Que je « prenne conscience » ?… Merci, sans façons !

ange qui pleure, ou victime ?

" La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. " Aldous Huxley

Ah, ces prises de conscience... Je suis frappé de voir à quel point tout le monde donne son avis partout, sur tout, en toutes circonstances, en particulier sur les réseaux sociaux.

Le COVID 19 fait aussi des dégâts dans les esprits…

Crise du coronavirus : La Terre ne s’arrête pas de tourner, mais elle cesse de vivre normalement. Et nous continuons tous à faire ce que nous savons faire.

Les effondristes annoncent l’effondrement, les souverainistes le retour de la souveraineté, les intervenionnistes plus d’intervention, les écologistes l’avènement de la sobriété, les nationalistes le retour des nations, les Européens la nécessité de l’Europe…"

(Édito de Libération, Laurent Joffrin, 13 mars 2020).

Je ne sais plus qui a écrit "Un militant c'est un militaire qui porte son costume à l'intérieur"...

Ce que je sais, en revanche, c'est que nombre d'entre eux m'inondent de messages sur les réseaux sociaux, m'appelant à "prendre conscience", à "me mobiliser", et pendant que nous y sommes, "…partager cette information cruciale avec tous mes contacts" (ben voyons !).

Étrangement, la très grande majorité de ces tristes sires ne m'envoient pour ainsi dire jamais de message personnel, et ne répondent pratiquement jamais aux miens. La façon bien particulière qu'ils ont de prendre ma petite personne en considération se limite à m'intégrer dans le grand coup de filet du copier-coller de leur liste de contacts. Pas très joli joli, me semble-t-il... Et en plus ils s'attendent à ce que j'épouse leur si noble cause !... Le plus drôle, c'est qu'ils tirent tous dans des directions opposées. Alors qu'aucun, mais alors aucun d'entre eux ne me donne envie de le suivre.

Eh, les gars (...et les filles !), arrêtez votre cirque, votre emportement est complètement contre-productif avec moi. Vous devriez m'oublier, je suis totalement irrécupérable !

Signer la quoi ? la pétition ?...

Pétition pour de faux :-)

Quand je lis "Un(e)tel(le) vous a envoyé un message", que je me  dis "Chouette, des nouvelles de Un(e)tel(lle), c'est vrai ça, que devient-il (elle) ?", et que finalement cette personne s'adresse à moi en commençant par les mots "Signez la pétition !" sans même prendre la peine de rajouter un petite phrase personnelle (comme le ferait, je sais pas moi, le moindre agent d'assurances), eh bien en pareil cas, mon sang ne fait qu'un demi-tour, et alors, très logiquement, je repars en sens inverse 🙂

Quand j'entends "À qui profite le crime ?" je réponds "...À qui profite ta question ?".

En définitive, un type bien particulier de fâcheux semble proliférer à vitesse grand V par les temps qui galopent. Du genre prêt à tout pour tirer (d'une façon ou d'une autre) bénéfice de la situation. Et ceci quelle que soit la situation, justement. Comment ? En s'érigeant par exemple en expert autoproclamé de la question qu'ils ont choisi de m'asséner, ou en se comportant en donneur de leçons, prompt à culpabiliser sans vergogne tous ceux qui ne le (ou la) suivraient pas dans sa si noble croisade en pantoufles...
Pour ce qui me concerne, je trouve cela tout simplement lamentable.

Le coup du "Mais ne prends donc pas la mouche, c'était juste pour te faire partager une info que j'ai aimée !"...

On me l'a fait cent fois : "Je voulais juste partager l'info". Ben voyons ! Quel sens bien cavalier du partage ! Il y a quelque temps, une connaissance m'a "fait partager", donc, un message de bonne volonté à l'occasion de... la période des rameaux ! Je veux bien qu'on me parle de bonne volonté, mais ne me sens concerné par aucune célébration religieuse, quelle qu'elle soit. Comme dit l'autre, je n'ai rien contre Dieu, j'ai juste du mal avec ses clubs de supporters. Cela dit, je ne veux causer aucun tort aux personnes branchées religion, la preuve : je m'abstiens d'aller leur titiller l'entendement tous les quatre matins. Juste retour des choses, j'attends d'elles qu'elles se comportent de même avec moi. Ah, et puis oui, au fait : en lisant ces lignes, vous pouvez remplacer le mot "religion" par "politique". Et par tout ce qui vous chante… 

Voilà pour le "partage", donc. Parlons maintenant de "l'info" : Récemment, je me suis tartiné une vidéo remplie de bonnes intentions, dans laquelle on m'expliquait - la bouche en coeur - qu'à la faveur de la crise du COVID-19, il serait peut-être intéressant que les gens "prennent enfin conscience" (...encore ?) qu'il est urgent d'arrêter de polluer, en recyclant par exemple le personnel du vilain avionneur Airbus dans la construction de charpentes de navires à voile (cela m'a remis en tête la fameuse "révolution culturelle" de sinistre mémoire, initiée en son temps par Mao, qui voulait envoyer tous les instits aux champs...). Le pire, c'est que je suis resté planté devant ces inepties (relevant à mes yeux bien plus de la bonne vieille propagande sous couvert de l'info) que j'ai subies "jusqu'au bout", tout simplement parce que l'envoi de cette vidéo était accompagné d'un message de mon... euh... disons "interlocuteur" précisant, la bouche en cœur "C'est important... regardez jusqu'au bout!". Et moi, pauvre pomme, je suis tombé dans le panneau.

Le fameux alibi du "partage"...

Ah, le fameux alibi du "partage"... A ce train-là, un loup pourrait peut-être avancer que, s'étant introduit dans une bergerie, il a partagé son repas avec tous les moutons... Que l'on veuille bien m'excuser, mais je trouve la ficelle un peu grosse. C'est peut-être humain comme comportement, mais cela me navre quand-même. Je n'ignore pas que, lorsqu'on croit en quelque-chose, on a envie de "le faire partager", ce qui peut se comprendre... Mais du coup, le ver est dans le fruit. Pourquoi ? Eh bien parce que, tant qu'à faire, allons-y gaiement sur notre lancée avec notre "partage", en en faisant "profiter" le "plus grand nombre possible"... Quelle généreuse abnégation ! Et c'est ainsi que je me retrouve – à mon corps défendant – pris dans cette si belle spirale (!) même quand les expéditeurs savent très bien que je ne pratique aucune religion, ou que je n'ai rien d'un écolo intégriste, mais bon... sait-on jamais, si je pouvais faire pencher un tant soit peu leur belle balance, j'imagine qu'ils n'auraient rien contre. Mais jamais eux-mêmes n'imaginent à quel point cela peut être violent pour moi. En fait c'est surtout la répétition du phénomène qui me mine.

Débat d'idées sur les réseaux sociaux ??? Cherchez l'erreur…

Pour ma part, je n'utilise Facebook (et dans une moindre mesure Tweeter) que pour des "petits coucous" amicaux à des personnes à qui je tiens, d'une façon ou de l'autre. Donner quelques nouvelles, et aussi en prendre, à l'occasion.  Partager aussi, bien sûr, mais uniquement des choses que j'ai aimées, ou des choses anodines, ou drôles, ou poétiques, voire futiles, pourquoi pas. Et j'entends bien continuer ainsi.

Même chose pour les applis d'envoi de messages en nombre (WhatsApp, Messenger et Cie...).

Quant à mes échanges de vues, de positionnements, d'opinions, de réactions face à "l'actualité""la situation", ou "ce qui se passe dans le monde"… je les réserve aux personnes avec qui j'entre en contact direct, hors de la vue d'autrui, tant l'idée de montrer mes sentiments ou mes opinions à tous les e-passants m'est insupportable. En pareil cas, les noms d'oiseaux et les injures ne tardent d'ailleurs jamais à surgir, et vas-y que ça s'étripe "...à coeur joie et à qui mieux mieux".

Allégorie de ce que peuvent devenir les débats d’idées sur le net.

Certains ont manifestement un goût prononcé pour ce genre de... euh, disons activités. Pour ce qui me concerne je préfère m'abstenir. Après tout on n'a qu'une vie, et pour ma part je n'ai aucune envie de me la pourrir.

Ouf, voilà, c'est dit. Quiconque se met en tête de faire pression sur ma conscience, de quelque manière que ce soit, aussi animé par de bonnes intentions soit-il, risque fort de se voir supprimer de mes listes de contacts. Et si à la lecture de ces lignes l'envie lui prend de prendre les devants, qu'il ne se gêne surtout pas.


PS : Si vous souhaitez lire mes autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...

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Aurel Suire : un multi-instrumentiste qui trace son chemin…

Aurel Suire dans le Collectif Big Easy

Cet article vous présente (et vous fait entendre) un jeune trompettiste particulièrement prometteur : Aurel Suire

Qui est ce bonhomme et comment je l’ai rencontré

J’ai connu Aurel il y a pas mal d’années. Au début, ce garçon était juste un ami de mon fils aîné. Précisément, il était son voisin de chambrée à l’internat de leur lycée, à Marseille. C'est ainsi que j'avais régulièrement l'occasion de le voir passer chez moi (à ce moment-là, c'était pile à la croisée des départements 13, 83, 84 et 04)...

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Une miniature en bois précieux : le Temple du christ Roi

Temple du Christ Roi par Vincenzo Pandolfi - Église St Ignace de Loyola à Rome

Bonjour,

J'aimerais vous parler aujourd'hui d'une œuvre d'art qui m'a beaucoup marqué. Elle se trouve dans l'église Saint Ignace de Loyola à Rome.

Comment se rendre à l'église Saint Ignace de Loyola ?

L'adresse exacte est Via del Caravita, 8a, 00186 Roma RM, Italie.

Google Maps la connaît bien  🙂 cf. carte ci-dessous.

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Choses en soie : une chanson de Jean-Michel Philibert

Jean-Michel Philibert à la guitare

Jean-Michel Philibert est un des meilleurs auteurs composeurs interprètes que je connaisse. Je le connais depuis l'enfance, depuis les kilomètres et le temps ont mis quelques barrières entre nous, mais nous faisons de notre mieux pour nous efforcer de les abolir, à de trop rares moments.

J'ai le plaisir de vous transmettre ci-dessous une interprétation toute personnelle que j'ai faite d'une de mes préférées parmi ses chansons (ce garçon en a écrit et composé des tonnes !).

Vous trouverez ça sur le lien suivant :

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Comment Isabelle (Issa) Padovani m’a déçu… et s’est en partie rattrapée par la suite

déçu

Dernière mise à jour : juin 2026

Qui est Isabelle Padovani ?

Isabelle Issa Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l'impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® (CNV). Elle se distingue dans plusieurs autres domaines et champs de compétences… À ce jour, elle a diffusé près de 400 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Et un très grand nombre d'internautes (dont votre serviteur) suivent cette chaîne attentivement. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant l'humour et le "rire de soi", Isabelle Padovani a l'habitude de donner son point de vue sur un grand nombre de choses. Il s'agit principalement de situations de questionnements existentiels, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Mais elle y aborde également d'autres sujets, y compris son propre parcours, si cela vous intéresse...

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De « Plaisir d’amour » à « En amour avec toi »

Portait Ann et Bernard - mai 2019

Histoire d'un voyage de 234 ans…

La chanson dont il est ici question prend sa source dans le célèbre "Plaisir d'amour", celui qui ne dure qu'un moment, vous savez? alors qu'un chagrin d'amour dure toute une vie...

Cette très ancienne chanson est de Jean-Paul-Égide Martini (1741 – 1816). C'était un musicien francophone d'origine allemande qui s'est évertué à composer tout un tas de trucs, mais bon, la postérité n'a retenu pratiquement que celui-là, écrit en 1784…

pendentif-masque-de-theatre

Bien plus tard, au début des années 1960, outre-Atlantique, Elvis Presley réutilise cette mélodie, qu'il trafique un peu, et dont il réécrit les paroles comme suit:

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Constance : le rire qui fait mal (et vice versa)

L'humoriste Constance dans 'Brigitte, la pensée positive'

Comme beaucoup de gens, j'ai découvert l'humoriste Constance à l'époque où elle intervenait sur France Inter. J'adore France Inter. J'adore l'humour. Mais soyons honnêtes : la très grande majorité des humoristes qui se succèdent sur cette antenne ne me font pas rire. Leurs productions, souvent poussives, me semblent reposer sur des techniques éculées qui n'ont pas évolué d'un poil depuis l'époque des chansonniers de "L'oreille en coin", à la fin des années 60. Des jeux de mots laborieux, des clins d'œil politiques téléphonés… Avec de notables exceptions, heureusement : François Morel, Guillermo Guiz — et tout au sommet, Constance Pittard, alias "Constance".

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Amour, amitié

Pierre Vassiliu et Bernard Lamailloux jouent ensemble (1980)
Pierre Vassiliu et Bernard Lamailloux en 1980

Un événement qui ne date pas d'hier

1980. Cette année-là, j'avais eu la chance d'être invité pour quelques jours au centre de vacances de Clermoulins, dans le Doubs. Le dernier soir, Pierre Vassiliu y donnait un concert.

Dernier morceau du concert...

Au moment de chanter son dernier titre, l'artiste demande aux musiciens qui l'accompagnent de quitter la scène.

Ensuite, M. Vassiliu propose tout simplement aux spectateurs qui le souhaitent de venir carrément sur scène s'emparer d'un des instruments laissés disponibles, pour venir improviser avec lui un accompagnement pour le  dernier morceau de son tour de chant.

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Recette du cheesecake

Cheesecake magique
Cheesecake

Cette recette du cheesecake m'a été transmise par mon ami Tony Baldo. Je me suis régalé à la faire, et à déguster le résultat. De nombreux amis m'en ont fait compliment, alors je suis heureux de la partager à mon tour.

Temps de préparation : 30 minutes

Temps de cuisson : 55 minutes

Ingrédients (pour 8 personnes) :

Pour la croûte :

- 250 g de biscuits (petits bruns) émiettés [1]

- 125 g de beurre fondu

- 1/2 cuillères à café de muscade râpée (si on aime [2])

Pour la garniture :

- 500 g de fromage blanc (type faisselle, ou enocre ricotta, ou brousse…)

- 150 g de sucre

- 2 cuillères à soupe de farine

- 3 œufs

- 25 cl de crème fraîche

- parfum au choix (1 cuillère à café d'extrait de vanille ou d'orange ou zeste de citron ...)

Préparation :

  1. Préchauffez le four à 180°C. Tapissez de papier sulfurisé beurré un moule de 23 cm de diamètre. Idéalement, le fond du moule doit être amovible, sinon, bien laisser dépasser le papier pour démouler le gâteau en tirant dessus (n'empêche : le moule en silicone c'est le top pour ça).
  2. Mélangez les biscuits, la muscade et le beurre fondu. Tapissez le fond du moule de ce mélange en tassant bien avec le dos d'une cuillère. Mettre au réfrigérateur.
  3. Battez la faisselle au fouet jusqu'à ce qu'elle soit lisse, puis ajoutez le sucre et la farine, puis les œufs un par un. Ajoutez ensuite la crème et le parfum. Versez sur la croûte (si la croute "dépasse" de la crème, enlevez le surplus à la cuillère, cela risque de brûler).
  4. Cuire au four (180°C) 50-55 min jusqu'à ce que ce soit ferme au toucher. Laissez refroidir, démoulez et servir frais.

Notes :

[1] Pour ma part, je mets 125g de Petits BRUN et 125g de Speculoos)

[2] Et si on n'aime pas, on apprend à aimer, non mais… 🙂

Si cette recette vous a plu, vous pouvez parcourir mes autres recettes en cliquant sur ce lien...

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La collection d’Yves Dauteuille

Yves dAuteuille est un monsieur absolument normal (en apparence).

Les greniers sont les cales des navires terrestres. Ils abritent tout ce qui a été nécessaire pour réussir la traversée du temps, comme les vraies cales sont pleines de tout ce qu'il faut pour réussir la traversée de la mer.

Pierre MAGNAN, "Les courriers de la mort".

 

Yves Dauteuille vit à Annecy. Il n'a pas de grenier, mais, plus prosaïquement un garage, où il entrepose tout un tas de vieilleries, qui se sont accumulées, ainsi qu'il le dit lui-même, "comme les sédiments dans le delta du Nil". C'est un peu son grenier à lui, si vous voulez...

Des petites annonces bien... particulières

Soucieux de "[...] ne pas imposer à [s]es héritiers, lors de [s]on décès, des trajets à la déchetterie qui viendraient altérer la solennité du moment", ce monsieur a eu l'idée toute bête de tenter sa chance en publiant des petites annonces sur "Le Bon Coin" dans le but de les vendre à qui en voudrait, ce  qui, à bien y réfléchir, est encore plus profitable aux héritiers si on n'a pas tout dépensé d'ici-là...

Il a fini par les réunir dans... un livre !

Couverture du livre "La Collection", écrit par Yves Dauteuille, publié chez Flammarion

Pourquoi faire une compil de petites annonces dans un livre ? Quel éditeur accepterait de publier une liste aussi incongrue, me direz-vous ?

Ce à quoi je répondrai avec un sens de la répartie qui m'étonne moi-même : "C'est que vous ne connaissez pas le style loufoque, poétique, drolatique et inattendu du monsieur !". En effet, faisant preuve d'une imagination débordante, il entreprend de casser complètement les règles de cet exercice de style convenu pour nous inviter, à chaque fois, à un voyage des plus inattendus.

Je fais moi-même partie des fans de ce monsieur (ayant été atteint, à l'époque de ces annonces, par l'incroyable buzz qui s'en est suivi) et vous invite chaleureusement à faire l'emplette du livre que je me suis empressé d'acquérir dès que j'en ai eu connaissance.

Avertissement : à ne pas lire la nuit...

Attention toutefois, cet ouvrage fait partie de ceux "...à ne pas lire la nuit". Rassurez-vous, il n'a rien du thriller... non, c'est tout simplement parce que, pour ce qui me concerne, je n'ai pas pu m'empêcher de rire à gorge déployée toutes les  trois lignes au moins. Si vous avez une petite famille, des animaux de compagnie, voire des voisins, vous voilà prévenus.

J'ai sélectionné quatre annonces, pour vous donner envie...

  • La table à langer.
  • Faire son pain est à la mode.
  • Arrosoir surpuissant
  • Deux pneus hiver (jamais portés)

Il s'agit de quatre annonces qui étaient parvenues sur mon écran, telles quatre bouteilles à la mer, et qui déjà m'avaient bien plu à l'époque. Cela vous donnera déjà une idée (tout le reste est à l'avenant).

Pour en prendre connaissance, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous.

J'espère que cela vous donnera envie d'acheter le livre, tout comme je viens de la faire...

Régalez-vous bien !

Dernière minute : Je viens de découvrir que le hasard (?) a tenu à se joindre à cette facétieuse ambiance, puisque ce livre, qui a pour titre "La Collection" est paru chez Flammarion... hors collection !

 

 

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Quand tu danses

Quand tu danses

"Quand tu danses", la chanson de Goldman ,vous connaissez ?...

Quand mes enfants étaient tout petits, j'avais l'habitude de leur chanter des chansons tous les soirs (avec ma guitare) pour les endormir. En mélangeant des airs célèbres, avec d'autres, beaucoup moins, et pour cause : c'était mes propres compositions.

Mais les enfants ne faisaient pas toujours la différence, à cet âge-là... quelle importance, après tout ? C'est ainsi que des années plus tard il leur est parfois arrivé de découvrir avec stupeur que tel morceau n'avait pas DU TOUT été écrit par leur papa.

Quand ma fille vivait au Mexique

Par exemple, ma fille qui vivait au Mexique à l'âge de 21 ans a été un jour interpellée par des amis qui s'écriaient, "Vite, écoute la radio, ils passent un chanteur français, il s'appelle Jean-Jacques Goldman !".

Le monsieur chantait en effet "Quand tu danses", et ma fille s'est aussitôt mise à protester, sur un ton véhément et outragé : "Non mais quel toupet ! Cette chanson a été inventée par mon papa, tout spécialement en mon honneur; alors que je faisais mes toutes premières pointes sur les planches de la salle polyvalente de notre village !".

C'est-y pas mignon à craquer, tout ça ? Franchement. Je vous le demande...

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Évidemment… (France Gall / Michel Berger)

Évidemment ...

Le 14 janvier 1986, en marge du Paris-Dakar au Mali, l'hélicoptère du directeur de course Thierry Sabine heurte une dune, tuant sur le coup tous ses passagers — parmi lesquels Daniel Balavoine, en mission humanitaire. Le chanteur avait trente-trois ans. Pudique et trop meurtri pour la chanter lui-même, Michel Berger compose "Évidemment" et en confie l'interprétation à France Gall. Lors de l'enregistrement, France Gall dut s'y reprendre à plusieurs fois, tellement le texte la touchait — elle réussit finalement à l'enregistrer en ne pensant plus du tout à ce qu'elle chantait. La chanson paraît en 1987 sur l'album Babacar, et devient l'un des titres les plus marquants de leur répertoire commun.

Ce qui frappe dans ce texte, c'est sa capacité à déborder largement le cadre de l'hommage personnel. Au premier degré, "Évidemment" est bien un hommage à Daniel Balavoine — mais la chanson va bien au-delà : c'est un constat mélancolique sur l'innocence et les rêves de jeunesse, l'engagement, les désillusions et le temps qui passe. Une chanson qui parle à chacun, quelle que soit la perte qui est la sienne.

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Répondre à un refus de candidature

montgolfière 'Lamailloux.com'

Vous ne savez pas comment répondre à un refus de candidature ?...

Pas de problème, Tonton Bernard vous offre ce modèle de lettre
"prêt à l'emploi" !

comment répondre à un refus de candidature (vignette)
Voilà. Cliquez juste sur l'image pour l'agrandir...


Transcription de ce magnifique texte :

Monsieur le Directeur du Personnel,
Votre lettre datée du [ DATE ] m'est bien parvenue. Après un examen attentif de votre demande, j'ai le regret de vous faire savoir que je ne peux réserver une suite favorable à votre refus de m'offrir un emploi dans votre société.
Cette année, j'ai déjà eu la chance de recevoir un nombre exceptionnellement grand de lettres de refus. Aussi vous comprendrez que, disposant d'une réserve variée et prometteuse de candidats au refus, il m'est malheureusement impossible de donner une suite favorable à tous les refus qui me parviennent.
Croyez-le bien, vos qualités personnelles ne sont nullement en cause. Simplement, il se trouve que malgré votre incontestable expérience sur le terrain du refus de candidats j'ai le regret de vous faire savoir que votre refus n'entre pas dans le cadre de mes besoins actuels.
Je me trouve par conséquent dans l'obligation de me considérer comme nouveau membre de votre société. Je prends mes fonctions immédiatement et serai très heureux de vous rencontrer bientôt.
En vous souhaitant plus de succès pour vos futurs rejets, je vous prie d'accepter, Monsieur le Directeur du Personnel, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

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Et toi, tu habites où ?…

Les mille et un visages d'une adresse

Si on n'y réfléchit pas trop, on peut croire que pour que le facteur trouve notre maison, les types de voie qui figurent dans une adresse tournent autour de : "rue, avenue, boulevard" et une toute petite poignée d’autres… Que nenni !

Un voyage étonnant au cœur des types de voie

Si l'on s'y penche de plus près, l'adresse que l'on inscrit sur nos lettres et colis recèle un monde insoupçonné, un véritable kaléidoscope de termes qui dépeignent le chemin menant à notre porte. Bien loin de se limiter à la simple rue, avenue ou boulevard, la nomenclature des types de voie se révèle d'une richesse et d'une diversité fascinantes.

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Les cairotes sont cuites…

Portait de mon ami Franck

Mon ami Franck (celui des cairotes) aime bien dire de sornettes...
Ensuite il flaque tous ces trucs sur internet..
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Franck...

En fait l'histoire est un peu plus compliquée : Franck Houdoire (alias Monsieur Copain) est un auteur compositeur interprète que j'ai connu sur... Myspace, un réseau social aujourd'hui oublié (ou presque) qui était très prisé des musiciens, à l'époque. On y mettait nos morceaux en ligne en un rien de temps (audio seulement, la plupart du temps), et on attendait tous plus ou moins fébrilement les avis des autres (sur un mode "J'ai bien apprécié tes morceaux, maintenant si jamais tu veux écouter les miens c'est par là..."). Ah là là ma pauv'dame, c'était toute une époque" 🙂

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A tout ce qui nous lie

A tout ce qui nous lie...

A tout ce qui nous lie... Il y a des chansons comme ça, dont je me dis que j'aurais vraiment aimé les avoir écrites. S'agissant de celle-ci, j'adore tout : la paroles, la musique, l'arrangement... La partie de guitare n'est pas forcément spectaculaire, mais elle est particulièrement sophistiquée. C'est pour moi une pure merveille... et si je vous dis qu'elle m'a donné pas mal de fil à retordre, vous pouvez me croire 🙂

Avec mes respectueux hommages aux deux créatrices de la chanson : Aurélie Tyszblat, pour le texte, Véronique Lherm (une vieille connaissance... ex-membre du duo Les Cosmopaulettes) pour la musique.


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L’autonomie de l’autre : une fable sur les taupes et les « taupiers »

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur l'idée d'autonomie
L'autonomie de l'autre …

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur l'idée d'autonomie…


Une étrange coutume normande

Dans les coins reculés de la Normandie, on trouve des clôtures de champs décorées d'une étrange manière : des cadavres de taupes enfilés sur les barbelés.
Selon les paysans, ce sont des taupiers qui les ont chassées et qui exposent leurs trophées pour prouver leur talent. Mais dans ce cas, pourquoi laissent-ils toujours deux taupes vivantes, un mâle et une femelle ?

Le dilemme du taupier : laisser ou non un couple de taupes ?

taupes modèles. Leur bruit est-il un appel à l'autonomie ? :-)

Un paysan m'a expliqué qu'un taupier aguerri laisse en général deux taupes dans le champ pour pouvoir revenir travailler l'année suivante.

Cette histoire n’a pas fini depuis de me donner à réfléchir. Par exemple, je serais curieux de savoir quelle est la proportion des gens "malins". Des qui devinent pourquoi le taupier laisse un couple de taupes. Je veux dire par rapport à ceux qui comme moi, tombent de trois kilomètres de haut quand on leur raconte le topo.

Application à la relation d'aide : l'autonomie du client est-elle dans l'intérêt du prestataire ?

Commençons par le cadre plus général de la "prestation de service"...

Dans tous les domaines d'activité, on trouve des "taupiers" qui ont intérêt à ce que leurs clients ne deviennent pas autonomes.

Prenons l'exemple d'un garagiste qui répare "trop bien" les voitures : ses clients seront satisfaits, mais il aura moins de travail.

Mais réfléchissons : jusqu'à quel point cet intérêt rejoint-il celui du prestataire lui-même ? Eh bien cela dépend du prestataire en question, justement.

Prenons un exemple : Si un garagiste répare "trop bien" les voitures, ses clients lui feront peut-être de la publicité (encore que cela n'est en rien "automatique"...). Mais en attendant son garage sera moins rempli par les voitures de ses "clients actuels". Des clients certes autonomes mais surtout absents… Et ceci par un phénomène inéluctablement "mécanique" ( si je peux me permettre ce rapprochement…).

Maintenant, parlons un peu des services à la personne

Élargissons à présent cette situation aux métiers de l’enseignement, de la formation, de la relation d’aide en général.

Ainsi, jusqu'à quel point les enseignants et les formateurs ont-ils envie que leurs élèvent finissent par en savoir autant qu'eux-mêmes sur la matière qu'ils enseignent, jouissant ainsi d'une autonomie totale ? C'est là une question éminemment personnelle qui, a n'en point douter, trouve autant de réponses que de personnes concernées !

Un médecin qui soigne "trop bien" ses malades imagine-t-il que sa salle d'attente va se remplir ou au contraire se vider ?

Continuons : Jusqu'à quel point un psy qui "accompagne" (quel joli mot !) un patient sur une longue durée a-t-il intérêt à celui-ci "vole de ses propres ailes" ? En toute autonomie, sans même avoir besoin de lui ? Et surtout, en a-t-il vraiment envie ?

Je pourrais étendre la métaphore à bien des métiers : travailleurs sociaux, thérapeutes, coaches en tous genres… la liste est très étendue !

Quand le système encourage la dépendance : l'exemple des services psychiatriques

Dans certains services psychiatriques, on remet les patients dans la nature après un certain délai, même s'ils ne sont pas complètement guéris. Ce délai est fonction de plusieurs critères, parmi lesquels le nombre de lits disponibles dans le service (ni trop, ni trop peu, cela porte le doux nom de "gestion des flux") arrive quelquefois en bonne place !

Rêver d'un monde sans "taupiers"

Dans un monde idéal, les "taupiers" n'existeraient pas. Et les prestataires de services auraient à cœur de rendre leurs clients autonomes, même si cela revient à se priver provisoirement d'une partie de leur travail.

Et vous, que pensez-vous de cette fable ? Avez-vous déjà rencontré des "taupiers" dans votre vie ? Je vous invite à partager votre opinion dans les commentaires !

Filet (.... de l'autonomie ? Non, n'exagérons pas :-)

PS : Si vous souhaitez lire mes autres coups de coeur (ou coups de gueule…) c'est ici que ça se passe...

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Jamais su danser mais ça va venir…

Jamais su danser...

Danser ??? Il y a quelques années j'avais pondu un petit post intitulé "J’aime pas danser, mais je me soigne" pour vous dire tout le bien que je pensais du petit livre de Xavier Hanotte intitulé "Je suis un ours". Il y proposait entre autres une définition très personnelle du verbe "danser" qui commençait ainsi...

"Inutile de s'appesantir — c'est le mot ! — sur le talent chorégraphique des ours."

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Yoast SEO et les mots de transition

Le plugin Yoast SEO (bien connu de nombreux aficionados de WordPress et Shopify) nous encourage à utiliser des "mots de transition" dans les articles que nous publions. D'après lui, il est souhaitable que 30% des phrases de nos articles en contiennent, ceci afin d'assurer une lisibilité plus fluide de notre belle prose.

Message de Yoast SEO nous prévenant que x% de nos phrases contiennent un mot ou une phrase de transition.
Exemple de message de Yoast SEO

Un petit point de vocabulaire, pour commencer

Vous avez remarqué les guillemets autour de "mots de transition" dans le paragraphe qui précède ? Ce n'est pas un hasard. Car si c'est bien le terme qu'emploie Yoast SEO dans ses alertes, il prête selon nous à confusion : les éléments concernés ne sont pas que des mots isolés. Il s'agit tout autant d'expressions, de locutions, voire de tournures complètes — comme "comme on pouvait s'y attendre" ou "il suffit de prendre pour exemple". Autant dire que le terme "mots" est ici un peu à l'étroit.

C'est pourquoi, dans cet article, nous leur préférerons le terme de connecteurs — plus précis, plus englobant, et finalement plus parlant. Un connecteur, c'est exactement ce que son nom indique : un élément de langage dont la fonction est de relier, de connecter les idées entre elles pour que le lecteur ne soit jamais perdu en chemin. Selon les sources, on les retrouve également sous les appellations mots charnières, connecteurs logiques ou encore expressions logiques.

Cela étant posé, revenons à notre sujet : comment s'assurer que les connecteurs que nous utilisons sont bien reconnus par Yoast SEO ?

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Pourquoi le diapason donne-t-il le la 440 et pas 432…

Ressource ou calamité ?...

Beaucoup de musiciens le savent : le "la" donné par les diapasons tombe sur la fréquence 440 Hertz.  Plus précisément, il s'agit du  "La 4" (le la de la 4e octave du piano). Lorsqu'on fait vibrer un diapason, il produit une fréquence précise de 440 Hz. Ceci nous permet d'accorder les instruments. Cela correspond à l’ancienne tonalité que l’on entendait lorsqu’on décrochait un téléphone. A une époque, il faisait office de diapason de secours, si l’on peut dire. Voilà qui rappellera  quelques bons souvenirs à certains…



Que vient faire la fréquence 432 là-dedans ?


Pendant longtemps j’ai entendu dire que dans l'histoire, le la n’avait pas toujours correspondu à la fréquence de 440. Jusqu’à une période relativement récente, il était, me disait-on, réglé sur 432. Je supposais alors (à tort) qu’il s’agissait là d’un subtil glissement du type "différence entre Nord magnétique et Nord géographique". Glissement naturellement destiné à évoluer avec le temps qui passe, enfin quelque-chose dans le genre… J'entendais aussi parler d’orchestres baroques utilisant des instruments d’époque, en les accordant d’une façon différente, et en y trouvant maints avantages. Mais quand je cherchais à savoir quels avantages précisément, je recevais de mes interlocuteurs des réponses plutôt évasives. Du type « C’est comme tout le reste, c’était mieux aaaaaavant », ce qui ne me satisfaisaient absolument pas.


Tout récemment, une jeune musicienne au talent fort prometteur (et à la curiosité particulièrement aiguisée), m’a posé la question du la 440. Elle m’a même indiqué quelques liens donnant de manière détaillée des éléments d’explication sur le pourquoi du comment. Cela m’a donné l’envie d’aller y voir de plus près pour me forger une opinion. Une opinion qui vaut ce qu’elle vaut (et vice versa), et que je vous livre dans les lignes qui suivents ans plus tarder.


Ah,ma pauv'dame, on trouve de tout sur internet !


Comme c'est souvent le cas, j'ai pu constater que sur une grande partie de la blogosphère, ce sujet est...



  • Soit traité de manière simpliste en assénant des affirmations lapidaires dont on ne comprend pas grand-chose...

  • Soit traité de manière détaillée mais trop complexe, décourageant parfois les curieux qui souhaiteraient en apprendre davantage.


Bref, il faut s'accrocher, ce que je me suis efforcé de faire...


En fait, il existait beaucoup plus d’étalons que ces deux-là…


Première découverte : avant que le 440 ne s'impose, il existait en fait pléthore de fréquences de référence :


« Pour la musique du XVIe siècle, on utilise le la 466 Hz. Pour le baroque vénitien (du temps de Vivaldi), c’est déjà le la 440 Hz. Pour le baroque allemand (du temps de Telemann, de Jean-Sébastien Bach…), c’est le la 415 Hz. Pour le baroque français (Couperin, Marais, Charpentier…) on s’accorde sur le la 392 Hz ! Il existe différents diapasons comme le diapason Haendel, réglé sur 423 Hz, le diapason Mozart, 422 Hz, celui de l’opéra de Paris, dit Berlioz, 449 Hz, et celui des pianos Steinway aux USA, 457 Hz. »


Et contrairement à ce qu'on peut lire un peu partout, Le la 440 est loin d'être une nouveauté. Il aurait (comme nous venons de le voir) déjà été utilisé (parmi tous les autres) à la période Baroque. Y compris aux côtés d'autres variantes encore plus élevées !


Apparemment la nécessité de normaliser tout cela s'est fait sentir pour plusieurs raisons concomitantes. Notamment pour faciliter le commerce des instruments de musique dans le monde qui s’industrialisait. Dans un même temps, la pratique des musiciens d’orchestre qui voyageaient d’un pays à l’autre se trouvait entravée par toutes ces disparités. Un peu à la manière des trains qui doivent franchir plusieurs pays où l’écartement des rails est différent… Tous ces problèmes-là se posent de manière croissante avec le temps qui passe et les progrès du progrès comme on dit.


Le match Verdi, Litz, Wagner et Cie…


Historiquement, un des premiers européens à chercher à légiférer en la matière fut apparemment le compositeur italien Giuseppe Verdi.


En 1884, il obtient de la commission musicale du gouvernement italien un décret de loi normalisant le diapason à un la à 432 vibrations par seconde.


Ainsi, le la 432 n'est aucunement une "ancienne et unique façon d'accorder les instruments".  Mais tout simplement la première tentative de normalisation en la matière qui ait historiquement réussi à aboutir, puisqu'apparemment ce nouveau standard s'est répandu, notamment en France.


Il semble d'ailleurs que cela ait fait grincer quelques dents à l'époque, au vu des intérêts en jeu. Pour prendre l'exemple des facteurs d'orgues, on peut imaginer qu'ils étaient (au moins dans certains cas) obligés de repartir de zéro pour construire des instruments compatibles avec ce qui était désormais devenu une nouvelle norme. Sans compter la question de la valeur marchande de leur stock existant...


Ainsi, les "heureux élus" comme d'habitude ont fait une majorité de frustrés, ce qui me paraît inéluctable. La même tragédie se joue d’ailleurs à chaque fois qu’on doit faire un choix (exemple ; les élections 🙂 )


Dans les années 1830 à 1840 (soit 50 ans avant la démarche de Verdi en Italie), Franz Liszt et Richard Wagner avaient déjà œuvré de leur côté. Favorisant ainsi l’adoption du la à une fréquence plus élevée que celle en vigueur dans leur pays, en l'étalonnant à 440 Hz et même au-dessus.


Impermance des choses, en 1939, changement de braquet:


1939 : A Londres, la Fédération internationale des associations nationales de standardisation décide d’un diapason étalon étalonné à 440 Hz. Cette décision sera entérinée quelques années plus tard, lors d’une conférence internationale (toujours à Londres) en 1953. Les protestations des Italiens et des Français, attachés au la 432 Hz de Verdi, sont restées lettre morte. En 1975, le diapason la 440 Hz deviendra une norme ISO. Ceci imposera par la suite son utilisation dans tous les conservatoires de musique. Aujourd'hui la fréquence 440 Hz a donc gagné la bataille institutionnelle, s’érigeant aujourd'hui en standard international.


Cette nouvelle hégémonie, et surtout la période à laquelle elle s'est solidifiée, n’a pas manqué de provoquer de nombreuses réactions. En effet, la promulgation en 1939 du la 440 au détriment du la 432 a été assimilée par certains à un coup d’état musical des nazis – les Allemands ayant alors opté pour le 440 Hz. Qu’ils l’aient fait depuis fort longtemps, et bien avant les nazis, n'entrera hélas pas en ligne de compte. Pendant qu'on y est, pourquoi ne pas avancer que la France était dans le camp des fascistes, en défendant le la 432 aux côtés des italiens ? Ce serait tout aussi inepte.


 Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose...


Cet aphorisme (attribué à Beaumarchais) se porte encore à merveille de nos jours. Dans une même idée, vous pouvez vous reporter au sort regrettable qui est fait à la méthode Coué depuis qu'un célèbre collaborationniste a eu le malheur de s'y intéresser. Que voulez-vous, apparemment nous avons tendance à tomber facilement dans le piège des amalgames… Il suffit pour s'en convaincre de consulter cet article.


La vraie pomme de discorde


Et voilà. C’est aussi simple que cela. Entre le « Ils nous détraquent tout avec leur modernisme » et « 1939 ? C’est forcément un coup des allemands », le tour fut joué, et la fréquence de 440 Hertz se retrouva entachée de mille maux pour certains esprits chafouins.


Des invraisemblances à foison


Vous n’imaginez pas les énormités que j’ai pu lire sur ce sujet en surfant sur le net. J'ai pu y découvrir des thèses dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles me paraissent fondées sur des postulats pour le moins contestables. Ainsi, le nombre 432 ne serait rien de moins que...


"[...] Le réglage qui fait vibrer la raison dorée de l’univers PHI et unifie les propriétés de la lumière, du temps, de l’espace, de la matière, de la gravité et du magnétisme avec biologie, du code de l’ADN et de la conscience. Quand nos atomes et ADN commencent à résonner en harmonie avec le schéma en spirale de la nature, notre sens de connexion à la nature est dit être "agrandi". Le nombre 432 est également reflété dans les rapports du Soleil, de la Terre, de la Lune, de la précession des équinoxes, de la Grande Pyramide d’Égypte, Stonehenge, le Sri Yantra et beaucoup d’autres sites sacrés».


Quand les hurluberlus s’en mêlent à ce point, les écrans de fumée finiraient presque par masquer l’essentiel


Ailleurs on peut également lire que des "scientifiques" (sans autre précision) ...ont calculé les fréquences de résonance des atomes et molécules dans la nature (???), et que cela semble militer très fortement pour un retour au 432... Selon les mêmes sources, tous les éléments à l'origine de la vie se retrouvent être une harmonique d'une note dans l'accordage en 432 Hz. Rien de moins !


Je suis même tombé sur des histoires de rapports entre le nombre 432 et les ondes cérébrales, ou encore le ratio entre les anneaux de Saturne et la distance Saturne / Terre. Pour moi, tout cela ne peut pas tenir la route. Même en prêtant toutes les facultés qu'on veut au nombre 432. Car il y a beaucoup trop d'arbitraire là-dedans. Voyons pourquoi:


Déjà, les instruments de musique ont la faculté de produire un grand nombre de sons. Par exemple, mon piano standard de 88 touches produit des notes allant en gros de 32 à 4186 Hz. Pour que d'autres instruments s'accordent avec lui, il serait fastidieux de comparer les notes une à une. Partant, il faut bien s'entendre sur une note de référence. Déjà, choisir le "la 4" (le la de la 4e octave du piano) est un acte arbitraire en soi. Même s'il est ordinairement fait pour des raisons de commodité (cette note étant commune à de nombreux instruments de l'orchestre).


Tout le monde le sait : un bon dessin vaut mieux...

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Traduction simultanée (les traducteurs interprètes à l’honneur)

humain augmenté - traduction simultanée

J'ai toujours été admiratif du travail des interprètes et autres traducteurs. Mais ce qui force toujours mon admiration dans des proportions inimaginables, c'est une prestation de traduction simultanée.

Peut-être est-ce l'ancien prof d'anglais (j'ai arrêté ces fonctions en…1986 !) qui parle ici, ou tout simplement un amoureux du langage sous toutes ses formes, mais c'est ainsi. De nombreuses performances de traduction simultanée me laissent pantois d'admiration, c'est ainsi.

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J’ai passé une semaine chez Brad Pitt et Angelina Jolie

Enseigne 'Miraval' à l'entrée de la propriété

Brad Pitt, Angelina Jolie… Bon. Désolé pour ce titre accrocheur, je précise tout de suite que j’ai juste fréquenté une de leurs propriétés pendant une petite semaine, inoubliable… mais ça c’était avant, comme dit la pub…

Avant quoi ? Eh bien, avant (…bien avant, même) que le couple médiatique n’acquière le domaine de Miraval, où ils se sont mariés dans l’intimité le 23 août 2014.

Ah, me direz-vous, et avant, il y avait quoi ? Que nous chantes-tu là ? Et toi-même, qu’est-ce que tu y as fait, cher blogueur invétéré, mmmmh ?

Un peu de patience, vous allez tout savoir…

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Les pauvres n’aiment que les cartes bleues (récit d’une rencontre insolite à Aix)

les riches et les pauvres

J'ignore si les pauvres n'aiment que les cartes bleues, j'en doute même fortement, mais vous allez pouvoir en juger par vous-mêmes…

L'histoire

C'était à Aix, hier, rue Bédarride, peu avant 16 heures. Une commerçante accorte m'avait offert un petit échantillon de glace au yaourt, que je n'avais pas eu le cœur de lui refuser, surtout qu'une dame (âgée, plutôt chic) qui passait par là m'encourageait à accepter (oui… il arrive souvent que des inconnus m'adressent la parole dans la rue !).

Bien embêté avec mon mini pot de glace (étant à quelques encablures du cabinet de ma diététicienne, j'aurais sans doute assez mal digéré ce présent, pour d'obscures et psychosomatiques raisons…), j'entrepris, quelques secondes plus tard, de l'offrir à la dame chic et âgée.

La dame chic et le SDF

Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures.

Celle-ci refusa aimablement mais, décidément bien en verve, elle me suggéra d'offrir ma glace à un SDF qui faisait la manche, assis sur une marche tout près de nous.

Le SDF refusa aussi, et c'est là que la dame chic et âgée me fit sa sortie mémorable "Eh oui, que voulez-vous, les pauvres n'aiment que les cartes bleues !..."

J'ai trouvé ça du plus haut comique… Au-delà du côté… disons pour le moins discutable d'une telle sentence attribuée de manière si définitive, j'ai trouvé que c'était là un signe flagrant (à mes yeux) de deux choses concomitantes :

  • Une panse bien nourrie…
  • Et une langue bien pendue.

Je n'ai après tout rien contre les premières, et j'avoue avoir un très fort petit faible pour les secondes !
Surtout que la dame disait ça avec l'œil qui pétille… ce qui change tout !

Une vieille dondon mal embouchée eut-elle dit la même chose, je lui aurais volé direct dans les plumes !

Bien à vous,

Bernard

Encore un peu d'humour ? C'est par ici ! ...


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Puisque vous partez en voyage…

Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures.

Bonjour, j'ai eu l'idée d'enregistrer un instrumental de "Puisque vous partez en voyage", repris à partir d'un vieux souvenir.

Il s'agit d'une chanson écrite et composée à l'origine en 1936, puis enregistrée à de nombreuses reprises depuis lors.

Une des versions les plus célèbres est celle chantée par Mireille et Jean Sablon.

Bien plus tard, Georges Brassens himself y est allé aussi de sa propre interprétation, dans son album N° 12 qu'il intitulait (déjà à l'époque) "Les chansons de ma jeunesse".

Une des dernières reprises en date est celle de Françoise Hardy et Jacques Dutronc en 2009.


Voila. Pour entendre ce que ça donne, il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessus.

Bien à vous,

Bernard

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Gâteau à la carotte : un dessert qui fait recette…

C'est rigolo ça, un gâteau à la carotte. Les anglo-saxons raffolent du "carrot cake", comme y disant. Preuve qu'ils ont des goûts culinaires pertinents (au passage, si quelqu'un peut me dire où on peut trouver des glaces Häagen Dazs au parfum "Carrot Cake passion" qu'il n'hésite pas à m'en faire part, j'en ai vu en rayon il y a quelques années, et depuis elles ont complètement disparu de ma circulation...)
Pour revenir au gâteau à la carotte, cela faisait longtemps que je voulais essayer d'en faire, mais j'oubliais tout le temps. Et puis il y a quelque temps, une collègue de bureau en a apporté un, et a bien voulu me transmettre la recette. La voici :

Recette du gâteau à la carotte

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Une nouvelle artiste est née

Crocodile au milieu d'un paysage d'automne, par Jade Caporali

Cela s'est passé sur un parking. Pas dans une galerie feutrée, pas sous les ors d'une salle des ventes, pas au vernissage d'une exposition branchée. Sur un parking, entre deux voitures de service, au milieu d'un groupe de collègues qui tuaient le temps avant de reprendre le travail.

C'est là que le père de Jade — un collègue — a eu l'idée saugrenue d'ouvrir le coffre de sa voiture. Il en a sorti un tableau. Une œuvre que sa toute petite fille avait réalisée, et qu'il avait manifestement embarquée ce matin-là pour quelque obscure raison. On a regardé. On a cherché. On a un peu plissé les yeux.

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Mademoiselle l’aventure

l'aventure est-elle dangereuse ?

Ah, l'été, c'est toujours pareil : dans la maison ensoleillée se croisent amis, famille, amis de la famille, famille des amis et tutti quanti… et sans le faire exprès, toutes les années, comme si rien au monde n'était plus normal, on joue de la musique et on chante. Et là, on va chanter "Mademoiselle l'aventure" !

Pour commencer par le commencement, question chansons, cette année-là a été à la hauteur, et je me suis réjoui (avec tous les miens) d'avoir fait la connaissance d'Ophélie.

Elle n'avait pas encore 20 ans, une voix magnifique qui me donne la chair de poule, et par dessus le marché est dotée d'une gentillesse exceptionnelle.

Elle a accepté d'enregistrer une reprise de Cabrel avec moi. Le morceau s'appelle "Mademoiselle l'Aventure", c'est une chanson qui traite du thème de l'abandon et de l'adoption, avec des mots très justes, et des notes qui vont bien avec.

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Brooke Miller, vous connaissez ?

Attention les yeux et les oreilles... la dame est aussi agréable à entendre qu'à regarder ! C'est une des meilleures guitaristes façon "open tuning" que j'aie jamais entendue de ma vie... et en plus elle chante divinement des textes absolument poignants. Après toutes ces raisons de fondre comme un glaçon dans un verre sur ma terrasse en plein mois d'août, si vous êtes encore entiers je ne peux plus rien pour vous 🙂

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Les zippés (un texte de Philippe Supera)

pas le temps...

Mon ami Philippe Supera avait écrit un texte plein de vie, de colère, mais aussi d’humour, il y a quelques années. Ça s'appelle « les zippés » et ça parle des gens qui n’ont le temps de rien, qui vivent la vie comme une fuite en avant perpétuelle, et n’accordent finalement d’attention qu’à eux-mêmes. On a tous connu ça. Lisez, ça vaut son pesant de cacahuètes…

filet (typo)
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Un match de foot vu par quelqu’un qui n’aime pas ça…

Illustration de 'j'aime pas le foot'

J'aime pas le foot. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été complètement indifférent au football, et en même temps je me suis toujours trouvé au-milieu des footeux.

Là où tout commence

Cela a commencé à l’école… Les instits, et plus tard les profs de gym, quand ils voulaient nous faire plaisir et avoir la paix pour une heure, nous disaient « Bon, ben vous n’avez qu’à faire un foot ! ».

A ce moment-là, tous mes camarades sautaient de joie, et moi je pensais « tu parles d’une poisse »…

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Recette de la tourte pommes poulet

tourte pommes poulet
Tourte pomme poulet - C'est vraiment aussi bon que ça en a l'air...

Pourquoi une recette de cuisine ? Parce qu'une recette de cuisine est une chose qui va beaucoup plus loin qu'elle en a l'air... Un bon exemple de ce que je veux dire a déjà été raconté avec brio. Cela se trouve à la fin de la nouvelle "Le plus beau livre du monde" écrite par Éric-Emmanuel Schmitt et parue en 2006 dans le recueil "Odette Toulemonde et autres histoires" (Albin Michel, 2006 - 281 pages).

Voici donc la recette de la tourte pommes poulet dont je causais au détour d’un article précédent…

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Différence entre expliquer et comprendre

arbre ou visage - expliquer ou comprendre

Voici quelques extraits des propos de Raphaël Enthoven Entendus à l'émission "Nonobstant" présentée par Yves Calvi le mercredi 2/09/2009 sur France Inter.

Différence entre expliquer et comprendre

Quand le sociologue Durkheim écrit 700 pages sur le suicide, il nous explique ce que c'est, en décrivant parfaitement le phénomène dans sa globalité, en découpant les situations en fonction de l'âge,  de la religion, de l'appartenance au monde urbain ou rural des personnes concernées...

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