grief" (l'Ange de la douleur) a été taillée dans le marbre, à Carrare, par le sculpteur William Wetmore Story. Elle fut ensuite expédiée à la Nouvelle-Orléans en Louisiane (cimetière de la Métaierie).

Une bien surprenante histoire... lisez plutôt :

Ma main droite a écrit beaucoup de poèmes. En revanche, ma main gauche n' en a écrit aucun.

Mais ma main droite ne s'écrie pas pour autant "Toi la main gauche, tu n'es bonne à rien". Ma main droite n'a aucun complexe de supériorité, c'est pourquoi elle est très heureuse comme ça. Et ma main gauche, quant à elle, n'a aucun complexe d'infériorité. Ainsi, entre mes deux mains, il y a une sorte de sagesse, qu'on pourrait appeler sagesse de non-discrimination.

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Le futur est entre nos mains (conte philosophique)

Le futur est entre nos mains
Le futur est entre nos mains
Futur entre nos mains ...

Dans le Tennessee, un vieil homme avait jadis la réputation de trouver toutes les réponses aux questions que les gens lui posaient.

Un jour, un jeune garçon entreprit de piéger le vieil homme. Pour cela, il captura tout d'abord un petit oiseau, qu'il enferma entre ses mains. Ensuite il mit au défi le vieil homme de répondre à la question suivante: "L'oiseau que je tiens entre mes mains est-il mort ou vivant ?"

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L’ascension des grenouilles

Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais la certitude
grenouille surprenante...
ascension des grenouilles

Voici un petit conte philosophique qui parle des vertus (…dont certaines sont bien connues, mais d'autres insoupçonnées) de la persévérance.

Cliquez simplement sur la vidéo pour découvrir le conte.

Le texte...

Dix grenouilles voulaient escalader une montagne. Elles se réunirent donc un beau matin devant une foule venue assister à leur départ. Mais les critiques fusaient de toutes parts. Tous doutaient de leur réussite

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Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent

figurine qui se marre
Ceux qui ne savent pas ...

Quand les spécialistes des sciences de l'éducation sont "à côté de la plaque"

Les spécialistes de la "Pédagogie Diafoirus" existent, je les ai rencontrés ! Dans les lignes qui suivent, je vais tenter d'expliquer comment certains pontes des sciences de l'éducation peuvent taper parfois "à côté de la plaque", du moins à mes yeux.

Il se trouve qu'en 2008, après avoir traîné derrière moi une expérience de plus de 20 ans de formateur "autodidacte baroudeur et tout-terrain" (…nous sommes beaucoup plus nombreux qu'on le croit) j'ai éprouvé le besoin de suivre un parcours universitaire, pour plusieurs raisons, la principale tenant dans ma volonté de donner une base théorique à mon propre parcours tout en le "légitimant" aux yeux de ce qu'on appelle la doxa (ou, si l'on préfère, les milieux autorisés, comme disait le regretté humoriste).

Étudiant (en alternance) à 50 ans

Pendant ces études-là, je menais alors une vie trépidante, dispensant (pour le compte de mon employeur d'alors) des séances de formation en "face-à-face" se tenant dans un rayon de plus de 300 kilomètres, pour un public de cadres et employés, et ceci 3 semaines sur 4. Un travail pas précisément "de tout repos", donc. Et très régulièrement, une semaine sur 4 donc, je quittais mes attributs de formateur pour aller changer d'activité en suivant les enseignements de l'université à laquelle je m'étais inscrit (j'ai même tenu un blog à cette époque, sorte de e-portfolio si on voudra).

Encore naïf à cet âge ?

Le pauvre naïf que j'étais encore s'attendait (c'est le minimum) à y apprendre un certain nombre de choses en rapport avec le métier de formateur (grilles de lectures des comportements humains, méthodologies, outils et ressources exploitables en situation… que sais-je encore ?) Certes, on m'avait prévenu mille fois que j'étais là pour trouver avant tout de quoi étayer ma démarche empirique en lui donnant une base théorique. Mais tout de même… Qu'ai-je appris au juste, au bout du compte ? Pour vous faire partager mon ressenti, tentons une métaphore :

Si un formateur montait des meubles...

Imaginez un jeune employé en période d'essai, fraîchement embauché chez IKEA pour installer des meubles, et à qui son nouvel entourage professionnel dit "Tu verras, c'est très simple, toutes nos notices sont accessibles partout : dans tous les magasins, dans nos usines, et même sur le net"... À la suite de cela, voulant réaliser le montage de son tout premier meuble, notre employé se met à chercher, chercher, pour finir par tomber sur tout un tas de publications tournant autour du pourquoi et du comment de l'art de rédiger une notice de montage, ou encore sur les différentes typologies de notices, voire sur l'évolution du concept de notice à travers l'histoire… et tout à l'avenant.

On n'y arrivera jamais...

Tout cela est bel et bon, se dirait l'impétrant, je vois bien qu’à l’évidence des tas de gens se sont doctement penchés sur le sujet en question, l’ont posé sur le billard, puis l'ont décortiqué dans ses moindres détails, si bien qu’à l'arrivée on voit bien qu'ils semblent tous surfer là-dedans avec aisance sans même se mouiller le maillot… Hélas, tout cela ne résout absolument pas mon propre problème, qui est beaucoup plus basique : Je suis en effet aux prises avec une situation très concrète, et – qui plus est – sous la douce pression de mes supérieurs, situation qui tient en quelques mots  : Comment dois-je m'y prendre pour monter ces foutus meubles ? Y a-t-il un mode d'emploi ? Une notice, toute simple, existe-t-elle, et si oui, où donc ? Au secours, y'a quelqu'un ?... 

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent »

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent », disait George Bernard Shaw. C'est un peu court, un peu brutal, très irrévérencieux mais hélas parfois vrai ! Aujourd’hui encore, le "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?" se porte à merveille, notamment chez une certain nombre de ceux qui se donnent pour objectif d'explorer les pourquoi et les comment des situations d'apprentissage… Le ridicule ne tuant – en principe – pas, il est parfois bien confortable pour certains de se réfugier dans l'analyse. Notamment lorsqu’au passage cela permet d'éviter de se mettre les mains dans le cambouis, ou d’éluder une question centrale, comme l'illustre la petite métaphore qui suit :

Histoire de l’homme tombé dans un trou

Un homme tomba dans un trou et se fit mal.

Un cartésien le vit et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez du voir ce trou ».

Un spiritualiste se pencha et dit  :« Vous avez du commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit :  « Vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

Puis un enfant passa et lui tendit la main pour l’aider à sortir..

Les médecins de Molière bougent encore, je les ai rencontrés

Voilà, j'espère vous avoir donné une idée de ce que j'ai appris, et surtout de ce qu'hélas je n'ai pas appris à cette occasion-là. Depuis, à chaque fois que je rencontre une situation (ou des personnes) de ce tonneau, cela a au moins l'occasion de me faire gagner un temps fou, en m'évitant de me fourvoyer dans des impasses, comme quoi, au bout du compte, d'une façon ou de l'autre on apprend toujours !  Quelque chose me dit que je suis loin d'être le seul dans ce cas. J'assume parfaitement la teneur de ces propos. De toute façon, comme le disait Marcel Gotlib, "Que celui qui me jette la première pierre vienne me le dire en face !".


Livre 'Construire et animer une session de formation' - 2e édition - Bernard Lamailloux

Cette histoire a été reprise (sous un angle légèrement différent) par son auteur dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.


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Quand nous sommes « boostés » par les enfants…

La vraie petite Alice, qui inspira Lewis Carroll pour son Pays des Merveilles.

La petite Alice, qui inspira Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Dodgson)

Le 4 juillet 1862, profitant d'un voyage dans un bateau à rames sur la Tamise (entre Oxford et Godstow), la petite Alice Liddell alors âgée de dix ans demande à Charles Dodgson de la distraire en lui racontant une histoire. Pendant que le révérend Robinson Duckworth se charge de ramer, Charles Dodgson s'exécute en racontant à l'enfant et ses deux sœurs également embarquées, Edith (huit ans) et Lorina (treize ans), l'histoire fantastique d'une petite fille justement appelée Alice après qu'elle fut tombée dans le terrier d'un lapin. Quand il eut fini, Alice Liddell lui demande s'il est possible qu'il couche l'histoire sur le papier, insistant encore et encore, ce qu'il fait finalement.

Aujourd'hui, grâce à Alice Liddell (que Lewis Caroll a probablement remerciée pour son aimable insistance), le monde peut profiter de la célèbre histoire d'Alice au pays des merveilles...

Ce Caroll à Coelho...

Cette anecdote  m'a remis en mémoire un aphorisme de Paulo Coelho :

"Un enfant peut toujours enseigner trois choses à un adulte :

- être content sans raison,
- s'occuper toujours à quelque-chose,
- et savoir exiger – de toutes ses forces – ce qu'il désire".



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Non, l’ennui n’est pas une fatalité…

l'ennui se lit souvent sur les visages...
L'ennui se lit souvent sur les visages, disait Michel Serres ...

Un vieux monsieur s’installe à une table de conférence, face à un parterre de chercheurs en intelligence artificielle. Il parle pendant une heure. Il est filmé par une caméra fixe. Pas vraiment générateur d’engouement comme dispositif. Et pourtant…

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Apprendre Mieux : Les 11 grands principes de l’Accelerative Learning

balayeur de blablas
Apprendre Mieux ...

Le mental vit dans un cercle vicieux. Il créé lui-même les problèmes et essaie ensuite de les résoudre

Swami Prajnanpad

Bonjour, dans un article précédent, je vous ai présenté le phénomène de l'accelerative learning, également connu sous les vocables de Mieux Apprendre, ou Apprendre Mieux.

Je vais tenter aujourd'hui de vous donner une description plus détaillée de ce dont il s'agit.

Rappelons simplement que le but visé part de l'idée toute simple qu’on n’apprend jamais aussi bien que lorsqu’on ne s’aperçoit pas qu’on apprend.

Qu'il me soit permis de citer d'emblée le rôle essentiel joué par Bruno Hourst, sans qui je n'aurais jamais pu prendre connaissance de toutes ces choses-là (...et encore moins les appliquer !).

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Apprendre Mieux : la grande galaxie de l’accelerative learning

galaxie de l'accelerative learning (Apprendre Mieux)
Apprendre Mieux : En général, il y a du monde (et même DES mondes) dans une galaxie...

Bonjour,

J'aimerais vous parler du phénomène de l'accelerative learning, également connu sous le vocable de mieux-apprendre.

Quand on s’intéresse aux grands courants de la pédagogie, on a coutume de citer le cognitivisme, constructivisme, le socio constructivisme, le behaviorisme... que sais-je encore ?

Ah, les courants...

Ces différents courants sont dûment répertoriés, homologués, labellisés et étiquetés… mais par qui ?

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Comment faire face à un surdoué

Arrêtez le monde, je veux descendre !

Bonjour

J’ai récemment pris connaissance de plusieurs cas de figure concernant certaines situations d’apprentissage. Celles dans lesquelles des enfants surdoués comprennent plus vite que d’autres que… disons, en termes diplomatiques, que l'enseignement qui leur est dispensé ne leur est pas forcément adapté 🙂 Quand ils s’en ouvrent à leurs enseignants, ils le font en général avec… la franchise qui caractérise leur âge, et avec les conséquences diverses que l’on peut imaginer… Cela me rappelle une histoire :

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Conte philosophique : le jardinier chinois (et sa binette)

Jardinier hinois
Conte philosophique du jardinier chinois.
Illustration : Florence Bondi

Un joli conte sur le thème "ce qui m'a servi... m'asservit"

Un jardinier vivait en Chine il y a très très longtemps. Il avait un des plus beaux jardins qui se puissent imaginer, avec une foultitude de fleurs odorantes, multicolores, et un ensemble d’arbres de toutes tailles, de toutes essences, au milieu desquels coulait une ravissante rivière. Les gens venaient parfois de très loin pour admirer l’œuvre de ce jardinier, lequel en tirait une légitime fierté.

Un jour, l’empereur de Chine en visite dans la région entendit parler de ce jardinier exceptionnel et de son si beau jardin. Il décida de lui rendre visite. Après avoir visité le fameux jardin, tout encore ébloui par tant de formes, couleurs, odeurs… il décida de faire un cadeau à un aussi méritant sujet. Une invention qu’on lui avait offerte peu de temps avant, mais dont il n’avait aucun usage dans sa fonction d’empereur. C’est ainsi que notre jardinier fut extrêmement honoré de recevoir… une binette !

Au début, ce fut réellement miraculeux. Il plantait encore plus vite, encore mieux, creusait des rigoles qui devinrent bientôt des systèmes d’irrigation astucieux, ce qui lui évitait de nombreux trajets éprouvants pour transporter de l’eau. Il arrachait toutes les mauvaises herbes en un rien de temps, et sans se pencher ! Son mal au dos se fit de plus en plus ténu, puis disparut complètement. C'est bien simple : au bout d’un certain temps, notre jardinier ne pouvait simplement plus se séparer de sa binette.

jardinier chinois et ombre chinoise

Mais au bout d'un certain temps, il la trouvait si incroyablement pratique qu’il finit par l’utiliser en toutes sortes de circonstances… y compris les moins appropriées comme dormir, manger, ou écrire son courrier…

Cette histoire nous vient de la nuit des temps….Elle est transmise de bouche à oreille par des générations de conteurs, qui en achèvent toujours le récit par une question :

« Est-ce que chacun d’entre nous n’aurait pas - au moins - une binette, cachée quelque part ? »


Sans avoir l'air d'y toucher (contes philosophiques)

Vous pouvez visionner une vingtaine de contes philosophiques en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…


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Faut-il être optimiste tout le temps ?

Ne pêchons pas trop par excès d'optimisme...
optimiste…

left_guillemet Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi...

Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles pourraient être et qui se disent … "pourquoi pas ?"  right_guillemet

_George Bernard Shaw

Bonjour. Cet article est le deuxième paru dans le dossier « Attitudes appropriées » publié sur ce blog. Pour un accès à l'article précédent voir le lien ci-après : Un beau conte philosophique et une ressource pédagogique en prime… que demander de plus ?

Élément de Typo (filet avec oiseaux prchés)

L'attitude appropriée (rappel)

Ainsi que nous l'avons déjà vu, il faut bien admettre que nous avons tous, à des degrés divers, pris l'habitude de porter des jugements "à l'emporte-pièces". Sur les comportements de nos semblables, et aussi sur nos propres comportements. Par exemple, si un jour je venais à m’acheter une paire de souliers vernis, ce fait n’est en soi ni bien ni mal. Car, comme on dit dans ma région d'origine, "...c'est affaire de goût" . …En revanche, imaginez : le lendemain de mon achat vous me croisiez sur un chemin de randonnée, chaussé de ces mêmes souliers. Vous seriez alors parfaitement fondés à trouver cela étrange… autrement dit  non approprié aux circonstances.

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Acharnement ou lâcher-prise ?

grillage ou hirondelles ? métaphore pour le lâcher-prise
Lâcher-prise

Attitude et circonstances...

L'attitude, c'est quoi ? Le conte du jardinier chinois et de sa binette, histoire déjà publiée dans ces colonnes, nous a montré à quel point nous devons apporter de l’importance à une chose qui nous vient assez peu à l’esprit, curieusement :

L’attitude appropriée…

En effet, nous avons parfois tendance  à porter des jugements un peu hâtifs sur les comportements. Tous les comportements… Les nôtres, ceux de nos apprenants, mais aussi de nos semblables en général ! Continuer la lecture de « Acharnement ou lâcher-prise ? »


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Pour éviter que vos interventions entrent par une oreille et ressortent par l’autre, visez… le flux !

Captivé ou plein d'ennui ?...
Le flux, vu par nos amis Robert et Susan ...

Dans le cadre du mooc "eLearn²" que j'ai eu le plaisir de suivre il y a quelques années sous la houlette bienveillante du visionnaire et talentueux Marcel Lebrun, il nous a été proposé de visionner une série de trois vidéos mettant en scène deux apprenants aux profils caractéristiques et bien distincts :

  • Robert, qui est  essentiellement là pour obtenir une certification, mais dont les centres d'intérêt personnels sont à des années-lumière du cours proposé ;

  • Susan, très motivée par le contenu du cours, mais plus généralement par l'idée d'apprendre et de comprendre, d'une manière générale.

Il est évident que par rapport à Robert, Susan a plus de chances de tirer profit de l'enseignement qui lui est proposé, toutes choses égales par ailleurs... tout le monde s'accorde donc à dire que si nous autres formateurs parvenons à créer ou à favoriser les conditions pour que Robert adopte la même attitude que Susan, nous aurons atteint le Saint Graal en permettant aux portes de la motivation et du succès de s'ouvrir bien grand.

Un des moyens (...nécessaire, même s'il n'est pas suffisant) pour y parvenir, est sans doute de tâcher d'intégrer et d'appliquer une notion bien connue dans l'univers des jeux vidéos. Il s'agit du fameux "flow", que nous traduirons ici par flux. De quoi s'agit-il ?

Un peu d'histoire...

Mihály Csíkszentmihályi (né le 29 septembre 1934 à Fiume, Croatie) est un psychologue hongrois, tenant d'une conception humaniste de la créativité. Il a émigré aux États-Unis à l'âge de 22 ans et est actuellement professeur à l'Université de Claremont en Californie.  Il est communément reconnu comme étant le véritable "découvreur" du flow.

Dans son oeuvre fondatrice (1975 :"Beyond Boredom and Anxiety: Experiencing Flow in Work and Play", San Francisco: Jossey-Bass, ISBN 0-87589-261-2), Mihály Csíkszentmihályi présente sa théorie selon laquelle les individus sont les plus heureux lorsqu'ils sont dans un état de concentration ou d'absorption complète dans une activité, état  qu'il qualifie de flow (d'autres auteurs parleront plus tard de "détente concentrée", ou encore "d'attention détendue").

Juillet 1997 : P. Novak et Donna L. Hoffman, tous deux chercheurs au Département « eLabs » de l’ Owen Graduate School of Management (Vanderbilt University) de Nashville (USA) ont utilisé eux aussi le concept de « flow ».

Sous nos latitudes, ce concept a été notamment repris et développé par Guillaume Denis[1] dans une thèse intitulée « Jeux vidéo éducatifs et motivation : application à l’enseignement du jazz ». Selon ses propres termes, lorsqu’on parle de « flow », il s’agit de…

[…] l’état d’un individu pleinement investi dans le présent, qui oriente l’ensemble de ses facultés sensorielles, mentales et motrices vers l’accomplissement d’une activité bien précise. Donnons-en quelques exemples : le sportif dans un pic de performance, le soliste de jazz pendant une improvisation, le joueur de flipper sur le point de débloquer un bonus, le moine bouddhiste en pleine méditation, le lecteur et son imagination qu’une description ou une révélation viennent stimuler, le joueur d’´échecs concentré, le rappeur qui invente son flow (!) de paroles au fur et à mesure qu’il le déclame… 

Comment définir le flux ?

Le "flux" est un état émotionnel qui apparaît quand on fait ce qu'on aime vraiment faire. Bien entendu, cela fluctue énormément d'une personne à l'autre, selon que vous aimez jouer du piano, être avec votre meilleur ami, ou peut-être travailler ?

Lorsque vous regardez la télévision, vous êtes peut-être sans même le savoir "dans le flux"... uniquement si vous êtes en train de regarder un programme que vous avez vraiment envie de regarder, et que vous en retirez quelque-chose.

Certaines personnes savent "se  mettre dans le flux" spontanément, et sans aucun conseil, mais hélas beaucoup d'autres ont plus de difficultés.

Quel rapport avec les jeux vidéo ?

Nous avons tous remarqué à quel point les joueurs de jeux vidéos peuvent être "accros" à leur passion au point d'avoir parfois du mal à "lâcher les manettes" (parfois même à un point alarmant, mais là n'est pas le sujet). Ce phénomène s'explique d'autant mieux lorsque l'on sait que les concepteurs s'efforcent de maintenir un juste équilibre entre les compétences nécessaires (agilité, rapidité...) d'une part, et les buts à atteindre (défis) d'autre part, en faisant constamment varier la difficulté du jeu "en direct" pour s'efforcer de maintenir le joueur en état de "flow", comme le montre le schéma suivant :

Schéma du flow dans les jeux vidéo

Le flux apparaît (et se maintient) lorsque compétence et défi sont l'un et l'autre sollicités.

Les sept signes du "flux" selon Mihaly Csikszentmihalyi

Nous savons que sommes "dans le flux" lorsque….

  1. Nous sommes complètement impliqués – concentrés dans ce que nous sommes en train de faire
  2. Nous ressentons un  sentiment d'extase – impression d'être complètement en dehors de la réalité quotidienne
  3. Nous ressentons une grande clarté intérieure – une impression de savoir ce qui doit être fait, et comment nous devons le faire
  4. Nous avons conscience de ce que l'activité est "faisable" – et que nos compétences sont appropriées pour cette tâche
  5. Nous ressentons un sentiment de sérénité – pas de soucis sur soi, au contraire : un sentiment de plus en plus au-delà des frontières de l'ego
  6. Nous avons une sensation d'intemporalité – complètement concentré sur le présent, les heures nous semblent des minutes
  7. Notre motivation est intrinsèque – tout ce qui produit du "flux" devient sa propre récompense.

Comment déclencher le flux lorsqu'on enseigne ?

Citation (Faux texte)

Malheureusement le le flux ne se décrète pas ! A mon humble avis, cela commence par la passion de celui qui transmet. Je suis certain que si vous essayez de vous remémorer des enseignants qui ont marqué positivement votre enfance, vous retrouverez des gens passionnants, précisément  parce que passionnés. En même temps, il existe hélas des passionnés totalement soporifiques ! Cela s'est vu... Tentons donc un complément de réponse : en plus de votre "aptitude à la passion", vous aurez sans nul doute plus de chances de créer du flux si vous avez la faculté de "sentir"  si vous êtes en train de capter l'attention de votre auditoire, ou si au contraire vous parlez dans le vide (il est regrettable que tant de "parleurs dans le vide" ne soient même  pas conscients de ce simple fait). Cette faculté n'est pas simple à cultiver, mais vous aurez plus de chances d'y parvenir si vous considérez qu'elle est importante pour la qualité de votre enseignement et que vous êtes décidé(e) à progresser dans cette voie. Tous les camelots et vendeurs de foire savent très bien faire cela !

J'ai utilisé à dessein cette comparaison quelque peu provocatrice pour illustrer le fait que – bien évidemment – il ne suffit pas de faire un numéro de cirque pour faire passer quelque-chose...  Ainsi, il est indispensable d'organiser au cours de votre intervention (que ce soit en face-à-face ou dans le cadre d'un apprentissage en e-learning) un certain nombre d'activités susceptibles de permettre à vos apprenants de participer activement à ce qui est en train de de passer et, partant, de leur permettre de construire  par eux-mêmes leurs connaissances...

C'est ce que préconisent John Biggs et Marcel Lebrun, si nous voulons devenir ce qu'ils appellent des enseignants de niveau 3 (bigre !).

filet

Pour en savoir plus :

Ouvrages de  Mihaly Csikszentmihalyi :

  • "Flow : the psychology of optimal experience". – 1990 (traduit  en français sous le titre "Vivre : la psychologie du bonheur" – 2006, chez Robert Laffont )
  • "Beyond Boredom and Anxiety: Experiencing Flow in Work and Play" – 1975, San Francisco: Jossey-Bass. ISBN 0-87589-261-2

 

 

 

 


[1]. École des mines de Paris (Information, communication, modélisation et simulation).

Livre 'Construire et animer une session de formation' - 2e édition - Bernard Lamailloux

Cette histoire a été intégralement publiée dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.



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Le formateur en contexte B to B : un véritable homme (…ou femme) orchestre !

Gag traité pour chef d'orchestre
Formateur en contexte B to B aux prises avec une directive inattendue...

 

Vous avez bien dit "Comment vais-je vérifier..." ?

Dans le document Slideshare diffusé dans le cadre d'un mooc, le technopédagogue Marcel Lebrun a pris la précaution de différencier les trois univers bien distincts  que sont l'enseignement, l'apprentissage et la formation.

Or, dans de nombreux contextes de formation, il est assez ardu de poser les choses dans des termes tels que décrits ci-dessous (dans cette image où j'ai juste rajouté le point d'interrogation) : Continuer la lecture de « Le formateur en contexte B to B : un véritable homme (…ou femme) orchestre ! »


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Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils

La lettre d’Abraham Lincoln (détail)
La lettre d’Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis

 

Les rapports entre parents, enseignants et élèves sont une chose qui ne va pas de soi. De plus en plus souvent, ils finissent par prendre la forme ce qu'on appelle un triangle dramatique. Force est de constater que de nos jours l'enseignement est de moins en moins sacralisé, et à plus forte raison les enseignants...

 

Sans nous en rendre compte, presque sans transition, nous nous sommes brutalement retrouvés plongés dans une époque singulière à bien des égards. Il n'est pas si loin de nous, ce temps où les parents d'élèves avaient pour habitude de "doubler le tarif" de la moindre sanction infligée à leur progéniture par le maître d'école sans même prendre la peine de savoir de quoi il retournait. Ils étaient mus par un réflexe de solidarité sans faille envers l'instituteur, qui se retrouvait de ce fait investi de tous les pouvoirs. Continuer la lecture de « Rapports parents-enseignants-élèves : Lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils »


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Laissez tomber vos tours de table, préférez-leur la balle magique !

Mention "Arrêtez tout !"

Vous n'aimez pas la monotonie, et vous ne connaisssez pas la balle magique ? Alors lisez ce qui suit, vous allez a-do-rer !

Pour recueillir les attentes des participants dans diverses circonstances, par exemple au début d'une réunion ou encore d'une session de formation, un usage aussi vieux que les conseils d'administration veut qu'on ait recours à ce qu'on appelle le tour de table. Vous qui lisez ces lignes, il est fort probable que vous ayez une expérience de cet exercice de style plutôt convenu, conçu pour permettre à des personnes présentes dans une assemblée de se présenter, et/ou de donner leur avis sur un point quelconque. Voilà comment cela se passe le plus souvent :

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Formation et humour

Sourire ensoleillé
Formation et humour, pourquoi serait-ce incompatible ?

 


Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à se servir de Twitter et il oubliera de manger.

(Tweet de @florenzo84_).


Patient est le pompier, car il commence à chaque fois au bas de l’échelle.

(Lao-Tseu).

Bonjour,

Dans un contexte de formation, certains intervenants se réfugient dans une attitude très sérieuse, factuelle, centrée sur la tâche… alors que d'autres n'hésitent pas à employer tous les moyens pour favoriser une atmosphère détendue… C'est affaire de tempérament, me direz-vous…

C'est aussi une affaire de posture, et plus profondément de croyances à propos de soi et les autres. Si vous faites partie de ceux qui déclarent volontiers "Moi je pars du principe qu'on n'est pas là pour rigoler, je refuse donc catégoriquement de me transformer en pitre", eh bien, continuez sur cette voie, car comme nous le verrons plus loin rien n'est pire que le rire forcé. Et je vous rejoins sur un point : en pareilles circonstances il ne faut surtout pas agir contre nature, cela se sent immédiatement.

...Toujours est-il qu'il y a quelque-chose de bizarre, mystérieux, en tout cas indéniable : une personne n'est plus tout à fait la même après avoir ri. Ceci s'applique bien entendu aux formateurs comme à leurs apprenants !

Alors, que faut-il penser de tout ceci ? Continuer la lecture de « Formation et humour »


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Qu’est ce qui est le plus efficace : jeu pédagogique ou clip vidéo ?

fromage ou dessert ? Vraiment ?...

Une question récurrente

Qu’est ce qui est le plus efficace : un jeu pédagogique ou un clip vidéo ? Beaucoup de gens m'écrivent pour me demander de donner des preuves (issues de la recherche scientifique) que les jeux de formation sont meilleurs que tout autre type de stratégie de formation. Cette question ressemble beaucoup à une autre question : Qu’est-ce qui est le meilleur, les pommes ou les oranges ? À l’évidence, la réponse dépend d'un certain nombre de facteurs.

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Le jeu «Avez-vous des questions ?»

5 questions pur des champoions - vue de la célèbre émission TV
Avez-vous des questions ?...

La plus grande difficulté dans ce monde, ce n’est pas notre capacité à produire, mais notre réticence à partager.  [ Roy Lemon Smith]

Cinq questions pour des champions

Remarque préliminaire

Depuis sa parution, cet article a été repris sous forme de vidéo (voir ci-dessous).

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Un rôle bien particulier…

Attends-moi, cher dauphin, j'arrive !
D'après Douglas Kennedy,

guillemetJ'avais le trac, tout simplement. Comme toutes les formes de nervosité exacerbée, il naît d'une appréhension irrationnelle commune à tous les êtres humains, en particulier les adultes : celle d'être "démasqué", de trahir par quelques mots mal choisis l'intrinsèque supercherie de sa position d'autorité, de révéler au monde entier que l'on ne croit pas soi-même une minute à ce que l'on prétend être.

J'ai fermé les yeux une seconde en me disant que je devais continuer à tenir mon rôle sur scène, coûte que coûte, puis je me suis retournée pour faire face à ma classe.

— Bien, commençons.
guillemet

Douglas Kennedy, "Quitter le monde", 2009, Belfond, p. 209



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Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

lavabo en forme de visage

Des formateurs perfectionnistes, j'en ai connu, mais celui-ci était carrément hors concours...

Il y a un certain nombre d’années, j’intervenais quelquefois pour le compte d’un consultant formateur qui était très perfectionniste, et pour tout dire assez hyperactif. Quand il intervenait en formation (c’était de l’informatique) il louait le plus souvent un bureau dans un centre d’affaires, arrivait très tôt le matin, des micro-ordinateurs plein sa voiture (c'était encore l'époque des grosses tours, et des écrans bien lourds), puis installait tout son matériel dans la salle, câblait un réseau local monté pour la circonstance, courait chercher des croissants au point de vente le plus proche, puis revenait pour préparer un café d’accueil. Les moyens employés étaient plutôt simples (cafetière filtre, bouteille thermos, gobelets plastique) mais en général la collation était appréciée quand-même, ne serait-ce qu’à cause des croissants. Ensuite de quoi ce monsieur accueillait les participants, justement, leur offrait le café de bienvenue quand ils étaient à peu près tous arrivés… puis lançait sa (ou ses) journée(s) de cours, à la fin de laquelle il raccompagnait tout le monde à la porte, démontait tout le matériel, puis allait le ranger dans sa voiture avant de quitter les lieux pour une autre aventure après cette journée si sportive et si mouvementée.

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Guide conférencier : encore plus dingue que le métier de formateur…

Quand Bernard est frappé par le doute
"Guide conférencier" dites-vous ?...

Les formateurs, ces êtres étranges semblant venir d'une autre planète…

Ces être bizarres, semblant parfois venir d’ailleurs, exercent en effet une activité bien particulière qui les amène à être constamment au four et au moulin, avec de nombreux objectifs à atteindre en parallèle, tout en se trouvant en perpétuelle représentation, et en travaillant le plus souvent pour ainsi dire « sans filet » face à leur public, avec en prime l'obligation d'improviser sans cesse pour gérer les impondérables les plus inattendus, si l'on peut dire… Qu'il vous suffise de lire (ou de relire) un de nos derniers billets : Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

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Les démago-pédagogues

photo de vieux beau
Les démago-pédagogues...

« Vous n’avez pas obtenu ce que vous voulez ? Qu’importe, je vais vous aider à aimer ce que vous avez ! » 🙂

Les pédagogues "normaux"

Bonjour. Permettez-moi de préciser d'emblée que je fais partie des gens qui ont bâti tout un pan de leur vie sur la passion de transmettre, qu'on a l'habitude d'appeler pédagogie, en face-à-face ou à distance. Dans un ouvrage (…tout avait commencé par ce blog, en fait), je me suis même amusé à proposer une définition "impertinente" de ce terme :

Art de se gratter la tête en se demandant comment on va s’y prendre pour tenter de faire passer telle ou telle chose dans celle des participants […à nos sessions de formation], ou encore quelle bourde on a bien pu commettre pour qu’elle n’y soit apparemment pas passée.

"Construire et animer une session de formation (Transfert de compétences : les clés du succès)" – p. 6

Sans ergoter à l'infini, il semble communément admis qu'être un bon pédagogue, c'est arriver à bien "faire passer" une idée. Une idée, dites-vous ? Et quel genre d'idée ? Peut-on être plus précis ?

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La légende des deux oasis

Boule de cristal dans le désert
Un bédouin voit la générosité où vous percevez la stérilité et trouve la poésie dans tout : c'est plus qu'un nom, c'est un mode de vie.

Deux oasis, deux tribus : les bédouins mélancoliques et les bédouins souriants. Et deux enseignements à tirer de cette histoire…

Chacun le sait au fond de lui, les contes n'enseignent pas des vérités. Ils posent seulement des questions. Mais ces questions sont plus riches de sens que toutes les certitudes du monde. Du coup, nos contes font en fait bien mieux que de nous enseigner des vérités: Ils nous permettent de découvrir par nous-mêmes les pensées qui nous sont positives. Et si chacun de nous découvre une vérité qui n'est pas celle du voisin, c'est très bien ainsi.

Nous ne connaissons pas l'origine de ce compte-là… elle nous vient simplement de la nuit des temps (…des milles et une nuits des temps, plutôt 🙂

Il en existe une version écrite au début du livre "Construire et aimer une session de formation", B. Lamailloux, DUNOD, 2e édition (2018).

S'agissant de celui-ci, nous avons voulu faire une exception en dévoilant non pas un, mais DEUX enseignements cachées au bout de l'histoire. Et si le premier coule pour ainsi dire de source dans cette oasis, le second est… disons plus inattendu 🙂

Installez-vous bien confortablement, puis lancez juste la vidéo ci-dessous...

Résumé de la vidéo :

Deux tribus aux destins opposés:

  • Les Bédouins souriants, avec une source d'eau abondante, sont toujours joyeux.
  • Les Bédouins mélancoliques, sans eau accessible, vivent dans la tristesse.

Baddûr, un jeune Bédouin mélancolique, tente de changer son destin:

  • Il vole le robinet des Bédouins souriants, mais sans le tuyau, l'eau ne coule pas.
  • Il est banni de son village et se résigne à son sort.

Un acte de courage et une leçon de vie:

  • Baddûr se rend chez les Bédouins souriants pour avouer ses actes.
  • Le chef, amusé par sa mésaventure, lui offre du matériel pour creuser un puits.
  • Baddûr découvre de l'eau dans son oasis et devient un héros.

La fin de la mélancolie:

  • Les Bédouins mélancoliques accèdent à l'eau et à la joie.
  • Baddûr est réhabilité et devient l'adjoint du chef.

Morale de l'histoire:

  • L'entraide et la persévérance permettent de surmonter les obstacles.
  • Le bonheur est à la portée de tous, il suffit pafois de le chercher au bon endroit.

Livre 'Construire et animer une session de formation' - 2e édition - Bernard Lamailloux

Cette histoire a été intégralement publiée dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.


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Ce n’est pas toujours facile d’expliquer quelque-chose à quelqu’un…

Ce n’est pas toujours facile d’expliquer quelque-chose à quelqu’un…

Parfois, on se demande comment s’y prendre, ou par où commencer…

Et on se sent comme perdu devant l’immensité de la tâche…

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Le connectivisme : et si nous étions patients ?…

– Comment allez-vous faire pour trouver l'information ?
– Je peux appeler un ami ?...

Vous avez aimé le dessin ci-dessus ? Il nous parle de connectivisme. Il vous a fait sourire ? Rire, peut-être ?... Mais au fait : Comment l'interprétez-vous ? A y regarder de près, il en existe en effet plusieurs lectures : Continuer la lecture de « Le connectivisme : et si nous étions patients ?… »


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E-learning : « Combien d’heures de travail personnel pour suivre ce cours…? »

homme suspendu à une horloge

Force nous est de constater que l'offre de formation en e-learning ne cesse de croître à une vitesse exponentielle. Que ce soit pour les MOOC, les SPOC, les cours via Zoom ou "sur étagère" (...et bien d'autres), les personnes intéressées par un dispositif de formation en ligne se posent en général la question de savoir quel investissement personnel cela leur demandera, en termes d'heures par semaine, par exemple. Quoi de plus légitime, en effet ?

La question que l'on peut alors se poser en tant que concepteur de formation en ligne est celle qui consiste à déterminer – et à annoncer, donc – une "durée théorique" consacrée à une formation en e-learning donnée pour un apprenant donné.

Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour découvrir qu'il existe une durée classiquement affichée, qui est "…De 4 à 8 heures par semaine". Curieusement, on la retrouve un peu partout…

Pourquoi retrouve-ton cette constante un peu partout en e-learning ?

Pourquoi cette constante ? Et surtout, pourquoi un tel écart, du simple au double ? Eh bien, dans la pratique, il y a de nombreux facteurs qui interviennent dans la durée en question. Car une formation en ligne permet précisément, lorsqu'elle est bien conçue,  un temps d'appropriation plus adapté au rythme de chacun, et au fonctionnement de notre cerveau. Les rythmes en question étant par définition propres à chaque apprenant, les durées consacrées par un individu à un même apprentissage, pour un même matériau de départ, seront donc variables, et beaucoup plus « élastiques » que pour un cours présentiel, par la force des choses !

"Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos"…

Salman Khan, le génial mathématicien (et pédagogue) créateur de la célèbre Khan Academy, déclarait lors d’une de ses premières interviews qu’il avait fait ses premières armes de "e-professeur" en donnant des éléments de cours particuliers de mathématiques à ses neveux, tout d’abord classiquement, en face-à-face, puis en utilisant comme support additionnel des vidéos, éléments de cours qu’il donnait lui-même très sobrement face caméra, et qu’il diffusait ensuite sur YouTube à leur intention. Il raconte ainsi que ses neveux lui avaient fait un jour une bien curieuse remarque, disant en substance "Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos plutôt qu’en écoutant tes explications en direct…". Et lorsqu’il s’en étonna, touché dans son ego, ses neveux lui répondirent tout simplement "Ben oui, quand tu parles en direct on n’ose pas trop t’interrompre… te faire répéter les choses… alors qu’en vidéo nous pouvons nous repasser en boucle autant de fois que nous voulons, ensemble ou encore chacun de notre côté, les différents passages qui ne sont pas encore assez clairs pour nous !". Allez donc mesurer des temps d’assimilation dans ces conditions-là…

Ceci explique, entre autres, l’existence de la fameuse fourchette, classiquement annoncée. Sachez que dans la pratique, plus vous vous situez près de la limite inférieure de la fourchette ("De 4 à 8 heures par semaine"), plus vous vous prenez (toutes choses inégales par ailleurs 🙂 le risque d’aboutir à un apprentissage dit "de surface" (cette notion est étudiée au cours de la semaine 4), dont les effets risquent de s’étioler avec le temps.

Pas de limite haute !

Sachez en outre qu’au-delà de la limite haute de cette fourchette, votre ticket est toujours valable ! 🙂 De nombreux apprenants, en effet, pris de passion par les contenus proposés, et disposant de suffisamment de temps (…et de ressources pour en trouver ) témoignent de ce qu’à partir des sections de cours facultatives de type "pour en savoir plus", ils ont fini par récolter, de proche en proche, au gré de leur "butinage", comme disent nos amis québécois, une masse incroyable de ressources sur le sujet. Le fameux aphorisme affirmant que "…l’enseignement n’est pas un seau qu’on remplit, mais un feu qu’on allume" prend alors ici tout son sens !

Et si le connectivisme pointe le bout de son nez, alors…

Imaginez maintenant que ces apprenants-là se mettent, en plus, à communiquer entre eux, à partager les ressources en question avec leurs pairs (et, pourquoi pas, leurs enseignants…), vous obtiendrez un effet boule de neige, démultiplicateur en efficacité (c’est le phénomène qu’on appelle parfois le « connectivisme », de nombreux pédagogues n’hésitent pas à théoriser abondamment là-dessus depuis le développement de la formation en ligne). Et, partant, vous aurez du même coup fait « exploser les compteurs » au niveau du temps consacré par les personnes concernées !

C'est dire s'il est illusoire de prétendre annoncer des "durées" standard. Tout ce que l'on peut faire, c'est recueillir de statistiques (plutôt auprès des apprenants qu'à partir des données de la plateforme… elles ne veulent pas dire grand-chose…), et s'en servir pour annoncer une estimation réaliste… après quelques sessions écoulées.

En attendant, le plus prudent est sans doute d'annoncer, "comme tout le monde", la sacro-sainte fourchette  "…De 4 à 8 heures par semaine".


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